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 Tour 1 - Intrigue à Port Réal

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Maitre Chêne
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MessageSujet: Tour 1 - Intrigue à Port Réal   Dim 13 Nov - 19:50

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Dernière édition par Maitre Chêne le Dim 13 Nov - 21:59, édité 1 fois
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Dracnor

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MessageSujet: Re: Tour 1 - Intrigue à Port Réal   Dim 13 Nov - 19:52

RP Tour 1 : Lord Elston Frey, sire des Jumeaux


Ainsi, la page de cette rébellion Feunoyr allait définitivement se tourner. Lord Elston n’aurait cependant pas parié dessus : très peu avaient pris le parti du Roi. Et pourtant, à mois de 30 ans, Aenar venait de mater sa deuxième rébellion. Par deux fois en dix ans les Feunoyr avaient tenté de remplacer le dragon rouge par le dragon noir, et par deux fois les Sept Couronnes n’avaient montré que peu de soutien à leur Roi légitime. La première fois, Aenar I avait semblé accepter que cet attentisme ne fût que la conséquence de sa réputation de jeune Roi inexpérimenté. Il avait pardonné, et on le rapprocha alors du Conciliateur. Cela n’allait pas être le cas cette fois. La situation devait être claire dans la tête d’Aenar I : la loyauté des Sept Couronnes est au moins conditionnel. Le dirigeant n’avait plus le choix : il devait montrer son pouvoir. D’où ce procès. Et inutile de compter sur son pardon : il n’avait survécu que par chance, un caprice du destin qui avait placé le plus grand guerrier de ce siècle dans la même salle que lui.

Cette convocation à Port-Réal devait faire appréhender plus d’un Lord. Le temps était venu pour Elston d’aller prouver au Roi qu’il avait eu des raisons pour agir comme il le fit. Heureusement pour le sire des Jumeaux, des raisons, il en avait. Il était curieux de savoir quels prétextes les autres allaient bien pouvoir inventer.

Mais avant de partir, il avait du travail. Le chaos de la rébellion avait attiré les brigands hors de leurs trous, et si rien ne changeait, la peur pourrait bien régner au Conflans. Hors de question. Lord Elston s’enferma toute une nuit dans sa chambre. Le lendemain matin, les corbeaux volaient. Hosteen Frey se présenta aux Jumeaux le surlendemain. Lord Elston le nomma responsable en son absence, et le chargea de diriger les opérations de rétablissement de l’ordre.

Danwell s’offusqua, voulant cette responsabilité, jusqu’à ce que son père lui fasse par de la convocation royale. Le sire des Jumeaux et son héritier allaient se rendre à Port-Réal, au nom des Frey. Une escorte les accompagnerait, bien évidement, ainsi que le Marchand des Jumeaux, Symond Rivers.

C’est ainsi que le cortège Frey s’engagea sur la Route Royale, espérant bien croiser celui de Lord Arryn pour s’y joindre.
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Anarchnid

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MessageSujet: Re: Tour 1 - Intrigue à Port Réal   Lun 28 Nov - 23:36

Rp du Tour 1 : Dorne (année 272)
Meenah Martell, Dame de Lancehélion




La Princesse Meenah de Dorne a quitté Lancehélion sitôt la convocation royale reçue. Malgré les mises en garde de son piètre mestre, elle a pris le départ avec une bonne partie de ses troupes personnelles, laissant quelques hommes d’armes loyaux et une moitié de sa garde personnelle veiller sur la famille Martell qui ne l’accompagnerait pas, restant à Dorne, de même que l’Epée du Matin.
Traversant Dorne et les terres brulantes de cet été interminable, Meenah Martell a fait route jusqu’à la Tombé-du-Roy, faisant halte dans les places fortes de ses vassaux ; avec elle voyageaient nombre de courtisanes et dix chevaliers de sa garde personnelle, mais au fur et à mesure de leur avancée se joignaient à eux de jeunes chevaliers, impatients de prouver leur valeur à la capitale.
Sans doute leurs ardeurs avaient-elles été enflammées par la Princesse et ses courtisanes : ils furent nombreux à se proposer pour le voyage. Les observateurs extérieurs jurèrent que cet ost ressemblait plus alors à une balade de jeunes gens charmeurs qu’à un cortège princier !




