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 Maison Vanbois

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AuteurMessage
Fadoli



Messages : 7
Date d'inscription : 03/06/2017

MessageSujet: Maison Vanbois   Dim 29 Oct - 11:30

[RP de présentation de la famille]



C’est alors que je n’avais encore que 9 ans que je découvris ce que constituait vraiment ce nom de Vanbois, inextricablement soudé à mon être. Echappé à la faveur de la pagaille d’un jour de fête, entrainé par mes deux camarades du jour qu’étaient le fils du forgeron et celui du maitre d’arme, je subis avec eux les foudres du marchand ambulant auquel nous avions maladroitement subtilisé quelques pommes. Pourtant, alors qu’il rossait l’un de nous dans un concert de cris lancés par sa voix rocailleuse, le simple fait de lui répondre naïvement en donnant ce nom eut littéralement un effet stupéfiant. En l’espace de deux syllabes lui comme moi n’étions plus les mêmes et il semblait que le manant se livrait piteusement aux serres qu’il me procurait. Toutefois cet instant de grâce fut bien peu de chose en comparaison des heures suivantes où mon père, hors de lui après avoir entendu le récit de cet évènement, me fit durement apprendre l’origine de cette étrange emprise. Il m’enferma dans la poussiéreuse salle de archives du château, recouverte d’une multitude de tableaux représentant nos ancêtres, et ne m’en laissa sortir que lorsque je pus lui réciter sans trembler leurs noms, dates de règnes et hauts faits. Je l’ai détesté pour cela. Mais plus tard il utilisa cet épisode pour me permettre de comprendre comment c’était en incarnant toute la noblesse de ce nom illustre que l’on pouvait déployer les tentacules par lesquelles on dirigeait les hommes, les braves et les foules. Comment même moi, misérable garçon petit et maladif, survivant perpétuel depuis ma naissance prématurée serai un dirigeant puissant. Trente ans plus tard je ne peux que confirmer ces dires. Néanmoins l’adolescent que j’étais, le Vanbois peu à peu coupé de ses anciens partenaires de jeu au fur et à mesure que leur différence de rang devenait incontournable, ne l’admettait pas. Je passais l’essentiel de mon temps retiré sur un promontoire rocheux entre les nids des oiseaux de proie et les brumes venues de la mer agitée. C’est là que naquit ma soif d’érudition alors que parcourais inlassablement les ouvrages tombés entre mes mains comme pour laisser mon esprit échapper aux immenses mâchoires que formaient les montagnes du Val. Dans ma solitude j’en vins vite à envisager les rapports humains comme une performance que l’on attend de moi, livré à moi-même des heures durant j’envisageais déjà chaque cas de figure, cultivais ma rhétorique et les détails par lesquels elle donne sa force à la parole.

Mon bref exil volontaire de jeunesse était probablement dans ces conditions un passage obligé. Mais je n’en ramenai pas seulement un teint halé et quelques cicatrices. J’y appris que la famille, cette chose à laquelle on avait attendu que je dédie ma vie n’était pas qu’une lignée poussiéreuse ou une autorité écrasante, elle était chair et sang, prolongement de soi-même, appui et promesse. Car en effet j’eu là-bas une épouse morte en couche, mais surtout un fils, Oscar. Je lui léguai ma fragilité physique mais aussi heureusement un dévouement, un attrait pour la connaissance et un sens du devoir qui trouvèrent en lui un terreau formidablement fertile. En revanche, il n’eut pas ma froideur. Emotif, parfois orageux et d’une grande arrogance il fait un excellent homme de guerre mais ses réactions face aux choix me déroutent. C’est qu’il reste en lui, dans ses yeux ambre, et ses cheveux châtains un peu du soleil ardent de ces contrées lointaines.

Cependant son teint d’une pâleur radieuse n’est que trop typique des contrées brumeuses du Val. Il faut dire qu’il y fut vite ramené, lors de mon retour précipité pour rétablir l’autorité même des Vanvois et une situation mouvementée. Cette situation cauchemardesque Alyce, la fille de mon défunt frère William, l’eut pour accueil dans ce splendide monde où nous vivons. Cette fille aux larges hanches cache derrière sa couronne de cheveux blond vénitien un esprit tout à fait curieux exercé à lui faire obtenir ce qu’elle veut en déployant des trésors de persuasion et de stratégie. En revanche je dois bien reconnaitre qu’elle n’est guère intéressée par les autres s’ils ne lui permettent pas d’arriver à ses fins et que sa conversation se fait vite maladroite et ennuyeuse tant elle semble peu se préoccuper de ses interlocuteurs courants. Pire je jurerais avoir vu briller en certaines occasions dans ses petits yeux bruns l’étincelle si caractéristique de la cruauté.

Enfin c’est dans cette terre ancestrale du Val, que j’avais quitté esseulé et incertain pour y revenir en homme assuré et dévoue à sa famille, que naquirent Nestor et Elyn. Porteur des traits physiques propres à notre famille que sont les cheveux sombres et les yeux semblables à des fentes, ils sont par leur jeune âge un espoir mais aussi une raison d’agir et d’être. Alors que j’écris ces lignes, réfugié dans mon bureau surchargé, mes livres ainsi que la substance faisant ma force et mon talon d’Achille devant moi, je n’ignore pas que je devrai bientôt revêtir toute ma noblesse pour affronter le monde extérieur avec et pour défendre ce nom, cet héritage irrigué par les siècles et les énergies qui repose maintenant entre mes mains et celles des miens.
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