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 Tour 2 - La main du Roi

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Maitre Chêne
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MessageSujet: Tour 2 - La main du Roi   Dim 13 Nov - 21:56

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Dracnor

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MessageSujet: Re: Tour 2 - La main du Roi   Mar 15 Nov - 17:09

RP Tour 2 : Danwell Frey, héritier des Jumeaux, et son père

La journée était déjà bien avancée.  Les ombres projetées par les bannières aux deux tours s’allongeaient vers l’Est. Danwell Frey, héritier des Jumeaux, chevauchait en tête du cortège qui accompagnait sa famille à Port-Réal, flanqué par deux chevaliers et un porte-bannière. Il savait qu’il était impressionant, dans son costume Son père était derrière lui, au milieu du cortège, dans sa voiture : étant donné son âge, il préférait se dispenser de chevaucher durant plusieurs jours consécutifs. Danwell soupira, se félicitant intérieurement d’être jeune et vigoureux.
Un cavalier s’approcha au galop, puis ralentit et salua le fils Frey :
-Monseigneur !
-Qu’avez-vous vu ?
-Plusieurs centaines d’hommes, Monseigneur. Arrivant du Nord par la Route Royale. Corbois, Stark et Omble sont les bannières de tête.
-Allez prévenir mon père : les Trois Ours sont en chemin.
Il ne put s’empêcher de tâter le pommeau de son épée nerveusement. Le Héraut, le Juge et le Borgne. Génial. Faire le voyage avec Lord Arryn aurait été bien plus agréable, d’autant plus que cela lui aurait permis de revoir sa sœur sans les regards indiscrets de la cour. Quelques autres pensées moroses lui occupèrent l’esprit, suffisamment pour qu’il soit surpris du temps s’étant écoulé : son père était arrivé à ses côtés, montant un bel étalon. Lord Elston Frey redressa le col de son costume, fit signe à dix hommes, et sourit à l’adresse de son fils :
-Eh bien, allons donc nous présenter à nos voisins. Oh, je t’en prie, Danwell, essaie une expression plus agréable, on dirait que tu vas à l’encontre de la mort elle-même.
Ma foi, ce n’est pas si éloigné de la vérité… Pourquoi son père ne s’inquiétait-il donc de rien ? Ces trois-là avait tué Daemon Feunoyr lui-même, pour la simple raison qu’il était entrée en arme dans la même pièce qu’eux.
-Si cela se trouve, tu trouveras peut-être même ta femme dans cet ost qui te terrifie, plaisanta le sire des Jumeaux. Maintenant, en route.
Les deux Frey donnèrent un petit coup à leurs montures, et partirent à la rencontre des Nordiens.
Trois semaines plus tard, les hommes du Conflans et du Nord arrivèrent ensemble à la capitale, les bannières Frey se mêlant aux bannières Stark, Corbois et Omble.



La semaine qui suivit fut banale pour les habitués des us et coutumes de la cour. On s'inclinait devant son suzerain, et on s'inclinait encore plus bas devant le Roi. De l’installation aux négociations, en passant par les discussions de couloir et les allusions à un mariage, rien ne sortait de l’ordinaire. Le Donjon Rouge était, après tout, devenu un repère de Lord parlant tous le même langage à double sens.
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Anarchnid

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MessageSujet: Re: Tour 2 - La main du Roi   Lun 28 Nov - 23:48

RP Dorne : tour 2
Meenah Martell, Maîtresse des Chuchoteurs



Au lever du jour, Meenah prit un bain avec ses courtisanes. On lui lava les cheveux, lui huila la peau, avant de la laisser se détendre dans l’eau bouillante. La Princesse de Dorne adorait la chaleur, et ne semblait pas la craindre ; elle aimait parfois se dire que les ascendances Targaryennes de la famille Martell se retrouvaient en son sang, mais cela était sans doute plus dû à ses origines des îles d’étés qu’à l’ascendance de son lascif de père.

Elle se laissa tirer de l’eau par des caresses, et ordonna qu’on l’habille. Sa tunique de lin lui fut passée, et elle alla prendre le petit déjeuné.

Meenah passait presque plus de temps ici, dans le bordel qu’elle avait investi, qu’au Donjon Rouge. La forteresse royal ne pouvait accueillir toute sa suite, et ses murs avaient décemment trop d’oreilles pour qu’elle puisse s’y sentir à l’aise pour les activités que nécessitaient son train de vie… Aussi avait-elle, contre l’avis de la nouvelle main du roi, investit dans le bordel Chataya, l’avait racheté, fortifié, et y avait placé ses hommes de confiance à tous les couloirs. Ne restait de l’établissement d’origine que le personnel d’entretien de plaisir : tout le reste était à présent Dornien, comme une ambassade de pure luxure Dornienne en plein cœur de Port-Réal.

Elle ne plaisantait cependant pas avec la sécurité : personne n’entrait ni ne sortait à moins d’être membre de ses services. Oh, la Princesse accordait régulièrement des entrées à ses invités diplomatiques, leur accordant tout ce qu’ils pouvaient souhaiter, mais cela n’empêcher pas ses hommes d’être derrière chaque mur au sein de ce bordel.

Généralement, elle y passait ses nuits (à moins qu’elle n’ait besoin de sommeil) et ses matins, avant de rejoindre le Palais en début d’après-midi et de s’occuper des affaires du royaume aux côté de Lord Tully, à présent main du roi, et du Roi.


Une fois engloutit ses fruits pour petit déjeuner, elle fit venir ses courtisanes qui l’aidèrent à enfiler son armure neuve - présent de Lord Ormond Ferboys. Golgoth Sand, son garde d’élite, se présenta à elle, la mine usée : il n’avait pas beaucoup dormi, mais avait mené sa mission. Il fit un signe de tête, et ses hommes entrèrent, trainant plusieurs corps.

Meenah les inspecta rapidement, les compta, et rendit son regard à Golgoth. Elle sembla réfléchir quelques instants, avant de donner ses ordres :

- Prenez-en deux.

Les hommes d’armes attrapèrent les deux cadavres, eurent des difficultés pour les soulever, jusqu’à ce que Golgoth lui-même ne s’en empare d’un, le jette sur ses épaules, et annonce être prêt. On réunit une escorte conséquente, on ouvrit les portes, et les Dorniens sortirent en ville.

Meenah chercha un moment l’endroit propice. Sur leur passage, le peuple se pressait d’abord, attiré par la sensuelle réputation de celle que l’on appelait ici la Princesse d'Ebène, puis reculait devant l’imposante troupe armée et le corps qu’on ne cachait point transporter.

Il fut trouvé une place, ni trop grande, ni trop commune, où la Princesse fit s’arrêter son monde. D’un geste, quatre planches furent dressées en croix, et on y cloua les cadavres. Les badauds alentours s’arrêtèrent lentement, prenant conscience de ce qui se passait là.

Meenah Martell aurait aimé pouvoir le faire elle-même, mais son image de femme désirable ne devait pas souffrir de tels actes, aussi ordonna-t-elle à Golgoth de faire ce qui était convenu : ce qu’il restait des hommes fut déshabillé, et on leur peint le blason Feunoyr sur la poitrine. Le garde de la Princesse sorti alors son couteau, et leur trancha sexe et bourses avant de les fourrer dans leur bouche cadavérique sans une hésitation.

On entendit des cris d’horreur dans la foule, mais Meenah sût qu’elle avait produit son effet, et on s’en retourna au bordel sans un regard en arrière, laissant à la foule un aperçut de ce qui arrivait à ceux défiant son peuple.

Une fois rentré, la Dame de Lancehélion prit une grande respiration et commença enfin à penser à autre chose.

Lord Forrest, qu’elle reçut plus tard dans la journée, après un entretient des plus importants, lui demanda pourquoi elle avait montré son meurtre ainsi devant témoins.

- Les partisants Feunoyr ont tué un de mes hommes ; dénicher et tuer ceux-là m’a couté un deuxième Dornien. Je ne laisse pas la vie des miens impuni, et je tiens à ce que tous ici le sache : on ne s’attaque pas impunément à Dorne ! Le roi ne pourra pas me punir pour le meurtre de ses ennemis, et je ne me cacherai pas dans l’ombre : les lâches tuent dans la nuit, moi je venge à la lumière des dieux, et personne n’osera rien me dire.

