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 Famille Bracken.

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Aegor

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MessageSujet: Famille Bracken.    Dim 3 Sep - 10:34

Durant les évènements qui mouvementèrent le Royaume des Sept Couronnes lors de la seconde moîtié du siècle dernier, la famille Bracken fut l’une des plus en retraits de la scène politique, ne faisant que vivre allègrement dans l’ombre du régent du Conflans, Harwyn le Magnifique. Ainsi, Cerwyn Bracken, suivant la rentable passivité de son père, Lothar Bracken, servit avec abnégation les successeurs d’Harwyn, assurant à son domaine un futur prospère, aidé de sa sœur, Olenne Bracken. Cerwyn. Ballotté dans cette tranquille régence, Lothar s’éprit d’Aelys Piter, une jeune et splendide fille de la petite bourgeoisie du domaine Bracken, qu’il épousa, et avec qui il eut deux enfants : Otto et Selenna Bracken.

Seulement, en plus de ces deux enfants légitimes, Cerwyn donna naissance à un bâtard : un nourrisson que Cerwyn nomma Aegor Rivers. Rapporté un beau jour par Cerwyn, un an après la mort d’Aelys, qui succomba dans son lit ; Aegor est le fruit supposé d’une aventure à laquelle Cerwyn se serait abandonné par cause du chagrin de la perte de son ancienne aimée. La nature de sa relation avec la mère d’Aegor, ainsi que l’identité de celle-ci, reste encore inconnues… Malgré sa bâtardise, Cerwyn confie une éducation à Aegor, mais, par bienséance, celle-ci fut bien différente de son aîné, et Aegor fréquentaient avant tout les leçons de combat et de guerre de son maître d’armes plutôt que celles d’économies du castellan, tandis qu’Otto resplendissait sur tous les domaines, s’inscrivait parfaitement dans le monde de la noblesse. Ces différences de statut et de naissance n’empêchèrent pas à la famille d’être profondément unie : Aegor respectait son père, qui le traitait comme l’un de ses fils légitimes, adorait sa sœur et admirait son frère, sans jamais oublier que c’était en lui que reposait la succession de son nom, et non pas dans son sang de bâtard.
 
Seulement, à l’aube du quatrième siècle de Westeros, une ombre se rajouta au tableau : en 300, Cerwyn Bracken mourut de maladie, après un an d’alitement. Sentant sa fin venir, il légitima Aegor, et Otto mit à profit ce temps pour reprendre petit à petit la succession de son père. A la mort de son père, il endossa pleinement et avec réussite la charge de Lord de Haye-Pierre, secondé par Aegor, qui aidait de manière prématurée son frère, le rendant particulièrement précoce et débrouillard. Chargé de nombreuses fonctions par son frère, bien plus entreprenant que son père, Aegor fit de nombreux voyages, quelques fois au-delà des terres de Westeros, le poussant petit à petit dans la voie du vagabondage et de l’indépendance, mais aussi celle du célibat, ce qui forgea définitivement son caractère, déjà bien trempé et furibond.
 


Aegor, dans sa jeunesse.
Tranchant net avec les idées de ses prédécesseurs, Otto essaya de donner à tout le domaine une portée internationale, cherchant la reconnaissance, s’éloignant pour cela de sa famille. La différence entre les rôles d’Aegor et d’Otto se creusa de plus en plus... La mort prématurée de Selenna, sans mari ni enfant, accentuant cette dissociation. Aegor, encore très jeune, gérait davantage le domaine que son frère, cessant pour un temps tout voyage et renforçant chaque jour un peu plus le poids qui pesait sur ses épaules. Enfin, son frère mourut, assassiné, trop jeune encore pour avoir laissé un quelconque derrière lui. Après avoir repoussé quelques accusations sur le meurtre de son frère, Aegor, considéré comme un excellent dirigeant par un grand nombre de ses sujets mais également par ses pairs, les seigneurs du conflans, et son maître, le régent de Vivesaigues ; fut alors fait chevalier puis Lord par Jonothor Tully, et reprit les rênes du domaine Bracken. S’évertuant à stabiliser ses terres, évitant toute répercussion de l’assassinat de son frère et s’éloignant de l’intrépidité de ce dernier, Aegor conduisit  la maison Bracken durant plus de vingt cinq ans
 
Aegor, Lord d’Haye-Pierre en 327
Aujourd’hui, éternel et unique grand personnage du domaine, son épée et son écu au service de Brynden, Aegor Bracken entend bien garder un contrôle total sur ses terres et annihiler tout obstacle au bien-être de son domaine et à celui du Conflans…
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Aegor

