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 Tour 1 - Intrigue à Port Réal

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Maitre Chêne
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Messages : 158
Date d'inscription : 13/11/2016
Localisation : Fort-Chêne

MessageSujet: Tour 1 - Intrigue à Port Réal   Dim 13 Nov - 19:50




[size=150]Le Trône de Fer[/size]

Alors, on va très vite éviter tout cafouillage au niveau du jeu :
1/ Il s'agit d'un jeu de simulation politique avant d'être un jeu de rôle. En somme, un Risk avec de la diplomatie et des règles adaptées aux volontés RP du jeu.
2/ Nous évoluerons dans un univers alternatif. Chaque joueur contrôle sa propre maison, dont les caractéristiques culturelles sont intouchés, mais avec des personnages fait à zéro.
3/ Les 9 Grandes Maisons sont déjà toutes prises. Si vous comptez vous inscrire, il vous faudra composer avec un joueur déjà inscrit en tant que vassal.
4/ Afin d'éviter les fanboys/fangirl, et bien que ça puisse paraitre arrogant, mais un entretien sur Discord sera nécessaire si vous souhaitez vous inscrire. C'est un jeu subtil, qui demande de l'imagination et des connaissances, ce pourquoi on ne peut pas se permettre de laisser un joueur novice prendre le contrôle d'une maison vassale d'un autre joueur.[/mid]





[center][size=150]Pour la création de votre personnage et de votre faction[/size]


Explication sur la création d’une fiche de maison (Par Dark-Vince):

Vous commencerez par créer votre personnage : vous lui donnez un nom, et il se retrouve à la tête de la maison que vous incarnez. Ce sera votre personnage principal ! Du fait que vous l'incarnez, il vous est foncièrement loyal, mais n'est pas immortel pour autant. Son RP doit être soigné?

Un personnage est défini par ses stats, au nombre de 6, regroupant des compétences (entre parenthèses) :
Stratégie (Manœuvre/Poliorcétique/Déploiement/Commandement)
Intrigue (Manipulation/Discrétion/Corruption/Fidélité)
Martial (Duel/Massacre/Charge/Aura)
Gestion(Administration/Recrutement/Architecture/Réforme)
Charisme (Séduction/Prestige/Encouragement/Diplomatie)
Les autres membres de votre maison ont en plus une stat de loyauté vis-à-vis de votre personnage principal. Une description plus détaillée des vingt compétences sera données plus bas. Elles sont notées sur 10, en considérant qu'à 3, vous avez le niveau d'éducation normal dans cette discipline.

Chaque statistique d’un personnage est tirée au hasard avec un dé à six faces.
Pour votre personnage principal (et pour lui uniquement) vous pouvez relancer une fois les dés ; et si vous n’êtes toujours pas satisfait par le sort, vous pouvez lancer une troisième fois avec un malus.
Vous disposez ensuite de 3 points à répartir selon votre choix pour augmenter vos stats (pour un maximum de 10) et de 5 points pour booster des capacités en particulier (celles entre parenthèses).
En plus de ça, en décrivant le caractère de votre personnage principal, le MJ pourra vous donner des bonus dans certaines stats ou compétences. Si vous décidez d'adopter des traits de caractère qui favorisent largement votre personnage, je compenserais via d'autres paramètres.

Ex : Vous incluez dans le RP de votre personnage l'idée qu'il est extrêmement respecté. Par cela, vous introduisez artificiellement une donnée qui n'est pas liée au hasard, et est donc moins égale. En compensation, le Mj décidera qu'un de vos vassaux vous déteste secrètement (par exemple).

Un personnage est déterminé également par ses traits naturels.
On lance un dé pour déterminer les traits (30 traits possibles)
Pour votre personnage principal, vous avez le droit de relancer les dés une fois.
Les autres membres de la maison ont des traits naturels mais également des traits de caractères (tirés également au hasard).
C'est assez marrant car du coup vous pouvez être complètement zinzin avec un mauvais tirage, sachant que traits naturels et traits de caractères sont déterminés parmi soixante possibilités !

Pour les bannerets, on détermine aux dés s’ils sont spécialement doués dans certaines disciplines, leurs nombres d’enfants, leurs compétences et leur loyauté.

Vous disposez ensuite de points de faction pour acheter des améliorations. Ce peut être…
- Ajouter un membre à votre maison (qui devra être nommé, et dont on déterminera au hasard les stats, ainsi que les traits naturels et de caractères)
- Ajouter des serviteurs spécialisés pour votre maison (un grand chevalier, un mestre, un espion, etc.)
- Former des soldats d’élites dévoués à votre cause
- Financer des compagnies servant votre intérêt (marchands, artisans, religieux, etc.)
Vous pouvez aussi acheter des traits de caractères précis pour un membre de votre maison, mais aussi acheter des points de réputations ou augmenter les stats d’un personnage ou même d’un banneret.

A partir de ces tirages faits uniquement par Skype avec moi, vous composerez un petit rp pour présenter ce que les autres maisons savent de vous, votre réputations, présenter les membres de votre famille et surtout votre personnage principal en construisant son identité d’après ses stats et ses traits naturels !

On ne donnera pas plus de détail, le reste se jouera en Private. Si il y a des questions qui peuvent servir à tout le monde, posez là sur Discord.



[size=150]Le déroulement des Tours[/size]

Vous avez votre fiche, vous avez vos persos. Comment ça va se passer maintenant?
Un tour aura lieu toutes les 2 semaines. En jeu, ils représenteront trois mois complet.

Chaque tour, vous posterez un RP d'au moins trois lignes (si possible) afin de décrire vos actions du tour... du moins celles qui sont publiques. C'est à dire que tout ce qui reste secret me sera envoyé par mail à l'adresse wesnothmv@gmail.com. Ici, vous consignerez tout ce que vous faites durant le tour SANS EXCEPTION -> Quelque chose qui est dit dans le RP mais pas dans le mail ne sera pas validé.
Ainsi, sur le RP, vous laisserez apparaitre les informations qui sont impossible à cacher.

Toute action humainement possible peut y être inscrite, c'est au Mj de juger si elle est possible et de, à l'aide de lancer de dès basés sur la chance, mais aussi vos capacités, juger si l'action réussit, rate, dans quelle mesure, et combien de temps elle mettra. Il vous est TOUJOURS possible d'aller voir le Mj (voir recommandé) via Skype pour lui demander des détails, des conseils ou des précisions.

Dans les grandes lignes, je vais résumer quelques unes des actions que vous pouvez aisément faire (rappellez vous toujours que votre limite reste l'humainement possible) :
- Appel du Ban afin de lever vos troupes
- Recrutement et entrainement d'une force armée
- Construction d'un bâtiment, d'une route, etc
- Envoi d'un diplomate/d'un corbeau officiel à un joueur

Prenez bonne note qu'un RP et une fin du tour enrichi de détail se verra favorisée. N'oubliez pas de préciser que vous disposez des sentinelles autour du camp... ou bien payez quelqu'un pour que ça soit fait (comme un Connétable par exemple.)

La diplomatie : Il vous sera souvent amené à user de la diplomatie dans le jeu. Un prétexte Roleplay doit y être apporté. En général, vous vous arrangerez via Skype pour les termes d'une alliance ou d'un accord, mais ce n'est que la phase préliminaire : il vous faut apporter une justification RP à ce qui s'est passé. Ainsi, vos personnages ou leurs diplomates doivent se rencontrer dans un lieu donné (ceci dans un souci de transparence, afin d'éviter que les joueurs soient totalement invisibles). Il vous est aussi possible de dépêcher des courriers ou des corbeaux, processus plus sécurisé. Dans tous les cas, le Mj doit être mis au courant de chaque mouvement diplomatique afin qu'il puisse tripper sa race Smile

Les Points de Richesse :
- Changement du système monétaire. Les factions disposeront désormais de Point de Richesse, qui sont quantifiés sur une valeur fixe qui ne change pas de tour en tour. Elle représente à la fois le revenu monétaire, mais aussi la richesse agricole, les matières premières et la main d’œuvre ; ainsi, celà impose une limite à la quantité de troupes qu'on peut mobiliser, au salaire qu'on peut donner à nos agents, aux constructions qu'on peut lancer, etc.
Par exemple, on peut imaginer une faction disposant de 5 PR : Lancer la construction d'un château de taille moyenne coutant 3PR, elle ne pourra pas en lancer deux en même temps, tout en payant l'entretien de ses troupes, etc.
Le système s'expliquera de lui même une fois mis en oeuvre, mais sachez tout de même que vous pouvez :
- Piller pour réduire votre entretien
- Poussez sur votre économie, ce qui consiste en fait à faire baisser votre quantité de Point de richesse pour une durée assez étendue. Pour un Point/un tour de gagné, vous devrez vous séparer de 0.5 point sur trois tours, réductible en augmentant la pénalité.

L'information : Car oui les informations circulent vite en Westeros ! Si vous voulez être au point sur vos ennemis, simplement laisser les nouvelles parvenir à vous n'est pas toujours très fonctionnel. Vous disposez d'un réseau d'espionnage dans lequel vous investissez : l'efficacité de celui ci dépendra totalement de la quantité de moyens que vous y mettez, et du personnel que vous y affectez. Ce réseau vous confiera des informations de façon passives (tout ce que vous voyez dans les RPs et de petits bonus), et pourra recevoir des missions si vous le désirez. Vous pouvez également louer les services d'un espion pour des missions plus précises.

La réputation et la popularité : Votre popularité auprès du peuple est décidée par un tas de facteurs différents, les principaux étant vos stats, vos traits et votre région. Elle est déterminée par une échelle de 1 à 20, sur laquelle 8 est considéré comme de l'indifférence. Plus vous êtes populaires, plus votre peuple vous soutiendra.
La réputation, elle, c'est l'Honneur ou la Crainte que vous inspirez. Vous aurez trois échelle de 1 à 20 (10 = normal) pour chaque stat : une auprès de votre peuple, une auprès de vos vassaux, une auprès des seigneurs étrangers. A noter que ces échelles servent plus d'indicateur qu'autre chose, elles n'ont pas valeur de règle.



[size=150][mid]La Guerre[/mid][/size]

Affaire déterminante et primordiale que la guerre ! Quand deux armées seront menées à s'affronter sur le Champ de bataille, deux systèmes de combat seront possibles :
- Le premier, pour ceux qui manquent de temps et de confiance en eux, consistera en un plan de bataille. Vous m'enverrez par Mail, une fois que je vous aurais précisé le théâtre de l'affrontement, le plan que doivent suivre vos troupes, la répartition de celles ci, les commandants, etc... Ainsi bien sur que des plans de secours. Plus vous enrichissez, mieux c'est. Vos stats compteront alors énormément dans la balance.
- Le deuxième est une "bataille skype". CàD que je fixerais le théâtre de l'affrontement, et chaque joueur vivra en "temps réel" son déroulement. Vos actions seront envoyées par skype en private, et je donnerais sur une conv la progression des choses régulièrement, ce qui vous permettra de réagir, et ce jusqu'à la fin. Système testé et fonctionnel.

Lever des troupes : C'est quelque chose que de très important que la levée d'une armée !
On dénombre cinq types de soldats pour le recrutement classique :
- Les Reitres, des paysans armés grossièrement et sans aucun entrainement
- Les Francs coureurs, à peu près la même chose, excepté qu'ils sont des vétérans du combat. Souvent d'anciens bandits, pillards ou déserteurs.
- Les Hommes d'armes, des troupes entraînées au service du seigneur, en tout point supérieur au reitre de base
- Les Sergents d'armes, la crème de la crème, des soldats entrainés, équipés et loyaux.
- Les Chevaliers, nobles en armure lourde, le fer de lance de toute armée.

Vous avez plusieurs possibilité en cas d'appel à la guerre :
- Réunir un Ost, en conduisant des troupes d'une ou plusieurs places fortes, uniquement une armée professionnelle.
- Appeler le Ban, CàD réunir tous vos vassaux et ce qu'ils peuvent amener comme troupes.
- Appeler l'arrière ban, forcer le recrutement au point d'aller chercher tout ce qu'il y a de valides ; plus d'hommes, mais un risque économique, car c'est votre manpower qui se joue là.
Lever des troupes sera plus efficace si vous avez bonne réputation, que vos vassaux sont loyaux (par crainte ou par amour), et que vous avez des capacités ou personnages spécialisées (Capacités Recrutement et serviteur Connétable).
A noter qu'avoir des soldats déjà entraînés permettra de faire progresser les autres au combat. Plus vous passez de temps au repos avec votre armée, plus vos hommes seront disciplinés, forts et solides. Cependant, gare à la pénurie de nourriture....


Suite à venir


Liste des factions, présentement :
Maison Targaryen (Roi) : Trainn
Maison Stark : Lebel
Maison Lannister : Zannen
Maison Martell : Dark-Vince
Maison Tyrell : M0tus
Maison Arryn : Helmuth Mamuth (banni pour manque de respect)
Maison Tully : Léo
Maison Greyjoy : Sov
Maison Baratheon : Korventin
Maison Reyne : Pierre (banni pour inactivité)
Maison Cendregue : Ulysse Cendregue Décédé
Maison Corbois : Lebel
Maison Wyl : Drum TS (expulsé pour inactivité)
Maison Whent : Elwee
Maison Hightower : Lartem
Maison Quorgyle : Yarduoc
Maison Rowan : Polka/Cadmos
Maison Swann : Ulysse



[mid][size=150]La Map[/size][/mid]

[size=150][mid]LE NORD


LE VAL


LES CONFLANS ET LE TRIDENT


ILES DE FER


PORT REAL


L'OUEST


TERRES DE L'ORAGE


LE BIEF


DORNE

[/mid][/size]

[size=150]
Retour sur les Statistiques
[/size]


Stratégie :
- Manœuvre : Votre habilité à déplacer une armée sur un champ de bataille, à lancer des assauts ou faire des formations efficaces.
- Poliorcétique : La science du siège de château et places fortes.
- Déploiement : Déplacer vos armées sur la carte, les disposer correctement, repérer le terrain le plus avantageux, etc
- Commandement : Votre crédibilité, vous faire obéir correctement, avoir des officiers compétents... Un mauvais commandant ne saurait mener une armée !

Intrigue :
- Manipulation : Votre capacité à Influencer les gens (elle s'associe à votre Charisme) et à ourdir des coups tordus.
- Discrétion : Une stat particulière, que seuls certains emploieront. Elle est liée à votre discrétion, et donc votre capacité à espionner, saboter, assassiner ! Un personnage en bonne condition physique sera nécessaire.
- Corruption : L'or n'est pas seul facteur quand on veut créer la traîtrise ! Une bonne capacité de corruption vous permettra de convaincre plus aisément quelqu'un de changer de camp, et d'y débourser un peu moins de vos précieux écus.
- Fidélité : Vous assurer la loyauté de vos hommes n'est pas chose aisée. Cette capacité vous permettra de maintenir vos soldats et vassaux dans le droit chemin.

Martial :
- Duel : Votre capacité en combat contre un ennemi seul, peu importe l'arme.
- Massacre : Au contraire du duel, il vous faudra parfois vous mesurer à un grand nombre d'ennemi. La stat massacre s'applique au cas d'un combat en infériorité numérique (mais ça veut pas dire que vous allez y survivre facilement hein), et aux grandes batailles rangées.
- Charge : Votre talent en joute, et votre faculté à mener une charge de cavalerie sur l'ennemi (peut se mixer avec le talent manœuvre, l'aspect moral en moins)
- Aura : C'est bien beau d'être fort, mais est ce que ça se voit? Votre faculté à impressionner les gens et décourager les assaillants

Gestion :
- Administration : Gérez votre royaume, vos soldats et agents mobilisés, mais aussi et surtout : le pognon
- Recrutement : Bon, c'est assez clair comme ça. C'est lié au recrutement de troupes, mais aussi d'agents spécialisés.
- Architecture : Construire, que ce soit un bâtiment civil, militaire, ou même de siège.
- Réforme : Ecrire un texte, un édit, une convention, qui modifiera les rapports de force dans votre faction

Charisme :
- Séduction : Ou l'art de mettre quelqu'un dans son lit... ou au moins, de le forcer à y rester
- Prestige : Les regards se tournent ils vers vous quand vous entrez dans une pièce? En quelque sorte, la présence, c'est votre aura, vos charisme passif, qui impression et attire l'attention. Il est donc, évidement, également lié à vos actions passées et votre réputation.
- Encouragement : Votre faculté à motiver vos troupes, de façon active.
- Diplomatie : Pouvant se substituer à "Manipulation", la diplomatie est une caractéristique vitale, mais pas indispensable, vu qu'il s'agit essentiellement de votre capacité à "enjoliver" la réalité.