L’affaire Feunoyr n’était cependant pas terminée, et ne le serait pas avant le procès. Meenah avait déjà sa petite idée là-dessus, mais préférait attendre avant de bouger ses points.

Le conseil royal commençait à se constituer, un tas d'intrigue se profilaient et sa nouvelle fonction de maitresse des chuchoteurs était tout autant une formidable opportunité qu’une charge très pesante. Elle ne retournerait certainement pas à Dorne avant un moment…


On prépara les chandelles pour le soir. La Princesse avait besoin de se détendre, aussi fit-elle appel aux services du lieu qu’elle avait acheté.

Mais même les caresses et les baisers ne l’apaisèrent pas. Elle ne dormit pas de la nuit, même après que les êtres partageant sa couche aient trouvés le sommeil. Meenah Martell était fatigué, mais pas physiquement. Ses dernières semaines n’avaient étés que problèmes, discutions, et politiques : elle était particulièrement forte à ces jeux, mais devoir constamment cacher ses intentions, sa manière d’être, faire preuve de retenue… rien de tout cela n’était naturel pour un Dornien. Le bordel lui accordait une petite bulle de détente, certes, mais là encore elle n’avait véritablement personne à qui parler vrai, sans artifices. Ses deux gardes, Golgoth et Victarion, avaient beau être souvent ses complices, elle n’était jamais seule avec eux… A vrai dire, elle n’était jamais seule avec personne, et devait toujours se soucier des convenances, de l’apparence, ici à Port-Réal. Meenah se surpris à repenser à Lancehélion, et à ses séances d’entrainement avec sa sœur, Trud Martell, Âcre-acier. Depuis combien de temps ne s’était-elle pas entrainée aux armes ? C’était bien là un langage de vérité qui lui manquait en ces jours de faux-semblants de cour…

Elle se sentait comme une bête sauvage dans une robe : elle aurait aimé rugir de tout côté, mais se retrouvait emprisonnée dans un corset de dame de cour, à ronronner avec des chats. Tous les Lords qu’elle avait accueillie l’avaient sans doute pris pour une femme dont ils pourraient se jouer, pour une joueuse comme les autres de leur petit jeu. Tous… à part peut-être Logan Rowan.

Par bien des aspects, le Lord ressemblait plus à un Dornien qu’à un homme du Bief, ce qui amusait la Princesse de Dorne, et la poussait à s’intéresser à lui. Repenser à sa sœur l’avait rendue nostalgique, et elle se dit que, peut-être…

Lord Forrest allait être très occupé ces prochains jours, et Meenah commençait à se dire qu’un nouveau camarade de jeu serait le bienvenu.
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Trainn

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MessageSujet: Re: Tour 2 - La main du Roi   Sam 7 Jan - 14:23

Aenar Targaryen, Tour 2

Aenar était furieux lorsqu'il avait appris les meurtres qui avaient eu lieu parmi les rangs de soldats des différents Lords. Furieux, mais pas surpris. Il avait bien conscience que son pouvoir était encore contesté, et même le jugement ne conclurait pas cette histoire juste comme ça. Il lui fallait encore plus s'imposé, s'entouré de seigneurs et conseillés loyaux, et surtout, il lui fallait briser la volonté des Feuynor de continuer cette rébellion. Pour le moment, il lui fallait trouver ceux semant la terreur parmi les soldats, les trouver et les anéantir.
Pour cela, Aenar avait encore fait appel à Ser Enghien Mormont afin qu'ils envoient quelques soldats dénicher cette nuisance. Si cela n'était pas vite fait, Aenar craignait que cela remette encore un peu plus en doute son pouvoir, surtout avec tant de Lords présents dont la loyauté n'était certainement pas pour tous acquises. Satisfaire ces Lords étaient peut-être encore plus difficile que réprimer une rébellion Feuynor.
Mais son conseil avait besoin de s'agrandir, et il avait déjà songer à qui nommer. C'est d'ailleurs ce qu'il s'apprêtait à annoncer dans la salle du trône, là où tous n'attendaient plus que lui.

***


Aenar, dans son armure et assis sur son trône, n'affichait désormais qu'une expression sereine et calme, et balayait l'assemblée réunie sous ses yeux. Maintenant que les derniers Lords étaient arrivés, la salle du trône était comble. Quelques coutoisie furent d'abord échangées, avant que le roi se lève et prenne la parole pour passer au moment que tous attendaient. Commençant en premier lieu par rappeler l'importance du conseil restreint et le rôle que cela signifiait que d'y siéger, le roi laissa ensuite un silence avant d'annoncer sa décision.
- Au côté de Meenah Martell, Harwyn Tully, Ser Enghien Mormont et moi-même siégeront Cedrik Corbois au poste de Grand Argentier, ainsi que Thales Arryn en tant que Maître des Lois.
Aenar annonça aussi la création du poste d'Amiral de la flotte pour son oncle Daeron Targaryen qui siégera lui aussi au conseil, ainsi que la nomination du mestre de Hightower au poste de Grand Mestre.
Et l'assemblée se finit sur cette déclaration.
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Melcy

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MessageSujet: Re: Tour 2 - La main du Roi   Dim 15 Jan - 11:58

RP Tour 2 : Lord Tywald Lannister & Joanna Lannister

Joanna Lannister énumérait toutes les choses merveilleuses qu’elle avait pu apercevoir depuis son arrivée à la capitale, à son père assis à côté d’elle et écrivant une lettre à son fils et sa femme restés à Castral-Roc. Il avait reçu une lettre de Tytos la veille le rassurant sur les capacités de son fils à gérer la ville en son absence. Tywald, à son tour, leur fit part de son trajet sans embûche et de sa rencontre avec le roi dans la salle du trône, en revanche il leur passa sous silence les meurtres qui avaient eu lieu avant son arrivée parmi les hommes de certains autres Lords, il ne voulait pas les inquiéter inutilement. Cependant, Tywald avait pris quelques mesures à ce propos, il ne souhaitait voir certains de ses hommes se faire assassiner sauvagement alors qu’ils étaient seuls, et il voulait encore moins que quelque chose arrive à sa fille, c’est pourquoi il devait toujours il y avoir au moins cinq gardes auprès d’elle. Il s’inquiétait bien moins pour lui-même, après tout, malgré son âge, c’était encore un excellent combattant.
Tandis que Joanna finissait de lui parler d’une robe qu’elle avait aperçue plus tôt dans la journée, Tywald se leva pour aller confier la lettre à un corbeau, et l’envoya sans tarder.
Il ne lui restait plus qu’à attendre que les choses avancent, et si le roi avait besoin de lui, il était prêt à aider et obéir.
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Lebelum

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MessageSujet: Re: Tour 2 - La main du Roi   Dim 14 Mai - 14:54

RPs Tour2: Nord
Stark RP T2

Rodrik n'aimait pas ça, Port Royal semblait encore plus mal famé qu'à son habitude et le procès s'avérait plus complexe qu'il ne le pensait. Plusieurs gardes morts et rien ne semblait indiquer que ça allait finir, mieux valait essayer de gérer la situation au plus vite, mais comment savoir qui avait fait le coup ? La coopération semblait être une solution correcte, elle limitait les risques direct pour lui et évitait de gêner les autorités s'occupant de ce problème, il proposa alors le soutien de ses hommes au roi et à la nouvelle main proclamée et décida alors de se consacrer principalement au sort des Frejoys restants, pour cela il lui faudrait pouvoir prendre la parole plus efficacement, il appela alors son compagnon Osric Omble pour lui faire une proposition.

Elsa Stark RP du tour 2:

La neige tombe dans une lenteur désespérante.
Lady Stark s'ennuie profondément au château de Winterfell. Se demandant comment se porte le beau gratin qui devrait être arrivé à Port Réal. Avec autant de lords réunis au même endroit, impossible qu'un incident ne sois pas vite survenu. Ya-t-il au moins un mort ? Ce n'est pas son abruti d'époux qui lui enverrai le moindre corbeau pour l'informer de la situation en cours. Pourtant l'issue du procès, s’annonçant sanglante, l'intéressait au tout haut point.