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MessageSujet: Role-play du tour 1 : Port-Réal.    Jeu 21 Sep - 17:50

RP TOUR 1

A peine le pied posé à terre, je succombai une nouvelle fois au charme de Port-Réal. La semelle gauche en contact avec la dalle rigide et froide, je suspendis un instant mon geste, et ne posai la droite qu’après un instant de flottement.
Bien avant d’arriver à la Porte du Lion, accompagné de mon escorte et de ma petite troupe, j’avais bien eu le temps d’apprécier les immenses contours de la ville, la hauteur démesurée de certains de ses bâtiments, ainsi que son dynamisme particulier, mais cela n’avait rien à voir avec l’impression que la ville donnait une fois que j’avais définitivement mis un pied dedans. Respectueux de la force de la cité, j’avais préféré descendre de cheval le temps de recevoir pleinement le message teinté d’orgueil-et qui sait, peut-être de menaces-que renvoyait l’ensemble de la Capitale.
Je sentis, derrière moi, que mes hommes hésitaient eux aussi à descendre de cheval, pour éviter de me rabaisser. Mais, du coin de l’œil, alors que je jetai un regard circulaire sur les boulevards marchands et le port, je surpris un geste de mon bras droit, Garlic, qui sommait aux hommes d’attendre. Cette vieille branche me connaissait toujours aussi bien, et savait pertinemment surprendre mes (rares) sursauts contemplatifs. Il y’avait si longtemps que je n’étais pas venu dans un tel endroit ! Mes années de cavalcade remontaient à des dizaines d’années, et les voyages en tant que Lord de la maison Bracken m’avaient porté jusqu’en Essos, mais je n’étais pas repassé à Port Réal depuis le conflit contre Tyrosh.
Une fois ces merveilleux souvenirs ressassés, je remis pied à l’étrier, et d’un geste souple, me remis sur la selle encore chaude et d’où je me tenais maintenant à hauteur égale avec la ville. Sans lui jeter un regard, je demandai à l’un des hommes du guet qui montaient la garde près de la porte, de me dire s’il n’avait pas vu quelque maison du Conflans, et en particulier suzerain de la région, Brynden Tully.

« Lord Tully est arrivé il y’a peu, Lord Bracken, et je me souviens d‘avoir vu de loin hier, les escortes des maisons Whent, La Glandée et Herpivoie… »

Un quelconque ruffian-sans doute un profiteur toujours disposé à offrir ses services en échange de n’importe quelle information ; en entendant la liste qu’énumérait le garde, s’approcha de nous, et, tout se maintenant à une distance raisonnée, enclencha un commentaire sarcastique vis-à-vis du garde, comme pour lui corriger un oubli, lorsqu’il s’aperçut de l’emblème de cheval fougueux sur fond orangé de bouclier, la voix du moricaud mourut dans s bouche, ponctuant l’air d’un bruit nasal proprement ridicule

« Il oublie le Lord Na…nn… »

Alors que le garde lui lançait un regard noir, je partis d’un léger éclat de rire, et tournai ma tête vers Garlic.  L’air toujours aussi blasé et las qu’à son habitude, le corniaud regardait l’mprudent comme un chat, déjà fort repu, regarde une souris qu’il hésite à manger. J’admirais cette tranquillité d’esprit chez mon lieutenant et ami, cette capacité à régler chaque affaire, d’une guerre la plus rude ç l’insulte la plus futile et la plus innocente, comme si ce n’était qu’une pierre d plus à faire rouler hors du chemin. Pétrifié, sans doute plus par mon acolyte que par moi-même, l’importun blêmissait, et ne put que balbutier de manière piteuse :

« M… mes excuses, mon seigneur, je n’avais pas vu…

-Ce cher Narbosc est donc lui aussi en avance, le coupai-je, à croire que mes détours ludiques nousa aient fait prendre plus de retard que prévu, pas vrai Garlic ? Je suis de bonne humeur, aujourd’hui, et je traîne dans mon sang cette vieille histoire de rancune depuis tant de millénaires, que je peux la contrôler comme chacun de mes propres muscles. Tu ne me froisseras pas avec ces simagrées, mon gars, rassure –toi, mais remercie la Mère ou je ne sais quel Dieu des Andals, de ne pas être tombé sur mon antagoniste. Si nous sommes en opposition, ce n’est pas pour rien, il t’aurait pu te tuer de même que je t’épargne : comme si de rien n’était ! »