NOTE : Toutes ces caractéristiques s'appliquent uniquement à votre personnage. C'est vous qui les utilisez, pas des délégués quelconque. Donc si vous avez un vieux, vous aurez plus de mal avec Martial ou Discrétion, mais vous aurez néamoins des bonus (que seul le MJ comptabilise, ils ne sont pas chiffrés) en stratégie, en commandement ou en prestige.



[size=150]
RP d'Intro
[/size]


L'histoire de Game of Thrones a été Reboot à partir de l'An 209, lors du Fléau de Printemps qui emporta la majeure partie de la population. Nous sommes en 272. Lors de la Rébellion Feunoyr, qui dura plus de trois mois, les différents Lords sont restés plus ou moins passifs. Le pouvoir royal est à son crépuscule, affaibli par la terrible guerre civile et le pouvoir contesté du Roi Aenar, qui d'ici trois mois va devoir affermir son pouvoir en vu du procès de la famille Feunoyr et ses partisans.
Vous êtes tous conviés à Port Réal afin d'y participer... et peut être même d'y être jugé.
Le tour commence dès aujourd'hui, mais vous pouvez m'envoyer vos actions par mail à wesnothmv@gmail.com dès ce soir. Vous avez deux semaines pour poster votre RP et envoyer vos premières actions. Gardez à l'esprit que vous avez de très nombreuses possibilités durant le jeu !






Peyredragon était lacéré par la tempête quand le Meraxès brava les flots tumultueux du Détroit. Montdragon exhalait une épaisse fumée noire, qui apparaissait à la lueur furtive des éclairs, tandis que la pluie torrentielle frappait l'antique forteresse de basalte. Enghien Mormont se trouvait sur le pont, narguant le déluge, et aidant tant bien que mal les hommes d'équipage qui s'activaient. Il avait retiré sa lourde armure, mais une certaine prestance lui restait tout de même. Ses cheveux auburn étaient attachés en queue de cheval, ce qui n'était pas exactement ce qu'on nommait distingué, mais le personnage était suffisamment intimidant pour savoir qu'on ne lui ferait pas la remarque. Avec ses six pieds et demis de haut, peu le surpassaient en taille, et parmi ceux là, rare étaient ceux à chercher le défi dans ses yeux gris comme la roche. Martial était un mot qui convenait parfaitement à cet homme. Un nouvel éclair déchira l'air, ajoutant au tumulte ambiant le bruit de la foudre.

C'est non sans mal que la petite barque qu'avait rejoint Enghien atteint le quai du château. La pluie avait cessé, mais le ciel demeurait sombre et féroce, continuant à enflammer l'atmosphère de ses flashs. Aucun bateau n'était amarré - l'île était surveillée au mieux - et des gardes se trouvaient par patrouille de dix un peu partout. La place forte resplendissait des étendards Targaryen disposés un peu partout.
Les énormes dragons de pierre dominaient le Lord Commandant de toute leur taille écrasante. Il grimpa quatre à quatre les marches reliant l'enceinte extérieure au Donjon central, accompagné de quatre sergent du Guet de Port Réal. Malgré les tensions ambiantes dans le royaume, le Guet avait été plus ou moins épargné par ces schismes, et était resté loyal au roi. Ce qui ne les avait pas empêché d'échouer totalement à stopper Daemon lors de sa tentative de coup d'état...

Les parois de la tour Tambour étaient faites de basalte comme le reste de la forteresse. La pierre noire ajoutait encore à l'ambiance morbide du lieu. Des soldats étaient positionnés à tous les étages, vêtus de rouge et de noir - La garde Dragon du jeune roi. Harmond pénétra dans la salle de la table peinte. Vaella Feunoyr était assise sur l'unique chaise de la pièce.
Son ventre constata t-il. La Reine de Braise. Mélancolique et résignée, pourrait on dire - mais qui sait ce qu'elle pouvait ourdir? En tout cas, cette grossesse était un problème supplémentaire.
- Ser Enghien, dit elle doucement.
- Lord, rectifia t-il sans la moindre once de compassion. Lord depuis que votre frère a tué le précédent...
Elle leva sa tête et lui sourit tristement.
- Vous êtes venus m'amener au Roi?
Non, aurait il aimé dire. Je suis venu achever le travail de Osric Omble quand il a tranché en deux ton félon de Mari. Le géant se souvenait encore de l'état de la salle du Trône quand il était entré dedans épée à la main. Le sol était vermeil de sang, le sang du Ménétrier Daemon II et de ses douze hommes. Le premier avait été coupé en deux dans le sens de la hauteur par Harmond, la hache en acier valyrienne d'Osric, désormais nommé le Juge. A ses côtés, Rodrik Stark était couvert de sang sur chaque centimètre de ses 8 pieds de hauteur. Le géant muet avait gagné son nouveau surnom par cette action, celui de Héraut de l'Hiver, qui remplaça le simple "le Mutique", et avec eux, Cedrik Corbois celui de Vicomte. N'aurait été ces trois là, le Roi mourrait d'une lance dans la poitrine et les Feunoyr prenaient le pouvoir.
- Votre procès, ainsi que celui de l'horrible chose que vous gardez dans ce ventre, va nécessiter votre présence à Port Réal.

En descendant les marches, suivi de la douce fille de Daemon, il ne put s'empêcher d'avoir un frisson en se disant que l'horrible chose en question allait peut être renverser des états. Le pouvoir d'Aenar n'est pas remis en question pour l'heure, mais peu de nobles se sont levés pour le soutenir durant les trois mois de guerre qui suivirent le massacre. Les Stark avaient fort à faire avec la révolte des Bolton dans le Nord, qui avaient planifié leur révolte en même temps que les Feunoyr - comme l'auront fait Tarbeck, Beurpuits, Lothston, et tant d'autres, qui, si ils y ont survécus, attendent leur tour aux procès à venir. L'édit avait été proclamé, les corbeaux envoyés, les Lords conviés. Viendraient ils? Le garçon était sous estimé. On le prenait pour un faible. Ils n'avaient déjà pas répondu à l'appel quand les terres de la Couronne étaient mises à feu et à sang par Galbart Sombrelyn et les partisans de Feunoyr. Mais pour l'avoir déjà regardé dans les yeux, Enghien savait que ce jeune homme avait l'étoffe d'un empereur. Au fond de ces yeux, il avait décelé les feux brûlant d'un dragon, ce feu discret et ardent.

Le Meraxès repartir pour Port Réal alors que l'accalmie avait cédé la place à un temps serein. Mais cette tempête n'était qu'une prélude, une prélude à un orage bien plus violent que tous ceux que le règne avait traversé. Les corbeaux s'envolaient de Port Réal, marquant le début du Jeu des Trônes...




Résumé du tour 1

- Vaena Feunoyr est amenée à Port Réal en vue de son jugement.
- Meenah Martell est nommée Maître des Chuchoteurs.

Résumé du tour 2

- Harwyn Tully est nommé Main du Roi.
- Thales Arryn est nommé Maître des Lois.
- Cédrik Corbois est nommé Grand Argentier.
- Vaenar Targaryen est nommé Maître des Flottes.
- Le Mestre Jainor est nommé Grand Mestre.
- Walder Tully entre dans la Garde Royale.

Les partisans Feunoyr assassinent des hommes d'armes Tully, Tyrell et Martell.

Ulysse Cendregue, présumé créateur de la Guilde des Voleurs, est envoyé au Mur par son suzerain, Arold Tyrell, en punition de ses actes de trahison à l'encontre de la Principauté de Dorne.

Vaena Feunoyr accouche d'une fille.

[mid]Résumé du tour 3[/mid]

Ulysse Cendregue est assassiné sur la Route Royale avec son escorte. Le crime est revendiqué par les Feunoyr, mais Harwyn Tully se révélera en être le commanditaire.
La répression anti-Feunoyr commence à Port Réal, sous la direction de Jonos Tully et Enghien Mormont.


[mid]Résumé du tour 4[/mid]

Assassinat de plusieurs hommes d'armes Tully.
Les réformes de l'Eglise et la création de l'Ordre des Chevaliers Gris par Harwyn Tully font l'objet d'un impôt royal exceptionnel.
Daeron Targaryen lance une tentative de rébellion lors du Tournoi de Port Réal, mais meurt abattu par des arbalétriers criant le nom de Cendregue.
Tentative d'assassinat sur Lord Harwyn Tully, Main du Roi.
Exécution de Vaena Feunoyr.
Mariage de Adele Tully avec Tytos Lannister, de Edmond Tully avec Joanna Lannister. Célébration du mariage à Vivesaigue.[/quote]


Dernière édition par Maitre Chêne le Jeu 27 Juil - 11:10, édité 2 fois
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Dracnor

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MessageSujet: Re: Tour 1 - Intrigue à Port Réal   Dim 13 Nov - 19:52

RP Tour 1 : Lord Elston Frey, sire des Jumeaux


Ainsi, la page de cette rébellion Feunoyr allait définitivement se tourner. Lord Elston n’aurait cependant pas parié dessus : très peu avaient pris le parti du Roi. Et pourtant, à mois de 30 ans, Aenar venait de mater sa deuxième rébellion. Par deux fois en dix ans les Feunoyr avaient tenté de remplacer le dragon rouge par le dragon noir, et par deux fois les Sept Couronnes n’avaient montré que peu de soutien à leur Roi légitime. La première fois, Aenar I avait semblé accepter que cet attentisme ne fût que la conséquence de sa réputation de jeune Roi inexpérimenté. Il avait pardonné, et on le rapprocha alors du Conciliateur. Cela n’allait pas être le cas cette fois. La situation devait être claire dans la tête d’Aenar I : la loyauté des Sept Couronnes est au moins conditionnel. Le dirigeant n’avait plus le choix : il devait montrer son pouvoir. D’où ce procès. Et inutile de compter sur son pardon : il n’avait survécu que par chance, un caprice du destin qui avait placé le plus grand guerrier de ce siècle dans la même salle que lui.

Cette convocation à Port-Réal devait faire appréhender plus d’un Lord. Le temps était venu pour Elston d’aller prouver au Roi qu’il avait eu des raisons pour agir comme il le fit. Heureusement pour le sire des Jumeaux, des raisons, il en avait. Il était curieux de savoir quels prétextes les autres allaient bien pouvoir inventer.

Mais avant de partir, il avait du travail. Le chaos de la rébellion avait attiré les brigands hors de leurs trous, et si rien ne changeait, la peur pourrait bien régner au Conflans. Hors de question. Lord Elston s’enferma toute une nuit dans sa chambre. Le lendemain matin, les corbeaux volaient. Hosteen Frey se présenta aux Jumeaux le surlendemain. Lord Elston le nomma responsable en son absence, et le chargea de diriger les opérations de rétablissement de l’ordre.

Danwell s’offusqua, voulant cette responsabilité, jusqu’à ce que son père lui fasse par de la convocation royale. Le sire des Jumeaux et son héritier allaient se rendre à Port-Réal, au nom des Frey. Une escorte les accompagnerait, bien évidement, ainsi que le Marchand des Jumeaux, Symond Rivers.

C’est ainsi que le cortège Frey s’engagea sur la Route Royale, espérant bien croiser celui de Lord Arryn pour s’y joindre.
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Anarchnid

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MessageSujet: Re: Tour 1 - Intrigue à Port Réal   Lun 28 Nov - 23:36

Rp du Tour 1 : Dorne (année 272)
Meenah Martell, Dame de Lancehélion




La Princesse Meenah de Dorne a quitté Lancehélion sitôt la convocation royale reçue. Malgré les mises en garde de son piètre mestre, elle a pris le départ avec une bonne partie de ses troupes personnelles, laissant quelques hommes d’armes loyaux et une moitié de sa garde personnelle veiller sur la famille Martell qui ne l’accompagnerait pas, restant à Dorne, de même que l’Epée du Matin.
Traversant Dorne et les terres brulantes de cet été interminable, Meenah Martell a fait route jusqu’à la Tombé-du-Roy, faisant halte dans les places fortes de ses vassaux ; avec elle voyageaient nombre de courtisanes et dix chevaliers de sa garde personnelle, mais au fur et à mesure de leur avancée se joignaient à eux de jeunes chevaliers, impatients de prouver leur valeur à la capitale.
Sans doute leurs ardeurs avaient-elles été enflammées par la Princesse et ses courtisanes : ils furent nombreux à se proposer pour le voyage. Les observateurs extérieurs jurèrent que cet ost ressemblait plus alors à une balade de jeunes gens charmeurs qu’à un cortège princier !




Après avoir réuni tant de gens talentueux et forte de plus de 300 hommes de différentes maisons, Meenah Martell les fit s’avancer dans les Montagnes Rouges, jusqu’à la Tombé-du-Roy, où résidait Lord Forrest, le vassal en lequel elle avait le plus confiance. Ils restèrent dans la place forte deux jours, et repartirent lorsque Quentyn Noirmont et sa suite les rejoignirent. Ils descendirent les Marches de Dorne, et entrèrent dans le Bief.
Dans sa nouvelle armure (cadeau de Lord Ormond Ferboy, trop malade pour l’accompagner) Meenah Martell et ses 400 hommes se présentèrent à Lord Tyrell, à Hautjardin, et ensemble ils prirent la route jusqu’à Port-Réal. L’ost de la Princesse fit sensation, et on dit qu’elle enchanta sur son passage le peuple des beautés et des forces de Dorne.
La Dame de Lancehélion s’entretint de longues journées durant avec son voisin Tyrell. Elle aperçut également Lord Eddard Hightower, pour qui elle avait un grand respect en vue de son choix de prénom pour sa fille : Nyméria, la princesse fondatrice de Dorne. Au bout d’une semaine, elle s’absenta pour chasser avec Lord Forrest, proposa par intermédiaire à Lord Hightower s'il voulait les accompagner, mais celui-ci refusa sans que la Princesse ne s'en offusque. On revient avec du petit gibier, et alors qu’elle reprenait sa place dans le convoi, se montrant parmi ses hommes, discutant à cheval avec ses lieutenants et laissant ses cheveux profiter de la brise, on annonça les portes de Port-Réal proches.




Meenah reprit sa place aux côtés de Lord Tyrell, et se prépara à être introduite à la cour de ce roi Targaryen dont elle entendait bien défendre les intérêts.
Elle avait amené avec elle, outre des vivres de choix pour les banquets, des cadeaux royaux : des bijoux, trois chevaux de Dorne, et une lance de guerre dorée d’or. Elle espérait ainsi témoigner de sa loyauté au trône en se montrant plus généreuse que ses pairs.
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Anarchnid

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MessageSujet: Re: Tour 1 - Intrigue à Port Réal   Lun 28 Nov - 23:43

RP de mi-tour : Lancehélion
Ashä Martell, la Rose des Sables



Le soleil chaud de l’été entrait dans la chambre par des persiennes ouvragées, déversant sur la couche une lumière douce. Sur les draps, une jeune dame au teint café s’employait à déployer ses charmes. Face à elle, une créature mystérieuse, aux courbes ambigües, la scrutait de son regard félin.

— Tu es distraite, Ashä. Concentre-toi lorsque tu sers le vin.

Ashä Martell secoua la tête, et raffermit sa prise. La main glissée dans la piqûre, elle inclina délicatement la bouteille et versa avec soin un fond de vin soyeux. Reposant la bouteille et reprenant sa posture de dame, celle que l’on surnommait déjà la Rose des Sables s’appliqua à soutenir le regard de Feela de Lys.