Cedrik Corbois "le Borgne", RP tour 2:

Le voyage avait débuté bien tranquillement, les 3 Ours et leur cortège atteignirent rapidement le Neck et tombèrent (un peu par surprise) sur Griseaux, Rodrik accompagné d'Osric en profita pour rendre une visite de courtoisie aux Reeds tandis que Cedrik continua un court moment sur la route royale pour établir le campement, la visite des deux lords se devant d'être brève.
Cependant le soir même une inondation rapide de la zone de campement obligea Cedrik à plier bagage et avancer vers le sud.
Le lendemain matin force est de constater que ladite inondation était particulièrement importante et les deux compères bloqués à Griseaux envoyèrent un corbeau au Borgne lui demandant de les attendre, chose particulièrement perspicace puisque ce dernier rencontrait Lord Frey et son fils lorsqu'il reçu le message. Ils attendirent de voir le groupe Stark et Omble au loin pour reprendre la route ensemble en direction de Port Réal, Cedrik y voyant l'occasion de sonder l'esprit au sud du Neck et les Frey celle d'éviter la situation embarrassante d'essayer de discuter avec un muet.
La suite du voyage se déroula ainsi jusqu'à l'arrivé à Port Réal, les lords du Nord prirent quartiers non loin de la Porte du Dragon et une fois établies firent route vers la salle du trône avec l'intention de, cette fois, ne tuer personne, à moins que...
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Anarchnid

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MessageSujet: Re: Tour 2 - La main du Roi   Mer 15 Nov - 22:18

par DorianGray » il y a un an
Tour 2 : Evenement joueur


Image

La salle du trône était comble. Les courtisans, repoussées sur les côtés par la Garde Dragon, se pressaient sous les colonnes, observant avec un mélange d'appréhension et de curiosité les personnages singuliers en face du trône. Harwyn Tully, ses deux frères et son fils, d'abord ; tous les quatre éclatants, grandioses, engoncés dans leurs armures d'apparats, d'un noir argenté assez discret pour ne pas les rendre trop écrasants. Meenah Martell, la dornienne, resplendissante, conservant une attitude des plus fières au sein de cette assemblée exclusivement masculine. Le vieil homme, Arold Tyrell, important avec lui toute la richesse du Bief à travers ses vêtements ornementés et agrémentés de toutes sortes de richesses. Et pour conclure cette auguste assemblée, Thales Arryn, le chevalier, en armure. Tour à tour, tous s’agenouillèrent, prêtant hommage, et échangeant une ou deux courtoisies d'usage. Arold sembla rassembler toutes ses forces pour plier le genou, Harwyn se contenta d'un sobre "mylord", mais ce fut la Dornienne qui mit le doigt sur l'affaire du jour.
- C'est un devoir et un honneur que de servir la couronne, mon roi. Je tenais à vous présenter mes hommages personnellement. Je pense parler au nom de tous en vous assurant que nous sommes içi pour vous servir.
Avant de passer aux réjouissances, puis-je vous demander comment se présente l'affaire ?
Le Roi, engoncé dans son armure noire sertie de rubis, une main sur son épée, semblait en parfait contrôle de la situation.
- Merci ma Dame, je ne doute pas que vos services me seront très utile. Quant à l'affaire, celle-ci se passe très bien pour le moment, répondit il sereinement.
- Quel plaisir de nous voir si nombreux à vos côtés, votre altesse. Puis-je me permettre de vous demander les détails de ces jours ? Le voyage a été long, et je ne sais encore que très peu de chose sur ce que nous réserve les prochains jours. Nous avons beaucoup à discuter ensemble, il me semble...

Le Roi se mit debout. Était ce le trône ou le personnage assis dessus qui dominait la situation? Qui était réellement en train de dominer qui? Aenar s'éclaircit la voix, s'adressant à toute la salle pour ce qui semblait être une annonce assez réjouissante, malgré les sombres affaires à traiter.
-Sur les prochains jours un banquet sera organisé une fois que tous les Lords seront arrivés ainsi qu'un tournoi, et bien entendu cela sera conclu par le procès pour lequel vous avez tous été invité. Meenah reprit la parole.
- Excusez-moi si je vous parait insistante, votre Altesse, mais avec les derniers évènements votre entourage politique est plus clairsemé que jamais. Vous avez besoin de réunir un conseil qui puisse être représentatif des forces en présences à Port-Réal, afin de procéder équitablement aux nominations nécessaires, mais également d'organiser notre position pour le procès et nous assurer que la justice se montre implacable vis-à-vis de ceux qui se rebelle contre le trône. Réunissez un conseil royal avant le procès, mon roi, et chacun des Lords ici présent vous soutiendra sans concession.
L'interpellé lui adressa un regard sans mépris aucun, sans s'offusquer de sa prise de parole soutenue.
- J'ai bien conscience de cela ma Dame, mais avant de constituer ce conseil, il me faut être sûr de la loyauté de gens que je choisirai, dit il sans se démonter.

Meenah se relève alors, magistrale.
Permettez-moi alors, mon roi, de vous témoigner mon soutient indéfectible. J'apporte avec moi un présent qui saura exprimer cela :
d'un signe, un des bannerets de la dame franchit les portes de la salle, dévoile et présente la lance de guerre forgée et dorée d'or que la Dame de Lancehélion offre au roi. Traversant à pas lents toute la longueur le séparant du trône, il s'avance jusqu'au pied de celui ci, ou il transmet le présent à Ser Mormont.
- Une lance d'or, symbole de votre autorité et de votre puissance juste sur Westeros. Ce présent est désormais votre, puisse nos ennemis trembler !
Arold Tyrell fit une révérence.
- Votre grâce, je pense que c'est à mon tour de vous offrir un présent. Après la rebellion Feunoyr, j'ai pensé qu'il serait bon pour votre royaume d'avoir un soutien financier pour que celui-ci puisse se redresser.
Mon présent n'a pas la valeur significative de celui de Lady Martell mais aura au moins le mérite d'aider le royaume.
Une vingtaine d'hommes d'armes de la maison Tyrell franchirent les portes, portant de lourds et gros sacs. De l'or. Des dizaines de milliers de dragons d'or. Le petit sourire du Lord n'y trompait point ; cela n'était qu'une fraction de la légendaire richesse d'Hautjardin. Le roi adressa à l'un comme l'autre des remerciements décents.
Il prit à nouveau la parole, cette fois pour une annonce des plus importantes.

Il est désormais important pour moi de commencer à remplir le conseil Restreint. En ces temps de crises, agités par les restes de la rébellion Feunoyr, il m'appartient de m'entourer de seigneurs loyaux, et ce afin de maintenir la paix du royaume par tous les moyens. Moi, Aenar Targaryen, Roi des Andals, des Rhoynar et des Premiers Hommes, Suzerain des Sept Couronnes, je nomme Meenah Martell, Princesse de Dorne, au poste de Maitre des Chuchoteurs. Elle siégera désormais au Conseil Restreint en compagnie de ma personne et du Lord Commandant de la Garde Royale.
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Anarchnid

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MessageSujet: Re: Tour 2 - La main du Roi   Mer 15 Nov - 22:20

par M0tus » il y a un an
RP TOUR 2 : AROLD TYRELL

« Mon bien cher père.

