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 Tour 11 - Le calme après la tempête

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Maitre Chêne
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MessageSujet: Tour 11 - Le calme après la tempête   Jeu 12 Jan - 13:20

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MessageSujet: Re: Tour 11 - Le calme après la tempête   Dim 14 Mai - 14:51

Dorne, tour 11 : l’Apaisement

Meenah Martell - la Princesse d’Ébène



La vie à Port-Réal suivait son cour. Penchée à sa fenêtre, la Princesse d’Ebène, Meenah Martell, observait les jardins du Donjon Rouge et, par-delà les remparts, les lueurs du soleil couchant inonder les toits de la capitale des Sept Couronnes. Elle-même en portait une, de Couronne, mais ici c’était comme si elle n’était qu’une politicienne de plus. Dorne était lointaine, trop lointaine… La mer s’étendait à l’horizon, s’écoulant de l’embouchure de la Nera, serpentant entre les fiers navires de la flotte Royale, le long des quais des nouveaux quartiers de la rive droite, indifférente aux gens qui y chiaient, y faisaient leur lessive, qui s’y pavanaient… Elle s’était entretenue avec Lord Frey, venu à la capitale prendre ses fonctions de Bailli de Port-Réal. Ses projets de réorganisation de la cité lui plaisait, assurément. Des rues propres, des égouts modernes, tout ce dont une capitale devait se doter alors que le pays s’engageait doucement mais surement vers un âge d’or. Pouvait-elle en dire de même de Lancehélion ? Dorne manquait de véritables cités, mais Lancehélion avait ce charme si particulier, cette architecture et cette intimité qu’aucune ville ne pouvait égaler. Quel dommage qu’elle ne soit si loin, par-delà la mer… Allons bon, la voilà mélancolique.

Elle observait les jardins, donc, et cela suffisait à lui étirer un sourire lascif. Le Roi et la Reine s’y promenait, s’arrêtant devant les parterres de fleurs et les arbustes élégants. Elle était heureuse de les voir ainsi. D’autant plus heureuse que les dernières rumeurs donnent sa nièce pour grosse... Voilà que sa sœur serait bientôt grand-mère ! Comme cela était amusant ! Et elle-même dans tout ça ? Sa relation avec Rowan était stimulante, agréable dans son propre style, et elle s’amusait bien. Mais de nouveau-né, point encore. Devait-elle mourir sans enfant ? C’était une crainte légitime. La question de sa succession était alors ardue : sa sœur avait trois enfant, l’ainée épouse du Roi, la cadette venait de sortir des Jardins aquatiques et entrait dans le monde, quant au petit dernier, son caractère était encore incertain. La Reine pouvait-elle devenir la Princesse de Dorne et prendre sa succession si Meenah et Trud passaient l’arme à gauche ? Elle devrait penser à poser la question à un mestre compétent sous peu.

Il fallait dire que les affaires du Royaume la préoccupait bien assez… Elle était maitresse des Espions, cela voulait dire que tous les rapports inquiétant lui arrivaient personnellement. Alors qu’elle épluchait ces-dits rapports, l’un d’eux attira son attention. Des navires Westerosi avaient été vus en partance pour les îles d’Eté… Qui pouvait donc avoir intérêt à financer une si couteuse expédition ? Les marchands des îles d’Eté voyageaient et commerçaient dans les ports d’Essos et de Westeros quotidiennement, mais que des Westerosi aillent les trouver dans les îles, voilà qui tenait plus de l’extraordinaire. De son propre aveu, Meenah s’était assez peu intéressé à la culture des îles d’Eté. Sa mère en était originaire, mais plutôt que de cultiver la différence de ses origines, la jeune Meenah avait préféré s’intégrer pleinement à la société Dornienne. Elle avait grandi avec les Daynes, les Forrests, les Allyrions, les Ullers, et n’avait que peu considéré les liens filiaux de sa mère : Jalah Qo. La famille Qo était une très noble famille, mais Meenah n’avait jamais vraiment compris le système de royauté des îles d’Eté qui faisaient que certains de ses ancêtres étaient Rois quand d’autres n’étaient que courtisans. Pour en revenir à ces navires prenant le large… Bah, ce serait sans doute un nouveau mystère qu’elle ne percerait jamais ! Un de plus…

Voilà des mois qu’elle essayait de trouver le fin mot de l’histoire à propos de cette guilde des voleurs. Pas qu’elle souhaite l’éradiquer (ils avaient en quelque sorte rendu service à la Couronne car c’étaient eux qui se cachaient derrière les combattant ayant tranché la gorge des derniers Feunoyrs lors du tournoi précédant) mais elle détestait ne pas avoir de contact avec eux. Leur dirigeant, dont elle taisait le nom, ne semblait pas avoir confiance en elle. Une maitresse des chuchoteurs à qui l’on refuse de chuchoter, voilà qui était cocasse… C’était l’une des deux ombres aux tableaux de sa fonction.