Le Chat des Sables, maitresse préférée de sa tante, sirota un petit moment sa boisson, les yeux clos. Qu’Ashä puisse profiter des beautés mystérieuses du Chat, de ses traits singuliers d’androgyne, était le plus beau cadeau que la Dame de Lancehélion, Meenah Martell, sa tante, ait pu jamais lui octroyer. Par curiosité, la jeune fille passa la langue sur ses lèvres, sensuellement.

Le regard du Chat se braqua sur elle, et il sembla apprécier ce petit jeu. Lui glissant un sourire malicieux, il lui dit :

— Un conseil : verse plus de vin lorsque tu remplis une coupe. Choisis-en également une plus évasée : à contenance égale, on y voit moins de volume. Veille à faire boire ton interlocuteur deux fois plus que toi-même, et tu auras un avantage non-négligeable pour la séduction…

— Est-ce ainsi que tu procèdes avec ma tante ? demanda-t-elle astucieusement.

Le Chat eu un petit rire, tenant drôlement plus du ricanement félin.

— Je n’ai pas eu besoin de séduire la Princesse de Dorne, voyons, c’est elle qui m’a séduite ! Elle m’a acheté à Lys et m’a conduit jusque dans les sables chauds, me couvant de passion… Mais tu penses beaucoup à Meenah en ce moment, est-ce ceci qui te tracasse ?

Ashä rougit un peu, mais resta droite sur le divan :

— Elle n’a pas quitté Dorne depuis une bonne dizaine d’année… n’est-ce pas un peu téméraire d’entreprendre un tel voyage, au cœur de la cour de Port-Réal, même pour elle ?

— Ma petite Rose des Sables, glissa l’androgyne, ta tante ne court aucun danger… à vrai dire, je me ferais plutôt du souci pour les autres seigneurs en sa compagnie… Vois-tu ces jeux auxquels je te forme ? Meenah Martell est imbattable sur ce terrain-là…

— A quels jeux jouons-nous ? feignit-elle d’ignorer.

— Cesse-donc de te tenir droite, et détends-toi un peu…

La Rose des Sables déplia ses bras, les ouvrit lascivement sur la couche, non sans défaire adroitement les lacets de sa robe orientale. Elle décroisa les jambes, exposant leur teinte satinée, comme une provocation de petite fille.

Le Chat se pencha vers elle, les pupilles brillantes. Ashä l’accueillit avec son propre jeu.

— Hum… je crois déjà connaitre ces jeux-là… taquina-t-elle lascivement.

— Il est parfois utile, murmura le Chat, de feindre l’ignorance, n’est-ce pas ?

— Ma tante ne le fait jamais…

— C’est peut-être sa seule faiblesse : son assurance… Mais toi et moi… nous nous devons d’être malines… nous ne manions pas les épées mais les robes…

La Rose des Sables lui saisit fermement le bras.

— Parle pour toi. Je suis une Dornienne, je sais manier les armes aussi bien qu’un homme.

Elle lui saisit le second bras.

— Je sais prendre par la force ce que je désire.

Et se remit droite.

— Je ne joue jamais le jeu des autres, seulement le mien. Ce que je veux, je le prends. Je sais être sans pitié comme le sable.

Elle relâcha ses muscles, et se coula contre la maitresse princière.

— Mais je sais également être douce comme la rose pour avoir ce que je veux.

Le Chat ronronna tendrement et se laissa faire. La Rose des Sables promena ses lèvres sur sa peau dorée, jusqu’à s’aventurer un peu plus bas…

Ashä Martell sourit naïvement :

— Vais-je enfin savoir ce qui se trouve en ta culotte, Chat ?

D’une ruade experte, Feela de Lys se dégagea de son emprise.

— Mon intimité n’est connue que de Meenah, et je souhaite qu’il en reste ainsi. Ne t’en vexe pas, confia-t-elle en mimant un baisé, j’aurais adoré aller plus loin dans le jeu avec toi !

La nièce Martell soupira bruyamment.

— Savoir si tu possèdes une épée ou un fourreau ne m’importe pas vraiment, je voulais juste en profiter…

— Allons, allons, la réconforta le Chat, un secret n’a d’utilité que s’il est bien gardé ! Et puis, nous pouvons jouer de bien d’autres façons…

Elles se testèrent un instant du regard, et le Chat repris sa place dans la couche.

— La semaine prochaine, confia-t-elle, j’inviterais de jeunes chevaliers pour que tu puisses t’exercer.

— Tu crois que je n’ai jamais séduite avant ?

— Bien sûr que non ; mais je suis là pour t’apprendre à être encore plus redoutable à cet art, n’est-ce pas ? Cela passe par les bonnes manières d’une Dame, et les sensualités d’une courtisanes…

— Tu t’y connais en bonnes manières, Chat ?

— On nous apprend de tout à Lys : des arts de la table aux arts du lit, en passant par tout un tas de petits…

Ses doigts se glissèrent sous la robe d’Ashä.

— … extras…




Elles restèrent un moment encore sur la couche à échanger, alors que la maitresse officielle débutait son enseignement, jusqu’à ce que les gardes en factions devant la porte ne frappent et n’annoncent l’arrivée de la Dorure, le Connétable de sa tante. Il entra, et salua :

— Princesse Ashä, Dame Feela…

— Appelez-moi le Chat, comme tout le monde, Samwell, je ne m’embarrasse pas de titres.

— Qu’est-ce qui vous amène, Connétable ? demanda plus poliment la Rose des Sables, voyant que l’homme était un peu mal à l’aise.

— C’est bientôt l’heure de votre leçon, avec moi, et j’a-j’a-j’avais peur que vous n’oubliez.

Ashä défit un peu plus le lacet de son col, et avança :

— Oh, comment pourrais-je vous oublier ? Samwell…

Le Chat éclata de rire à ses côtés alors que le rouge montait aux joues du Connétable.

— Ahah ! Oh, allez, arrête d’embarrasser ce bon Sam ! articula le Chat entre deux fou-rires. Cours à ta leçon, nous nous verrons demain !

Ashä lui sourit, renoua son corsage et remit ses chausses. Elle sorti avec Samwell Sang-Vert, non sans avoir salué le Chat à la manière des dames de Port-Réal.

Il faisait chaud, à Lancehélion, alors que la Rose des Sables marchait sous les voutes de la promenade. Le Connétable avait sous le bras des tables de chiffres, qu’il s’empressa de commencer à expliquer. La Dorure, comme on l’appelait, sans qu’Ashä ne saches vraiment pourquoi, était fils de marchands venus de Braavos, et avait grandi aux jardins aquatiques alors que son père travaillait fidèlement pour la famille Martell. La Dorure était sans aucun doute l’être le plus pâle de Dorne, et Ashä se demandait parfois si c’était leur couleur de peau différente qui l’avait rapproché de sa tante. Samwell Sang-Vert était un ami d’enfant et un allié fidèle de la Princesse Meenah, la tante d’Ashä, mais elle se demandait toujours pourquoi c’était lui qu’elle avait décidé de nommer Connétable : il n’était pas très bon aux armes –elle le savait pour l’avoir déjà vu s’entrainer avec Meenah- et sans grand charisme. Ses seules qualités se résumaient en son sens de la gestion remarquable et en son calme à toute épreuve –ce qui le rendait sans doute unique parmi les Dorniens. Un Connétable devait gérer les armées de la principauté : la Dorure en maitrisait parfaitement les aspects financiers et d’organisations, mais c’était sans aucun doute à Meenah Martell en personne que reviendrait la charge de mener les Dorniens au combat en cas de bataille. Samwell Sang-Vert était un bon comptable et organisateur, et c’était alors tout ce qu’on lui demandait. Comme Meenah tenait à laisser une certaine indépendance à ses vassaux, l’autorité de la Dorure ne résidait pas en le martial mais en l’administratif, ce que les seigneurs acceptaient de bon grès, rechignant souvent à s’occuper eux-mêmes de la paperasse.

Samwell était mal à l’aise face au Chat, bien entendu : pour un homme de chiffre, il devait aimer catégoriser les gens, et ne pouvait pas concevoir que l’on puisse à la fois être un 1 et un 2, mais c’était pourtant bien ce qu’était le Chat. Nul ne connaissait son sexe, et il jouait malicieusement sur son ambiguïté, cultivant ses formes androgynes. Cela lui donnait un surplus de charme mais, pour être honnête, son regard félin et son charisme naturel rendrait fou tout jeune gens, qu’ils aient un pénis ou une vulve. D’une certaine manière –et Ashä soupçonnait que c’était pour ça que sa tante y était tant attaché- cela renforçait l’autorité de la Princesse de Dorne : étant la seule à partager l’intimité du Chat, elle se rendait encore plus désirable.

On ne voyait pas la sensualité de la Princesse d’un mauvais œil, à Dorne, au contraire, ça contentait tout le monde, qu’on en profite directement ou pas. Ashä n’avait jamais connue l’intimité de sa tante, mais elle reconnaissait en elle une femme très attirante et redoutable, parfois elle la jalousait même, mais la plupart du temps elles se considéraient avec une bienveillance fraternelle.

— Des nouvelles de la Princesse ? demanda-t-elle à la Dorure.

— Aux dernières nouvelles, elle n’était plus très loin de Port-Réal, nous devrions recevoir un nouveau corbeau sous peu. Elle semblait satisfaite de ses entretiens avec Lord Tyrell, et son ost restait discipliné, ce qui est une bonne surprise.

— Je n’aime pas qu’on soit forcé de faire ami-ami avec les Tyrells, commenta-t-elle.

— Mon point de vue d’étranger est peut-être un peu naïf, mais rien ne semble empêcher d’être allié au Bief si ce n’est la tradition Dornienne. Et tu sais que ta tante privilégie toujours l’intérêt commun aux traditions. Et l’intérêt du royaume passe par de bons rapports aux Tyrell.

— Ma tante est très respectée ici, le peuple la suivra. Mais nous n’aimons pas les gens du Bief, elle ferait bien de s’en souvenir.

— On croirait entendre ta mère, ironisa la Dorure.

— Âcre-lame manque souvent de subtilité, mais au moins dit-elle toujours ce qu’elle pense.

— Ne l’appelle pas comme ça, c’est un dur nom pour une dame !

— Elle s’en fiche qu’on l’appelle Âcre-lame, je pense même que ça lui plait… Mais dis-moi plutôt, qu’en est-il de nos finances ? C’est bien pour m’apprendre tout cela que ma tante t’a commandé ces leçons, non ?

Ils s’installèrent sous une tonnelle, et déplièrent les comptes. Ashä aimait beaucoup jouer avec les nombres, et ce depuis toute petite. On la décrivait comme une enfant à grand potentiel, et en grandissant elle confirmait ses talents. A 16 ans, elle était déjà plus forte en mathématique que leur vieux mestre inutile.

Au bout d’une heure, après avoir calculé les coûts de déplacements de l’ost de la Princesse et les revenus qu’ils pouvaient allouer aux divers nobles de Lancehélion, on vint leur servir une collation, qu’Ashä refusa, sentant que le vin consommé avec le Chat suffisait à la rendre joyeuse.

Elle fit peu de temps après ses adieux à la Dorure, et commença à déambuler dans le palais, à la mesure de ses envies, toujours suivit par deux gardes à qui elle avait réussi à faire adopter une distance d’intimité de vingt mètres.

Peu de jeunes gens de son âge pouvaient se vanter d’être autant doués en esprit qu’Ashä Martell : elle lisait très bien, calculait à merveille, aimait se cultiver et avait le goût d’apprendre. Elle réfléchit à aller fouiller dans la collection de la bibliothèque, mais l’idée de s’enfermer dans une pièce sombre ne l’enchanta pas et elle décida d’attendre le soir pour profiter encore un moment de la journée. Elle se dirigea vers les terrains d’entrainement, où il y avait toujours de l’animation.


La Rose des Sables avait reçu une formation militaire plus que convenable, ce qui n’était pas étonnant en vue de son ascendance. Ce fut par un heureux hasard qu’elle croisa sur les terrains, cette après-midi-là, Trud Martell, sa mère. Se battant avec un grand bouclier noir et une lourde épée, sa mère n’avait pas usurpé son surnom d’Âcre-lame : large d’épaule, sombre de peau, haute de près de six pieds, ce qui frappait chez elle –outre son épée- était son visage acariâtre. Trud Martell n’avait pas hérité du physique sensuel et éternellement jeune de sa sœur, au contraire : sa peau était moins noire mais des rides lui pliaient déjà la bouche –pas qu’elle sourît souvent, cela dit-, son front était marqué de cicatrices diverses et les vergetures ravageaient son ventre ; en contrepartie, Âcre-lame était musculeuse, grande, lourde. Le jeune écuyer contre qui elle s’exerçait avait beau frapper désespérément contre son bouclier, Âcre-lame ne bougeait pas d’un pouce. En contrepartie, lorsqu’elle frappait, le petit reculait fort loin avant de repartir à l’attaque.

Un coup de bouclier et un de coude plus tard, il était par terre, et le combat était finit. Un grand rire éclata à l’autre bout du terrain. Ashä tourna la tête : c’était son père.

Il courut rejoindre sa femme, et l’embrassa avant même qu’elle n’essuie la sueur de son visage. Le pauvre écuyer, lui, ramassa les débris de son petit écu, et se mit à l’écart.

Ashä soupira. Elle aimait beaucoup ses parents, et elle les admirait également par quelques aspects. Mais ils ne s’étaient jamais vraiment occupés d’elle. La majeure partie de son enfance, ses parents l’avaient passé sur les routes de Dorne et de Westeros, à voyager, guerroyer, festoyer. De temps en temps, ils revenaient à Lancehélion pour pondre un gosse, sans que Meenah ou son grand-père ne semble s’en offusquer.

Elle dut s’engager sur le terrain pour que ses parents la remarquent.

La Rose des Sables fut accueillie avec chaleur, comme toujours, mais à vrai dire elle ne partageait pas grand-chose en commun avec ses parents. Elle savait manier l’épée mais n’avait pas leur amour des armes, sans doute la plus importante des choses qu’ils aient en commun. On disait à Dorne que Trud Martell et Samwell Dayne, lorsqu’ils grandissaient aux jardins aquatiques, dominaient déjà de deux bonnes têtes les enfants des autres familles et ne rataient pas une occasion de se taper dessus. Les choses avaient bien changés, pensa leur fille : à présent ils tapaient à deux sur les autres.

Elle comprenait pourquoi Meenah ne les mêlait que très peu aux affaires du royaume –bien qu’elle soit très proche de sa sœur et ait une grande confiance en Samwell Dayne : Âcre-lame, sa mère, était violente et souvent menaçante, tandis que l’Epée du matin était colérique et à moitié fou lorsqu’il ne chantait pas à la première occasion. Heureusement pour la famille Martell, tous deux possédaient une fidélité inflexible envers Meenah, ce qui enrageait leurs cousins éloignés mais rassurait le personnel du château.

Son père commença à improviser une ballade, sans plus vraiment porter attention à sa fille. A sa ceinture, Aube, l’épée blanche forgée à partir d’une comète, battait sa cuisse comme un vulgaire couteau à viande. Ashä aurait pu blâmer l’insouciance et l’inconstance de son père –comme le faisait Samwell Sang-Vert qui le connaissait bien, ayant grandi aux jardins aquatiques avec les autres fils des grandes maisons- mais quelque part elle pensait que c’était ce qui faisait la force de son couple parental, outre leur amour inaltérable. Ses parents pouvaient bien battre les champs de bataille et les tavernes s’ils le voulaient, ils répondaient présent lorsque Meenah les sollicitait : c’était leur façon de concilier devoir et bonheur de vie. Même si, ainsi occupés, il ne leur restait pas beaucoup de temps à consacrer à leur famille…

C’était véritablement Meenah Martell et sa cour qui avait élevé Ashä, son frère et sa sœur. Elle ne s’en plaignait pas, c’était sans doute pour le mieux.

Elle quitta discrètement le terrain d’entrainement après avoir embrassé sa mère et, alors que le soir tombait, rejoignit les appartements de la famille princière.