Sur ce, alors que le moricaud changeait une nouvelle fois de couleur, je fis, d’une talonnade légère et habile, avancer mon cheval et toute ma troupe suivit. Pour dire la vérité, je n’étais même pas sûr de ce que je venais de raconter au pauvre péquenaud : je n’avais vu Lord Narbosc que si peu de fois, et il y’a si longtemps de cela, qu’il m’était très difficile d’établir avec certitude un portrait de sa personnalité. Cependant, je ne mentais pas quant à l’aspect presque organique de la rivalité entre nos maisons : ma bâtardise n’avait jamais pu me voler cela ; et malgré l’appui de faits concrets, j’avais l’intime conviction que la description que je venais de faire de mon ennemi inconnu était à la limite du réel, comme si le regard de mes ancêtres sur ceux qu’ils prétendent être leur vassal s’était ancré en moi aussi sûrement qu’une tique.

« Dommage que vous ne soyez pas capricieux, aujourd’hui, mon Lord, fit Garlic en se mettant àma hauteur, j’aurais adoré montrer aux hommes comment traiter l’indiscipline avec ce fourre-tout pour mannequin. »

La remarque de l'ancien mercenaire me fit rire, non pas parce qu’il s’agissait d’une boutade, mais parce que je l’en croyais tout à fait capable. J’évoquai le souvenir où, lors de notre première escale à deux en mer, revenant de Myr où nous nous étions rencontrés et où je l’avais recruté, et durant laquelle il avait à moîtié fait s’étouffer une petite frappe dans un tonneau de saumure. L’imbécile l’avait insulté, et Garlic, fidèle à lui-même, avait promis laconiquement au bonhomme de lui laver la bouche comme font les mères paysannes à leurs enfants impétueux, si jamais il réitérait es insultes. Le freluquet avait répété son juron, et l’odeur pourrie des poissons ne l’avait plus jamais lâché. Garlic sourit à ce souvenir, et après un temps de réflexion, me lança :

« Mais vous vous souvenez vous de ce qu’est devenu ce pauvre garçon ? »

La question semblait sincère, et, avec amusement, je lui rappelai que le jeune fou avait tenté de saigner le combattant vétéran qu’il était durant son sommeil, et que c’était lui qu’on avait retrouvé le lendemain, aux aurores, la main crispée sur la manche de son poignard, le poignard dans le cœur, et un petit poisson dans la bouche.

« Ah oui, je m’en souviens, cette attaque nocturne…

-Tu te rappelles ? Il était venu la nuit même dans ta cabine te rendre la monnaie de sa pièce,  mais tu ne t’es pas laissé y prendre et tu l’avais cueilli à la place.

-Même pas besoin, me rétorqua habilement mon ami, et don les yeux brillaient de malice;  Je l’ai senti avant même qu’il entre. Il puait le poisson. »

Nous partîmes d’un fou rire. Le ventre plié, j’aperçus, de loin, des hommes de l’ouest qui suivaient des chevaliers à cheval. Des nobles Lannister, sans doute. Vus de dos, ils semblaient prêts à en découdre, malgré la petite taille de certains. L’un d’eux, notamment, dominait les autres d’une impétuosité silencieuse et sévère, bien que sa position fût légèrement écartée par rapport aux autres.
N’empêche, cette ville, cette ambiance, la vue de ces potentiels adversaires, ainsi que l’odeur de la confrontation, du complot et des combats que me prenait de plus en plus aux narines, tout cela était à deux doigts de me donner la trique !

J’étais décidément de bien bonne humeur.
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Aegor

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MessageSujet: Re: Famille Bracken.    Dim 29 Oct - 22:17

RP TOUR 3

Lowas, accoudé aux créneaux de Haye-Pierre, flânait lors de son temps de repos, lorsqu’il aperçut une petite forme se détacher à l’horizon, là-bas sur la route.
Il descendit dans la cour, et, quelques minutes plus tard, Aegor Bracken pénétrait à nouveau dans ses murs natals. A peine arrivés, alors que l’escorte posait pied à terre, Aegor, apercevant, son fidèle serviteur, fit trotter son cheval, quelques pas de plus, pour se mettre à son niveau, avant de mettre le pied à l’étrier et laisser Lowas prendre les rênes de son cheval, comme il le faisait enfant, alors qu’Aegor était jeune homme.

« My Lord, fit le jeune maître d’armes dont l’admiration pour son modèle n’avait pas faibli depuis tout ce temps, comment s’est déroulé ce tournoi ? Y’a-t-il eu des beaux combats?

