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 Maison Manderly

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Eleashaï



Messages : 5
Date d'inscription : 28/10/2017

MessageSujet: Maison Manderly   Dim 29 Oct - 14:59

La maison Manderly a longtemps été étrangère à l’esprit nordien, et de nombreuses dissensions en ont résulté. Se retrouvant dans une situation fort peu enviable à la suite de l’invasion du Nord qu’ils avaient eux-mêmes causée, les Manderly ont dû se relever seuls, menés d’une main de fer par Harwin Manderly. C’est peut-être ce qui lui a valu d’être assassiné, faisant de Wyhald le Lord de Blancport à l’aube de ses vingt ans.

Soumis aux exigences constantes et sévères de son père, Wyhald a eu une éducation très complète. Il a passé sa jeunesse à étudier, et aurait pu choisir de devenir mestre s’il n’avait été appelé à devenir Lord. Il n’en prend pas moins à cœur son rôle, et en retire plutôt des connaissances qu’il met entièrement au service de son peuple, refusant de reproduire les erreurs du passé. Doté d’une stature imposante - sans être un colosse - et de peu d’expressions outre celle dure et sévère qu’il arbore usuellement, Wyhald use de l’autorité naturelle que cela lui confère en toutes circonstances.

Il partage l’exercice du pouvoir avec sa moitié, Lady Maria, née Royce, dont la beauté caractéristique de sa lignée est louée partout où elle passe. Très attachée à ses deux familles,  populaire auprès des nobles comme du peuple pour sa douceur et l’attention qu’elle porte à chacun, Lady Maria est le joyau de Blancport, malgré son infirmité. Ses deux jambes étant paralysées, elle se délace dans une chaise à porteurs, ce qui ne l’empêche pas de s’entretenir avec tout un chacun lorsqu’elle le souhaite.


Comme pour fournir un contrepoint à l’aura de ce couple, Edwin Manderly, frère cadet de Wyhald, ferait peur à un snark. Pour ajouter à cela, la rumeur le dit capable d’une violence extrême, et ses rares apparitions en public ne démentent rien, démontrant plutôt le manque de tact et d’amabilité d’Edwyn, qui ne semble s’adoucir qu’en compagnie de sa demi-sœur.

Meredyth, née de la deuxième femme de Lord Harwin Manderly, est aussi douce qu’Edwyn est violent. A 26 ans, elle est toujours très protégée par ses frères, et n’envisage pas de mariage. Elle a grandi dans l’ombre de l’assassinat de son père, mort alors qu’elle n’avait que quatre ans, et en a retiré le réflexe d’éviter de s’impliquer et de prendre des décisions. Elle fait cependant une exception lorsqu’il s’agit de la gestion des affaires de la familles, qu’elle prend très à cœur.

Également né de la deuxième femme de Lord Harwin, Rodrik n’a jamais vu son père, mort avant sa naissance, mais n’en garde aucune séquelle. Il pourrait même passer pour le fils de Lord Wyhald et Lady Maria, tant il rassemble les qualités des souverains de Blancport. Charismatique, aimé de tous, toujours prêt à sortir un bon mot, Rodrik est aussi attaché à sa famille que Lady Maria et s’implique tant qu’il peut dans la diplomatie de la famille.

Il est marié depuis peu à l’une des filles de Lord Reyne, Alisha, qui compense la perte d’une de ses jambes alors qu’elle était jeune par une grande sagesse. Profondément respectueuse des autres, toujours prête à les conseiller, elle représente bien plus que la marque d’une alliance avec les Reyne ; elle fait déjà partie intégrante de la famille.

Le fils héritier de Lord Wyhald, Benjen, se démarque par son habileté à l’épée ; il semble né pour être chevalier : cavalier exceptionnel, c’est un combattant hors-pair mais également un jeune homme agréable qui fait de son mieux pour correspondre aux idéaux de chevalerie. Et ce quitte à délaisser ses leçons de politique, au désespoir de son père.