Les deux autres enfants de Dayne et Âcre-lame dinaient avec les domestiques. La Rose des Sables se fit servir à manger dans sa chambre et réfléchit aux chevaliers que le Chat pourrait convier pour sa prochaine leçon. La jeune fille était animée d’un grand désir pour les choses du corps, elle ne s’en cachait pas. Le Chat avait raison sur un point cependant : elle avait encore beaucoup de choses à apprendre et, de son propre aveux, cet enseignement était de loin le plus plaisant.
Prenant sa chandelle à bout de bras, Ashä Martell réveilla les gardes devant leurs appartements et monta à la bibliothèque. A défaut de passer la nuit avec une conquête, elle la passerait avec des livres.

Sa chandelle brula ainsi jusqu’à tard dans la nuit, alors que les gardes s’assoupissaient et que le palais bruissait de ses activités nocturnes.

Jusqu’à ce qu’un nouveau jour se lève sur Lancehélion.
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Trainn

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MessageSujet: Re: Tour 1 - Intrigue à Port Réal   Sam 7 Jan - 14:21

Aenar Targaryen, RP tour 1

Aenar regarda les trois sergents quitter d'un pas rapide la salle du trône. La promesse d'une langue coupée s'il venait à prononcer un seul mot sur ce qu'ils ne devaient pas dire ne les avait pas rassurés.
Bien que non cruel, Aenar était craint par ses hommes. Peut-être que la répression de deux rébellions Feuynor avait joué un rôle sur ce point.

Rapidement, les trois sergents furent remplacés par le Lord Commandant de la Garde qu'Aenar avait convoqué un peu plus tôt dans la journée. Ensemble, ils discutèrent de l'organisation des prochains jours avec l'arrivée des Lords. Plusieurs d'entre eux avaient déjà annoncé leur venue. Il fallait renforcer la garde et organiser des patrouilles, et ser Enghien Mormont était un homme en qui il avait parfaitement confiance pour ça.

Le travail ne manquait pas, et sans encore de réel soutien, et le décès de la précédente Main du Roi, Aenar s'occupait de tout par lui-même.
Il dû aussi faire préparer des salles ainsi que des suites pour recevoir les Lords et leur famille au château. Il confia l'organisation du banquet et du tournoi à son oncle qui semblait trouver que son Roi et neveu ne lui confiait pas assez de responsabilités. Ce qui était en parti vrai, puisque, malgré son soutien au début de son règne, Aenar sentait bien la rancoeur de son oncle depuis qu'il l'avait écarté du pouvoir lors de la première rébellion des Feuynor, et n'avait pas de réel confiance en lui.

Mais les préparations semblèrent se passer correctement, et Aenar était prêt à recevoir les Seigneurs des Sept Couronnes. Il savait que ces prochains jours allaient être décisifs pour l'avenir du royaume, mais aussi pour l'avenir de son règne. Peut-être trouvera-t-il des hommes ou femme -n'oublions pas Meenah Martell qui fait elle aussi partie de ceux ayant répondu à son appel- avec qui créer des alliances et qui pourront l'épauler dans les années à venir.

Mais n'oublions pas la raison principale de cet évènement : le jugement des Feuynors, et donc la démonstration de son autorité et de son pouvoir dont certains ne semblaient pas encore avoir pris conscience.
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Melcy

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MessageSujet: Re: Tour 1 - Intrigue à Port Réal   Dim 15 Jan - 11:56

RP Tour 1 : Lord Tywald Lannister

L’aube pointait tout juste lorsque Tywald, accompagnée d’une escorte assez importante quitta Castral-Roc. Il n’avait pas perdu de temps, dès lors qu’il avait reçu la missive du roi, il avait fait réunir nombreux de loyaux soldats ou encore de jeunes chevaliers motivés d’aller à Port-Réal, formant en tout une escorte de plus de deux cents hommes et deux jours plus tard le voilà en route. Il emportait aussi vivres et cadeaux tels que de l’or et des bijoux pour les offrir au roi afin de lui montrer sa loyauté et ce malgré ces dernières années où il avait douté des capacités de son roi. Ce dernier avait fait ses preuves et Tywald était plus que prêt à servi avec honneur son roi.

Il avait confié à son fils la gestion de Castral-Roc en son absence ainsi que de la mission de renflouer la garde qui avait été réduite, et bien qu’il lui faisait tout à fait confiance, Tytos était encore jeune. Il laissa donc aussi sa femme pour qu’elle le conseille et calme ses ardeurs de jeunesse si cela était nécessaire. Cependant sa fille Joanna chevauchait à ses côtés. Elle atteignait l’âge ou elle pouvait se marier, et il espérait pouvoir créer une alliance ainsi. Même si l’idée n’enchantait pas sa fille, il savait qu’elle acceptait la décision de son père car comme celui-ci lui avait enseigné, les intérêts de la famille passaient avant tout.

Sur le chemin, certains hommes d’armes se joignirent à l’ost et c’est rapidement qu’ils atteignirent Port-Réal. Tywald n’avait désiré faire aucun détour, et désormais se préparait à une rencontre avec le roi et sa cour.
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Lebelum

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MessageSujet: Re: Tour 1 - Intrigue à Port Réal   Dim 14 Mai - 14:51

RP Tour 1: Cedrik Corbois (les 3 Ours)

Les bannières Stark flottaient fièrement au vent du haut des murailles de Winterfell tandis que s'affairait les Lords Stark et Omble pour le voyage à Port Réal, cependant pour le départ il manquait Lord Corbois dont la ponctualité n'était pas toujours le fort. Suite au petit déjeuner, Rodrik et Osric étaient partis sur les murailles discuter (via mimique surtout) du voyage à venir et de leurs futurs actions à Port Réal. Le soleil commençait à être haut dans le ciel et toujours pas de Corbois à l'horizon, prenant ainsi leur mal en patience les deux compères partirent se promener en ville. Alors qu'ils marchaient le bruit des sabots les firent se retourner, c'était Cedrik Corbois chevauchant son cheval gris recouvert de boue -cheval noir du coup,merci le réseau routier nordien- arrivant enfin de Corbois, il était comme à l'accoutumé accompagné de ses "loyaux", comme il les appel, ces derniers désormais menés par le capitaine Gerrard Smith, et portait une expression d'impatience profonde, de ce fait les trois amis allèrent au donjon où ils se restaurèrent et se préparèrent au voyage. Ils allèrent ensuite passer en revue la troupe d'une centaine d'hommes qui les accompagnerai avant de finalement quitter Winterfell en direction du sud en fin de matinée, ainsi les 3 Ours prennent la route allant vers Port Réal, le voyage sera long et probablement mouvementé mais, fidèles à eux même, ils pensent surtout au repas du midi.
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Maitre Chêne
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MessageSujet: Re: Tour 1 - Intrigue à Port Réal   Lun 2 Oct - 22:40

DorianGray a écrit:
[size=150]Les citations épiques[/size]


[00:06:12] Duc Peacock: Par contre mon *insérer faible score ici* de charisme ça se traduit comment maître du jeu ?
[00:06:16] Duc Peacock: Je suis moche ?
[00:08:15] Maxouprovence, le Vrai, l'Actif ☭: Je vois vraiment pas ce que la Bolton a pu lui trouver du coup x)
[00:08:34] Margaux: XD
[00:08:40] Lebel 91: le 11 en martial

[00:22:24] Duc Peacock: Je peux raccrocher le titre de lord et devenir un ermite qui s'entraine à l'épée sous les cascades ?
[00:23:00] Great Papyrus: Et mourir d'une pneumonie, oui, tu peux

[00:24:06] Duc Peacock: Je fais la même dans la vraie vie
[00:24:11] Duc Peacock: en chemise même en hiver
[00:24:24] Duc Peacock: L'année dernière j'ai eu une extinction de voix de 3 semaines
[00:24:32] Duc Peacock: Je suis pas invincible...
[00:24:35] Margaux: très malin ^^
[00:24:46] Maxouprovence, le Vrai, l'Actif ☭: On sent le 1 en charisme

[00:28:35] Duc Peacock: Et vous êtes gouvernés par un mec qui fait des études de lettres et qui sait pas faire une phrase sans faute
[00:28:38] Duc Peacock: Désolé les gars
[00:28:50] Lebel 91: mein got
[00:28:57] Maxouprovence, le Vrai, l'Actif ☭: Madre de Dios
[00:29:04] Great Papyrus: Holy shit
[00:29:12] Maxouprovence, le Vrai, l'Actif ☭: #NordMulticulturel


[18:09:49] Duc Peacock: Il fait tomber des tours à mains nues
[18:09:57] Antoine Koinkoin, Barman des Mégalos: C'est un C1, non?
[18:10:05] Antoine Koinkoin, Barman des Mégalos: Du coup il arrive mes tours se marrent
[18:10:06] Maxouprovence, le Vrai, l'Actif ☭: nan c'est du C4

[20:10:52] Lebel 91: tu nous respecteras peut être une fois castré à la hache
[20:11:04] Antoine Koinkoin, Barman des Mégalos: On peut pas plaisanter avec ces ours...

[20:16:39] Antoine Koinkoin, Barman des Mégalos: Ouais, j'aime bien mieux mes attributs masculins quand ils sont rattachés à mon corps

[20:26:13] Duc Peacock: Mais je veux me battre
[20:26:20] Duc Peacock: Et je suis muet
[20:26:24] Duc Peacock: Je peux encourager personne
[20:28:37] Vincent, gardien des pinceaux de l'indifférence: tu peux décider de t'en battre les couilles

[22:11:38] Lebel 91: ainsi le Nord (et le MJ qui passait par là) mourrat de rire et Dorne pris le contrôle de Westeros
[22:12:00] Maxouprovence, le Vrai, l'Actif ☭: Avec le Omble en mode "What have I done ?"
[22:12:58] Lebel 91: Games of Thrones, la véritable histoire
[22:13:23] Maxouprovence, le Vrai, l'Actif ☭: ou comment un homme souhaitant être humoriste provoqua la chute d'une nation
[22:13:53] Duc Peacock: A la base Dalida a juste voulu faire la blague du rasoir à Samson
[22:14:03] Duc Peacock: Ca a mal tourné c'est tout


[22:27:48] Duc Peacock: J'attends ma copine qui au lieu d'aller à Paris est partie à Toulouse
[22:27:59] Duc Peacock: Du coup elle arrive que demain à 6h30....
[22:28:03] Vincent, gardien des pinceaux de l'indifférence: WHAT ? XD
[22:28:07] Maxouprovence, le Vrai, l'Actif ☭: C'est bien pour se retrouver
[22:28:09] Great Papyrus: XD
[22:28:12] Duc Peacock: Ouais
[22:28:12] Lebel 91: arrête de nous donner des ordres papy, continues de mettres les meilleures répliques sur le forum
[22:28:13] Great Papyrus: PUTAIN CE TALENT
[22:28:15] Duc Peacock: XD
[22:28:33] Duc Peacock: Elle s'est trompé de bus
[22:28:39] Maxouprovence, le Vrai, l'Actif ☭: Elle a fait un échec critique dans le choix du bus ?
[22:28:39] Duc Peacock: -_-"
[22:28:44] Vincent, gardien des pinceaux de l'indifférence: Omgf :')

[22:28:48] Lebel 91: les femmes et le sens de l'orientation, définitivement pas une légende
[22:28:53] Vincent, gardien des pinceaux de l'indifférence: Vous êtes bons :'
[22:28:58] Duc Peacock: Oh putain le beauf XD
[22:29:02] Maxouprovence, le Vrai, l'Actif ☭: Obligatory sexist comment :')

[18:56:37] Maxouprovence, le Vrai, l'Actif ☭: je vais les appeler Olaf, Olaf2 et Olaf3
[18:57:01] Maxouprovence, le Vrai, l'Actif ☭: deux de ces personnages étant féminins

[19:09:44] Maxouprovence, le Vrai, l'Actif ☭: par contre, quand je vois le nombre de pros et de mecs qui ont plus de 10 parties de MV, j'me sens mal en tant que noob x)
[19:10:00] Great Papyrus: Y'en a un seul x)

[jeudi 2 juin 2016 23:16] Vincent, gardien des pinceaux de l'indifférence: Insinu ingame que je suis une pute et tu te prends une lance au travers du poitrail

[02/06/2016 23:54:51] Great Papyrus: Ce RP est presque aussi long que ma bite
[02/06/2016 23:56:07] Bonjour c'est swag: presque
[02/06/2016 23:56:21] Léo Pard: (heart)
[02/06/2016 23:56:24 | Modifié (23:56:01)] Bonjour c'est swag: Rien ne peux égaler la longueur du chibre de césar

[18:56:03] Elwee Whent: There a no problem for a frey
[18:56:11] Elwee Whent: just only give me moneeey

[20:20:16] Lartem: DrunkyWolf ?
[20:20:20] Lartem: J'ai TOUT lu
[20:20:25] Sire DrunkyWolf: ouiiiii
[20:20:27] Lartem: Et il se trouve que je suis juif
[20:20:28] Sire DrunkyWolf: moi pas
[20:20:41] Sire DrunkyWolf: en vrai j'ai rien contre les juifs x)
[20:20:43] Lartem: J'espère que tu comptais pas avoir de gosses


[20:22:15] Elwee Whent : Moi je dirait que le communisme est la pire chose qui pourrait arrivé dans got
[20:22:59] Léo Pard : OH NON ! Tu as appuyé sur le bouton communisme !
Great Papyrus a supprimé Elwee Whent de cette conversation

[20:40:08] Elwee Whent: bah non car j'suis un des meilleur en anglais dans ma classe
[20:40:15] Great Papyrus: C'est triste ça par contre
[20:40:18] Lebel 91: RIP la classe
[20:40:21] Sire DrunkyWolf: là j'ai peur

[20:40:30] Sire DrunkyWolf: t'es en segpa ?
[20:40:39] Lebel 91: non il est juste picard

[23:29:32] Elwee Whent: quand j'suis fatigué j'inverse mon sujet avec mon cod

[21:27:25] Bonjour c'est swag: Tarly Léo 19 ans Fils puîné
[21:28:47] Bonjour c'est swag: César je te hais
[21:29:58] Bonjour c'est swag: En trait de caractère il a : QI d'un cheval sous amphèt...

[23:23:51] Léo Pard: EH ATTEND JE VIENS DE REMARQUER !
Pourquoi le mec avec le QI d'un cheval sous amphèt il a mon prénom? :c

[17:24:15] Léo: Tais toi Greyjoy
[17:24:27] Léo: Retourner brûler la flotte de Port Lannis ça sera plus original
(seuls les vrais comprendront)

[22:10:39] Sire DrunkyWolf: osef
[22:10:55] Sire DrunkyWolf: t'es dans ta jalousie je vais gazer ton papi
[22:11:17] Lartem: Déso pas déso, la shoah c'est chaud

[17:12:34] Antoine Koinkoin, Barman des Mégalos: "Les observateurs extérieurs jurèrent que cet ost ressemblait plus alors à une balade de jeunes gens charmeurs qu’à un cortège princier !" Nan mais Dorne toute entière en fait.
[17:13:13] Vincent, gardien des pinceaux de l'indifférence: juste que, bon, on a décidé de faire une pride, voilà
[17:13:31] Antoine Koinkoin, Barman des Mégalos: "Au bout d’une semaine, elle s’absenta pour chasser avec Lord Forrest, et revient avec du petit gibier." Oh, un Tyrell de moins? :O
[17:13:47] Maxouprovence, le Vrai, l'Actif ☭: Les mecs font une orgie ambulante avec un Julien Lepers déguisé en Noir.

[14:34:24] Ulysse Vassard: SOUHAITEZ TOUS UN JOYEUX ANNIVERSAIRE AU SIRE CENDREGUE
[14:34:43] Antoine Koinkoin, Barman des Mégalos: Joyeux anniversaire! Je t'offre... un procès à Port Réal!
[14:35:06] Vincent, gardien des pinceaux de l'indifférence: je t'offre... une lance !! Very Happy
[14:35:11] Vincent, gardien des pinceaux de l'indifférence: ... avec ou sans élan ?