Cela fait déjà plusieurs semaines que vous êtes partis et nous n’avons point eu de vos nouvelles. Je me permets donc de vous écrire pour vous en donner des notres.
Au château, tout va pour le mieux, Berta est revenue de chez les Tarly, elle nous a rapporté que le petit Elion se porte apparemment à merveille et que Margaret était triste de ne pas vous voir, elle espère que vous organiserez des festivités à votre retour pour que nos deux maisons puissent se réunir.
Theo quant à lui surveille avec grand zèle tout ce que je fais et toutes mes décisions concernant le royaume, ne l’auriez-vous pas chargé de cette mission sans m’en rendre compte ? Ça ne m’étonnerait pas de vous. Dans tous les cas, cela ne me dérange pas. Concernant Theo, il y a également quelque chose dont je désirais vous faire part, mon frère me parait étrange ces temps cis, moins présent aux dîners, plus distant, je l’ai même surpris il y a deux jours, pendant la nuit, en train de sortir furtivement de sa chambre. Intrigué je l’ai attendu malheureusement pour moi je ne l’ai pas entendu rentrer car il est resté tellement longtemps en dehors de sa chambre que je me suis endormis en le guettant… Je me demande ce qu’il se trame et si vous voulez mon avis ce n’est rien de grave, en tout cas, rien qui pourrait entraver à la paix du royaume, simplement, une femme ! N’est-ce pas une bonne nouvelle, voir Theo seul pendant de si longues années m’attristait…

Enfin pour ce qui est de mon cas, je m’efforce de faire de mon mieux pour gérer les affaires du royaume. Tout va, dans l’ensemble, pour le mieux, à part quelques affaires de vols dans la ville, les affaires sont florissantes et nos relations entretenues.
Rien de passionnant somme toute.
Mais vous, comment vous portez vous, j’espère que le voyage ne vous a pas trop fatigué et que votre séjour se passe pour le mieux. Je vous en prie, répondez-moi, je meurs d’envie de savoir ce qu’il se passe à Port-Royal.


En espérant une réponse au plus vite de votre part.

Haron »

Arold referma la lettre avec un sourire rêveur et satisfait sur les lèvres. Theo avait donc trouvé l’amour… Ce garçon si timide et puritain était enfin tombé sous le charme d’une demoiselle… Arold se demandait à quoi pouvait donc ressembler celle qui avait réussi à briser le mur protégeant le cœur de son fils, que défendait, à la manière d’une garde de nuit, des valeurs telles que la religion, l’honneur, le respect de la loi. Quelle était cette voleuse qui avait réussi à déjouer la surveillance inébranlable des soldats protégeant, dans un coffre en titane fermé à double tour la chasteté de son fils ?
Cette nouvelle lui remémora sa jeunesse et ses premières amourettes de jeune homme et il sombra dans une rêverie, repensant à sa femme, puis à sa maîtresse, il finit par s’endormir.

Il se réveilla à la tombée du soir, encore sonné par le sommeil, il se leva pour aller respirer de l’air frais pas la fenêtre, accoudé à celle-ci, il se mit à méditer et à penser au Bief, sa terre natale lui manquait déjà… Soudain, il se rappela qu’il avait le soir même un dîner avec Lord Rowan, Lord Cendregue et Lord Hightower, il regarda l’horloge, il était en retard, il se dépêcha de sortir de ses appartements, fit appeler une calèche et se dirigea vers leur lieu de rendez-vous. Quand il arriva, ses trois vassaux étaient déjà attablés, il se joignit à eux et les trois hommes se mirent à manger. Au début du dîner, des tensions se firent ressentir entre Lord Cendregue et Lord Hightower, ce dernier n’aimait pas du tout, et Arold le comprennait, la façon de se tenir d’Ulysse, il était grossier et détesait tout le monde, enfin, à ce qu’il disais…
Quoi qu’il en soit, il était content de retrouver ses vassaux, les conversations allaient de bon train, on parla du mariage de la fille de Lord Hightowern, de l’hypothétique accès au mestre du même lord au poste d’archimestre.
A la fin du repas, il leur parla d’un projet qu’il avait en tête, un projet qui lui avait été suggéré par lord Baratheon, une alliance commerciale du sud aves Dorne et les Terres de l’orage. Cela parut plaire aux deux vassaux qui approuvèrent cette décision.

Après ce dîner agréable sous la douce chaleur de Port-Réal, Arold Tyrell, pris de fatigue, rentra chez lui et se coucha. Il était apaisé, les troubles semblait s’être arrêtés, il pourrait bientôt rentrer dans sa demeure du Bief et retrouver ses enfants…

Il fut réveillé quelques heures plus tard par Enghien Mormont, il était tard, la nuit était sombre et la face du Lord Commandant également. Celui-ci s’approcha d’Arold et dit d’un ton solennel :

- Monsieur j’ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer.

- Parlez donc, répondit Le vieil homme, inquiet.

- Un sergent de votre armée, Jen Thomas a été retrouvé éviscéré dans une ruelle. Deux autres hommes d’armes, un Tully et un Martell se sont également fait assassiner. A côté des trois corps, on a retrouvé un drapeau représentant l’emblème des Feunoyr.

A ce moment précis, Arold compris que tout n’était pas finit… Tout n’était pas finit : tout venait à peine de commencer. Les Feunoyr étaient loin d’être mort et le royaume loin d’être au bout de ses peines.

- Merci monsieur Mormont, je ne peux malheureusement pas vous accompagner sur les lieux du crime, mes jambes m’en empêchent mais soyez sûr que dès demain, je prendrais des mesures de sécurité dans mon armée.

Enghien Mormont sortit et ferma la porte. Arold se leva de son siège où il s’était assoupi et alla s’allonger dans son lit. Là, il plongea dans un sommeil abyssal, sombre et profond…

Il se leva tôt le lendemain, fit chercher le commandant de son escorte, ser Feigh et lui demanda de mette en place un couvre-feu, aucun homme n’avait le droit de sortir du camp après le coucher du soleil, il donna également de l’argent au commandant pour le rapatriement du corps du soldat et pour les funérailles de celui-ci. Ser Feigh sortit, laissant Arold seul avec ses pensées. Arold resta debout, pensif pendant un long moment, puis, soudain il alla s’asseoir à son bureau, sortit une feuille, une plume et de l’encre et se mit à écrire

« Mon cher fils

Ici, tout va pour le mieux…
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MessageSujet: Re: Tour 2 - La main du Roi   Mer 15 Nov - 22:21

par CadmosConquest » il y a un an
RP du second tour :



Enfin le jour du départ était venu. Aux portes de BoisDoré, une colonne humaine, dont les derniers membres portaient tentes et caisses de provisions, s’étalait de toute sa longueur.

Logan Rowan sauta sur son cheval, et l’amena en tête de file. Là, il se retourna pour contempler avec fierté son ost. La majeure partie de ses troupes étaient composée d’une cinquantaine d’hommes d’armes, armés et expérimentés au combat, et qui portaient à même le dos les bagages, provisions et autres bricoles, dont l’inventaire, l’achat et l’organisation avaient pris beaucoup trop de temps aux yeux de Logan. Quelques sergents d’armes, répartis équitablement dans ce monceau d’hommes, brandissaient les couleurs de la maison Rowan au bout de longues vouges fières et menaçantes. Enfin, cinq chevaliers, les meilleurs des meilleurs du domaine, s’étalaient en demi-cercle derrière leur chef, qui conduisait la marche. Eux aussi montés sur des chevaux robustes et imposants, le cercle privé qu’ils constituaient donnaient un rendu de puissance qui s’était retranscrit sur leur meneur.