-Pas qu’un peu, mon cher Lowas, mais décidément, les joutes, c’est pas ma tasse de thé ! Je ne suis arrivé que deuxième, la pire des places ! Je suis tombé sur la pire des brutes du Bief, et je suis content d’avoir perdu contre lui, et pas contre un autre, même si je l’ai encore en travers de la gorge, comme pour Rougefort, mais que veux tu, il est difficile pour moi de gagner quand la base du combat repose sur les règles de la chevalerie…Mais je vous raconterai à toi et aux autres tous ces combats d’antologie, plus tard, après un peu de repos -tu en frémiras-, dis moi plutôt s’il s’est passé des choses durant mon absence, ou si tu as des nouvelles fraîches pour moi sur ce qui se passe dans ce foutu continent.

-Rien de particulier, les hommes sont toujours vigilants les perturbations à Valyria ont apparemment toujours cours, et les Lords partis à la Guerre de l’Aube sont tous rentrés. Lord Tully vous transmet ses salutations, il a fait une brève halte par ici sur son chemin du retour.

-Bien, bien, tout ça… Et rien de négatif ?

-Ah si, j’oubliais que votre femme a àmoitié découpé le bras d’un garde. Il  l’empêchait de sortir alors qu’elle voulait se promener dans le domaine, et elle s’est un peu emportée.  Orwenn pense qu’il va falloir l’amputer.

-La connaissant, il peut s’estimer chanceux qu’on ne doive pas l’amputer des couilles. »

Le sourire aux lèvres, les deux hommes stoppaient leur marche alors qu’un regroupements de badauds, soldats et serviteurs, se formait devant eux pour se diriger d’un pas léger vers le Lord de Haye-Pierre.
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Aegor

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MessageSujet: Re: Famille Bracken.    Jeu 9 Nov - 22:33

RP TOUR 4

Je flânais près de la Place, accompagné de mon escorte. Sous le soleil dont les rayons cuisaient la peau de mon visage, sur la Place régnait une atmosphère obscure… Le travail des hommes du guet n’avait pas suffi à enlever toutes les taches de sang qui trainaient ça et là. En marchant sur les dalles de la ville royale, je sentais le bruit des graviers crissant sous mes bottes et les pieds ferrés de mes soldats. A moins que ce ne soit des bouts d’os ou de dents…

Les rixes avaient eu lieu l’avant-veille, et la Place avait été l’un des lieux central des affrontements : d’un conflit entre membres de la Guilde, on en était venu à un règlement de comptes entre patrouilles de différentes régions… Aucun homme du confluant n’y fut mêlé, cependant le fait de savoir que les fouineurs s’infiltraient entre eux et n’hésitaient plus à régler leur compte en pleine rue en disait long sur la politique actuelle de la capitale de Westeros. Chaque jour passant, je m’interrogeais sur l’absence de Conseil restreint, dont le besoin se faisait chaque jour plus pressant...

J’interrompis le fil de mes pensées en même temps que je fermais mon avancée, pour me concentrer de nouveau sur mes observations. C’étaient bien plusieurs litres qui avaient été versés là, pas de quoi étonner n’importe qui ayant participé à une seule bataille rangée, cependant en voir dans ces conditions, en plein cœur Port-Réal, avait de quoi étonner, surtout pour un ruffian comme moi habitué à voir les saignées des villes dans les rues noires des bas-fonds mal fréquentés.

Quelques pas derrière moi ,détachée des hommes qui nous accompagnaient, Lelia, immobile, regardait d’un air détaché une des plus grande tâche répandue sur le sol. Celle-ci avait une forme de papillon gigantesque et était si grande que le pourpre du liquide n’avait pas encore totalement noirci. L’image semblait interroger Lelia. Cette dernière, malgré son regard fixe et tranquille, sa main droite, posée avec fermeté et souplesse au manche de sa dague de lutte, s’amusait à dénuder la base de la lame, de la rentrer dans le fourreau, avant de la dénuder, puis de la rentrer à nouveau, inlassablement ; la dénuder, la rentrer, la…

« Qu’est-ce que vous regardez ? »

La gaffe… Cette femme était cruellement sensible à tout ce qui se passait autour d’elle, et pouvait passer de la colère à l’émerveillement à tout ton instant. Ma réponse allait fortement décider de quel côté pencherait la balance

« Rien… Je suis content de voir que cette dague vous plaît… Je vous imaginais la manier pour aérer les boyaux des rigolos qui ont laissé leurs traces sur cette Place… »

Son regard mauvais redevint tranquille et se détacha de moi, lorgnant avec suspicion les bâtiments alentours… Après un temps minuscule de réflexion, ma dulcinée me regarda de nouveau, sourcils légèrement plissés, pour m’asséner sèchement que-