[19:13:09] Antoine Koinkoin, Barman des Mégalos: [18:51:19] Vincent, gardien des pinceaux de l'indifférence: et une lance en OR
[18:51:28] Vincent, gardien des pinceaux de l'indifférence: comme ça tu pourra transpercer les méchants
[18:52:26] Grumpy Cat: Ça va pas beaucoup me servir x)
[18:53:35] Vincent, gardien des pinceaux de l'indifférence: on pourra couper des tartes avec
[18:53:51] Grumpy Cat: J'ai des serviteurs pour ça x)
[18:54:10] Vincent, gardien des pinceaux de l'indifférence: on pourra couper des gens avec
[18:54:13] Vincent, gardien des pinceaux de l'indifférence: (ça sonne mieux)
[18:54:45] Grumpy Cat: J'ai des gens pour ça aussi x)

[23:45:13] Lebel 91: je m'excuse du fait que ce soit si court :/
[23:47:41] Vincent, gardien des pinceaux de l'indifférence: je dois le dire souvent

[23:33:46] Vincent, gardien des pinceaux de l'indifférence: pour honorer la conversation Skype, Jonos s'appellera donc Jonos 7 boules
[23:33:54] Vincent, gardien des pinceaux de l'indifférence: notre décision est irrévocable
[23:33:54] Jean Casimir II: OUI !
[23:36:04] Léhopital : ça dépend, je peux invoquer un dragon et demander de ressuciter Krillin avec?


Vincent Chibon Niveau moral c'est le osef complet chez moi : je supporte aucun dogme, et je serais capable de devenir cannibale sans aucun état d'âme (vous voulez un avortement ? appelez moi tous les jours de la semaine entre 8h et 21h, sauf le jeudi j'ai piscine)

"Gné connard il faut pas manger du panda"

[18:04:07] Viceroy Bubbles Von Salamancer: le génie à l'état russe

[18:23:20] Antoine Koinkoin, Barman des Mégalos: Toi au moins t'as une copine :'(
[18:23:45] Grumpy Cat: Moi je suis beau (rofl)
[18:24:40] Grumpy Cat: Moi je suis con, comme quoi les filles prennent bien n'importe quoi x)
[18:25:20] Antoine Koinkoin, Barman des Mégalos: Il faut qu'on fusionne.
[18:25:24] Antoine Koinkoin, Barman des Mégalos: On sera con et moche.


Harwyn_Tully - Aujourd'hui à 19:23
Ulysse, comment ça va depuis que des Feunoyr t'ont tué?

Harwyn_Tully - Aujourd'hui à 19:25
Quel dommage que Ulysse soit mort, il contrôlait tous les bordels de Port Réal
Ah la la

Feunoyr/Mormont - Aujourd'hui à 19:28
J'ai pas d'honneur
Je suis Polonais

Elwee - Aujourd'hui à 19:38
bon c'est l'heure de faire de l'inceste et de l'eugénisme sur ck2

Meenah Martell - Vincent - Hier à 22:33
qui voit SERIEUSEMENT le Stark être géné par un empoisonnement ?

Elston Frey - Aujourd'hui à 17:33
@Le swag @Eddard Hightower http://www.wikihow.com/Deal-With-a-Backstabbing-Friend

Vincent (Meenah Martell) - vendredi dernier à 22:06
ce moment où tu te rend compte que 1/3 des memes que le MJ poste c'est toi qui les a envoyé... et que t'as pas l'autorisation d'écrire dans la conv pour te couvrir de gloire
Lebelum - vendredi dernier à 22:08
et que pour une raison obscur t'as le stark qui en a le droit et poste ses trucs
Vincent (Meenah Martell) - vendredi dernier à 22:08
nan mais toi ça compte pas : t'es nazi
Lebelum - vendredi dernier à 22:08
une réputation de plus en plus ancrée à ce que je vois
Vincent (Meenah Martell) - vendredi dernier à 22:09
j'ai rien contre les nazi, hein ; j'ai un très bon ami de centre-droit

Lebelum - Aujourd'hui à 19:52
On verra, mais je doutes qu'ils deviennent tous automatiquement honnête
Harwyn_Tully - Aujourd'hui à 19:52
Et moi je sais
Tu doutes, je sais
C'est pour ça que je suis Main du Roi et pas toi
Lebelum - Aujourd'hui à 19:53
Et je sais faire mon job bien, pour ça que j'améliore l'économie sans me faire empoisonner
Harwyn_Tully - Aujourd'hui à 19:53
Si tu le faisais bien tu aurais été empoisonné aussi
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MessageSujet: Re: Tour 1 - Intrigue à Port Réal   Mer 15 Nov - 22:13

par Lartem » il y a un an
EDDARD HIGHTOWER : RP DU TOUR 1
Il n’y avait pas une seconde à perdre. Dès lors qu’Arold Tyrell répondit à ma missive, tout alla si vite : je n’avais que deux jours pour le rattraper et aller à Port-Réal en sa compagnie et en celle de la princesse de Dorne.
Pour commencer, je choisis 100 hommes, braves et loyaux, prêts à se battre pour leur Lord.
Aussitôt fait, il me fallut descendre du phare de Villevieille pour me diriger vers ma prochaine destination : l’académie des mestres, réputée pour sa qualité. En y arrivant, je fus accueilli par le Grand Mestre Tranor :
« Lord Hightower, quelle surprise de vous voir !
- Tout le plaisir est pour moi Grand Mestre.
- Si vous me le permettez, je vais vous demander d’entr… »
Avant même qu’il n’eut pu finir sa phrase, je décidai d’aller au but :
« Grand Mestre Tranor, je n’ai pas le temps de discuter avec vous. Je dois partir au plus vite rejoindre Lord Tyrell pour aller en sa compagnie à Port-Réal. Je vais vous faire part de l’objet de ma visite : j’ai besoin d’un mestre qui pourrait, éventuellement devenir le futur archimestre, qui sait…
- Je vois… Je suppose que vous êtes à la recherche du meilleur mestre de mon académie…. »
Il fit venir un mestre, qui n’était pas si jeune, probablement plus vieux que moi, mais qui avait l’air d’en être un excellent.
« Lord Hightower, dit le Grand Mestre, je vous présente mestre Jainor. Il correspondra parfaitement à vos attentes.
- My Lord, me dit-il. »
Après lui avoir posé quelques questions, je rentrai au phare. Une fois là-bas, il était déjà l’heure de souper. Ma femme et mes deux enfants étant à table avec moi, je décidai de m’interrompre pour leur annoncer à chacun une nouvelle.
« Jaina, Jason, Nymeria ! J’ai une grande nouvelle à vous annoncer ! Demain matin, à l’aube, Nymeria et moi partons rejoindre Lord Arold et Meenah Martell pour Port-Réal ! »
Comme je m’en doutait, mon fils Jason entra dans une colère incroyable :
« Pourquoi elle et pas moi ? Je suis l’aîné, ton héritier
-Justement, répliquai-je ! En tant que fils héritier, tu resteras ici pour gouverner à ma place avec ta mère. »
Nymeria, elle, était folle de joie, sans doute l’excitation. Mais je la calmai très vite :
« Nymeria, si je t’emmène, c’est uniquement dans le but de te trouver un futur mari, à présent que tu es en âge d’enfanter. »
Après que je lui ai dit ces mots, elle se leva et dit aller préparer ses affaires. J’eus l’impression d’avoir été trop franc avec elle, peut-être à cause de la fatigue, peut-être pas.
Pour pouvoir être dans des conditions optimales, je décidai de ne pas dormir cette nuit, à quatre heures du matin, nous serions partis…
Dès lors que nous quittâmes la ville, nous fumes efficaces : il ne nous fallut que six jours pour apercevoir la bannière des Tyrell et celle des Martell ainsi qu’une autre qui m’était inconnue, Forrest selon Mestre Jainor. Le lendemain, on nous annonça que les portes de Port-Réal étaient en vue. Sur le moment, j’avoue avoir eu presque peur : c’était la première fois que j’entrais dans la capitale et ne savais pas ce qu’il pouvait s’y cacher…


"WE LIGHT THE WAY"

Pièces jointes

Hightower.PNG
Hightower.PNG (208.54 Kio) Consulté 411 fois

Dernière édition par Lartem le il y a un an, édité 2 fois.
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MessageSujet: Re: Tour 1 - Intrigue à Port Réal   Mer 15 Nov - 22:13

par M0tus » il y a un an
AROLD TYRELL : RP PREMIER TOUR (ANNEE 272)

Il était deux heures du matin, Arold Tyrell, allongé sur son lit ne trouvait pas le sommeil, il était agité, le lendemain, il devait partir pour Port-Réal en compagnie de Meenah Martell, la princesse de Dorne. Arrivé à la capitale, il devrait prendre des décisions importantes qui définiraient sûrement l’avenir de son royaume et peut-être même des sept couronnes.
A l’annonce de cette nouvelle, il avait lu dans les yeux de ses enfants l’envie de visiter la capitale, de goûter au plaisir de l’inconnu et du nouveau. Malheureusement pour eux, Arold avait décidé d’effectuer le voyage seul, il avait laissé son fils à la tête de HautJardins tout en disant à Theo, son bâtard, de veiller sur lui et de faire en sorte qu’il ne prenne pas de décisions insensées. Après tout, Haron n’avait que 18 ans… Quant à sa fille Berta, il l’avait envoyé voir sa tante Margaret pour prendre de ses nouvelles et également celles d’Helion, le nouveau-né de Luthor.
Il avait également levé un ost important de plus de 300 hommes qui l’accompagnerais jusqu’à Port-Réal, elle était composée de ses plus fidèles hommes d’arme ainsi que de sa garde rapprochée.
Une fois à la capitale, il comptait bien faire bonne impression auprès du roi et avait l’intention d’avoir son mot à dire dans les décisions du royaume, le roi était jeune et sans expérience, cela consituait un grand risque pour les sept couronnes…
En chemin devait le rejoindre Lord Hightower son vassal qui avait l’intention non dissimulée de faire nommer son meilleur mestre au conseil restreint. A vrai dire, il appréhendait ce voyage, il se demandait comment se dérouleraient les discutions et quelles décisions allaient être pises et il redoutait le pire.

- Bonjour Mon seigneur, il est temps de vous lever vous devez partir pour Port-Réal

C’était Jannah qui venait réveiller Arold, il était onc déjà 6 heures, il avait passé toute la six heures à cogiter et il n’avait pas dormit de la nuit… Le voyage s’annonçait fatiguant.

Gowing strong.
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MessageSujet: Re: Tour 1 - Intrigue à Port Réal   Mer 15 Nov - 22:14

par Elyaes » il y a un an
RP d'intro / T1 de la Maison Arryn
( jouée par Elyaes, alias Archange )



- Lord Arryn.

Tiré de ses sombres pensées, Lord Thales Arryn, Défenseur du Val et gouverneur de l'Est, posa un regard distant sur l'homme agenouillé devant lui. Son expression se radoucit quand il reconnut dans la pénombre de la pièce le dos solide, barré de longues mèches rousses attachées en catogan, de son fidèle connétable.

- Logan. Je ne vous attendais pas si tôt. Comment va votre père ?

Si les mots étaient sévères, ils étaient prononcés sur un ton chaleureux qui ne trompa pas leur destinataire. Logan Royce, fils cadet à la trentaine consommée du Lord du même nom, hocha brièvement la tête.

- Il est toujours faible, Seigneur, mais ses jours ne sont plus en danger. Notre famille lui dispense tous les soins possibles afin de garantir son confort. Mon frère et sa femme restent à ses côtés.

Lord Arryn soupira. Cirus Royce se faisait bien vieux pour l'impitoyable climat du Val, et le prochain voyage de Logan jusqu'à Roches-aux-Runes serait plus que probablement celui des derniers adieux à son défunt père.

- Pauvre homme. Puisse-t-il se remettre le plus rapidement possible.

D'un léger geste de la main, Lord Arryn incita son connétable à se relever. L'autre déplia sa haute stature et croisa les poignets derrière son dos, faisant saillir les muscles saillants de ses épaules, de son torse, de ses bras et de son cou en une attitude toute militaire.
Logan Royce était entré dans la maison Arryn l'année de ses treize ans, en tant qu'écuyer sous le règne du père de Thales, Firmin Arryn, frère d'Eleonor Arryn, mariée au Lord Arold Tyrell dans ses jeunes années. L'adolescent, cadet d'une joyeuse fratrie, s'était peu à peu lié d'amitié avec le fils héritier du Lord, de cinq ans son aîné. En raison de ses aptitudes, il fut autorisé à demeurer au Val à la fin de ses classes, Cirus Royce assurant l'avenir de son dernier fils tout en renouvelant sa loyauté envers sa maison suzeraine. Ses qualités militaires se révélèrent avec la maturité et il s'éleva brillamment dans la hiérarchie militaire jusqu'au rôle de maréchal. Les années soudèrent l'amitié des deux hommes, liés par le temps autant que par les batailles où ils se forgèrent une solide réputation. Lorsque le connétable nommé sous Cirus Royce ne put plus assumer ses fonctions, Logan prit tout naturellement sa succession, avec la bénédiction de Thales Arryn, devenu lui-même Lord, sans que jamais ses compétences ne fasse défaut à son suzerain.
Lord Arryn se détourna et récupéra sur la surface patinée de son lourd bureau d'ébène un parchemin scellé qu'il remit à l'autre, tout en calant sa hanche sur l'angle dur du meuble.

- Voici vos instructions pour le temps où je serai absent.

Logan prit le message avec un hochement de tête, et le fit disparaître dans les plis de son manteau de cuir. Il prendrait connaissance de ces informations sitôt son entretien avec le Lord achevé, mais il lui fallait signaler un autre problème avant cela.

- J'ai noté lors de mon voyage la présence de nombreuses bandes armées sur le territoire, plus que je ne le pensais. Les derniers temps ont été rudes pour les paysans. Beaucoup ont visiblement décidé de délaisser leurs terres au profit de la briganderie.

Lord Arryn martela de ses doigts calleux le bois usé par les décennies du bureau. Les derniers rapports reçus allaient dans ce sens, il n'était donc pas surpris.

- Je vais donc vous charger d'une mission supplémentaire. Estimez d'après votre récente expérience et les rapports de ces derniers mois l'effectif de brigands sévissant sur le territoire, et envoyez nos gens les capturer. Soyez ferme, mais épargnez les au maximum s'il s'agit bien de pauvres hères. Pour les bandes plus organisées, je laisse à charge de vos officiers l'estimation de la réplique nécessaire. Envoyez aussi quelqu'un sous escorte dans les villages des régions où les rapports sont les plus nombreux, afin qu'il recueille les doléances des paysans. Voyez s'il leur manque du grain, des matériaux ou des bêtes. Je verrai à mon retour ce qu'il est possible de faire pour eux.

Logan s'inclina et prit congé. Lord Arryn demeura immobile, écoutant calmement l'écho des claquements déterminés des talons de son connétable sur la pierre froide s'éteindre dans le lointain. Alors que le silence revenait, il ébranla sa lourde masse et s'avança à son tour dans le dédale de couloirs des Eyriés, croisant une foule de serviteurs vaquant à leurs occupations, en direction du jardin central. Il déboucha à l'air libre et aspira goulûment l'air piquant de ses chères montagnes, en regardant quelques rayons de soleil timides glisser le long des sept tours blanches de son château. Un cri de joie retentit, et il vit son jeune fils Clowe débouler à toutes jambes pour se jeter dans ses bras. Lord Arryn accueillit ses huit ans sauvages avec la résignation de l'habitude et l'écouta s'extasier d'une histoire farfelue mêlant chiots, bocaux et caramel collant.
Clowe Arryn était un bel enfant. Bien que son visage soit encore adouci par les rondeurs de la jeunesse, une véritable impression de vivacité s'en dégageait. Ses traits étaient toujours agités d'un tourbillon d'expressions, de froncements de sourcils, écarquillements d'yeux, moues en tous genres, grimaces mutines, pleurs déchirants, sourires éclatants, et des rires par milliers. Cette énergie débordante qui allégeait l'atmosphère autour de lui s'accompagnait d'une insubordination absolue. Clowe était imperméable à toute forme d'autorité n'émanant pas de son père, et celui-ci avait bien trop à faire pour le corriger en permanence. Il était cependant parvenu à tempérer les ardeurs de son dernier fils en le confiant régulièrement à Dastan Huye, l'Erudit du Val, qui arrivait à piquer la curiosité de l'enfant comme nul autre et à l'intéresser, enfin, à ses études.