Celui-ci revêtait une armure noire aux reflets argentés, légère, qui ne couvrait que son torse et ses avant-bras. Qu’il ne combatte ou pas, Logan préférait se sentir à son aise dans son armure ; il ne portait donc pas de casque et se confortait dans cet équipement léger mais qui correspondait à son style de pensée et de combat : simple, mais efficace et fourbe si besoin. En effet, les armes suivaient ce même principe ; écu familial dans le dos, une épée bâtarde -qu’il s’était exercé à tenir à une main- était accolée à son flanc gauche tandis que, dissimulés sous son écu, un braquemart d’une soixantaine reposait en diagonale sur son échine. Enfin, un perce-maille d’une trentaine de centimètres était glissé sous ses reins tandis qu’une pertuisane longue de deux mètres et demi était accrochée au flanc droit de sa monture. Tout cet équipement, déconseillé aux novices, constituaient un atout de force pour un expert du combat et particulièrement pour ceux comme Logan, qui aimaient à changer d’arme selon les situations. En changeant habilement les armes de ses mains, comme par exemple en utilisant tantôt l’écu et la bâtarde, la bâtarde et le braquemart, l’écu et le perce-maille… et en profitant de son statut d’ambidextre, Logan était devenu un combattant polyvalent qui avait vaincu de nombreux adversaires en feintant habilement de ses multiples armes. Néanmoins, après plusieurs années de campagnes, duels, joutes et autres batailles, sa manière de combattre était devenue connue de la plupart des chevaliers de Westeros, et à présent tous s’attendaient à voir plonger dans leur chair la fine dague à rouelle alors qu’ils s’acharnaient sur le bouclier massif de leur adversaire. Cependant, connaître ce style n’avantageait en rien l’adversaire, bien au contraire ; il devenait trop méfiant, s’attendant à tous les coups fourrés, et il rentrait ainsi dans le jeu de Logan, qui finissait par prendre son ennemi au piège comme un chat tue une souris après s’être amusé avec elle. Sa combinaison préférée était sans aucun doute celle où il enchaînait un coup de bâtarde, de bouclier, puis, feintant du braquemart, un second coup de bouclier, et il finissait son adversaire soit en le découpant avec le braquemart, soit en lui transperçant les intestins avec son perce-maille, laissant sa victime agoniser dans son sang pendant plusieurs minutes, voire plusieurs heures. Tous les esprits faibles étaient sûrs de tomber face à cette technique, c’est pourquoi Logan affectionnait les combats avec les esprits forts, qui ne laissaient pas tout de suite prendre au jeu, et dont la défaite n’en était que plus réjouissante. Sans doute certains guerriers, trop forts de corps et d’esprit ne seraient pas vaincus par Logan et ses feintes, mais il hésitait malgré tout à tenter le coup, fut-ce contre des adversaires aussi redoutables que le géant muet des Stark. Celui-là, Logan ne serait pas si enjoué de combattre contre lui ; il aimait prendre des risques, pas se lancer dans des suicides. Malgré tout, sa réputation de combattant, couplée à celle de son caractère particulier et à son air menaçant inspirait chez ses homes des sentiments qui allaient de la crainte à l’admiration, en passant par un respect sans faille.

Bien que peu nombreux, les hommes qui constituaient l’ost étaient fiers d’avoir été choisis pour cette mission par celui qui était leur modèle et qui reconnaissait leur valeur, et qui ne se basait pas sur le nombre pour évaluer la force d’une armée. Logan avait conscience qu’il ne pouvait amener autant d’hommes que le feront d’autres maisons, car il fallait également laisser des hommes pour garder BoisDoré. Mais la taille réduite de cet ost s’expliquait aussi par le fait que, parmi toutes les grandes armées pompeuses qui faisaient étalage de leur pouvoir, une armée concentrée et malgré tout imposante n’en serait que plus remarquée. Et puis, à quoi bon emmener tant d’hommes pour un simple procès, et, si jamais rencontre sanglante il y avait, cela serait d’autant plus amusant et triomphal d’obtenir la victoire avec ce genre de puissance armée. De plus, Logan, pour passer le temps des trajets, aimaient à entraîner et discipliner ses hommes, les novices comme les experts : jouer avec le corps et l’esprit de ses propres hommes, le divertissait quelque peu et lui permettait également d’améliorer la qualité de son armée ; d’une pierre deux coups. Certes, ils avaient bien dû tuer deux ou trois soldats en procédant ainsi, mais il s’était également fait des amis en découvrant des soldats de valeur, qui ne tombaient pas dans son jeu et jouaient avec lui en retour… A ce programme journalier assez mouvementé s’ajoutait l’idée de recruter des reistres ou des francs coureurs sur le chemin, si jamais l’occasion s’en présentait ; Logan trouvait que l’on faisait ainsi de « belles rencontres » et ces mêmes reistres et francs coureurs apportaient une bonne ambiance et une certaine joie de vivre à la troupe armée quelque fois un peu trop coincée au goût de Logan. Les amener à Port Réal amènerait donc en même temps une humeur festive qui manquera sans doute à certaines maisons, les mêmes qui s’outrageront du comportement peu orthodoxe de Rowan, qui apportait sous le nom de sa bannière des mercenaires pour un évènement d’envergure nationale. Mais Logan leur pissait à la raie, et il riait déjà à l’idée de voir leurs faces rougeâtres offusquées à la vue de son arrivée. Cette image en tête influença le chef Rowan, qui se tourna vers son armée et hurla :

« Allons, mes corniaux, allons rendre visite aux rois de ce monde, et profitons ien des jouissances de la capitale de ce continent ! En route !! »

La masse humaine qui le suivit répondit par un « Haou » général, et se mit en marche.


Après plusieurs jours de marche quasi-ininterrompus (Logan voulait arriver le plus vite possible), et un entraînement constant sur les routes, l’ensemble de l’ost, fourbu et harassé, distingua enfin les portes de Port-réal. Logan, dont les pupilles brillaient à la vue de ce port majestueux qui lui avait tant offert et qui aujourd’hui encore avait beaucoup à lui offrir, souriait, choses assez rare pour être soulignée. Une fois entré dans Port-Réal, Logan constata avec satisfaction que son armée avait produit l’effet recherché, et cela le mettait déjà de bonne humeur. Une fois toute l’armée installée, Logan dîna avec Lord Tyrell et avec Lord Hightower, qui laissait Logan indifférent. Le jeune Lord Cendregué, un autre lord mineur, tout comme lui, mais dont le caractère rebelle et insolent intéressaient grandement Logan, avait également été invité. Ils parlèrent commerce, et l’idée d’une collaboration entre Dorne et les Terres de l'Orage fût abordée. L’idée plût à Logan, mais il ressortit néanmoins un peu déçu de ce repas. Pourtant, le lendemain, un messager prévint Logan de l’incident survenu durant la nuit, où l’on avait retrouvé un Tully, un Martell et un Tyrell écorchés de différentes manières. Excité comme un gamin allant à son premier tournoi, Logan sortit se balader en ville, et plus particulièrement visiter l’endroit où reposait le crucifié Tyrell, celui dont les entrailles avaient repeint le parquet citadin.

« Ah, Port Réal, à peine arrivé et voilà que déja commencent les festivités… Pourquoi me suis-je donc tant éloigné de ton domaine et de tes intrigues palpitantes ? »

Ainsi pensait le chef Rowan lorsque, arrivé à l’endroit où étaient exposé le Tyrell, il rencontra son maître et ami (peut-être le seul) ; le vieux et sage Arold Tyrell, dont l’un des hommes reposait éviscéré à dix pas.

« Messire le salua-t-il, et c’était bien l’un des rares moments de sa vie où Logan saluait quelqu’un en étant pleinement sincère, je suis ravi de vous revoir. »
Une fois les politesses d’usage terminées, Lord Tyrell, bien que faible, accepta de se balader aux côtés de Logan. Ils ne firent que quelques mètres que le riche homme semblait déjà fatigué. Ils s’asseyèrent donc pour converser plus agréablement, et chacun s’enquit donc de l’opinion de l’autre sur ces exécutions. Alors qu’ils s’apprêtaient à se quitter, Logan quitta son maitre sur cette phrase :
« Eh bien, my lord, je me suis dépêché de venir ici afin de vous rejoindre, et je ne regrette pas le long trajet ! Je suis bien content d’être là maintenant avec vous pour assister à ce procès qui s’annonce, ma foi…

Il jeta un dernier regard sur les écorchés.