« C’est idiot d’imaginer cela, aucun homme du Conflans ni de l’Ouest n’a été impliqué dans ces rixes. Quel intérêt de tuer pour tuer, si ce n’est de se faire raccourcir par la Justice? »

La garce. Je me retins de balbutier, et dû répondre quelque chose de peu glorieux comme :
« Oui, mais, la prochaine fois qu’un combat a lieu, conflans, ouestriens ou pas, rien ne nous empêche de nous joindre à la fête ! »

Etonnamment, malgré la piètre qualité de cette réplique, je vis le visage de Lelia dessiner une émotion qui ressemblait à ce qu’on appelle de l’approbation, et une envie dissimulée de passer ses nerfs sur un truc de vivant.

« Vous savez la toute dernière nouvelle ? –fit elle de but-en-blanc après une courte réflexion, comme pour juger si je méritais finalement ou pas de recevoir l’information de sa bouche -Sonya Marpheux et son escorte se sont fait attaquer par de membres de la Guilde des Voleurs. Mais les arbalètes myriennes leur ont fait à tous un troisième trou du cul. Un conseil, investissez dans ces arbalètes. Ca semble être fait avec le plus grand soin… »
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Aegor

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MessageSujet: Re: Famille Bracken.    Lun 19 Mar - 19:28

Compte rendu des différends voyages d’Aegor Bracken;

An 329 : Le Val et sa Baie des Crabes.


Voilà des années que je n’avais visité un nouveau lieu, dont l’aspect ne m’avait été que décrit, jamais montré.

Je fus rarement allé au Val auparavant, mais récemment, pour accompagner certains alliés de ma connaissance à la guerre qui aura lieu dans ces terres chevaleresques, je dus pénétrer sur une partie des territoires qui bordent la frontière avec notre région de rivières. Comme quoi, les conflits m’auront toujours fait voyager…

La revendication, donc, des terres du Val par les Royce et par les Frey, opposaient les deux factions. D’autres candidats, dont la légitimité était fortement douteuse, avaient bien tenté aux débuts de cette histoire, de faire valoir leur soi-disant lignage, mais leur reddition fut extrêmement rapide et étonnament simple. Les Frey, supportés par la majeure partie des maisons du Val, se battront donc bientôt contre les forces rénies de Royce et de Hightower, son allié. Je donne mon vieil ami gagnant, mais qui sait de quoi le futur est fait…

Je lui serai en tout cas reconnaissant de m’avoir offert l’occasion de visiter les plaines du Val, et plus particulièrement l’endroit où je me trouve au moment où j’écris ces lignes : la Baie des Crabes. A l’Aube, quand le soleil se lève, l’ambre de l’horizon se couche sur le bleu de l’Océan, couleur pourpre qui témoigne des déchirements intestins du Val. Derrière cette Baie, je m’imagine le Détroit tout entier, et encore plus loin Essos, et toutes ses landes inexplorées par nous les Ouesteriens, hormis notre roi, qui, de ce que j’en sais, est toujours en pèlerinage.
Beaucoup de chose sont encore à dire sur ce lieu, j’y consacrerai mes prochaines pages.
Pour l’heure, j’espère que je pourrai retourner un jour admirer ces vallées et ces monts, si possible dans un contexte plus pacifique.

Je couchai la dernière lettre sur la feuille jaunie par le temps et els voyages, avant de poser délicatement ma plume. La fatigue des derniers jours m’avaient contraint à réduire mon débit d’ordinaire abondant, et je ressentais déjà la fatigue des derniers jours peser dans mon crâne.

Alors Garlic rentra dans ma tente, deux chopes de bière mousseuse à la main, me proposant de venir boire avec nos hommes, à moins que je ne sois trop fatigué. Le vétéran me sembla avoir pressenti mon ennui, et débarquai pile au bon moment pour que je me vide la tête. J’approuvai sa proposition, et pour la valider entièrement, j’ajoutai que j’avais justement bien besoin de jurer. A force d'écrire uniquement avec des mots délicats, ma langue commençait à bouillonner dans ma bouche.
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Barberousse

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MessageSujet: Re: Famille Bracken.    Mar 8 Mai - 21:40

Compte-rendu des différends voyages d’Aegor Bracken.

An 329 : Troubles à Port-Réal.


Je ne pensais pas me remettre si tôt à l’écriture de ce journal une fois rentré à Port-Réal.
Alors que je commençais enfin à connaître les beau environs du Détroit que je me suis amusé à décrire dans les quelques pages précédentes, je fus prévenu de la dissolution du conseil restreint, et plus précisément, de la démission de la Main, et le départ des autres conseillers. J’étais le seul qui ne soit pas démis de ses fonctions… et pourtant éloigné de Port-Réal.

