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 Hautjardin

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Anarchnid

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MessageSujet: Hautjardin   Sam 2 Sep - 15:47

Au sortir de la guerre du Bief, l'autorité de la famille Tyrell en tant que Suzeraine de la région est considérablement affaiblie. Les trois maréchaux contrebalancent son pouvoir et à la capitale on spéculait déjà sur une nouvelle guerre civile sous le règne de [dépend de qui gagne la guerre du Bief dans la V1, ce sera édité et enrichie]
Tout bascule lors de la guerre civile Dornienne alors que Lord Tyrell montrait un désir de plus en plus pressant de s'investir lui aussi dans la politique de son voisin... Ce ne plut pas à tout le monde et on il apprit que les choses tournent souvent mal pour les Tyrell qui se mêlent de politique.



Les parents de Garlann Tyrell

Son assassinat laissa ses deux fils, Garlann et Garin, orphelins. Ce fut alors Evelyne Rowan qui s'imposa pour assurer la régence de la famille Tyrell. Elle prit Garlann en pupille et confie Garin aux Florent qui en feront leur écuyer.
La main-mise de l'ancienne Reine de Westeros prend officiellement en 303 : Galrann Tyrell est adoubé et prend les rênes de Hautjardin.



Lord Garlann Tyrell
Nommé Parangon de Chevalerie par le roi Valarr qui l'a adoubé, Garlann est universellement reconnu comme un modèle de valeurs chevaleresques. Ayant fait preuve d'honneur et de générosité toute sa vie durant. Aujourd'hui agé de 40 ans, il attire à lui les meilleurs chevaliers du Royaume, attirés par sa réputation de parfait chevalier.
Son plus proche ami est Lord Fossovoie, avec qui il partage une complicité désormais légendaire.
Élevé par Evelyne Rowan, il conserve en tête l'assassinat de son père comme un avertissement : les Tyrell ne doivent pas se mêler de ce qui ne les regarde pas.

écuyer : Ormund Baratheon


Ser Garin Tyrell
Frêre de Garlann, ancien écuyer des Florent, il s'est accomplit dans de nombreux tournois et a rejoint l'armée de Valarr et Hoster à la tête d'un détachement de chevaliers valeureux. Si son frère refuse de s'impliquer dans des guerres et des batailles, ce n'est pas le cas de Garin qui se trouve un tempérament aventureux et fougueux. Encore célibataire à 38 ans, il a la réputation de faire disparaitre toute pièce d'or qui passerait entre ses mains.



Meryl Tyrell (née Meryl Fossovoie)
Meryl a épousé Garlann à ses 13 ans, mariage arrangé par Evelyne Rowan qui souhaitait alors allier à son pupille un des maréchaux. Affectée des os de verres, elle lui a pourtant donné six enfants. Femme simple, elle est considérée comme une des plus belles du Bief et agit en épouse modèle.



Ser Garteh Tyrell
Fils héritier de 20 ans, l'ainé des jumeaux Tyrell est le moins porté sur les armes des deux, bien qu'il soit un excellent chevalier. Il prend son rôle d'héritier très à cœur, souhaitant se montrer aussi vertueux que son père. Sa fidélité à sa famille passe pour lui avant sa propre personne.

écuyer : Harwyn Lannister


Ser Loren Tyrell
Second des jumeaux, Loren est à la fois la copie et l'opposé de son frêre. Si leur force est équivalente, il se perfectionne dans les arts du combat, se forgeant une solide volonté de victoire. Contrairement à son frêre, il ne s'encombre pas des causes perdues et ne se montre pas généreux gratuitement. Son amour pour sa famille n'a cependant pas de faille et il souhaite rayonner pour les Tyrell de Hautjardin.

écuyer : Tancred Tarly


Lady Aélis Tyrell
A 18 ans, la fille ainé de Garlann et Meryl vit dans l'ombre de ses frêres. Elle a hérité de l'embonpoint de son grand-père et rien dans son visage ne pourrait s'apparenter à de la beauté. Cependant, elle reste un bon parti et son père ne désespère pas de la marier dans les prochaines années.