…divertissant. »

Puis il salua le vieux Tyrell et tourna les talons.
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MessageSujet: Re: Tour 2 - La main du Roi   Mer 15 Nov - 22:21

par yarduoc » il y a un an
RP Tour 2 : Maison Qorgyle


A cette époque de l'année le grès était paisible... Cela faisait maintenant presque un mois que la princesse de dorne était passée par là sur sa route pour port réal, appelée par le roi de la même façon que les autres lords pour le procès de la dame feunoyr. Cette venue avait un peu agitée le fort mais depuis la vie avait repris son cours. Certains se demandaient encore pourquoi lord Tarek n'avait pas suivi le cortège de sa suzeraine et était resté au grès. Certaines rumeurs disaient même que le château était tellement perdu dans le désert que le roi n'avait pas daigné inviter le seigneur du grès. D'autres disaient que le corbeau avait du mourir en chemin, emporté par quelque aigle ou par la chaleur du soleil. Mais qu'importe, les affaires de port réal sont bien loin de celle d'un château coincé entre les dunes du désert.
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MessageSujet: Re: Tour 2 - La main du Roi   Mer 15 Nov - 22:22

par TotoroIer » il y a un an
Stark RP T2

Rodrik n'aimait pas ça, Port Royal semblait encore plus mal famé qu'à son habitude et le procès s'avérait plus complexe qu'il ne le pensait. Plusieurs gardes morts et rien ne semblait indiquer que ça allait finir, mieux valait essayer de gérer la situation au plus vite, mais comment savoir qui avait fait le coup ? La coopération semblait être une solution correcte, elle limitait les risques direct pour lui et évitait de gêner les autorités s'occupant de ce problème, il proposa alors le soutien de ses hommes au roi et à la nouvelle main proclamée et décida alors de se consacrer principalement au sort des Frejoys restants, pour cela il lui faudrait pouvoir prendre la parole plus efficacement, il appela alors son compagnon Osric Omble pour lui faire une proposition.
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MessageSujet: Re: Tour 2 - La main du Roi   Mer 15 Nov - 22:22

par ShinjuMabel » il y a un an
Elsa Stark RP du tour 2:

La neige tombe dans une lenteur désespérante.
Lady Stark s'ennuie profondément au château de Winterfell. Se demandant comment se porte le beau gratin qui devrait être arrivé à Port Réal. Avec autant de lords réunis au même endroit, impossible qu'un incident ne sois pas vite survenu. Ya-t-il au moins un mort ? Ce n'est pas son abruti d'époux qui lui enverrai le moindre corbeau pour l'informer de la situation en cours. Pourtant l'issue du procès, s’annonçant sanglante, l'intéressait au tout haut point.
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MessageSujet: Re: Tour 2 - La main du Roi   Mer 15 Nov - 22:23

par DorianGray » il y a un an
Tour 2 - Maelys Perryn, le Vieux Chevalier


Image

Un courant d'air poussiéreux traversait la tour de la Main lorsque Maelys en monta les marches, qui commençait à se repeupler. Le tout nouvellement nominé Harwyn Tully y habitait désormais, et il avait emmené avec lui ses propres serviteurs et soldats. Ceux ci arboraient désormais une main rouge sur fond noir, en lieu et place du symbole Tully. Leurs interventions furent marquantes. Pas plus tard qu'hier, ils ont commencé à patrouiller dans les rues et menés des perquisitions.
Le chevalier poussa la porte. L'âtre baignait la pièce dans la lueur réconfortante d'un feu de bois. Celle ci était décorée sobrement, mais efficacement. Une table sur laquelle reposait une cape blanche, diverses armoires et un lit aux conditions modestes, aux côtés duquel reposait l'épée de Walder Tully. Celui là était un guerrier émérite, disait on. Le jeune homme, nerveux, était assis sur sa chaise, récitant mentalement son serment. Le vieil homme lui accorda quelques minutes de répit. Lui même ne se souvenait que trop mal du jour de son serment. Il avait été nommé très jeune, il y a, lui semblait il, une éternité. Depuis, son talent à l'épée n'avait fait que s'affermir, mais sa force herculéenne d'alors l'avait quitté, bien qu'il lui restat encore cette carrure imposante qui lui avait valu tant de prestige à l'époque. Ses cheveux blancs formaient désormais une calvitie, son visage avait perdu sa fierté d'antan, et semblait tristement abattu. N'aurait été son reste d'allure martiale, il pourrait passer pour n’importe quel vieillard rabougri. Mais bien qu'ancré dans le passé, il avait encore la main ferme, et l'acier mordant. Son visage ridé ne semblait exprimer autre chose qu'une passivité infinie, malgré l'attention permanente qu'il portait ; peu pouvaient se vanter d'échapper à son oeil, prompt à déceler toute menace. C'est en ça qu'il était un garde du corps méritant.
Le jeune homme leva finalement la tête. Il avait les boucles auburn d'un Tully, et le regard doux d'un Nerbosc. Il n'était pas particulièrement beau pour autant. Son surnom, "Le Petit", ne tenait pas autant de sa taille, qui était tout à fait normale, que de son ascendance ; car on ne manquait pas de retrouver dans sa vigueur l'image de Tytos à son même âge. Nul doute que Walder était un grand bretteur, mais le vieil homme, pour avoir entrainé nombre de jeunes prodiges, doutait fortement qu'il parvienne un jour à égaler son père. Cependant, ce brin de réputation ne pouvait rien faire de mal au jouvenceau. Il n'avait jamais que 16 ans.

Nombre de gens s'était déplacés pour assister à la cérémonie. Pour l'occasion, les Lords séjournant au Donjon Rouge avaient été conviés à venir si il le souhaitaient. Avec l'arrivée des Lannister, des Greyjoy, des Baratheons, et autres Frey, Corbois ou Omble, Port Réal débordait de nobles en tout genre. L'intronisation du Conseil Restreint allait d'ailleurs s'achever dans l'après midi. Mormont était là, à droite du Septon. Harwyn Tully, également, et son frère Jonos. Tytos, lui, en bon Fataliste, ne semblait pas avoir ressenti le besoin d'assister à la cérémonie. Ou peut être matière plus urgente l'attendait?
Les nobles se bousculaient dans cet endroit clôt, peu adapté pour le nombre important de visiteurs. Le Septon du Septuaire Royal était un homme gigantesque, bonhomique ; il paraissait assez jeune pour officier à une tâche aussi prestigieuse, ses cheveux n'étant même pas blanc. Mais Maelys savait bien que la vertu n'attendait pas l'âge ; il en était autre chose de l'expérience. Walder semblait troublé ; humble par nature, c'était presque un trop grand honneur pour lui. Il butta à deux reprises sur son serment, se reprenant immédiatement avec une once de stress dans sa voix. L'absence de son père le troublait il? Vivait il à son ombre?

La cérémonie achevée, le vieil homme se mit en quête du Lord Commandant, qui se trouvait aux dernières nouvelles à la Vieille porte. Accompagné d'une petite escorte, il traversa la ville à pied. Si les plus grandes artères faisaient l'objet d'attentions particulièrement importantes de la part du Guet, et étaient garantes d'une relative propreté, l'odeur, elle, n'avait pas bougée. La Porte était grande ouverte, mais était entravée par un attroupement important de badauds. Fendant la foule, et traversant la ligne de Manteaux d'Or qui s'étaient disposés en cercle autour de la zone, Maelys aperçu Enghien Mormont, qui, d'un air encore plus mécontent que d'ordinaire, adressait un regard furibond à Tytos Tully. Ce dernier était équipé des pieds à la tête, une armure de cuir rouge et noire, une épée, brassières et jambières en métal, le tout lui seyant parfaitement. On ressentait presque les murmures impressionnés des badauds, l'atmosphère de respect qui se sentait autour e lui. Une vingtaine d'hommes à lui descendaient des murailles. L'étendard nouveau de la Main du Roi flottait au gré du vent, triomphant, en dessous de celui du Roi lui même. Et sur le mur surplombant la porte, une pancarte sur laquelle était écrite "TRAÎTRE" clouée sur le torse, sept hommes avaient été crucifiés. Les partisans reprenaient la juste monnaie de leur pièce...
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MessageSujet: Re: Tour 2 - La main du Roi   Mer 15 Nov - 22:23

par Cendregue » il y a un an
Les doux rayons du soleil de Port Réal le réveillèrent. Il étendit lentement ses bras fatigués avec ce goût pâteux dans la bouche de lendemain d’orgie. Il attrapa le verre d’argent posé juste à la droite de son lit et but lentement. L’eau lui fit l’effet d’une douche froide chassant jusqu’au fond de son gosier les relents de sueurs, d’alcools et de graisses coincées dans sa salive.

Entièrement nu il quitta son lit et se mit face à la fenêtre. Le vent matinal acheva de le réveiller. La ville s’animait lentement. Pour lui la métropole avait la forme d’une fourmilière. Le genre d’endroit où des milliers de vies grouillaient, se mélangeaient, interagissaient et se perdaient dans ce dédales de rues sablonneuses et d’une laideur incommensurable. Dans son lit, la jeune comtesse de machin bidule chose bougea mollement. Non désireux de parler où même d’écouter quoi que ce soit ce matin, il attrapa sa tunique orange et son plastron argenté et se dirigea hors de la chambre. Là il s’habilla à la hâte avec sa superbe armure orangée et sortit dans la rue.