Après avoir réuni tant de gens talentueux et forte de plus de 300 hommes de différentes maisons, Meenah Martell les fit s’avancer dans les Montagnes Rouges, jusqu’à la Tombé-du-Roy, où résidait Lord Forrest, le vassal en lequel elle avait le plus confiance. Ils restèrent dans la place forte deux jours, et repartirent lorsque Quentyn Noirmont et sa suite les rejoignirent. Ils descendirent les Marches de Dorne, et entrèrent dans le Bief.
Dans sa nouvelle armure (cadeau de Lord Ormond Ferboy, trop malade pour l’accompagner) Meenah Martell et ses 400 hommes se présentèrent à Lord Tyrell, à Hautjardin, et ensemble ils prirent la route jusqu’à Port-Réal. L’ost de la Princesse fit sensation, et on dit qu’elle enchanta sur son passage le peuple des beautés et des forces de Dorne.
La Dame de Lancehélion s’entretint de longues journées durant avec son voisin Tyrell. Elle aperçut également Lord Eddard Hightower, pour qui elle avait un grand respect en vue de son choix de prénom pour sa fille : Nyméria, la princesse fondatrice de Dorne. Au bout d’une semaine, elle s’absenta pour chasser avec Lord Forrest, proposa par intermédiaire à Lord Hightower s'il voulait les accompagner, mais celui-ci refusa sans que la Princesse ne s'en offusque. On revient avec du petit gibier, et alors qu’elle reprenait sa place dans le convoi, se montrant parmi ses hommes, discutant à cheval avec ses lieutenants et laissant ses cheveux profiter de la brise, on annonça les portes de Port-Réal proches.




Meenah reprit sa place aux côtés de Lord Tyrell, et se prépara à être introduite à la cour de ce roi Targaryen dont elle entendait bien défendre les intérêts.
Elle avait amené avec elle, outre des vivres de choix pour les banquets, des cadeaux royaux : des bijoux, trois chevaux de Dorne, et une lance de guerre dorée d’or. Elle espérait ainsi témoigner de sa loyauté au trône en se montrant plus généreuse que ses pairs.
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Anarchnid

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MessageSujet: Re: Tour 1 - Intrigue à Port Réal   Lun 28 Nov - 23:43

RP de mi-tour : Lancehélion
Ashä Martell, la Rose des Sables



Le soleil chaud de l’été entrait dans la chambre par des persiennes ouvragées, déversant sur la couche une lumière douce. Sur les draps, une jeune dame au teint café s’employait à déployer ses charmes. Face à elle, une créature mystérieuse, aux courbes ambigües, la scrutait de son regard félin.

— Tu es distraite, Ashä. Concentre-toi lorsque tu sers le vin.

Ashä Martell secoua la tête, et raffermit sa prise. La main glissée dans la piqûre, elle inclina délicatement la bouteille et versa avec soin un fond de vin soyeux. Reposant la bouteille et reprenant sa posture de dame, celle que l’on surnommait déjà la Rose des Sables s’appliqua à soutenir le regard de Feela de Lys.

Le Chat des Sables, maitresse préférée de sa tante, sirota un petit moment sa boisson, les yeux clos. Qu’Ashä puisse profiter des beautés mystérieuses du Chat, de ses traits singuliers d’androgyne, était le plus beau cadeau que la Dame de Lancehélion, Meenah Martell, sa tante, ait pu jamais lui octroyer. Par curiosité, la jeune fille passa la langue sur ses lèvres, sensuellement.

Le regard du Chat se braqua sur elle, et il sembla apprécier ce petit jeu. Lui glissant un sourire malicieux, il lui dit :

— Un conseil : verse plus de vin lorsque tu remplis une coupe. Choisis-en également une plus évasée : à contenance égale, on y voit moins de volume. Veille à faire boire ton interlocuteur deux fois plus que toi-même, et tu auras un avantage non-négligeable pour la séduction…

— Est-ce ainsi que tu procèdes avec ma tante ? demanda-t-elle astucieusement.

Le Chat eu un petit rire, tenant drôlement plus du ricanement félin.

— Je n’ai pas eu besoin de séduire la Princesse de Dorne, voyons, c’est elle qui m’a séduite ! Elle m’a acheté à Lys et m’a conduit jusque dans les sables chauds, me couvant de passion… Mais tu penses beaucoup à Meenah en ce moment, est-ce ceci qui te tracasse ?

Ashä rougit un peu, mais resta droite sur le divan :

— Elle n’a pas quitté Dorne depuis une bonne dizaine d’année… n’est-ce pas un peu téméraire d’entreprendre un tel voyage, au cœur de la cour de Port-Réal, même pour elle ?

— Ma petite Rose des Sables, glissa l’androgyne, ta tante ne court aucun danger… à vrai dire, je me ferais plutôt du souci pour les autres seigneurs en sa compagnie… Vois-tu ces jeux auxquels je te forme ? Meenah Martell est imbattable sur ce terrain-là…

— A quels jeux jouons-nous ? feignit-elle d’ignorer.