L’autre étant sa relation tendue aux Tully, bien entendu. Concernant ce versé-là, elle pensait avoir arrangé les choses. En y repensant, le royaume était passé d’une guerre civile par leurs actions respectives… C’était comme si elle était l’huile, et qu’il était l’eau : ils se repoussaient quand bien même ils essayaient de travailler ensemble. Car c’était là son souhait : pour le Roi. Ce qu’il s’était passé, pendant la campagne du Vall, avait été confus : les rapports de ses espions signalaient bien que Lord Frey était courtisé par les Nordiens, et qu’il était entendu qu’il se retourne ; quand bien même Frey informait Lord Tully de tout cela, si bien qu’Harwyn était persuadé que son vassal ne se retournerait pas et écraserait les forces Stark. Ce que le Sud n’était pas arrivé à déterminer, c’était si Frey était réellement fidèle à Tully. A la lumière des évènements qui suivirent, la Dame de Lancehélion se trouvait sotte d’avoir douté, mais objectivement la situation s’y prêté parfaitement. Quoi qu’il en soit, dans l’éventualité d’une trahison Frey et d’une victoire Nordienne dans le Vall, Dorne et le Bief avaient mobilisé à la hâte une armée, qu’ils avaient fait avancer vers Port-Réal, officiellement pour prêter allégeance au Roi, officieusement pour intervenir dans le Conflant en cas d’une guerre généralisée Tully-Lannister contre Stark-Frey. Si Meenah fut soulagée lorsqu’elle apprit la victoire Tully sans accrocs dans le Vall, elle fut mise sous pression par Harwyn lorsque le Roi l’informa qu’il refusait que l’armée du Sud s’avance plus loin, et que la Main menace d’une guerre. Du point de vue de l’homme fort de Westeros, les choses étaient simples : le Sud s’était allié au Nord pour renverser la Main du Roi. Tout le monde était sur le pied de guerre et, si Meenah et Logan n’avaient pas fait faire demi-tour à leurs troupes, les choses se seraient embrasées très rapidement. Ils étaient passés à un cheveu de ce qui aurait été la guerre la plus dévastatrice du siècle, elle en était persuadée.

Depuis, les choses s’étaient tassées. Apaiser les choses avec un Harwyn persuadé qu’elle était son ennemi n’avaient pas pu se faire sans une volonté unilatérale de mettre ces tensions de côté. La Princesse d’Ebène savait que la Main ne la portait pas dans son cœur, et ne pouvait pas prétendre sincèrement l’apprécier non plus, mais tous deux étaient liés par une fidélité commune : le Roi.

Les dernières réformes le prouvaient : la nomination de la famille Tully au titre de Surintendant du Royaume. C’était là quelque chose… d’intéressant. Meenah avait été inquiète en premier lieu, bien entendu, mais en examinant les clauses de la réforme, trouvait qu’elle apportait une solution intelligente aux problèmes politiques du Royaume. Rendre le titre de Main du Roi héréditaire empêcherait les rivalités pour sa désignation, et les postes des multiples Intendants permettraient d’unifier le Royaume autour de missions communes. C’était une bonne réforme, mais le danger était autre part : beaucoup y verraient un regain du pouvoir Tully, et craindraient une prise de pouvoir au dépend du Roi… Elle-même avait longuement discuté avec ses vassaux, et avait eu du mal à les convaincre que cette interprétation était erronée. Il fallait seulement que la plupart des Lords s’assoient sur leur fierté et acceptent de voir une famille suzeraine s’élever un peu au-dessus des autres. Les Lords devront tirer une croix sur leurs espoirs d’être désignés Main du Roi un jour, et cela créerait sans aucun doute des tensions dans les prochaines années, compensé par une stabilité sur le long terme.

Ce genre de raisonnement (créer de l’instabilité sur le moment, pour un bénéfice futur), Meenah le connaissait bien, c’était ce qui avait dirigé les réformes du Bief. Elle espérait seulement qu’une révolte ne vienne pas réduire à néant tous ses efforts d’unification du Sud… C’était aussi un risque qu’avait dû calculer Harwyn : risquer la guerre sur le court terme. Par conséquent, lancer une telle réforme à peine au sortir d’une période de tension extrême entre bloc méridional et bloc du Sud, c’était à la limite de l’inconscience ! A moins que ce ne soit une provocation délibérée ? Elle n’arrivait jamais à savoir avec Harwyn, cela expliquait sans doute leur froid.

Elle referma ses dossiers, et arrêta de rêvasser. Le soleil s’était couché, nimbant la baie de la Nera d’une douce lumière rose. La Princesse d’Ebène jeta un dernier coup d’œil à sa nièce et à Aenar, qui rentraient au Palais, et lança un dernier regard vers l’horizon, vers sa Dorne lointaine.

Allumant ses bougies, elle appela ses courtisanes pour l’habiller pour la nuit. Peut-être Logan viendrait-il lui rendre une petite visite nocturne, comme il en prenait parfois la permission depuis qu’ils logeaient tous deux dans le Donjon Rouge ? Il lui fallait être prête dans cette éventualité, préparer ses encens, ses huiles, ses cordes…

Un jeune Dornien vint cependant interrompre ses préparatifs. Essoufflé, le visage camousis et le turban défait, il bafouilla quelques mots. Les courtisanes de Meenah l’assirent immédiatement, et lui apportèrent une pleine cruche d’eau. Il répétait une phrase, comme s’il mémorisait encore le message qu’on lui avait chargé de transmettre :

— Il s’est passé quelque chose à Villevieille… Il s’est passé quelque chose à Villevieille…

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