- Et alors la cuisinière a dit que si elle nous revoyait ici elle nous enfermerait dans le cellier !

Lord Arryn passa une main taquine dans les cheveux châtains en bataille de son fils. Il tenta de sourire, mais les muscles raidis de son visage protestèrent, et il renonça à lutter contre ce masque de chair morte.

- Prends la au sérieux, Castor. Elle en est bien capable.

Son fils émit un petit bruit de protestation.

- Père, je suis grand maintenant ! Arrêtez de m'appeler Castor ! Vous avez promis !

- Vous avez aussi promis de rester avec moi, Clowe.

La voix douce de Celia eut le don de faire redoubler les protestations de l'enfant, qui finit par se dégager brusquement des bras de son père avant de courir à l'autre bout du jardin. Lord Arryn se releva et gratifia son épouse d'un signe de tête respectueux, qu'elle lui rendit en évitant cependant de le regarder.
Comme toujours en la voyant, Lord Arryn se sentit désolé pour cette jeune fille. Il l'avait épousée deux ans auparavant, éclatante d'une beauté n'allant pas sans lui rappeler celle, différente mais non moins touchante, de son ancienne femme, Varance Corbray. Cette dernière lui avait été promise par son père, et s'ils ne s'étaient jamais aimés, ils avaient toujours été bon amis. D'une intelligence vive et d'une beauté rare, Varance lui avait donné trois enfants avant de succomber d'une mauvaise fièvre, le laissant seul avec les deux adolescent et un fils en bas âge. Lord Arryn se demandait même si le petit dernier se souvenait de sa mère autrement qu'à travers les quelques tableaux qui demeuraient dans la Tour de la Lune.
Lord Arryn avait fini par regretter la présence féminine à ses côtés, et s'était mis en quête d'une seconde femme, et d'une mère de substitution pour son dernier enfant. Il l'avait trouvée en la présence d'une Frey, magnifique du haut de ses seize ans, et parfaite dans le rôle qu'il lui destinait. Celia Frey était l'archétype de la jeune fille de bonne famille, mesurée, calme, douce et réservée, bien qu'elle ne possédât pas l'esprit si vif de celle l'ayant précédée. Elle avait accueilli sereinement l'idée du mariage avec Lord Arryn et s'était coulée dans son rôle d'épouse avec une facilité déconcertante, et même, un certain plaisir. Elle se faisait peu à peu à la vie au Val, tissait des liens hésitants avec les enfants Arryn. Les deux aînés étaient presque de son âge, et peinaient à reconnaître la jeune fille comme la compagne de leur père et une figure d'autorité, ce qui entraînait régulièrement des tensions entre les jeunes gens. Le cadet, lui, vit en elle une compagne de jeu supplémentaire et ne fit pas de grandes difficultés. Lord Arryn en vint à considérer qu'en dépit de la rivalité latente et persistante entre sa femme et sa fille, ce remariage avait été une excellente idée.
Et six mois après les noces, célébrées aux Eyriés, il eut cet accident.
Un de ses grands plaisirs était de partir pour des expéditions de chasse quelques jours à la belle saison, chevauchant en compagnie de ses vassaux ou de son fils héritier. Cette fois-ci, il avait choisi pour monture un grand étalon alezan, puissant et agile. Lorsqu'un sanglier déboucha des buissons sur le flanc droit de celui-ci, il fut désarçonné, et les sabots ferrés de l'animal lui labourèrent le visage et le bas-ventre tandis que le suidé fuyait, poursuivi par les chiens. Il eut de la chance. Beaucoup de chance. Si l'étalon avait posé le pied sur son crâne au lieu de trébucher sur sa joue, sa tête aurait cédé sous la pression. S'il avait marché sur son ventre au lieu de sa virilité, ses organes internes auraient été défoncés, et il serait mort dans une longue agonie. En l'état, son nez fut arraché, sa joue et son arcade sourcilière profondément coupées par le tranchant du fer. Ses yeux ne furent pas atteints, par miracle. En revanche, ses testicules furent totalement broyées sous la masse de l'animal.
Il perdit énormément de sang, et resta alité pendant des semaines et des semaines après cela, se tordant de douleur et de fièvre tandis que les soignants s'affairaient autour de lui. Son corps régénéra peu à peu, et une gangue de tissu cicatriciel se forma sur son visage, sur des muscles atrophiés, le défigurant en partie. Une fois qu'il fut sur pied, le Lord s'affaira à récupérer sa forme physique avec un succès certain, et il apprit à vivre en inspirant le dégoût à certains de ses pairs. Il n'avait jamais été particulièrement beau. On disait de lui qu'il avait des traits francs, saisissants peut-être, mais il était un militaire avant tout, et son apparence s'en ressentait. Désormais, quiconque le contemplait se heurtait à une masse informe de cicatrices boursouflées, recouvrant la partie droite de son visage, et d'où émergeait une prunelle d'un bleu presque blanc saisissant, ainsi que le dessin d'une lèvre fine mais bien ourlée ; à la place du nez, une protubérance, ou peut être une cavité, d'où émanait de temps à autres un sifflement aigu. Sa voix prit un timbre particulier de ce fait, mais son élocution ne fut pas plus bouleversée.
Celia resta à ses côtés durant toute la durée de sa convalescence, le soignant avec toute la dévotion appliquée qu'une épouse doit à son mari. Mais plus jamais, elle ne put le regarder en face. Elle caressait de son regard son cou, le sommet de son crâne, ou son profil gauche ; elle lui prodiguait la tendresse de sa présence et se blottissait contre lui lors des nuits les plus froides, mais pour cette jeune femme en fleurs, le spectacle pathétique du visage ravagé de son époux demeura insoutenable, et ce d'autant plus après les heures passées penchée sur ces horribles blessures, respirant les miasmes de la fièvre dans son haleine, contemplant la chair déchirée et le blanc de la pommette formant le masque grotesque du seigneur du Val. Lord Arryn, lui, accepta son nouveau visage avec un pragmatisme certain, et ne chercha jamais à camoufler de quelque manière que ce soit ces stigmates, malgré les suggestions désespérées de certains, qu'il ne leur reprocha pas au demeurant.
Peu de temps après son rétablissement total, fut organisée une joute à l'occasion de noces chez l'un de ses vassaux. Le seigneur fut convié, et démontra devant tous qu'il n'avait en rien perdu de son agilité au combat, et que son accident ne l'avait pas transformé en loque tremblotante. Il défit ses adversaires un à un sur le dos même de l'étalon qui l'avait si grièvement injurié, et se joignit avec un plaisir certain à la partie de chasse au renard organisée par le seigneur.
Lady Celia regarda l'enfant vagabonder dans le jardin avec une pointe de désespoir, que son époux remarqua. Il posa une main réconfortante sur l'épaule de la jeune fille.

- Clowe est jeune et insouciant, vous le savez bien. Il retournera à ses travaux quand il sera fatigué. Vous faites preuve d'une patience remarquable avec lui, très chère ; je vous en sais gré.

Elle hocha la tête et baissa les yeux, un sourire reconnaissant étirant ses lèvres pleines.

- C'est un enfant très attachant.

Dans ces mots, Lord Arryn sentit toute sa douleur à l'idée de ne jamais enfanter, et ferma les yeux quelques secondes. Quand il les rouvrit, il avait repris contenance.

- Êtes-vous prête pour le départ ?

Son épouse acquiesça de nouveau. Lord Arryn savait qu'elle était heureuse de l'accompagner à Port Real, où elle croiserait sûrement des membres de la famille Frey. Il avait longuement hésité à lui imposer la longue route jusqu'à la capitale pour ce procès, mais Celia était robuste sous ses frêles et innocentes apparences et saurait supporter le voyage sans peine. Cela réglé, le seigneur la laissa pourchasser Clowe et prit la route de la grand salle.
Il eut la surprise d'y trouver son fils aîné, Ambel Arryn, en pleine conversation avec le Maître Marchand Léopandre Harpagon.

- Bien entendu ! Il se trouve de tout à Port Real, vous savez.

Il jeta un coup d’œil sur le côté et aperçut Lord Arryn s'approchant dans le couloir ; avant même qu'on ne puisse annoncer le Lord, il s'inclina, suivi des quelques individus présents dans la pièce à cette heure avancée de la journée, individus qui furent au demeurant fermement invités à sortir. Négligeant de prendre un siège, Lord Arryn, s'approcha du marchand et le salua.

- Maître. Avez-vous pu vous procurer à temps ce que je vous ai demandé ?

Harpagon fouilla dans l'éternelle besace pendue à sa taille et en sortit un bijou, enveloppé dans du papier de soie. Il s'agissait d'un médaillon d'or fin, constitué d'une fine chaîne ouvragée ornée d'un solide fermoir sur lequel était glissé un pendentif délicatement gravé aux armoiries du Val. Les doigts habiles du marchand activèrent le mécanisme, et le bijou révéla une miniature d'Améthyse Arryn, sa fille. Il avait commandé ce portrait à un artiste de talent, qui était parvenu à esquisser la beauté exceptionnelle de la jeune femme avec une justesse saisissante.

- Une œuvre d'art, pour une œuvre d'art.

Lord Arryn eut un petit rire.

- Je vous remercie, Maître, et je suis certain que ma fille voudra faire de même si je lui transmets votre mot.

Il vit son fils Ambel porter une main à ses lèvres pour masquer son sourire. Tous savaient pertinemment qu'Améthyse détestait les compliments, et que les louages systématiques qu'elle suscitait tenaient pour elle du supplice. Cela dit, Harpagon ne releva pas la taquinerie et garda son sérieux. Cet homme était d'un professionnalisme absolu. Marchand depuis plus de vingt ans, aux tempes poivre et sel et légèrement bidonnant, habillé de sa sempiternelle tunique de fine laine brodée, il était à la tête d'une maison commerciale détenant le monopole des échanges aux Eyriés, et par laquelle devaient passer tous les marchands extérieurs. Son influence s'étendait, quoique de manière moins absolue, dans tous les points stratégiques du Val, en plus de quelques liens supplémentaires dans les autres régions de Westeros.
Faisant signe au Lord et à son héritier de le suivre il se hâta jusqu'à un gros coffre déposé dans un coin de la grand salle et en sortir une cassette plus petite, qu'il déposa précautionneusement sur le sol. Déverrouillant le mécanisme de fermeture – un astucieux système de pressions précises, simultanées ou non, sur différents points du coffre, il s'écarta pour laisser Lord Arryn contempler son présent au Roi.

- Voici, Seigneur. Les plus belles et les plus pures que j'ai pu trouver avec les fonds que vous m'avez alloués lors de mon dernier voyage.

Dans leur écrin de métal et de velours rutilaient un arc-en-ciel de pierres précieuses, des rubis, des saphirs, des émeraudes, et sur le dessus, parmi une poignée de joyaux plus petits, un énorme diamant d'une blancheur étincelante. Lord Arryn hocha la tête d'un air approbateur.

- C'est parfait. Je vous en laisse la charge jusqu'à Port Real, comme prévu.

Le marchand referma la cassette précautionneusement.

- Oui, oui, Seigneur, ne vous inquiétez pas. Je m'en occupe. Moi et mes gens vous retrouverons demain en milieu de journée à la Porte Sanglante.

Lord Arryn récapitula mentalement la composition de sa suite. Il y aurait lui, sa femme et son fils aîné, leurs divers serviteurs, Harpagon et ses associés, ainsi que les soldats qu'il avait détachés pour la protection du groupe à sa charge. Les Corbray et les Vanbois, qui avaient annoncé vouloir cheminer à son côté, les attendaient depuis un jour ou deux dans la résidence des Portes de la Lune. Les Rougefort prendraient la route un peu plus tard, tandis que les Royce s'étaient finalement excusés en raison de l'état préoccupant du chef de famille. Ils devraient être deux cent à prendre la route environ, et le cortège mettrait environ deux semaines pour couvrir la distance jusqu'au lieu du procès, à un train de route confortable. Ils arriveraient juste à temps pour s'installer en ville avant le début du procès. Il fit signe à son fils de le suivre et prit le chemin de la Tour de la Lune.
Ambel Arryn était un jeune homme fin mais solide, tout en muscles déliés et en souplesse. Il était bon bretteur et bon cavalier, mais n'avait pas hérité du don de son père pour les arts du combat, ni de sa force. Ses entraînements réguliers lui avaient malgré tout offert une allure martiale, si bien qu'on lui donnait plus que ses dix-sept ans. Une fine barbe brune courait le long de sa mâchoire, qu'il avait carrée, et venait se fondre au niveau des tempes aux courtes mais épaisses mèches de sa chevelure. Il avait hérité des traits de son père, taillés à la serpe, plus rudes qu'harmonieux, mais se donnait le plus souvent un air canaille qui faisait fondre les demoiselles de compagnie de sa sœur. Ambel, quand il s'en donnait la peine, savait se rendre sympathique auprès de n'importe qui et se fondre dans les groupes à sa convenance. On le retrouvait souvent à plaisanter avec les garçons d'écurie à Ciel. Cependant, son père savait que dans le cadre privé, il pouvait se montrer bien moins agréable, plus autoritaire et égocentrique, solitaire et surtout, cachottier. La mort de Varance les avait séparés. Le jeune garçon adorait sa mère, bien plus que ses autres enfants, et avait eu beaucoup de mal à supporter le choc de sa mort, qui l'avait profondément changé – altéré, peut-être. Lord Arryn se demandait parfois si le petit garçon en lui n'en voulait pas à son père de ne pas avoir pu la sauver.

- Qu'as-tu demandé à Maitre Harpagon, Ambel ?

Son fils haussa les épaules. Il lui arrivait parfois de chercher quelques biens précis par l'intermédiaire du commerçant, mais son père finissait toujours par le savoir, d'une manière ou d'une autre. Il ne cherchait même plus à nier.

- Une jument de Dorne, pour la croiser avec Tiago. La suite de la princesse Martell pourrait en avoir à vendre.

Le seigneur du Val prit le temps de réfléchir à cette réponse, avant de secouer la tête.

- Le poulain serait bon, mais la jument ne supporterait pas le climat. Ce sont des chevaux qui ne connaissent pas le froid, et ils sont trop précieux pour en envoyer une mourir dans nos écuries.

- Et en la confiant dans la Baie des Crabes ?

- Ce serait déjà mieux, mais il y a quand même de grands courants froids. Peut être que Combemèche serait assez au Sud.

Il rumina l'idée jusqu'à ce qu'il atteigne les portes de ses appartements privés, puis se retourna vers son fils. Celui-ci le fixait avec patience. Il savait qu'il était dans son intérêt d'aller dans le sens de son père pour le moment.

- Si tu trouves une bonne jument à un prix intéressant, demande son avis au propriétaire. S'il pense qu'elle pourrait tenir dans le sud du Val, alors nous en reparlerons.