Beaucoup de choses se succédèrent en à peine un mois, je ne développerai pas ici chacune des anecdotes qui ont pu m’arriver, ou toutes les actions que j’ai du entreprendre, et je me limiterai au plus simple.

A peine arrivé à la capitale, j’essayai de former un gouvernement provisoire, mais le roi avait demandé à ce que Lannister devienne main du roi, et je fis avec lui la constitution d’un nouveau gouvernement. Je négociai avec les opposants comme Hoster pour que lui et un de ses amis acceptent de venir au conseil, et ainsi établir une cohabitation qui puisse satisfaire chaque parti et éviter toute effusion de sang. Cela n’aurait pas été possible sans l’aide du jeune Mallister, qui prit l’initiative en mon absence de bloquer le passage à Hoster Targaryen et à tout autre noble opportuniste. Je suis au passage très fier de voir qu’une nouvelle génération de chevaliers prête à défendre l’honneur envers et contre tout est là pour prendre la relève du Conflans.

Beaucoup de tumultes ont suivis, notamment dans mon réseau des chuchoteurs qui est toujours aussi performant. Que de joie j’aurais à inscrire sur ces pages  les relations et fricotages de certains des plus grands lords, mais je m’en garde bien, cela pourrait tomber entre des mauvaises mains, et je préfère tenir cela au chaud et révéler ce que je sais seulement quand l’occasion se présentera. Heureusement, je tiens toujours tête aux problèmes qui se présentent à moi, et de ce côté-là tout va pour le mieux, la raison de ma longue absence entre ces feuilles est due à un autre événement.

Quelques jours après le début de ce conseil, qui voit dans ses rang le seigneur de Tyrosh, les ennuis nous tombent déjà dessus. Redstark est retrouvé mort, étranglé dans ses chaines. Je reconnais que sa mort est loin de m’attrister, cependant j’aurais préféré le laisser mourir de maladie. De plus, on me rapportait qu’il était malade ces derniers temps et avec un peu d’arrangement nous en aurions été naturellement débarrassé. Car en effet, je considère que Redstark, pour sa prétention et sa traîtrise, desservait la mort, tout comme feu Corbray, ou encore Vanbois et Royce, coupables de tentative d’assassinat envers leur suzerain.

Le comble, dans cette affaire, est que je suis l’un des potentiels coupables dans la tête de plusieurs seigneurs. Au fond, ça ne me dérange pas, et il m’arrive même de regretter de ne pas être effectivement celui qui nous a débarrassé la Couronne d’une nuisance qui croupissait dans son cachot et que nous avions tous déjà oubliés.

Heureusement, la Main - mon grand-oncle Tywin-, ainsi que mes compagnons au conseil et amis Tully de Tyrosh et Waymar Massey, sont avec moi pour me défendre. L’enquête risque de n’aboutir à rien : on rapporte avoir vu des myriens dans les couloirs, mais quel lord n’a pas de mercenaires myriens à ses côtés à Port-Réal ? Même les marchands sont suspects. Lord Redstark avait sans doute beaucoup d’ennemis, je ne me compte pas parmi eux, en revanche il pourrait très bien n’être qu’un jouer pour un but bien plus grand, comme un complot ou je ne sais quoi…

Je n’aurai peut être jamais de réponses, mais j’espère néanmoins que lord Redstark n’aura pas souffert lors de son passage vers l’autre monde.
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Aegor

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MessageSujet: Re: Famille Bracken.    Jeu 30 Aoû - 14:07

Famille, je vous hais...?

Au Donjon Rouge,les marches de qui mènent à mes appartements sont vicieuses ; l’escalier s’élève en colimaçon comme un serpent se lovant autour d’un bâton au bout duquel l’attend la musaraigne endormie.

Cela, sans doute, à cause de la place que j’occupe au Conseil. Souvent, lors des montées, je me demande si les marches du Grand Argentier sont couvertes de parures de jade. Je me promis donc de me faire un jour inviter par le seigneur tyroshii pour satisfaire ma curiosité.

Pour l’heure, je finissais de gravir les marches, quand un babillement parvint à mes oreilles. Régulier, à la tonalité étouffée comme  celle d’un petit cor de chasse, le gémissement se renforçait, avant de devenir un petit cri aigu lorsque j’ouvrais la porte de ma chambre, et qu’Arlan me vit rentrer.