Wilhelm Tyrell
Le troisième fils de Garlann ne s’oublie pas facilement. Véritable géant de plus de deux mètres, son unique oeil rouge est tout ce qui est facilement identifiable de sa face difforme et repoussante. Il a été l'écuyer de son oncle, Garin Tyrell, depuis que celui-ci l'a prit sous son aile. Garlann a fait chevalier son troisième fils juste avant le tournoi de Port-Réal afin qu'il puisse y faire ses premiers pas dans la joute.


Lyonel Tyrell
Le dernier fils est le seul à avoir hérité des os de verres de sa mère. Trop faible pour être un jour chevalier, Lyonel est une créature de cour : bien éduqué, juste, et plutôt porté sur la séduction. S'il manque de personnalité, il n'en est pas moins un fils légitime de Lord Tyrell et, à ce compte-là, respecté.
Il est premier des enfants Tyrell à se marier, en 328, avec la dernière fille de Lord Redwyne, Desmera.


Sonia Tyrell
La petite dernière de la famille n'a que 13 ans, mais porte en elle tout les espoirs de la famille.




Evlyne Rowan lors du défi de Naerys en 295

Evelyne Rowan
Celle qui fut la régente de Hautjardin gravite toujours autour de la famille Tyrell. Femme forte et ancienne Reine de Westeros en tant qu'épouse d'Harwyn 1er Targaryen, elle est formée aux arcanes du pouvoir et est, de fait, la tête pensante de la famille Tyrell. Sa rivalité avec Naerys a marqué l'histoire et, alors qu'Evelyne atteint à présent l'âge avancé de 70 ans, rien ne semble vouloir la pousser à la retraite.






Dernière édition par Anarchnid le Mer 29 Aoû - 20:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Hautjardin   Sam 25 Nov - 12:18

Famille Tyrell, Tour 5
Gareth & Loren : Les Jumeaux

328, début de la saison douce.

Par un doux matin où le soleil pointait à l'horizon, les deux fils ainés de Lord Garlann Tyrell regagnaient les chevaux après s'être soulagé dans les buissons.

Gareth était l'ainé. On retrouvait chez lui les traits de son père : des cheveux d'un brun sombre, un visage dur, et des yeux gris. S'ils étaient nés le même, Loren avait lui hérité des traits de sa mère : une silhouette plus svelte, des yeux marrons, mais il avait chapardé à son frère une pilosité plus précoce et un poil très clair qui faisait tendre son brun vers un blond, comme on n'en avait plus vu depuis une ou deux générations dans les ascendances Tyrell, Rowan ou Fossovoie.

Les deux larrons avaient grandis ensemble, écuyers d'Antton Fossovoie de la maison de leur mère. Ils se connaissaient par cœur, mais depuis qu'ils étaient chevaliers, s'étaient en quelque sorte évités, goutant d'un éloignement qui rend de la saveur aux choses.

En ce petit matin, donc, ils avançaient sur un chemin de terre, à une journée de chevauchée de Bois-Dorée où Lord Rowan leur avait offert le gîte.

L'ainé, Gareth, se remettait d'un petit coup de froid, et Loren lui avait prêté la seule de leur cape qu'ils n'avaient pas perdu dans les bois. Ils allaient en tunique de voyage, en habits plutôt humbles si on exceptait leurs somptueuses ceintures auxquelles pendaient leurs épées. Ils étaient tout deux chevaliers, et parmi les meilleurs du Bief.

- Eh bien, disait Gareth, tu te souviens que la semaine dernière encore il y avait du givre à cette heure ?

- On a décidément bien choisit notre temps pour ce voyage, mon frère. Les Septs bénissent cette saison douce !

- Combien de temps nous séparent encore de Vieux Rouvre ?

- Lord Rowan nous a annoncé une petite semaine... Il en revenait à peine, pour son mariage, tu sais. Ah, si Meredyth Du Rouvre n'avait pas accepté cette union, je lui aurait bien fait la cour !

- Père te dirait que tu peux toujours lui vouer un amour courtois.

Loren rit.

- Ah ! Père est bien l'un des seuls chevalier à sincèrement croire ce qu'il lit dans les romans courtois !