Ambel lui sourit, acquiesça et tourna les talons. Lord Arryn le regarda s'éloigner d'une démarche assurée et secoua la tête. Son fils le laissait perplexe. Il entra dans ses appartements privés, désireux de s'accorder ses premiers instants de paix de la journée dans le petit laps de temps lui restant avant le dîner. Il avait passé la matinée en audience, à écouter les doléances habituelles, puis avait finalisé dans l'après midi les préparatifs de son départ du lendemain, en croisant une petite centaine de serviteurs et d'officiels en tous genres au passage ; il lui restait de nombreux détails à régler dans la soirée de manière à laisser ses affaires en bon ordre, mais il lui serait sûrement possible de rester en tête à tête avec ses parchemins et son encrier pour travailler dans le calme. En attendant, il allait enfin pouvoir souffler.
Lord Arryn renvoya ses serviteurs et se laissa glisser avec satisfaction dans un fauteuil confortable, un verre de vin de la maison Veneur en main. Il força les muscles de ses épaules et de son dos à se détendre un à un, laissa sa nuque reposer sur le haut du siège rembourré, étendit ses jambes devant lui et ferma les yeux, faisant rouler sur sa langue la saveur fruitée de l'alcool. Les instants de paix dont il pouvait jouir se faisaient rares, et il savait les apprécier à leur juste valeur. Il resta dans cette bulle de calme de longues minutes, portant occasionnellement son verre à ses lèvres pour humidifier son palais. Il savait avoir perdu énormément de sensations avec son nez, tant au niveau olfactif que gustatif, mais il lui en restait assez pour pouvoir savourer grossièrement les arômes. Il avait admis que son seul regret véritable à la suite de l'accident résidait dans la souffrance qu'il causait bien malgré lui à Celia, le reste relevant du supportable. Peu lui importaient les aliments fades, les fragrances amputées, les raideurs au visage, le mépris subtil des uns et même l'impuissance ; le soldat en lui connaissait ce qu'était la privation véritable, et il s'estimait heureux de pouvoir gouverner les Eyriés au lieu de grelotter de froid et de peur sous une tente miteuse en attendant la prochaine alarme, ou le prochain assaut. L'enchaînement de ses pensées le conduisit naturellement à songer à la rébellion Feunoyr, ainsi qu'au procès à venir. Son humeur s'assombrit. Lord Arryn, tout loyal à la couronne qu'il était, détestait la Cour, et l'idée de devoir y résider pour un laps de temps inconnu lui était particulièrement désagréable.
Des coups discrets frappés à la porte le sortirent de ses macabres ruminations, et il poussa un grognement teinté de désespoir. Il avait visiblement sous-estimé la dextérité des cuisiniers. Il autorisa son visiteur à entrer, s'attendant à voir une servante empressée lui annoncer le dîner, mais il eut le plaisir de voir entrer à la place sa fille, Améthyse, qui le salua d'un sourire radieux.
Il la contempla alors qu'elle s'avançait doucement vers lui, et fut une fois de plus ému sans parvenir à saisir la cause exacte de cette émotion. Elle était belle, bien sûr, divinement belle, d'une beauté qui lui attirait l'admiration des hommes et la jalousie des femmes, qui donnait aux uns l'envie de la posséder égoïstement et aux autres, la désir de ravager le miroir de leur propre banalité. Ses traits, pourtant, n'étaient pas ceux de la perfection. Elle était vivante, et son visage était marqué de cette vie dont elle débordait littéralement – quelques cicatrices sur le velours de sa peau, un nez joliment dessiné mais plus long que celui des courtisanes les plus prisées, et encore une multitude d'autres petits détails sans importance qui faisaient d'elle un être humain, et non l'idole froide d'une Beauté universelle.
Pourtant, une harmonie subtile dans les traits d'Améthyse se révélait peu à peu à quiconque prenait la peine de l'observer, et faisait d'elle la créature la plus attirante que Lord Arryn ait jamais eu la chance de rencontrer. Elle n'était pas de ces femmes qui attirent tous les regards en entrant dans une pièce ; mais une fois qu'on avait remarqué son magnétisme, on était pris dans ses rets sans plus pouvoir s'en détacher.
D'où venait cette attirance ? Était-ce le rouge tendre de ses lèvres, qui côtoyait avec délices la pâleur de sa peau ? Était-ce la virgule délicate de ses cils épais, qui si souvent allaient frôler la chair pleine de ses pommettes en masquant, le temps d'un battement de cœur, le bleu profond de ses yeux, si semblables à ceux de son père ? Était-ce la langueur parfumée de ses lourds cheveux bruns, qui caressaient ses épaules pour aller se perdre en lentes ondulations jusque dans ses reins ? Étaient-ce les rondeurs sensuelles de son corps jeune et souple, la courbe paresseuse de ses hanches ? Était-ce seulement cela, rien, tout à la fois? Lord Arryn n'en savait rien, mais il avait peur, peur des convoitises malheureuses et des haines tenaces que sa pauvre fille pourrait malgré elle susciter.
Bien loin de jouer de son physique et d'en tirer le moindre orgueil, Améthyse en était totalement détachée, et seule la politesse la poussait à gratifier de ses remerciements ceux qui la complimentaient. Elle faisait souvent part à son père de sa tristesse face aux réactions des jeunes gens de son âge, qui cherchaient à tout prix à s'attirer ses bonnes grâces ou au contraire, la rejetaient sans lui donner la moindre chance de révéler son humanité, s'arrêtant tous à l'image qu'ils se faisaient d'elle en ignorant la véritable jeune fille derrière celle-ci. Du haut de ses seize ans, elle avait très peu d'amis et admirait la capacité de ses frères à nouer des liens si facilement, souffrant en silence de ce don de la nature que tous lui enviaient. Elle aurait aimé pouvoir se réfugier dans la bibliothèque des Eyriés, mais une dyslexie tenace rendait pour elle l'exercice de lecture particulièrement pénible, et ce malgré ses efforts acharnés pour surmonter son handicap. Dastan Huye, constatant le regard brillant d'envie et de larmes qu'elle posait sur les ouvrages inaccessibles, lui destinait un peu de son temps afin de lui faire la lecture, au grand soulagement de son père.
La solitude qu'elle ressentait poussait Améthyse à chercher chez les autres l'écho d'un semblable sentiment, et surtout, à considérer les différences autour d'elle de manière bienveillante. C'était en partie pour cela qu'elle entretenait des relations si tendues avec sa belle-mère. D'un côté, et ce malgré sa gentillesse, Celia ne pouvait s'empêcher d'envier l'exceptionnelle beauté de la fille de son époux, qui après tout, n'était que de deux ans sa cadette. D'un autre, Améthyse était incapable de lui pardonner son attitude vis à vis de son père. Elle-même n'accordait aucune importance aux cicatrices de ce dernier, l'embrassant sur sa joue ravagée ou plaisantant avec lui sur les gargoullis occasionnels de son orifice nasal. Elle voyait qu'il était peiné de la distance discrète mais ferme qu'avait instauré Celia avec lui, et ne manquait pas de le lui reprocher. De tendue, la relation entre les deux jeunes femmes était devenue ouvertement conflictuelle, au grand regret de Lord Arryn qui savait qu'en d'autres circonstances, elles auraient pu être amies. Il n'osait pas intervenir auprès de sa fille pour lui faire cesser des attaques, car elle ne visait que trop juste, et il jugeait malhonnête de la blâmer pour sa lucidité.

- Père ! Je vous ai cherché partout !

Sans façons ni aucune considération pour son âge, Améthyse vint se jucher sur les genoux de son père, entoura son cou de ses bras et posa un baiser sur sa pommette. Lord Arryn passa un bras dans son dos pour la retenir et soupira. Tous ses enfants avaient développé une interprétation toute personnelle de la notion de protocole qui l'amusait et le décourageait à la fois.

- Qu'y a-t-il, Améthyse ?

- Je souhaitais vous saluer avant votre départ.

Lord Arryn secoua la tête.

- Jeune fille, nous nous reverrons ce soir au dîner, et probablement encore demain matin.

Elle secoua la tête et se blottit contre lui, comme lorsqu'elle était petite. Si Ambel avait toujours préféré sa mère, Améthyse avait quant à elle toujours suivi les traces de son père, pour le plus grand plaisir de celui-ci.

- Vous savez bien que ce ne sera pas la même chose.

Lord Arryn lui caressa doucement la tête. Il aurait embrassé son crâne et ses cheveux odorants, s'il avait pu, mais ce geste lui était désormais physiquement impossible.

- Je ne peux pas t'emmener, Améthyse. Tu sais que je l'aurais fait si je l'avais pu. Mais j'ai besoin que quelqu'un ayant un minimum d'influence sur lui veille sur ton frère pendant mon absence.

Elle bougera vaguement la tête dans son cou, ce qu'il prit pour un acquiescement. Puis elle renifla, et il réalisa qu'elle était en train de pleurer.

- Ce n'est pas la seule raison.

Lord Arryn poussa un long soupir, posa son menton sur le sommet du crâne de sa fille et enferma son corps frêle dans ses bras pour tenter de la consoler autant que possible.

- Je ne veux pas t'emmener à la Cour. Pas comme ça. Je ne veux pas te présenter au Roi, aux Lords, pour ce procès sordide.

Et, compléta-t-il en son for intérieur, je ne veux pas que tu suscites des jalousies mortelles et des convoitises plus dangereuses encore dans ce nid de vipères dorées. Il savait qu'Améthyse était aussi consciente que lui de cette dernière restriction implicite, et elle savait qu'il le savait. Pour seule réponse, elle renifla de nouveau et se recroquevilla.
D'ici une vulgaire poignée d'heures, il serait plongé jusqu'au cou dans les intrigues politiques des hommes et femmes les plus influents du continent ; mais dans l'instant présent, Lord Thales Arryn s'autorisa à serrer sa fille contre son cœur en priant pour que l'hiver ne s'abatte pas sur sa famille.

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MessageSujet: Re: Tour 1 - Intrigue à Port Réal   Mer 15 Nov - 22:14

par DrunlyWolf » il y a un an
TOUR 1 Des Greyjoy.


Enfin me direz vous ? bon déjà c'est la deuxième fois que vous m'interrompez donc calmez vous et puis de toute façon j'ai des circonstance atténuantes!


Il descendait dans la rue , escorté par une douzaine d'hommes , en direction du port. Ces rues sentaient mauvais et la pauvreté se voyait , les gens s'écartaient en voyant le seigneur , de peur de subir des représailles , Torwyn allait avec une allure assurée et avec un esprit apaisé , il savait que ce voyage vers Port Réal serait long mais que ça en valait très certainement la peine.
On apercevait déjà quelques voiles dépasser des toits , plus que quelque mètres et la flotte sera en vue , il fallait que celle ci soit présentable et digne d'un Greyjoy et elle l'était , des navires neufs ou restitués à neuf , des toutes nouvelles voiles et le navire amiral , magnifique et très bien sculpté , le seigneur regarde une dernière fois son armure pour s'assurer qu'elle soit bien entière , son épée aussi est là.
Il est déjà tard , le soleil se couche et les navires des Iles de fer partent , en direction de la capitale pour , peut être , enfin clore ce conflit.

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MessageSujet: Re: Tour 1 - Intrigue à Port Réal   Mer 15 Nov - 22:15

par Lebelum » il y a un an
RP Tour 1: Les 3 Ours


Les bannières Stark flottaient fièrement au vent du haut des murailles de Winterfell tandis que s'affairait les Lords Stark et Omble pour le voyage à Port Réal, cependant pour le départ il manquait Lord Corbois dont la ponctualité n'était pas toujours le fort. Suite au petit déjeuner, Rodrik et Osric étaient partis sur les murailles discuter (via mimique surtout) du voyage à venir et de leurs futurs actions à Port Réal. Le soleil commençait à être haut dans le ciel et toujours pas de Corbois à l'horizon, prenant ainsi leur mal en patience les deux compères partirent se promener en ville. Alors qu'ils marchaient le bruit des sabots les firent se retourner, c'était Cedrik Corbois chevauchant son cheval gris recouvert de boue -cheval noir du coup,merci le réseau routier nordien- arrivant enfin de Corbois, il était comme à l'accoutumé accompagné de ses "loyaux", comme il les appel, ces derniers désormais menés par le capitaine Gerrard Smith, et portait une expression d'impatience profonde, de ce fait les trois amis allèrent au donjon où ils se restaurèrent et se préparèrent au voyage. Ils allèrent ensuite passer en revue la troupe d'une centaine d'hommes qui les accompagnerai avant de finalement quitter Winterfell en direction du sud en fin de matinée, ainsi les 3 Ours prennent la route allant vers Port Réal, le voyage sera long et probablement mouvementé mais, fidèles à eux même, ils pensent surtout au repas du midi. North is coming (for you ?)
Dernière édition par Lebelum le il y a un an, édité 1 fois.
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MessageSujet: Re: Tour 1 - Intrigue à Port Réal   Mer 15 Nov - 22:17

par DorianGray » il y a un an
RP Tour 1 - Enghien Mormont


Enghien Mormont contempla, passif, le vaste champ de tentes s’offrant à ses yeux fatigués. En l’absence de délégués réels pour aider le Roi, il se retrouvait seul à devoir gérer la présence en ville de quatre des plus grandes maisons du Royaume. Les Tully étaient arrivés il y a trois jours, les Martell et les Tyrell ce matin, et les Arryn étaient en train de s’établir sur la Colline Rhaenys, avec les autres, sous ce magnifique crépuscule dont les rayons orangés faisaient resplendir le Septuaire. Avec tous ceux-là, Piper, Whent, Nerbosc, Vanbois, Rhoyce, Corbray, Noirmont, Ferboys, et tant d’autres encore qui affluaient vers la capitale. Déjà trois milles hommes d’armes, servantes, écuyers, palefrois et putains résidaient là dehors, le reste prenant ses aises au Donjon Rouge ou dans quelque auberge. Les chevaliers errants, également, voyant là l’occasion de se trouver un maitre ou de s’illustrer lors du tournoi à venir. Malgré les renforts reçus, le Guet avait bien du mal à contenir tout ce petit monde…

Dès les premiers instants, quand Harwyn le Noble et sa suite arrivèrent par la Porte de Fer, Mormont avait ressenti dans ses os qu’un mauvais courant s’engouffrait dans la ville. A ses côtés chevauchaient ses frères et son fils. Ils étaient impressionnant, à eux trois. Le prince, digne, énigmatique avec son air scrutateur et retranché, le chevalier, renfrogné, l’homme d’état, dur et vindicatif, et le fils, fier comme un paon de chevaucher auprès d’hommes qu’il adule à ce point. Mormont connaissait déjà Tytos comme l’excellent chevalier qu’il était, mais pas le reste de la famille ; et il ne lui suffit que d’un seul regard pour deviner qui était qui, tant leur réputation n’était pas usurpée. Vint ensuite Arold Tyrell, vieux, fatigué, mais digne, avec son regard intriguant témoignant de l’esprit derrière l’apparence, et Meenah Martell, la belle dornienne, fière, guerrière, insoumise, franchissant les portes comme l’aurait fait une reine. Enfin, le Chevalier Faucon, Lord Arryn, sublime dans son armure, sa réputation l’entourant mieux que ne l’aurait fait n’importe quelle suite. Une petite facette de la personnalité de Mormont se réjouissait de la venue d’autant de grands bretteurs dans la ville ; enfin de dignes adversaires. Mais il savait rester à sa place, et ce n’était pas sur les champs de joute qu’il avait à s’illustrer. Il n’empêche que… une fois Rodrik Stark en ville, les cinq plus grands guerriers des Sept Couronnes y seront réunis… Ce serait du fourrage de première qualité pour tous les chanteurs du royaume…

Poursuivant sur son chemin, le Lord Commandant descendit les marches et remonta à pied jusqu’au Donjon Rouge, suivi de son escorte. Les vérifications étaient terminées, les ordres donnés. Il allait être difficile d’empêcher les seigneurs d’intriguer et d’agir en francs-tireurs ; Harwyn Tully s’était déjà éclipsé dans la ville, et Meenah Martell n’avait pas tardée à quitter le Donjon Rouge également ; mais les empêcher de s’entretuer ne devrait pas être une tâche impossible. Les surveiller, cependant, s’avérait nécessaire.
L’expérience avait appris à Mormont que ce genre d’événement était toujours l’occasion de ressasser quelque meurtre ou viol du fils du cousin de la mère de l’oncle de l’arrière-grand-père par alliance du chien de Machin par Bidule… Ajoutez à cela que l’événement en question rassemblait les neuf familles les plus puissantes du Royaume et une héritière Feunoyr le ventre rond, vous avez tous les ingrédients pour un bon petit bain de sang…

Encore qu’il fût intéressant de se demander qui allait renverser la table en premier. Edward Baratheon était en route, et a la réputation d’être un militaire hors pairs, homme d’action aguerri. Les Greyjoy n’ont jamais été des enfants de chœur, les Lannister encore moins, et les Stark ont repeint la salle du trône couleur carmin la dernière fois qu’ils sont venu ici. Tous étaient en chemin. La cité elle-même n’est pas encore en proie à l’ébullition, en tout cas en apparence ; on aura tout de même vu ressurgir une nouvelle guilde de voleurs à Port Réal, et plusieurs mouvements semblent s’opérer dans les bas-fonds de la ville… La venue d’autant de nobles réveillait les appétits de tous et de toutes, et les crèves la dalle aussi se joignent à la fête.