Le petit bout d’homme, que l’on imaginait pas être l’héritier de la Haye Pierre, à quatre pattes, nu, s’étendait sur le sol, et me regardait avec un sourire et un œil emplis de curiosité. A quelques mètres, sur le lit, ma femme Lelia polissait l’un de mes cadeaux conjugal, une dague affûtée comme pas deux et longue de trente bons centimètres.

Mais mon attention était avant tout attirée par Arlan, qui penchait sa tête sur le côté, sans jamais me quitter des yeux, sans cesser de pousser des petits hoquets d’amusement.

« Arlan, que tu as grandi en si peu de mois ! », m’écriais-je en me mettant à sa hauteur pour lui donner affectueusement de petites chiquenaudes qui provoquaient chez lui une hilarité profonde et le poussait à me répondre de petites gifles bien placées.

Et je ne mentais pas, mon garçon à moi arborait en effet un ventre et des membres déjà bien fournis, une taille large pour un bambin âgé d’une année, et une couleur de joues rose et pétillante de vie.

Tout en luttant ludiquement avec le poupon, je regardai Lelia, qui, elle, regardait le reflet de sa lame :

« Au fait, pourquoi est-il nu ?

-Je ne savais pas comment l’habiller, me rétorqua-t-elle, et je ne voulais pas appeler de servante pour le faire. Je ne voulais voir personne, aujourd’hui…

Son regard glissa sur moi, mais aucune inflexion de colère ne se perçut sur sa voix. Une chance…

… Je l’ai donc laissé comme ça, et puis, de toute façon, il ne s’en plaint pas."

Arlan, comme pour approuver sa mère, ponctua cette affirmation d’un « Bah bah » on ne peut plu sérieux.

Au moins, me dis-je, elle ne l’a pas malmené : Lelia agit avec son fils de manière tres tres aléatoier.

Comme avec presque tout le monde, d’ailleurs… J’étais néanmoins content de voir que malgré sa
mauvaise tête, elle n’essayait pas de me frapper à coups de tabouret.

« En tout cas, repris-je, je suis content de revoir mon enfant, l’envie m’en tittillait tout le temps où je devais jouer à la garderie pour le jeune Barathéon. Au moins, Tyrell est content, Corwen aussi, et ils m’en doivent une, et j’aurais vu du pays au marches de Dorne…

-Pas de baston durant le trajet ?

-Non, j’ai réglé l’affaire de manière non violente.

Lelia fit un signe de tête, qui avait plusieurs interprétations possibles, comme

« Tu as du te faire suer, il faut être idiot pour en pas profiter d’un voyage comme ça pour se bastonner. »

Ou

« Si j’avais été là, ca ne serait pas passé comme ça »

Ou encore

« Je suis contente de ne pas être venue, du coup »

Je coupais court à mes interrogations, me remis debout, Arlan accroché à mon épaule comme une moule à un rocher, et lançai à ma femme :

« Mais si toi, le combat te manque, rassure toi, nous partirons bientôt pour la Treille, un tournoi s’y organise à l’occasion du mariage royal.Nous pourrions y aller tous les trois, et nous abttre tous les deux

-Tous les deux, c’est à voir, mais j’en suis.

-Bah bôh », ponctua Arlan.
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Aegor

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MessageSujet: Re: Famille Bracken.    Ven 7 Sep - 6:59

Vomi-eux tard que jamais

La houle n’était pas déchaînée, mais suffisamment ferme et régulière pour faire tituber le matelot encore peu expérimenté dont le pied foulait le ponton de la Licorne.

Le vaisseau avançait fièrement, malgré les vagues qui le prenaient de côté, et adossé au grand-mât, je profitais de la vue du large, qui prenait tout son charme en pleine-mer, et qui se retrouverait de nouveau désenchanté une fois que je le contemplerai depuis l’île de la Treille. Lelia, agrippée à l’écoute de la grand-voile, se contraignait à adopter une allure aussi détendue et stoïque que la mienne, mais que trahissaient de petits rictus et contractions du visage, signes d’une retenue constante de rejeter son repas du midi.

Au moins, aurait-elle suivi l’exemple de son fils, qui avait dégobillé à peu près tout ce qu’il pouvait dans la journée, et qui ronflait à présent comme un bébé-et c’était bien un bébé-aurait-elle pu trouver un temps la paix.

Mais je ne suis pas dupe ;  le sommeil non plus ne suffit pas à se protéger de l’incessant chavirement qui chamboulait depuis le début de la matinée les estomacs et les cerveaux de presque tous les passagers.