- Allons, tu grossis le trait, pouffa son ainé.

Au fond, Gareth y croyait un peu, à l'amour platonique. Il aimait entendre les récits de ces chevaliers amoureux courtois des reines de leur roi, tel qu'en comptait le soir le barde Ambel, à Hautjardin. Loren était certainement moins idéaliste, sans pour autant nier qu'il aimât lui aussi les histoires.

Ils sortirent du petit bois une heure plus tard. Le soleil montait dans le ciel, et avec lui s'évanouissaient les dernières fraicheurs de la nuit.

- Tu crois que l'hiver est finit ?

L'autre haussa les épaules.

- Rowan n'avait pas reçu de corbeau blanc, hier. On verra bien mais ne nous réjouissons pas trop vite.
S'il ne gelait que rarement lors des hivers dans le Bief, mais lorsque c'était le cas, une partie des récoltes se perdait et les greniers avaient du mal à se remplir. Aussi, on attendait le retour des beaux jours avec autant d'impatience que le reste du royaume des sept couronnes.

Après le bois venaient les champs de blé et d'orge. Au bas de la colline était battit un petit village, quelques maisonnettes autour d'un modeste moulin, et un enclos à bêtes pour les bovins et la volaille. Lorsqu'ils se pointèrent, les hommes étaient au champ, et ce furent avec les femmes qu'ils négocièrent l'achat d'un poulet pour leur repas du soir. Gareth paya une dizaine de cerfs d'argent le volatile et une vieille femme se pressa de l'attraper pour lui tordre le cou.

La cordelette tenant la patte du poulet par-dessus l'épaule, l'héritier de Hautjardin rejoignit son frère, qui prenait lui des nouvelles de la région auprès d'une jeune paysanne qui lui faisait les yeux doux. Ils se remirent en route, et tout se passa bien jusqu'à ce que Loren apprenne le prix que Gareth avait payé.


- Pardon ? COMBIEN ?

- Tu as vu l'usure de leurs robes ? argumenta son ainé. Ces cerfs d'argents leur seront plus utiles qu'à nous.

- Mais enfin il ne nous restera plus aucune monnaie avant d'arriver à Vieux Rouvre à ce rythme-là ! Et si on a un imprévu ? Si on doit se payer un gîte ou quelque chose ?

- Le seul nom de Tyrell nous ouvra toute les portes dans le Bief, et au besoin nous nous débrouilleront bien.

- Mais payer autant pour un poulet ?! Tu m'exaspère parfois...

La question des finances avaient longtemps été un sujet de discord entre les jumeaux : quand ils étaient enfant et qu'ils recevaient de l'argent de poche de l'Intendante de Hautjardin, Loren s'employer à garder leurs économies de côté pendant des semaines... jusqu'à revenir et se rendre compte que Gareth les avait dilapidé en cadeaux pour des amis ou des filles. Très vite, le cadet des jumeaux avait constitué sa propre bourse en secret, et avait prit depuis l'habitude de toujours cacher ses économies. Cela avait sauvé ses finances plus d'une fois quand leur oncle les invitait à un voyage... Le cas de Gareth était moins dramatique cependant (lui au moins se rappelait où étaient passé ses dragons d'or) mais la générosité de son jumeau le rendait parfois fou. Ce n'était pas que Loren n'avait pas grand cœur, mais il ne voyait pas l'intérêt de donner aux autres au point de s'affaiblir soit-même : si on était fort, on pouvait aider les autres ; si on s'appauvrissait, on se mettait dans le besoin d'une aide des autres. Il ne désespérait pas qu'un jour son frère apprenne la leçon. Gareth, lui,ne désespérait pas non plus de lui apprendre les bienfaits de la générosité. Les jumeaux étaient d'accord sur leur désaccord.

Ils marchèrent toute la matinée. Aux heures les plus chaudes, ils s'arrêtèrent au bord d'une petite rivière, et se baignèrent une heure durant.