Il arpenta lentement les rues de Port Réal à la recherche de quelques points d’ombres ou de frais, d’endroits où il pourrait se reposer et ne penser à rien. Son instinct le fit descendre vers le port où il trouva une plage suffisamment déserte pour être à son goût et se mit à réfléchir aux évènements passés.

Sur les trois grands rois arrivés à Port Réal, l’oiseau était venu les mains dans les poches, la dornienne avec un cure-dent et le vieux qui lui servait de roi avec suffisamment d’or pour se baigner dedans : résultat ? Celui qui n’avait rien prend la meilleure part du gâteau, cette vipère prend le poste de chuchoteur et nous on reçoit des queux de cerises…*

En y repensant le roi ne faisait qu’appliquer la maxime diviser pour mieux régner… Encore restait il à voir l’accueil qu’allaient recevoir les autres imbéciles qui viendraient lécher les bottes de ce jeune pruneau. En attendant l’avantage d’être un petit seigneur lui avait permis de coucher dans une auberge moisie sans que personne ne lui demande de compte. L’impression de se sentir inutile grandissait et il envisagea l’idée de retourner à Cendregué Où devaient l’attendre sa dame de compagnie et son vieil intendant…

« Décidément vous n’êtes pas aisé à débusquer Lord Cendregué, une lettre pour vous ! »
Ulysse Cendregué se retourna aussitôt. Il n’avait pas entendu ce gamin arriver derrière lui. Bon sang comment avait on pût le retrouver sur cette plage déserte. Voilà typiquement ce qu’il détestait à Port Réal : tout le monde semble surveiller tout le monde. Hésitant il attrapa le rouleau et lut attentivement. Ce gros porc d’Arold Tyrell l’invitait à diner ce soir. Il fit signe au soldat de déguerpir et se rassit dans le sable… Se pourrait-il qu’un cerveau est poussé sous les bourrelets de son maître ?

Dans tous les cas il remit son manteau orangé et regarda le soleil. Voilà quelque chose de rassurant. Ce soleil ne l’avait jamais quitté ce soleil qui représentait la maison Cendregué. Ce soleil qui brillera encore demain… Et ça putain c’est rassurant !

*Ce post a été écrit avant la nomination du grand mestre.
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MessageSujet: Re: Tour 2 - La main du Roi   Mer 15 Nov - 22:23

par CadmosConquest » il y a un an
Coucou, voilà un petit rp qui complète mon rp de présentation et qui donne plus d'infos sur ma maison.

*Ce RP commence avant l’écorchement des gardes, et finit avant la nomination du mestre des Hightower au poste de grand mestre.

"Les derniers hommes de l’ost n’étaient désormais plus qu’un point dans l’horizon. Bientôt, ils seraient entièrement engloutis par la cime des collines ondulantes... Enfin, après quelques minutes supplémentaires, la dernière bannière de la maison Rowan disparut du champ de vision de Loyd Rowan, héritier de la maison éponyme et maître temporaire du château de BoisDoré en l’absence de son père, Logan Rowan. Celui-ci était parti prendre part au procès des Feunoyr, à Port-Réal, et Loyd craignait qu’il ne commette quelque imprudence. En effet, Loyd connaissait son père mieux que personne, et il savait que celui-ci avait un goût prononcé pour les bizarreries, et pensait bien davantage à sa propre personne qu’à sa maison et à sa famille. Malgré tout, il ne le comprenait pas : trop souvent, il lui reprochait son manque d’affection envers sa propre famille. L’exemple le plus marquant aux yeux de Loyd était la mort de sa mère, Lady Saakine Rowan, il y’a dix ans de cela. Loyd savait que sa mère aimait son père d’un amour profond, qu’il pensait un tant soit peu réciproque. Cependant, il n’avait montré qu’un visage froid lors du décès de la femme qui l’aimait, il ne pleura pas une seule fois, tandis que Loyd et sa sœur avaient expulsé toutes les larmes de leurs corps, une fois le corps enterré dans la crypte familiale. Sa propre relation avec son père a toujours été complexe ; il se souvenait que, petit, Logan, en présence de son fils, appelait les déjections intestinales « Yvain », qui était le nom du marchand officiel des rowan, et bien trop souvent, Loyd appela ses propres étrons du nom de celui qui s’occupa de lui comme un oncle… Aujourd’hui, encore, il en rougissait. Cela amusait son père, qui se fichait bien de ce que pouvait ressentir son fils, et Loyd avait grandi en apprenant à se méfier de lui, à le connaître, en essayant de se rattraper là où il estimait que son père avait échoué. Ainsi, l’héritier rowan était responsable, d’un tempérament stable, il savait garder la tête froide et essayait de connaître le cœur de ses semblables. Beaucoup de ses vassaux voyaient déjà en lui le futur chef familial, qui apporterait un temps plus calme que son prédécesseur, notamment depuis que le-dit prédécesseur faisait route vers la capitale. Loyd allait donc pouvoir faire ses preuves, bien qu’il les ait déjà faites depuis longtemps aux yeux de bon nombre de ses sujets : Logan étant souvent en vadrouille, la responsabilité du domaine avait souvent été remise dans les mains de ses principaux sujets et de son fils, bien que très jeune. Cependant, ce voyage-ci était particulier, qui sait de quoi son père était capable ; avec un ost et une sécurité réduite, dans un lieu où se mêlait corruption, meurtres, assassinats, et où les bordels pullulaient, Loyd envisageait les pires scénarios possibles. Il voyait déjà Logan rentrer seul, blessé, et sans ost, ou bien quelques chevaliers ramenant son corps ; il avait même fait un rêve où il voyait son père rentrer, un bâtard dans les bras, chevauchant un âne, avec à ses trousses les troupes entières de Port Réal et sa propres armée, qui lui lançaient des bouteilles d’ale orientale.

« Si jamais une situation semblable a lieu, pensait il, je décline toute responsabilité et je le livre à ses ennemis. Il l’aura cherché. »

Et ce disant, il quitta son poste d’observation.

En descendant l’escalier, malgré ce qu’il venait de penser Loyd ne put s’empêcher de s’inquiéter un tant soit peu pour son père. Bien qu’il ne pourrait sans doute jamais l’admettre, Loyd éprouvait un certain respect envers Logan Rowan. C’est lui qui l’avait formé au combat, et si Loyd était aujourd’hui ce qu’il était, c’était en partie « grâce » à son père. Il lui arrivait même quelquefois de douter sur le fait que Logan ne ressentait rien pour ses enfants ; peut-être que ce n’était qu’une facade… Egoïste et lunatique, il lui était arrivé de caresser la tête de ses enfants, ou de les embrasser, voire même de les complimenter ; même s’il subsistait le doute qu’il ne soit pas ivre dans ces moments-ci. Quoi qu’il en soit, Loyd préférait voir rentrer son père en un seul morceau.

Dès que son pied eût quitté la dernière marche, il aperçût sa sœur, Evelyne Rowan, qui traversait la cour et se dirigeait vers lui. Une fois arrivé à sa hauteur -ce qui est une façon de parler, étant donné qu’avec une taille d‘à peine 1mètre70, Evelyne état dominée d’une bonne tête par son frère- il lui baisa tendrement le front. Evelyne, en bonne fille aimante, s’enquit de savoir sison père était parti sans encombres, et Loyd la rassura bien vite, prétextant qu’il n’y’avait aucun souci à sa faire. Malgré ces paroles réconfortantes, l’inquiétude transpirait sur le visage de sa sœur, et lui-même n’était que peu convaincu par ce qu’il disait. Il prit sa sœur par l’épaule, et ils rentrèrent ensemble dans le château.

Evelyne Rowan, bien que très jeune-on avait fêté ses seize ans le mois dernier- possédait l’atout naturel de la beauté. Alors que Loyd avait hérité des cheveux noirs et tombants de son père, qu’il gardait en chignon, ainsi que de sa mâchoire carrée qui lui donnai un air hostile, Evelyne possédait des cheveux oranges à reflets bruns, qui accompagnés d’un regard de jade et d’une peau de coton, perpétuaient la beauté de sa mère, qui possédait les mêmes attributs.