Benjen a un frère, Medrick, qui n’a que 13 ans mais est déjà prometteur, ne serait-ce que parce qu'il est réellement attentif aux leçons du mestre, contrairement à son frère.
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Eleashaï



Messages : 5
Date d'inscription : 28/10/2017

MessageSujet: Re: Maison Manderly   Ven 20 Avr - 19:28

Le sang gicla. Il savoura le moment, l’odeur douceâtre du sang qui se mêlait à celle, plus prenante, de la peur, l’authenticité du cri de douleur de la bête. Il eu un sourire carnassier, exalté par l’harmonie, la musique des émotions brutes, toujours au rendez-vous à l’approche de la mort, transmettant toujours la même détresse, et malgré tout unique. Il pouvait goûter la panique et la douleur pures qui envahissaient sa proie puis qui cédaient la place à la résignation dans son œil. Il regrettait presque de ne pouvoir capturer ce moment de beauté brute et le conserver pour y revenir à loisir. Mais l’éphémère avait aussi ce quelque chose d’unique qui rendait chaque chasse si grisante. Et aucun artiste ne pourrait jamais saisir cette beauté.

Maudites pensées mondaines. La soif de sang et de destruction montait en lui. Ce cerf ne suffirait pas. A regret, il se détourna. Il y avait d’autres traces. Un sanglier. Un combat plus intéressant en perspective. Il s’élança, courant presque, ses sens à l’affût. Au passage, il abattit deux écureuils. Son arbalète était une extension de son bras, chaque tir faisait mouche. Il ne s’arrêta pas. Mort, un animal n’avait plus vraiment d’intérêt. Le sang battait à ses tempes, hurlait à ses oreilles tandis que tout en lui hurlait sa joie d’être libre. D’engendrer et contempler cette merveilleuse destruction. Il se rendit compte qu’il hurlait aussi. Il continua, plus sauvagement encore. Comme un défi au reste du monde. Aux dieux. Aux nobles. Puis se tut. Les traces étaient fraîches. Silencieux comme une ombre, il se coula dans les fourrés, jusqu’au ruisseau où s’était arrêté la bête. Une belle bête. Un adversaire à sa taille. Il avait vue sur son œil droit, tirer lui assurerait une victoire rapide. Mais c’était trop facile, il n’aurait pas le temps d’apprécier cette nouvelle harmonie. Il sortit son poignard, garda son arbalète dans sa main gauche. Nouveau sourire, plus animal encore. Il rugit et tira dans un des jarrets du sanglier alors qu’il se tournait vers lui.

Échange de regards. Pas de peur. De la fureur. Presque égale à la sienne. Mieux, bien mieux. Ils foncèrent. Il s’écarta au dernier moment, se baissa et caressa le ventre de la bête avec son poignard. Le sanglier daigna tout juste laisser échapper un grognement. Et rua. Il put voir chaque défaut du sabot. Sa respiration s’accéléra encore. Il sourit. Jeta son arbalète. Puis bondit sur le dos du sanglier. Il planta son poignard près de la base du cou. Près d’une artère. Mais pas encore. Ça n’avait pas assez duré. Le sanglier n’avait pas renoncé… Il rua encore. Nouveau grognement de douleur, plus prononcé. Il tint bon. Nouvelle ruade, plus puissante. Il tint bon, mais se prépara. A la ruade suivante, il bondit vers son arbalète et tira. Le trait creva l’œil et continua sa route, passant au-dessus du groin. Cette fois, la bête hurla. Douleur intolérable, puissance défiée, supériorité bafouée. Et l’obscurité qui se rapprochait. Elle comprendrait bientôt que c’était inéluctable. Lui l’avait compris depuis longtemps. Il tira à nouveau dans le jarret blessé. La bête vacilla, mais fonça à nouveau. Il jeta son arbalète et commença à lui tourner autour, de plus en plus vite, la criblant de coups et s’esquivant au dernier moment. Il jubilait. La fureur dans l’unique œil avait faibli. Elle vacillait sous les assauts du doute. Il ralentit lorsque la patte s’écroula sous la bête. Il avait tout son temps. Il la regardait dans les yeux en permanence, déterminé à ne pas rater le moment. Le basculement.