Le soir, ils arrivèrent en vue de la ferme fortifiée d'un chevalier fieffé chez qui ils passèrent la nuit. Il n'avait que des fils, et ils burent avec eux jusqu'à l'aube. On défia Loren à l'épée, et Gareth à la lutte. Les fils du chevalier finirent la tête dans un sceau et couvert de bleus.

Les Jumeaux repartirent le lendemain, après des embrassades et des éclats de rire.

Il faisait bon dans le Bief, en cette fin d'hivers.
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MessageSujet: Promesse de mariage   Jeu 30 Nov - 14:04

Les familles Tyrell et Baratheon ont le plaisir d'annoncer une promesse de mariage entre Ormund Baratheon, frère du seigneur d'Accalmie, et Sonia Tyrell, fille du seigneur de Hautjardin.

Le mariage des deux enfants se déroulera à Hautjardin, après qu'Ormund ait été en âge d'être adoubé par Lord Garlann Tyrell dont il est le pupille.

Ours is the Fury
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MessageSujet: Re: Hautjardin   Dim 3 Déc - 22:35

Les familles Tyrell et Swann ont le plaisir d'annoncer le mariage Gwilherm Swann et Aelis Tyrell.

Le mariage se déroulera à Pierhaume, au premier mois du tour 7.
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MessageSujet: Re: Hautjardin   Mar 6 Mar - 16:13

(T9) Gareth Tyrell – la classe verte


Le chasseur l’entrainait à présent vers l’ouest. Le matin, ils levaient le camp, dispersaient les braises de leur feu, et se mettaient en route. Mais ce n’était pas une marche rapide, suivant un chemin, à laquelle il avait affaire. Sylvain Flower faisait suivre à l’héritier de Hautjardin tout un tas de pistes animales, de petits ruisseaux, afin de le forcer à prêter toute son attention à ce qu’il se passait autour de lui s’il ne voulait pas trébucher sur une racine, se gifler avec une branche ou, pire, perdre la trace du chasseur et se retrouver livré à lui-même.

Son père lui avait dit, le jour où il l’avait envoyé :

— Mon fils, si je te donnais un arc tu raterais un âne en le prenant pour une poule. Si tu veux hériter de mon château, il te faut apprendre à observer et comprendre avant d’agir.

Il était vrai que, ce dernier mois, Gareth avait multiplié les maladresses. Il s’était cogné dans les montants de porte, avait déposé des œufs là où il n’y avait pas de table, s’était pris les pieds dans le tapis, raté l’étrier avec son pied, et avait rigolé comme un con en lisant « bavoure » là où dans un livre il y avait marqué « bravoure ». Loin de paraitre incommodé, son frère et lui avaient ri de ses maladresses. Aujourd’hui, Loren se rendait au mariage de Lord Tully quand, lui, l’ainé maladroit, se retrouvait à ratisser la forêt.

Gareth pensait plutôt que son père avait été déçu de sa prestation lors du tournoi de Bois-Dorée. Il avait bien jouté, certes, mais avait raté sa chance et, lorsque son paternel lui avait dit qu’il aurait dût viser le point faible de l’armure de son adversaire, il répondit qu’il ne l’avait tout simplement pas vu.

Lord Tyrell l’avait convoqué, deux semaines plus tard, et l’avait présenté à Sylvain Flowers.

— Voici le chasseur qui me ramène les plus délicieuses bêtes. Tu vas le suivre pendant les trois prochains mois et te former à la chasse à l’arc et à la traque. J’espère que ces mois difficiles t’apprendrons à écouter et à voir ce qui est réellement important, que tu arrêtes de regarder seulement les nuages et tes pieds !

Pour un coup à l’égo, c’était un sacré coup à l’égo. Lui que l’on considérait comme un des meilleurs chevaliers du Bief, lui l’héritier de Hautjardin, condamné à vivre dans la boue pendant trois mois ? Mais quelle mouche avait donc piqué son père pour qu’il en vienne à cette démonstration absurde d’autorité ?

Comme une vexation ne vient jamais seule, ils étaient restés la première semaine non loin de Hautjardin, comme si Sylvain le chasseur anticipait qu’il allait renoncer et retourner pleurer dans les jupes de sa mère. Il n’en était plus là, et il ne décevrait pas à nouveau son père, non.

