Le forum des MVs, des JDRs et des Mégalos !
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Famille Bracken.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Aegor

avatar

Messages : 4
Date d'inscription : 02/09/2017

MessageSujet: Famille Bracken.    Dim 3 Sep - 10:34

Durant les évènements qui mouvementèrent le Royaume des Sept Couronnes lors de la seconde moîtié du siècle dernier, la famille Bracken fut l’une des plus en retraits de la scène politique, ne faisant que vivre allègrement dans l’ombre du régent du Conflans, Harwyn le Magnifique. Ainsi, Cerwyn Bracken, suivant la rentable passivité de son père, Lothar Bracken, servit avec abnégation les successeurs d’Harwyn, assurant à son domaine un futur prospère, aidé de sa sœur, Olenne Bracken. Cerwyn. Ballotté dans cette tranquille régence, Lothar s’éprit d’Aelys Piter, une jeune et splendide fille de la petite bourgeoisie du domaine Bracken, qu’il épousa, et avec qui il eut deux enfants : Otto et Selenna Bracken.

Seulement, en plus de ces deux enfants légitimes, Cerwyn donna naissance à un bâtard : un nourrisson que Cerwyn nomma Aegor Rivers. Rapporté un beau jour par Cerwyn, un an après la mort d’Aelys, qui succomba dans son lit ; Aegor est le fruit supposé d’une aventure à laquelle Cerwyn se serait abandonné par cause du chagrin de la perte de son ancienne aimée. La nature de sa relation avec la mère d’Aegor, ainsi que l’identité de celle-ci, reste encore inconnues… Malgré sa bâtardise, Cerwyn confie une éducation à Aegor, mais, par bienséance, celle-ci fut bien différente de son aîné, et Aegor fréquentaient avant tout les leçons de combat et de guerre de son maître d’armes plutôt que celles d’économies du castellan, tandis qu’Otto resplendissait sur tous les domaines, s’inscrivait parfaitement dans le monde de la noblesse. Ces différences de statut et de naissance n’empêchèrent pas à la famille d’être profondément unie : Aegor respectait son père, qui le traitait comme l’un de ses fils légitimes, adorait sa sœur et admirait son frère, sans jamais oublier que c’était en lui que reposait la succession de son nom, et non pas dans son sang de bâtard.
 
Seulement, à l’aube du quatrième siècle de Westeros, une ombre se rajouta au tableau : en 300, Cerwyn Bracken mourut de maladie, après un an d’alitement. Sentant sa fin venir, il légitima Aegor, et Otto mit à profit ce temps pour reprendre petit à petit la succession de son père. A la mort de son père, il endossa pleinement et avec réussite la charge de Lord de Haye-Pierre, secondé par Aegor, qui aidait de manière prématurée son frère, le rendant particulièrement précoce et débrouillard. Chargé de nombreuses fonctions par son frère, bien plus entreprenant que son père, Aegor fit de nombreux voyages, quelques fois au-delà des terres de Westeros, le poussant petit à petit dans la voie du vagabondage et de l’indépendance, mais aussi celle du célibat, ce qui forgea définitivement son caractère, déjà bien trempé et furibond.
 


Aegor, dans sa jeunesse.
Tranchant net avec les idées de ses prédécesseurs, Otto essaya de donner à tout le domaine une portée internationale, cherchant la reconnaissance, s’éloignant pour cela de sa famille. La différence entre les rôles d’Aegor et d’Otto se creusa de plus en plus... La mort prématurée de Selenna, sans mari ni enfant, accentuant cette dissociation. Aegor, encore très jeune, gérait davantage le domaine que son frère, cessant pour un temps tout voyage et renforçant chaque jour un peu plus le poids qui pesait sur ses épaules. Enfin, son frère mourut, assassiné, trop jeune encore pour avoir laissé un quelconque derrière lui. Après avoir repoussé quelques accusations sur le meurtre de son frère, Aegor, considéré comme un excellent dirigeant par un grand nombre de ses sujets mais également par ses pairs, les seigneurs du conflans, et son maître, le régent de Vivesaigues ; fut alors fait chevalier puis Lord par Jonothor Tully, et reprit les rênes du domaine Bracken. S’évertuant à stabiliser ses terres, évitant toute répercussion de l’assassinat de son frère et s’éloignant de l’intrépidité de ce dernier, Aegor conduisit  la maison Bracken durant plus de vingt cinq ans
 