Malgré la nuit qui commençait à tomber, une certaine chaleur demeurait. L’été durait déjà depuis un an, et semblait prête à s’éterniser. La ville suait, et il ne faisait pas bon en respirer les relents. La petite troupe commença à gravier la colline d’Aegon. Les patrouilles y avaient été doublés, et les habitants ressentaient qu’il ne faisait pas bon s’attarder trop tard dans la nuit, aussi la capitale était plutôt calme en cette heure tardive.

Le Donjon Rouge, lui, avait été élu domicile des murmures. Dans la nuit, on les entendait, les chuchotements, furtifs, traversant l’antique château comme une ombre, laissant uniquement leurs marques discrètes, celle du doute et de la peur, alors que les complots hantaient l’atmosphère. Le Commandant regagna sa couche alors que la lune disparaissait du ciel, les nuages couvrant son repos bien mérité.

Le bruit de bottes gantées se hâtant de traverser les couloirs du Donjon le réveilla, peu avant l’aube.
« Lord Commandant ! Lord Mormont ! ». Il reconnut vaguement la trogne d’un de ces pré-pubère qui avaient été engagés à la Vieille Porte pour renforcer les effectifs.
- Pas la peine de gueuler, je suis déjà réveillé.
Le soldat qu’il était ne dormait que d’une seule oreille, et avait le sommeil fragile. Il se leva promptement. Il dormait en cotte de maille, et n’eut qu’à enfiler son plastron et un casque, filant ensuite avec le jeune homme.
- On a retrouvé un cadavre à la porte de la Gadoue. Un homme d’armes des Tully.

Traversant en toute hâte la ville, alors que le soleil commençait à pondre, et que la ville sortait progressivement de sa torpeur, émergeant d’un sommeil agité, les deux hommes eurent tôt fait de rejoindre l’endroit dit.
L’homme portait effectivement l’emblème Tully, cousu sur son surcot. Il avait été crucifié à un mur, et un drapeau représentant un dragon noir sur fond rouge était accroché à son bras. Le sang, poisseux, était encore à moitié frais – on lui avait ouvert la gorge d’une oreille à l’autre avant de le suspendre ici, mais un mince filet avait subsisté dans ses veines avant qu’on lui cloue les mains au mur. Il avait un drôle d’expression, à mi-chemin entre le plaisir inconscient et la peur. Il était vraisemblablement ivre au moment où on l’avait trouvé ; une tâche de vin subsistait sur son surcot.
Le juvénile et mal assuré garde qui était venu le chercher lui demanda timidement quels étaient les ordres ; était-ce la peur ou l’admiration qui l’étreignait ainsi ?
- Interrogez tous les marchands du port, ce serait bien le diable si un d’entre eux n’avait pas vu les auteurs de ce forfait. Essayez au passage de retrouver le bouge dans lequel il a pu se rendre pour s’enivrer. Et décrochez-moi ce troufion d’ici.
Dans moins d’une demi-journée, toute la ville murmura le nom de Feunoyr, songea-t-il en voyant le cercle de manants rassemblés autour du spectacle. La ville allait s’ensanglanter à nouveau, et c’était cette fois les seigneurs qui étaient pris pour cible ; une forme de diplomatie agressive, en somme. Quelqu’un dans la ville voulait les pousser à choisir un camp.

Il ne tarda pas à retrouver deux autres cadavres, ceux d’un vieux sergent Tyrell et d’un jeune Dornien. Le premier s’était fait ouvrir le ventre en deux, et ses intestins avaient été répandus sur les murs d’une petite ruelle. Le second s’était fait couper le braquemart, avant de se le faire enfoncer dans la gorge, et a été pendu à l’enseigne d’une auberge.

Cinq hommes que Enghien jugeait un tant soit peu malin furent délégué à ces affaires. Le Capitaine de la Porte du Lion fut chargé de doubler les patrouilles de nuit dans la ville. Combien de temps avant que les hommes du Guet soient la cible ?

Il œuvrait à diriger un conseil exceptionnel avec les capitaines de trois autres Portes pour mettre en place une garde permanente autour des suites des Lords et recruter cinquante archers supplémentaires quand Valek Follard vint le chercher. Il était, avec Mormont, un des trois seuls membres de la Garde Royale encore vivants. Homme grand, doué d’une force de taureau et de son caractère, son crâne était chauve sur les côtés, laissant une mince poignée de cheveux sur le sommet uniquement. Il avait un visage sympathique, mais on sentait bien la bestialité qu’il avait en lui. Un bouc grisonnant indiquait son âge déjà avancé, mais l’homme ne semblait pas voûté le moins du monde, taillé comme une armoire à glace. Il se chargeait d’ordinaire de garder le Roi en permanence en l’absence du Lord Commandant, ce devait être donc quel qu’importante matière qui l’amenait ici.
- Mylord, avança-t-il sur un ton plus froid que d’ordinaire. La Feunoyr vient d’accoucher. Votre présence est requise immédiatement au Donjon Rouge.
Enghien accueillit la nouvelle avec une raideur toute martiale. Quand il l’avait ramenée de Peyredragon, elle était déjà grosse de sept mois et demi.
- C’est une fille.

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MessageSujet: Re: Tour 1 - Intrigue à Port Réal   Mer 15 Nov - 22:17

par Cendregue » il y a un an
Le seigneur de Cendregué est arrivé à Port Réal aussi vite que faire se pouvait.
"putain déja trois jours et pas moyens de se réunir sans se foutre sur la geule" cracha t'il à l'entrée de la ville. Pour lui vivant tranquillement dans son petit château provincial la vie dans la bourdonnante capitale n'avait pas le moindre intérets. C'était un homme au physique banal, cheveux assez lisses et à la peau blanches de ceux qui n'ont pas beaucoup vu le soleil. Pour lui l'équilibre du royaume ne doit pas être brisé "les temps noirs sont derrières nous, qu'ils y restent!"
Cependant même pour un petit provincial comme lui une chose est évidente l'avenir du Royaume se joue aujourd'hui. Il a annoncé qu'il ne se mêlerait pas trop à la foules des nobles préférant rester dans une auberge appartenant historiquement à sa famille mais n'aurait aucuns problèmes à recevoir les autres seigneurs... Et les autres Saigneurs.
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MessageSujet: Re: Tour 1 - Intrigue à Port Réal   Mer 15 Nov - 22:18

par yarduoc » il y a un an
RP d’Introduction : Tarek Qorgyle , Seigneur du Grès



Tarek avait le regard perdu vers le désert sans fin. Le coucher de soleil sur les dunes était quelque chose dont il ne se lasserait jamais. Il commença à arpenter le chemin de ronde perdu dans ses pensées. Il aimait la solitude de sa promenade du soir. La luminosité baissant il dut se résigner à rentrer dans ses appartements avant de ne plus pouvoir voir correctement sans torche. Au moment de descendre les escaliers il jeta un léger regard en arrière pour voir la dernière lueur crépusculaire disparaître sous ce sol rougi du désert, ce même sol sablonneux qui lui donnait toujours ce sentiment d'être chez lui dans le désert de Dorne. Il n'était pas facile de vivre au milieu du désert. Contrairement aux autres cités ou châteaux de la région comme Denfert ou Voi, Le Grès ne s'était pas bâti près d'un fleuve. La vie ici ne dépendait que des sources souterraines remplies par les pluies saisonnières. On aurait pu penser qu'une telle place forte ne tiendrait pas plus de quelques décennies mais elle était encore là, à l'endroit même où les Andals l'avait bâtie.

Image
The Prince of Desert avec l’aimable autorisation d’Amandine Girard


En rentrant dans ses appartements, Tarek se fit apporter le courrier du jour. Il ouvrit la première lettre délicatement. C'était un message de la maison Martell. Apparemment la princesse Meenah allait passer par Le Grès en allant à Port Réal. Une telle visite n'était pas anodine. Il fit aussitôt appeler son chambellan.

-Messire Tarek m'a fait appeler ?

-Antonin... Faites préparer le château pour une visite de la plus haute importance. La princesse fait halte au Grès dans 5 jours

-Bien messire

-Il va s’en dire, précisa calmement Tarek avant que le chambellan n’ait pu sortir, Que si la princesse se plaint de son séjour au grès vous aurez à en subir les conséquences

Sans plus un mot le chambellan sortit de la chambre sans attendre d'être congédié. Tarek était le genre d'homme qui sans être imposant physiquement dégageait une impression de menace. Ce genre de personne qui peut vous faire froid dans le dos d'un simple regard. Au moins le jeune seigneur pouvait être sûr que le chambellan allait faire tout son possible pour rendre l'escale de la princesse le plus agréable possible. Le seigneur du Grès se remit à lire les missives du jour. Le reste ne fut qu'une succession de lettres de mestres locaux, de demandes de marchands et caravanes et une requête pour l'impôt seigneurial. Seule la dernière lettre sortait du lot.

C'était un rapport d'Ashara. Cette petite, bien qu’elle n’eût aucun lien de sang avec lui était sa plus grande fierté. A 17 ans à peine elle était déjà plus mortelle que le désert qui l'avait enfantée. Plus Tarek pensait à la situation et plus il se disait qu'il devrait réitérer l'expérience d'Ashara. Les activités dans le désert n'étant pas légion, Tarek avait décidé il y a de cela quelques temps de s'intéresser aux affaires politiques de Westeros. Bien sûr, en tant que vassal de la maison Martell il suivait les choix de sa suzeraine. De toute façon, que pouvait bien faire une petite maison perdue au milieu du désert dont les seuls exploits ont été d'avoir enfanté un commandant de la garde de nuit. Il avait donc décidé de se pencher vers une voie beaucoup moins mise en valeur des intrigues politiques. Ce que la survie dans le désert vous apprend c'est que ce n'est pas toujours le plus fort qui gagne mais celui qui sait se faire discret et frapper au bon moment en bondissant de sa cachette. En cela l'emblème de sa maison, le scorpion noir l'avait inspiré dans ses projets. Il avait trouvé Ashara dans la rue alors qu'il venait de prendre la place de son père mort ‘un mal inconnu quelque temps plus tôt. Elle n'avait que 12 ans et avait essayé de subtiliser sa bourse au jeune seigneur. Heureusement pour elle, sa tentative fut un échec total et sans l'intérêt de l'héritier Qorgyle pour le courage de cette petite elle aurait surement fini exilée dans le désert. Voyant en elle une occasion parfaite de rentrer dans le jeu des trônes par la porte de derrière, Tarek décida de la former pour devenir une de ses pièces maîtresses dans cette grande partie qui allait se jouer.

Tarek n'avait pas vraiment d'ambitions politiques démesurées mais il adorait jouer et la partie de sa vie allait bientôt commencer. Il y a des signes qui ne trompent pas : Un roi qui fait face à deux rebellions, des lords conviés à port réal, un procès public des derniers Feunoyr... Il relit une dernière fois cette lettre avant de la brûler sur la flamme de sa bougie. Alors que le feu dévorait le parchemin, les flammes rougeoyantes comme le soleil du désert dansant sur le message de sa protégée, Tarek se dirigea vers sa chambre.
Bientôt la princesse passerait aux grès... Bientôt Le jeu des trônes allait commencer.

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Anarchnid

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MessageSujet: Re: Tour 1 - Intrigue à Port Réal   Mer 15 Nov - 22:59

par Glasnost » il y a 10 mois
Harwyn Tully, RP du Tour 1

https://www.youtube.com/watch?v=haseluAw20M

Même en ce torride été, le Conflans exhalait d'une odeur qui, si elle n'avait pas les délices printaniers de Hautjardin, recelait en elle tout ce que la beauté des territoires riverains avaient à offrir. Ce n'était pas une simple mélancolie que lui projetait ces eaux d'affluents, parfumées par les roches, la vase et les roseaux qui l'habitaient, mais un réel envoûtement pour ce territoire qui était le sien. Les canaux de Braavos n'avaient pas la même discrétion dans leurs senteurs, la marque des êtres humains s'y faisant trop présente. Le Conflans avait la qualité de rendre discrète sa présence, créant une magnifique harmonie entre la nature et ses habitants.
Une enfance à Braavos, ce n'est pas forcément commun pour tous les lords des 7 Couronnes. En général, un tour des cités libres n'intervient que plus tard. Mais l'oeuvre d'Edmund Tully nécessitait bien quelques exotisme, non? Au final, leur père était mort trop jeune, et Hoster trop tôt... Rien ne comblait autant le vieux lord que d'avoir un fils au moins aussi grandiose que lui. Harwyn avait toujours montré les traits du génie ; Tytos était un bretteur inégalable, Jonos était une ombre parmi les ombres, Hoster pouvait convaincre n'importe qui de n'importe quoi, et Lysana avait un don pour la gestion. Mais Braavos avait ses tares. Une ville qui se voulait une initiation à l'art, au développement, au combat et à la politique d'exception. Elle remplit cette office, et bien plus encore. Mais elle tua une partie de la fratrie.
Ce souvenir de violence marqua profondément Harwyn. Dès lors, la seule beauté qu'il pouvait encore dépeindre, outra celle de sa région natale, était les aprés midis passés sur les canaux avec sa fratrie, avec Karyl Vance et Lymond Lychester, avec le Maître Elyrio. L'air salé mais emprunt de cette petite brise que seul les affluents connaissent, le murmure des gondoles sur les eaux de Braavos, la figure du Titan qui contemplait les jeunes hommes encore naïf et emprunt de cette douce ambition de la jeunesse.
Harwyn ne saurait dire si il était encore habité par cette ambition. Cette naïveté, il ne l'avait jamais connue, sauf peut être à une occasion, et celle ci l'hantait à chaque fois qu'il revoyait le visage de son fils Edmure. Quand il y repensait, il se demande si ça en valait la peine. Sa seconde femme avait toujours adorée Edmure. Elle l'avait accueilli comme un fils, peut être même plus que Edmond, qui ne manifestait pas ce trait de génie qu'avait le père. Mais Harwyn ne pouvait pas lui pardonner de ne pas manifester l'amour qu'elle devait à Edmond, et il l'avait congédiée. Du moins, ce fut une des raisons qui motiva son geste. Parfois, Edmond lui rendait visite chez les Sœurs du Silence. Il avait trouvé en lui la force de lui pardonner.

De Braavos, une grande souffrance devait naître, pour habiter le cœur de la fratrie. Mais ce fut aussi la naissance d'un Clan, l'un de plus influent et des plus infaillible qui soit. Quand il regardait derrière et devant lui, Harwyn ne voyait qu'un long tracé de souffrance, de haine, et de cadavres. Mais il sentait aussi, sur ses épaules, les mains empruntes de confiance de ce Clan si solide, réuni derrière son ambition et sa personne. Ils étaient le seul à le nommer "Harwyn". Pour le reste, il était tantôt l'homme de fer, tantôt le magnifique, tantôt l'insidieux, tantôt le brumeux, tantôt lord tully, d'autres fois juste tully, parfois même le diable du conflans, mais jamais Harwyn. Cette humanité qui était en lui, dissimulée par son infaillible et convaincu caractère, elle ne le quittait jamais. Mais auprès de ce Clan, il sentait renaître en lui la naïveté Braavienne, il revoyait les germes de son ambition, les débuts de la grandeur... Ce regard mélancolique n'avait d'égal dans son intensité que l'amour qu'il portait pour sa famille, et la dureté avec laquelle il traiterait ses ennemis.

BY MAITRE CHENE ET LEO AU DEBUT DU JEU
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