Malgré cette beauté, Evelyne Rowan, tout comme son frère, n’était pas mariée. Il y’avait eu bon nombre de prétendants, mais aucun n’avait pu passer l’un des critères de sélection les plus rigoureux et qui reposait sur cet adage : pour plaire à la fille, il faut conquérir le père, ce à quoi aucun des éventuels futurs gendres n’étaient jamais parvenus, Logan les jugeant ennuyants, stupides voire merdeux. Loyd savait que cela n’était pas dû au fait qu’il voulait empêcher ses enfant d’avoir une relation mauvaise ou peu saine ; lui-même était déjà très libertin (il avait trompé sa femme maintes fois, et il continuait de la tromper), et il avait déjà surpris son fils dans le bras d’une paysanne, sans qu’il ne lui fit aucune sanction. C’était là un autre caractère que, malgré lui, l’enfant avait hérité du père ; charmeur, il aimait à batifoler de temps en temps ; et cela lui réussissait plutôt bien, car il plaisait aux femmes. En revanche, son côté « responsable » prenait quelque fois le dessus, et il désirait souvent que son père se dépêche de lui trouver une femme, ou un mari à sa sœur, pour le bien de la maison. Seulement, ce vieux croûton n’accepterait qu’un gendre ou une bru « idéals » ; autrement dit, des gens dont la nature devait sans doute être un tant soit peu… particulière ? Et c’était là un autre sujet de préoccupation pour les enfants rowan : sans doute que, au cours d’une des plus grosses réunions des nobles du continent depuis des années, Logan y verrait l’occasion de dénicher l’oiseau rare. Loyd, plus que pour lui, craignait de savoir quel genre d’homme Logan pourrait-il bien choisi à sa sœur bien-aimée… Loyd se jura que, si ce mari se révélait comme inconvenant à sa sœur, il prendrait les mesures nécessaires pour éviter ce mariage, dît-om se battre avec son père. Il priait donc pour que, si son père fit un choix à Port-Réal, au moins ce fut le bon. Il discuta à ce sujet avec sa sœur, jusqu’à ce que celle-ci s’endorme, puis il se rendit dans la bibliothèque, où il commença à travailler pour le bon fonctionnement de l’administration de sa maison. Et il s’endormit à son tour, le nez dans ses comptes.

Bien des jours plus tard, un corbeau arriva de Port-Réal. C’était maître Phylostos, le connétable de Logan, homme d’intellect et réfléchi, qui l’envoyait à Loyd, dont il avait pris en charge l’éducation. Ce dernier lut la lettre de celui qui lui avait enseigné tout ce qu’il savait :

« Mon cher Loyd. Je t’envoie cette lettre car je suis persuadé que ton père (tu le connais, il est ce qu’il est) ne se donnera pas la peine de t’en écrire une. Nous sommes arrivés hier à Port-Réal, sans encombre, avec nos hommes et quelques autres rencontrés sur les routes. Ton père a dîné le soir même avec Lord Arold Tyrell, Lord Hightower ainsi que Lord Cendregué. Ils ont, à ce qu’il me semble, parlé affaires, sans qu’aucun incident ne survienne. Cependant, le lendemain, trois hommes ont été retrouvés écorchés à divers endroits de la capitale, sous le signe des Feunoyr. Cela n’est clairement pas de bonne augure, et bien que j’aie une énorme confiance et un immense respect envers Lord Rowan, je m’inquiète pour celui-ci ; il ne restera sans doute pas inactif, et tous les nobles sont sous tension, et il se peut que, tout homme rusé qu’il soit, cela puisse lui coûter cher. Je suis peut-être trop prudent, mais cela va de pair avec les intempéries passagères de Lord Rowan… Aussi, je te demanderai de bien vouloir nous envoyer quelques gardes d’élite, pour assurer la sécurité de Lord Rowan. Lui n‘en aura que faire, mais je serai pour ma part rassuré. Je sais que ces hommes ne te seront pas nécessaires ; ils seront bien plus utiles ici, et je te sais de toute manière grandement capable de gérer le domaine sans risque de trouble quelconque. Puissions-nous nous revoir bien vite, mon cher élève, et ne t’inquiètes pas, Robin et moi-même veillerons sur ton père. »

Loyd referma la lettre. Son père était entre de bonnes mains ; Phylostos l’avait toujours conseillé à merveille, et Robin, vieux stratège qui avait formé son père à l’art martial, était l’un des rares hommes qui avait un tant soit peu d’autorité envers lui. Sans ces deux là, Lord Rowan ne serait peut-être même plus de ce monde, et il se disait que son père n’était pas non plus un crétin fini.

Loyd se dépêcha d’envoyer les gardes d’élite à Port-Réal, puis il retourna à ses occupations journalières. Il était définitivement rassuré. Son père était parti, et on ne pouvait rien y faire. Qu’il fasse ce qu’il veule à Port-Réal, on ne pourra pas l’empêcher de le faire. Son but à lui était de croire en sa maison et en sa famille, et de s’en occuper en retour. Ceci étant dit, il retourna à la bibliothèque."
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MessageSujet: Re: Tour 2 - La main du Roi   Mer 15 Nov - 22:50

par DorianGray » il y a 10 mois
RP de Léo posté par moi sur sa demande (perte de mot de passe et inaccessibilité du mail).

Harwyn Tully, Main du Roi, Tour 2

Avant son départ, Harwyn avait laissé des instructions à son fils Edmond concernant l’administration de Vivesaigue et l’aménagement du nouveau quartier dédié au savoir. Ses plans prévoyaient l’installation d’une nouvelle institution et non des moindre puisqu’il s’agit d’une bibliothèque. Il devenait en effet de plus en plus nécessaire pour les projets d'Harwyn que le Conflans se dote d’un lieu capable de former les cadres des nouvelles institutions scientifiques et politiques dont la région était en train de se doter. Notamment, la capacité de recenser et d'administrer les connaissances touchant à la région était essentielles.

Pour ce faire, Harwyn souhaitait inviter à Port Réal les plus doctes ingénieurs de Westeros, des hommes à lui formés dans les Cités Libres et marchant sur les traces grands bâtisseurs de navires et de forteresses. Il souhaitait en particulier travailler sur la fabrication de vaisseaux et de fortifications classiques, mais aussi renforcer l'infrastructure civile, afin d'améliorer la santé économique du royaume. L'agriculture restait sa cible principale.

Un royaume capable d'assurer une autarcie large pourra économiser sa nourriture pour se renforcer en vue de l'hiver, et la nécessité de disposer d'une population disponible afin de travailler dans de nouveaux secteurs était vitale pour la vie économique de la région. L'établissement d'une Guilde des Ingénieurs lui permettrait de partager - et augmenter - ce savoir immense qui était celui de sa région, et ce aux frais de la Couronne, tout de même. C'était là aussi le dessein de l'expédition à Valyria menée prochainement par ses vassaux ; l'étude de l'architecture régionale sera un vrai délice une fois retransmise.
Pour cela, exploiter à fond le rôle de Main du Roi serait nécessaire ; le Roi est un homme juste et bon, mais il manque de l'imagination conférée par l'expérience. Cela dit, Harwyn lui même avait eu besoin de beaucoup de temps pour apprendre à gérer sa position. Les voyages à Braavos l'avaient considérablement renforcés. Il avait encore le souvenir des canaux de la ville, quand il arpentait encore celle ci avec ses trois frères et sa soeur... Mais aujourd'hui, la ville s'était teintée d'une couleur pourpre à ses yeux, et même lui ressentait encore les pertes qu'il y avait subi. C'était d'autant plus fort pour son frère Tytos, qui avait cultivé sa nature fatiguée dans le terreau du traumatisme de Braavos. Le Clan Tully y avait payé son tribut, mais la ville avait également vu la naissance d'une des plus puissantes et intelligentes factions des 7 Couronnes.
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MessageSujet: Re: Tour 2 - La main du Roi   Mer 15 Nov - 23:25

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