Seul moi, le Butor, les marins qui avaient déjà fait au moins une grande traversée, et le capitaine et navigateur qui dirigeait le navire, Hädd-or, étaient assez amarinés pour vaquer normalement à leurs activités.

Hädd-or et moi n’en étions pas à notre premier voyage ensemble, et  j’avais suffisamment requis ses services par le passé pour connaître suffisamment le tempérament trempé mais chaleureux de ce vieux loup de mer.

Teint hâle de marin, barbe noire qui lui gonflait le col, stature forte et carrée, un éternel tricorne sur la tête, l’homme de mer qu’était Hädd-or inspirait le respect, tandis qu’il regardait un autre pan de l’horizon, droit comme un I sur le devant de la poupe.

Sa contemplation fut d’ailleurs interrompue lorsque, tout furibond, deux jeune nobiliaux (dont je tairai le nom de maison, par respect pour celle-ci) qu’avait emprunté le bateau depuis Port-Réal en même temps que moi et ma famille, vint le chercher, comme pour parler d’une affaire urgente.

« Capitaine, fit l’ainé, c’est insupportable ! Non seulement les vagues sont une incessante torture de puis ce matin, mais en plus, voilà des jours que nous n’apercevons pas un once de terre ferme. Etes-vous certains que nous soyons à proximité de la Treille ?

-Tout à fait certain, répondit le marin chevronné, détournant à peine le regard, malgré les nuages et
la houle de ce matin, j’ai fait le point il y’a quelques heures à peine avec mes instruments, et je vous garantis que nous serons à la Treille dès demain.

-Et vous ne vous seriez pas trompé dans vos calculs ? » argua le second, qui avait l’air encore plus con que son aîné et qui ne cachait pas son mépris pour le roturier qu’était son interlocuteur.

Ce dernier s’était retourné, offensé des paroles du blanc-bec, et, tout en se mesurant, lança d’une voix ferme quifit reculer les deux prétentieux :

« Ah ça ! Je me suis trompé dans mes calculs ? Eh bien, vous n’avez qu’à aller dans ma cabine, ils sont sur ma table, vérifiez les si le couer vous en dit

-Eh bien, reprit l’aine, un peu décontenancé,  nous avons étudié, figurez vous, la navigation, et je peux vous assurez…

-Arrêtez de parler et pressez vous d’aller regarder, le coupa Hädd-or, sèchement, ou je vous flanque à l’eau ! »

En faisant les grands yeux face à la menace, les deux compères redressèrent le menton et tournèrent
les talons au capitaine, qui retourna à sa contemplation du large en bougonnant.

Quelques instants, plus tard, à ma grande surprise, qui se mêlait à celle du loup de mer, les deux idiots revenaient en tenant fièrement du bout des doigts quelques feuilles de papier où s’entassaient gribouillis et ratures,

« J’y crois pas, ils l’ont fait…, soupira le brave homme

- Capitaine, fit l’aîné des idiots, avec tout le respect que je vous dois, il y’avait réellement une petite erreur dans vos calculs. Voici exactement où nous sommes… »

Hädd-or saisit la feuille et la surprise se lit alors dans les yeux. Il se tourna de quart,  vers le soleil.
Puis, sous le regard interrogatif des navigateurs improvisés, il se mit à genoux, et retira son couvre-chef, et affecta un moment profond de recueillement.

« Vous avez raison… Je m’étais trompé… Mes seigneurs, veuillez vous agenouillez…

-Mais capitaine qu’est-ce que…

-Chht… »

Quelques secondes passèrent ainsi, jusqu’à ce qu’Hädd-or finisse par se lever et se coiffer de nouveau de son chapeau.

« Et voilà, fit-il en accompagnant le geste à la parole.

-Nous direz vous ce que cela signifie, persista l’aîné .

-Cela signifie, Messeigneurs, que selon vos calculs, nous nous trouvons en ce moment-même au Grand Septuaire de Baelor, à Port-Réal !! »

Je partis d’un rire tonitruant, tandis que les comiques, renfrognés, retournaient à leurs cabines, en protestant entre eux, interloqués et empourprés par la honte.  Hädd-or descendit les escaliers qui séparaient la poupe du ponton central et me jeta un oup d’œil amical.

« On aura tout vu, n’est ce pas, Seigneur Bracken ?

-A qui le dis-tu, Hädd-or !

-A vous. »

Et le navire avançait toujours, en direction de la Treille, tandis qu’une énième flaque de vomi se jetait dans le vide avant de s’évanouir dans l’eau lors sa première et dernière embrassade avec le bleu océan…
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