Toute son énergie, il la mit alors à sa tâche. Si même après avoir bien assimilé les bases de la chasse, il n’arrivait toujours pas à y être efficace, du moins essayait-il et apprenait-il à ne plus laisser ses yeux déambuler au hasard. Ça ne le rendait pas meilleur pour viser, mais au moins prenait-il conscience de tous ces petits détails auxquels il faut faire attention lorsque l’on conçoit un plan d’approche et d’attaque.

Ce matin-là, alors qu’ils traversaient un champ de bon matin, cela lui vint comme une révélation. Un petit village, en contrebas, baigné dans un doux rais de lumière, s’étirait après le sommeil. Les gens se préparaient à aller aux cultures, on tirait les animaux hors des enclos, et sur la route qui traversait le village allaient et venaient des chevaux et des carrioles, transportant denrées alimentaires, monnaie, marchandises… Le territoire des hommes du Bief était comme la forêt : un espace qu’il faut observer attentivement, dont il faut apprendre les signes, et où s’opère naturellement des mouvements. Etre Lord, c’était peut-être ça : être conscient de tous ces petits échanges quotidiens, de toutes les interactions entre les gens qui dépendent de nous, de nos décisions en tant que Seigneur.

Mais le territoire était immense. Il n’en voyait même pas le bout à l’horizon. C’était dément…

— Sylvain… articula-t-il doucement. Combien de jour doit-on marcher si on veut attendre la mer ?

— A notre rythme, ser, une vingtaine. En se pressant, dix.

— Et pour atteindre les sources de la Mander ?

— On y sera pas avant deux mois, au mieux, ser.

Il ne dit rien pendant quelques instants. Puis :

— Avec mon frère, nous avons parcouru la campagne, mais je n’ai jamais vraiment fait attention à…

Il ouvrit les bras sur le paysage.

— … tout ça.

Se retournant alors, l’héritier de Hautjardin permit au chasseur de voir briller dans son regard une envie qui n’était plus seulement celle de ne pas décevoir son père.

— Montre-m’en plus, Sylvain, ordonna-t-il. Je veux apprendre à connaître le Bief.

Le vieux chasseur comptait bien obéir.
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MessageSujet: Re: Hautjardin   Mer 29 Aoû - 20:04

Le retour d’Ormund

Lorsqu’Aegor Bracken avait franchi les portes de Hautjardin, le jeune Ormund Baratheon sur son cheval, l’ensemble du château avait retenu son souffle. Horas Tilley, le chef de la Garde, était sorti leur faire face, accompagné de douze gardes qui, comme lui, portaient la hallebarde.

Le Seigneur de la Haye-Pierre a demandé à s’entretenir avec Lord Tyrell et, un instant, les hommes d’Horas Tilley ont hésités à lui bloquer le passage. Etait-ce la figure tranquille d’Ormund, qu’ici tout le monde reconnaissait, qui ont retenus leur bras ? Ou était-ce la peur indéniable que leur inspirait la troupe du Maître des Chuchotteurs ? Quoi qu’il en soit, lorsqu’Aegor étira son sourire, les hallebardiers relevèrent leurs armes.

Ils furent conduits jusqu’à une cour ombragée où, sur la terre battu, deux écuyers croisaient le fer sous le regard de cinq autres gamins. Du haut de son balcon, Garlann Tyrell dinait avec sa famille, sans lâcher ses pupilles du regard. Sa fille Sonia, assise à sa table, rechignait à avaler ses gâteaux de miel, enfermée dans le silence. Le petit Petyr Corbray, lui, tenait l’épée du Parangon de Chevalerie, debout à côté de son siège.

Quand Aegor Bracken sorti de l’ombre, les deux duellistes se séparaient, les bras alourdis par la fatigue. L’un d’eux chassait machinalement la mèche de cheveux noirs collée à sa figure par la sueur, la bouche tordue en une grimace typiquement Hightower. Le second s’était noué à l’avant-bras un bouclier beaucoup trop grand pour lui et semblait peiné de voir que les belles armoiries Chester avaient étés éraflés par les coups d’épée de son opposant. Au bord du terrain, un petit blondinet trapus les arrosait tantôt d’encouragements tantôt d’insultes, riant à gorge déployée avec ses deux voisins aux allures bien plus communes et aux caractères bien moins affirmés.