Aegor, Lord d’Haye-Pierre en 327
Aujourd’hui, éternel et unique grand personnage du domaine, son épée et son écu au service de Brynden, Aegor Bracken entend bien garder un contrôle total sur ses terres et annihiler tout obstacle au bien-être de son domaine et à celui du Conflans…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aegor

avatar

Messages : 4
Date d'inscription : 02/09/2017

MessageSujet: Role-play du tour 1 : Port-Réal.    Jeu 21 Sep - 17:50

RP TOUR 1

A peine le pied posé à terre, je succombai une nouvelle fois au charme de Port-Réal. La semelle gauche en contact avec la dalle rigide et froide, je suspendis un instant mon geste, et ne posai la droite qu’après un instant de flottement.
Bien avant d’arriver à la Porte du Lion, accompagné de mon escorte et de ma petite troupe, j’avais bien eu le temps d’apprécier les immenses contours de la ville, la hauteur démesurée de certains de ses bâtiments, ainsi que son dynamisme particulier, mais cela n’avait rien à voir avec l’impression que la ville donnait une fois que j’avais définitivement mis un pied dedans. Respectueux de la force de la cité, j’avais préféré descendre de cheval le temps de recevoir pleinement le message teinté d’orgueil-et qui sait, peut-être de menaces-que renvoyait l’ensemble de la Capitale.
Je sentis, derrière moi, que mes hommes hésitaient eux aussi à descendre de cheval, pour éviter de me rabaisser. Mais, du coin de l’œil, alors que je jetai un regard circulaire sur les boulevards marchands et le port, je surpris un geste de mon bras droit, Garlic, qui sommait aux hommes d’attendre. Cette vieille branche me connaissait toujours aussi bien, et savait pertinemment surprendre mes (rares) sursauts contemplatifs. Il y’avait si longtemps que je n’étais pas venu dans un tel endroit ! Mes années de cavalcade remontaient à des dizaines d’années, et les voyages en tant que Lord de la maison Bracken m’avaient porté jusqu’en Essos, mais je n’étais pas repassé à Port Réal depuis le conflit contre Tyrosh.
Une fois ces merveilleux souvenirs ressassés, je remis pied à l’étrier, et d’un geste souple, me remis sur la selle encore chaude et d’où je me tenais maintenant à hauteur égale avec la ville. Sans lui jeter un regard, je demandai à l’un des hommes du guet qui montaient la garde près de la porte, de me dire s’il n’avait pas vu quelque maison du Conflans, et en particulier suzerain de la région, Brynden Tully.

« Lord Tully est arrivé il y’a peu, Lord Bracken, et je me souviens d‘avoir vu de loin hier, les escortes des maisons Whent, La Glandée et Herpivoie… »

Un quelconque ruffian-sans doute un profiteur toujours disposé à offrir ses services en échange de n’importe quelle information ; en entendant la liste qu’énumérait le garde, s’approcha de nous, et, tout se maintenant à une distance raisonnée, enclencha un commentaire sarcastique vis-à-vis du garde, comme pour lui corriger un oubli, lorsqu’il s’aperçut de l’emblème de cheval fougueux sur fond orangé de bouclier, la voix du moricaud mourut dans s bouche, ponctuant l’air d’un bruit nasal proprement ridicule

« Il oublie le Lord Na…nn… »

Alors que le garde lui lançait un regard noir, je partis d’un léger éclat de rire, et tournai ma tête vers Garlic.  L’air toujours aussi blasé et las qu’à son habitude, le corniaud regardait l’mprudent comme un chat, déjà fort repu, regarde une souris qu’il hésite à manger. J’admirais cette tranquillité d’esprit chez mon lieutenant et ami, cette capacité à régler chaque affaire, d’une guerre la plus rude ç l’insulte la plus futile et la plus innocente, comme si ce n’était qu’une pierre d plus à faire rouler hors du chemin. Pétrifié, sans doute plus par mon acolyte que par moi-même, l’importun blêmissait, et ne put que balbutier de manière piteuse :