Il se savait observé. Les hommes venus chasser avec lui avaient fini par le retrouver ; mais ils savaient qu’il ne fallait pas le déranger lorsque la folie meurtrière s’emparait de lui. Ils ne comprendraient jamais cette beauté, jamais égalée par les fades artistes de cour. Il les oublia et s’abandonna à la destruction.

Une deuxième patte céda, puis une troisième. C’est là qu’il le vit. Le vacillement de la flamme, l’hésitation du souffle, l’abandon du combat. L’arrêt de la volonté de vivre. Son hurlement de victoire eut fait fuir les loups-garous des légendes. Il fit frissonner les hommes d’armes, pourtant accoutumés à ce spectacle. Il aurait juré pouvoir goûter le sang de la bête lorsqu’il se tourna, rayonnant, vers ses hommes, faisant reculer certains d’entre eux. La chasse était terminée.

La soif de sang refluait, satisfaite pour un temps. Il se tourna vers le sanglier, que ses hommes commençaient à déplacer – son frère refusait que la viande de ses proies soient perdue. C’est ce moment que choisit l’image de sa sœur pour s’immiscer dans ses pensées. La nausée monta en lui. Il avait cédé à la soif de sang. Encore. Elle serait peinée. Elle qui espérait encore qu’il se rétablisse un jour, qui le considérait comme quelqu’un de bien malgré tout ce qu’il avait fait. Elle avait souffert à cause de lui, mais était toujours là. Il savait déjà ce qui allait se produire à son retour : elle allait lui demander comment s’était déroulée la chasse, apprendrait qu’il avait encore cédé, et continuerait la discussion en racontant sa journée, avec ce regard triste qu’elle prenait lorsqu’il perdait du terrain.

Il se savait condamné depuis longtemps. Si sa folie ne faisait pas entièrement disparaître sa raison, il serait malgré tout un marginal. Son frère faisait de son mieux pour l’inclure. Un grand cœur celui-là. Il faisait un trop mauvais noble. Toujours à prendre pitié des autres, à vouloir les prendre sous son aile… même lorsqu’ils ne le demandaient pas. Ce serait peut-être intéressant d’aller discuter avec la gamine, avant que la Lady ne la transforme trop en noble.

Ce n’était pas qu’il détestait les nobles. Après tout, il était censé en être un, le frère cadet de Lord Manderly. Et surtout, Meredyth était noble aussi. Mais tous les autres le détestaient, ne l’acceptaient pas dans leurs rangs. Ils voyait bien leurs regards de dégoût et de peur, une fois qu’ils apprenaient ce qu’il était. Et il s’en délectait. Des bêtes effrayées, ils n’étaient que cela. Et nombre d’entre eux ne méritaient pas un combat aussi honnête que celui qu’il venait d’offrir au sanglier.

La nausée le repris. Il n’avait peur que d’une chose, en réalité ; tout le reste lui était indifférent. Qu’ils mènent donc leurs petites guerres de pouvoir, qu’ils massacrent le peuple avec leurs plans de grande envergure, qu’ils le tuent si cela leur chantait, au moins il serait libéré. Mais il ne supporterait pas de voir le basculement dans le regard de sa sœur. Si même elle abandonnait l’espoir, alors qu’elle semblait en avoir une réserve infinie, sa raison n’aurait plus d’utilité. Il s’abandonnerait entièrement à la soif de sang, et les Sept aient pitié de tous ceux, hommes, femmes, enfants, animaux ou Autres, qui se trouveraient sur son chemin. Quel qu’il puisse être…
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