Ce fut cependant bien Harwyn Lannister qui identifia le premier leur visiteur. Son rire mourut dans sa gorge et, pendant que ses deux acolytes continuaient de faire les pitres, il se leva soudainement, soucieux. Garlann et Sonia suivirent son regard, tombant sur la mine réjouie du Seigneur de la Haye-Pierre. Ce dernier aida Ormund à descendre de cheval comme s’il avait été son propre écuyer.

Sonia le reconnu immédiatement. D’une bourrade elle envoya valser sa chaise, effrayant Petyr, et se jeta en avant, s’exclamant :

— Ormund !

Les deux amoureux, séparés depuis des mois, échangèrent un long regard. Le sourire de l’un entraina celui de l’autre. La fille de Garlann fit claquer ses pieds et s’élança dans l’escalier.

Un mot de son père l’immobilisa cependant :

— Sonia, reste ici.

Le Seigneur Suzerain du Bief essuya sa bouche avec le revers d’une serviette de soie. En bas, ses pupilles s’agitaient sans savoir quelle attitude adopter. Il se leva sans se précipiter et tendit la main vers Petyr Corbray. Son aide de camp n’était pas très vif, mais il finit par comprendre ce qu’on attendait de lui et offrit l’épée à son tuteur. Garlann boucla son ceinturon et s’adressa au Maître des Chuchoteurs, digne comme s’il n’y avait pas une grande tâche de gras qui lui maculait le col.

— Lord Bracken, que me vaut l’honneur de votre visite ?

La demande était innocente, mais ses yeux ne quittaient pas son écuyer Ormund Baratheon. Voilà plus de six mois qu’il avait disparu, capturé par des bandits. Loren avait remué ciel et terres orageoises pour retrouver sa trace. Et à présent le voici, arrivant à l’improviste sur le cheval de l’homme le plus imprévisible des 7 Couronnes ? Cela faisait beaucoup…

— Aimable Lord Tyrell, je me réjouis de trouver un accueil si chaleureux au sein des murs de Hautjardin ! Je vous ai ramené un enfant égaré ! J’avais entendu dire que vous le cherchiez et j’ai eu l’occasion d’aider, donc…

Derrière les nouveaux venus se refermaient les portes, encadrées par les hallebardiers d’Horas Tilley. Fort heureusement, Aegor Bracken parla bien.

— C’est vil que de s’en prendre ainsi à l’amour de votre fille.

Il adressa un sourire complice à Sonia.

— Les bandits ont été punis et votre protégé libéré. Je vous le ramène aujourd’hui, afin qu’il rejoigne sa maison et la tranquillité. Cette affaire à trouver un heureux dénouement, mais il y a des choses dont nous devons parler…

Ses yeux se posèrent sur Ser Tilley.

— … en privé.

Garlann hocha du chef et ses traits se détendirent. Il s’adressa à Ormund :

— Heureux de te revoir, fils.

Puis il invita d’un geste Aegor à monter le voir.

— Venez, Lord, nous discuterons dans mes appartements. Horas, installez confortablement ses hommes dans une bâtisse, et demandez à Lady Barley de leur faire servir un bon repas. Ils le méritent.

Tandis que le chef de la Garde faisait rouvrir les portes et qu’Aegor donnait ses ordres à voix basse, Garlann se tourna vers sa fille qui trépignait d’impatience.

— Sonia… Mène donc Ormund à l’intérieur, et veille à ce qu’il prenne un bain.

Elle le remercia d’un grand sourire et dévala les marches sans plus attendre. Toute la cour put alors assister aux retrouvailles des deux amoureux qui se prirent dans les bras et jurèrent par les 7 de ne plus jamais se quitter.

Alors qu’Aegor Bracken et Garlann Tyrell s’enfermaient, Harwyn Lannister enfilait un vieux casque cabossait et protestait :

— Hey ! J’ai pas encore pu cogner moi !
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