« M… mes excuses, mon seigneur, je n’avais pas vu…

-Ce cher Narbosc est donc lui aussi en avance, le coupai-je, à croire que mes détours ludiques nousa aient fait prendre plus de retard que prévu, pas vrai Garlic ? Je suis de bonne humeur, aujourd’hui, et je traîne dans mon sang cette vieille histoire de rancune depuis tant de millénaires, que je peux la contrôler comme chacun de mes propres muscles. Tu ne me froisseras pas avec ces simagrées, mon gars, rassure –toi, mais remercie la Mère ou je ne sais quel Dieu des Andals, de ne pas être tombé sur mon antagoniste. Si nous sommes en opposition, ce n’est pas pour rien, il t’aurait pu te tuer de même que je t’épargne : comme si de rien n’était ! »

Sur ce, alors que le moricaud changeait une nouvelle fois de couleur, je fis, d’une talonnade légère et habile, avancer mon cheval et toute ma troupe suivit. Pour dire la vérité, je n’étais même pas sûr de ce que je venais de raconter au pauvre péquenaud : je n’avais vu Lord Narbosc que si peu de fois, et il y’a si longtemps de cela, qu’il m’était très difficile d’établir avec certitude un portrait de sa personnalité. Cependant, je ne mentais pas quant à l’aspect presque organique de la rivalité entre nos maisons : ma bâtardise n’avait jamais pu me voler cela ; et malgré l’appui de faits concrets, j’avais l’intime conviction que la description que je venais de faire de mon ennemi inconnu était à la limite du réel, comme si le regard de mes ancêtres sur ceux qu’ils prétendent être leur vassal s’était ancré en moi aussi sûrement qu’une tique.

« Dommage que vous ne soyez pas capricieux, aujourd’hui, mon Lord, fit Garlic en se mettant àma hauteur, j’aurais adoré montrer aux hommes comment traiter l’indiscipline avec ce fourre-tout pour mannequin. »

La remarque de l'ancien mercenaire me fit rire, non pas parce qu’il s’agissait d’une boutade, mais parce que je l’en croyais tout à fait capable. J’évoquai le souvenir où, lors de notre première escale à deux en mer, revenant de Myr où nous nous étions rencontrés et où je l’avais recruté, et durant laquelle il avait à moîtié fait s’étouffer une petite frappe dans un tonneau de saumure. L’imbécile l’avait insulté, et Garlic, fidèle à lui-même, avait promis laconiquement au bonhomme de lui laver la bouche comme font les mères paysannes à leurs enfants impétueux, si jamais il réitérait es insultes. Le freluquet avait répété son juron, et l’odeur pourrie des poissons ne l’avait plus jamais lâché. Garlic sourit à ce souvenir, et après un temps de réflexion, me lança :

« Mais vous vous souvenez vous de ce qu’est devenu ce pauvre garçon ? »

La question semblait sincère, et, avec amusement, je lui rappelai que le jeune fou avait tenté de saigner le combattant vétéran qu’il était durant son sommeil, et que c’était lui qu’on avait retrouvé le lendemain, aux aurores, la main crispée sur la manche de son poignard, le poignard dans le cœur, et un petit poisson dans la bouche.

« Ah oui, je m’en souviens, cette attaque nocturne…

-Tu te rappelles ? Il était venu la nuit même dans ta cabine te rendre la monnaie de sa pièce,  mais tu ne t’es pas laissé y prendre et tu l’avais cueilli à la place.

-Même pas besoin, me rétorqua habilement mon ami, et don les yeux brillaient de malice;  Je l’ai senti avant même qu’il entre. Il puait le poisson. »

Nous partîmes d’un fou rire. Le ventre plié, j’aperçus, de loin, des hommes de l’ouest qui suivaient des chevaliers à cheval. Des nobles Lannister, sans doute. Vus de dos, ils semblaient prêts à en découdre, malgré la petite taille de certains. L’un d’eux, notamment, dominait les autres d’une impétuosité silencieuse et sévère, bien que sa position fût légèrement écartée par rapport aux autres.
N’empêche, cette ville, cette ambiance, la vue de ces potentiels adversaires, ainsi que l’odeur de la confrontation, du complot et des combats que me prenait de plus en plus aux narines, tout cela était à deux doigts de me donner la trique !

J’étais décidément de bien bonne humeur.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Famille Bracken.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» L'histoire de Dietrich de la famille Hohenloe
» Une famille de 78 habitants !
» grande foto de famille
» Réunions de Famille
» Enfin trouvé une famille !! Petite Pepette.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Megalovania :: Le Trône de fer V2 :: Conflans-
Sauter vers: