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 Port Réal : Le Donjon Rouge

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Maitre Chêne
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MessageSujet: Port Réal : Le Donjon Rouge   Jeu 21 Sep - 14:06

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Anarchnid

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MessageSujet: Port-Réal : Le Donjon Rouge - Famille Tyrell   Jeu 21 Sep - 14:08

Famille Tyrell, tour 0 : l'adoubement de Wilhelm et le grand tournoi






Garlann avait réuni une petite assemblée dans une cour annexe du Donjon Rouge. Les festivités pour le tournoi avaient démarrés, et ses propres fils n’allaient pas tarder à entrer en lice, mais ils avaient un adoubement à accomplir.

Étaient présents les jumeaux Gareth et Loren de la famille Tyrell, ses fils ainés, Ser Barristan Orme, le maitre d’Arme de Hautjardin, et enfin son frère Garin Tyrell, qui avait formé le garçon pendant les quatre années où il avait été son écuyer.

Tous étaient en armure, fiers de leurs armures richement décorées, prêts pour la joute à venir. Celui qui se tenait agnouillé, au centre de leur cercle, aux pieds de Garlann, ne tarderait plus à se joindre à eux, d’égal à égal.

Le garçon en question ne pouvait nullement espérer passer pour un jeune homme fragile et faible. Wilhelm Tyrell, troisième fils de Garlann, dépassait toute l’assistance de deux bons pieds lorsqu’il se tenait debout et droit. Il n’avait de commun avec ses frères ni le charme chevalier des jumeaux, ni les os de verres qui affaiblissait son cadet Lyonel. A vrai dire, il semblait ne rien partager avec sa fratrie. Sa stature de géant souffrait d’un visage monstrueux, difforme. A sa naissance, les os de sa face se joignaient bizarrement et, avec sa croissance, ses traits s’étaient déformés de plus en plus jusqu’à ce que sa mâchoire, énorme, ne le gêne pour manger, et que son arcade gauche soit si volumineuse et tombante qu’il en devienne borgne.

Soutenir le regard de ce cyclope hideux était difficile, mais cela n’avait pas découragé Garin, l’oncle de Wilhelm, lorsqu’il avait décelé un fort potentiel chez le gamin. Comme la vue de son enfant affligeait sa femme Meryl, Garlann avait consentit à le confier à son frêre, qui en avait fait son écuyer.

Quatre ans avaient passés depuis. Peu à peu, les nobles du Bief s’étaient habitués à la figure du jeune Wilhelm et il s’était endurcit comme aucun autre des fils Tyrell. Garlann pensait qu’il valait déjà, en chevalerie, son fils Loren qui était le doué des jumeaux à l’épée. Mais le royaume ne voyait encore en lui qu’un monstre, qu’une curiosité qu’ils avaient ramenée à la fête. Il était temps de leur prouver qu’il était un chevalier de même valeur qu’eux, et qu’il pouvait en désarçonner plus d’un.

Wilhelm Tyrell avait passé la nuit au Grand Septuaire Baelor, avec ses frères ainés les jumeaux, devant la statue du Guerrier, son épée déposée à sa base. Si Wilhelm avait fait part à son père de sa volonté d’accomplir la marche de pureté, du Septuaire au tournoi de lice, pour prouver que son cœur était humble, Garlann avait refusé catégoriquement, refusant de soumettre son fils à la vue et au jugement du bas peuple de Port-Réal, dont il craignait les violences en vue des difformités de son fils. A la place, il avait fait venir un Septon pour oindre Wilhelm des sept huiles dans une cérémonie à huit clos.

Il revenait à présent à Garlann de faire de son fils un chevalier. Il énonça, devant l’assistance, le nom et la famille (la sienne) du prétendant. Puis, tirant sa longue épée, il lui toucha de l’acier l’épaule droite et prononça les formules rituelles :

— Wilhelm de la maison Tyrell, jures-tu devant le yeux des Dieux et des hommes de défendre ceux qui ne peuvent pas se défendre eux-même, de protéger les femmes et les enfants, d’obéir à ton capitaine, ton seigneur, et ton Roi, de combattre bravement quand il faut et de faire tout autre tâche qui seront exigées, aussi difficile, humble ou dangereuses soient-elles ?

— Je le jure, père, répondit Wilhelm de sa voix rauque et métalique.

— Alors, moi, Lord Garlann de Hautjardin, vous adoube au nom du Guerrier, du Père, de la Mère, du Ferrant, de l’Aïeule, de la Jouvencelle et de l’Etranger.

L’épée se souleva et vint passer sur son épaule gauche.

— Vous pouvez vous lever, Chevalier. Vous êtes à présent Ser Wilhelm Tyrell.








Garlann Tyrell, même s’il ne le cria pas sur les toits, comptait sur le tournoi pour révéler au royaume la valeur de ses fils. Il se doutait bien qu’en joute individuelles, aucun de ses chevaliers n’était encore assez mûr pour espérer atteindre le carré final, aussi pariait-il plus aisément sur la charge des sept, qui suivrait les joutes afin de défendre ou couronner une reine d’amour et de beauté, pour assembler une équipe du Bief où ses fils tiendraient une part importante et auraient une vrai chance de briller.

Cependant, tout secondaire qu’étaient pour eux les joutes, le tirage s’amusa à leur être défavorable. Loren, le plus chevaleresque de ses fils fut défait au premier tour par le talentueux Arthur Lefford, Lord Commandant des Chevaliers du Lion Blanc, et Gareth ne gagna sa première joute que pour se retrouver confronter à Edwyn Rivers de la garde Blanche.

Garlann, bien entendu, ne joutait pas, mais son frère, Garin, battu Jonos Crakehall et tomba face à Aemond Targaryen, le fils de Naerys, qui le défi d’une courte tête. Garlann soupirait alors, car un incident aurait pu faire déclencher de nouvelles hostilités entre l’héritier politique d’Evelyne Rowan et la famille de Naerys.

Wilhelm, tout juste chevalier, avait les ressources pour aller loin dans le tournoi, son père le savait, mais après avoir défait Borros Crakehall en première manche, le voici lui aussi face à un garde royale, Walder Tully, dit "le petit" mais bel et bien Lord Commandant du plus prestigieux ordre de Chevalerie du Royaume.

Voici donc deux de ses fils confrontés à la fine fleur de la chevalerie. Gareth n’était pas au niveau, et il ne fit aucun doute qu’il s’assura essentiellement de ne pas être blessés ; mais Wilhelm prit son combat très au sérieux : le Lord Commandant était vieux, et lui encore très jeune, il tenait sans doute là sa chance de se forger une solide réputation mais, par-dessus-tout, il était impatient de disputer un combat que tous jugeaient ingagnable.

Meryl Tyrell, sa mère, se cacha les yeux lors de sa joute, redoutant le pire pour son fils. Garlann, lui, resta droit, appréhendant le combat mais se forçant à respecter l’honneur de son fils. Finalement, Wilhelm fut désarçonné sans se couvrir de honte et ne reçut aucune blessure. La tribune Tyrell soupira de soulagement, même si on gardait dans un coin de la tête un petit regret, une impression fugace que Wilhelm aurait pu gagner et que la face du tournoi ait pu en être changée.

Au lieu de cela, ce fut Arthur Lefford, ayant triomphé de Loren, qui marqua définitivement les esprits et mit fin au tournoi de la plus sanglante des manières.

Pendant que Naerys se vidait de son sang, les Tyrell restèrent interloqués. Son frère et ses fils ne sortirent des tentes que pour assister à la rixe, impuissants, et il fallut toute l’autorité de Garin pour dissuader Wilhelm de se lancer dans la bagarre sans consigne de Garlann. Des consignes, le Lord de Hautjardin n’en donna aucun. A côté de lui, la vieille Evelyne Rowan rigolait comme si c’était le plus beau jour de sa vie mais, lui, n’arrivait pas à accepter la fin brutale de Naerys, sa plus teigneuse rivale politique. A voir les Lannister, les Hightower et les Orageois s’étriper sur le terrain de joute, une seule question sans réponse tourmentait son esprit : et si Loren avait battu Lefford au premier tour ?

Il est de ces combats que l’on ressasse sans cesse, et il était certain que celui-ci ne quitterait jamais le frère jumeau de l’héritier de Hautjardin.



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Raiden savoie

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MessageSujet: Re: Port Réal : Le Donjon Rouge   Lun 13 Nov - 18:22

Héritage

Les couloirs du Donjon Rouge étaient glacés, malgré les efforts désespérés du soleil hivernal pour baigner la ville entière de ses rayons sans chaleurs, on aurait dit que le froid poursuivait les Nordiens sans relâche depuis les terres glacés boréales ou leur sang avait coulé, à moins que ce soit la bataille elle même qui hante mes pensées se dit Jorrik alors qu'il arpentait la forteresse victime d'une certaine effervescence.

Il avait redécouvert Port-Real trois semaines auparavant et la trouvait fidèle à sa réputation, belle et terrible, se vautrant dans ses propres menées et se réfugiant derrière des sourires de façade et des histoires d'Etiquette et de convenance, l'on ne saurais dire qui des mots, du poison ou de la lame l'on devait se garder le plus.
prévenue par sa mère qui fut en son temps une habituée, Jorrik aurait préféré ne pas se retrouver au centre de l'attention, mais son statut de facto de chef de la délégation de Winterfell avait eu vite fait de réduire cet espoir a néant. et il s'était borné a son grand désespoir, au vu de l'intérêt grandissant de l'intelligentsia locale pour ces rudes nordiques revenus d'une campagne contre des abominations, à passer la consigne d' "éviter les incidents" au reste de la délégation. Il n'aurait plus manqué qu'une rixe au sortir d'un concours de beuverie vienne perturber leur démarche.
Il devait cependant reconnaitre s'être laissé prendre au jeu plus d'une fois lors de plusieurs réceptions arrosée, notamment la fois ou passablement aviné il s'était pris le  bec avec un représentant de la maison Baratheon dont les parents avaient de toute évidence manqué l'éducation. celui ci exigeait de lui que le Nord alloue des ressources pour retrouver l'envoyé de la couronne Lionel Morrigen en terre sauvageonne, oui tout simplement ! Et pourquoi pas lui capturer un marcheur blanc vivant aussi pendant qu'on y était ? le ton monta rapidement dans ce dialogue de sourd monopolisant l'attention et les pronostics de ceux qui aiment à assister à des giclées de sang que ce soit entre deux hommes ou deux armées, on évita l'incident lorsqu'un Factotum de la couronne dissimulant avec difficulté son hilarité vient les prévenir que le très demandé Morrigen se délassait de ses mésaventures chez lui à Accalmie. l'anecdote avait fait sensation à Port Royal surtout quand on avait appris que Lord Stark avait subis la même demande chez lui dans des termes similairement discourtois. Le fait que Le lord de l'Orage  ignore qui entrait et sortait de ses terres avait causé biens des éclats de rire aux hommes de la délégation. Il avait du cependant freiner la plaisanterie lorsque sa sœur Pandora commença à mettre en scène à grand renfort d'obscénité et d'un humour peu subtil devant un public ravi les retrouvailles entre Morrigen et son seigneur, les affublant d'une grivoise promiscuité, qui ne faisait pas vraiment rire en haut lieu.

Force était pourtant de constater que le séjour c'était dans l'ensemble mieux déroulé qu'il ne l'escomptait. Et que ce qui allait suivre marquait l'achèvement d'une période d'espoirs fous et de craintes pas bien plus rationnelles bien que la succession des événements pouvait prêter à confusion.

Il vit la porte s'ouvrir sur la grande et haute salle au fond duquel se trouvait l'hideux trône de Westeros sur lequel trônait le moins hideux seigneur Velaryon.

to be continued
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