— Cesse-donc de te tenir droite, et détends-toi un peu…

La Rose des Sables déplia ses bras, les ouvrit lascivement sur la couche, non sans défaire adroitement les lacets de sa robe orientale. Elle décroisa les jambes, exposant leur teinte satinée, comme une provocation de petite fille.

Le Chat se pencha vers elle, les pupilles brillantes. Ashä l’accueillit avec son propre jeu.

— Hum… je crois déjà connaitre ces jeux-là… taquina-t-elle lascivement.

— Il est parfois utile, murmura le Chat, de feindre l’ignorance, n’est-ce pas ?

— Ma tante ne le fait jamais…

— C’est peut-être sa seule faiblesse : son assurance… Mais toi et moi… nous nous devons d’être malines… nous ne manions pas les épées mais les robes…

La Rose des Sables lui saisit fermement le bras.

— Parle pour toi. Je suis une Dornienne, je sais manier les armes aussi bien qu’un homme.

Elle lui saisit le second bras.

— Je sais prendre par la force ce que je désire.

Et se remit droite.

— Je ne joue jamais le jeu des autres, seulement le mien. Ce que je veux, je le prends. Je sais être sans pitié comme le sable.

Elle relâcha ses muscles, et se coula contre la maitresse princière.

— Mais je sais également être douce comme la rose pour avoir ce que je veux.

Le Chat ronronna tendrement et se laissa faire. La Rose des Sables promena ses lèvres sur sa peau dorée, jusqu’à s’aventurer un peu plus bas…

Ashä Martell sourit naïvement :

— Vais-je enfin savoir ce qui se trouve en ta culotte, Chat ?

D’une ruade experte, Feela de Lys se dégagea de son emprise.

— Mon intimité n’est connue que de Meenah, et je souhaite qu’il en reste ainsi. Ne t’en vexe pas, confia-t-elle en mimant un baisé, j’aurais adoré aller plus loin dans le jeu avec toi !

La nièce Martell soupira bruyamment.

— Savoir si tu possèdes une épée ou un fourreau ne m’importe pas vraiment, je voulais juste en profiter…

— Allons, allons, la réconforta le Chat, un secret n’a d’utilité que s’il est bien gardé ! Et puis, nous pouvons jouer de bien d’autres façons…

Elles se testèrent un instant du regard, et le Chat repris sa place dans la couche.

— La semaine prochaine, confia-t-elle, j’inviterais de jeunes chevaliers pour que tu puisses t’exercer.

— Tu crois que je n’ai jamais séduite avant ?

— Bien sûr que non ; mais je suis là pour t’apprendre à être encore plus redoutable à cet art, n’est-ce pas ? Cela passe par les bonnes manières d’une Dame, et les sensualités d’une courtisanes…

— Tu t’y connais en bonnes manières, Chat ?

— On nous apprend de tout à Lys : des arts de la table aux arts du lit, en passant par tout un tas de petits…

Ses doigts se glissèrent sous la robe d’Ashä.

— … extras…




Elles restèrent un moment encore sur la couche à échanger, alors que la maitresse officielle débutait son enseignement, jusqu’à ce que les gardes en factions devant la porte ne frappent et n’annoncent l’arrivée de la Dorure, le Connétable de sa tante. Il entra, et salua :

— Princesse Ashä, Dame Feela…

— Appelez-moi le Chat, comme tout le monde, Samwell, je ne m’embarrasse pas de titres.

— Qu’est-ce qui vous amène, Connétable ? demanda plus poliment la Rose des Sables, voyant que l’homme était un peu mal à l’aise.

— C’est bientôt l’heure de votre leçon, avec moi, et j’a-j’a-j’avais peur que vous n’oubliez.

Ashä défit un peu plus le lacet de son col, et avança :

— Oh, comment pourrais-je vous oublier ? Samwell…

Le Chat éclata de rire à ses côtés alors que le rouge montait aux joues du Connétable.

— Ahah ! Oh, allez, arrête d’embarrasser ce bon Sam ! articula le Chat entre deux fou-rires. Cours à ta leçon, nous nous verrons demain !

Ashä lui sourit, renoua son corsage et remit ses chausses. Elle sorti avec Samwell Sang-Vert, non sans avoir salué le Chat à la manière des dames de Port-Réal.

Il faisait chaud, à Lancehélion, alors que la Rose des Sables marchait sous les voutes de la promenade. Le Connétable avait sous le bras des tables de chiffres, qu’il s’empressa de commencer à expliquer. La Dorure, comme on l’appelait, sans qu’Ashä ne saches vraiment pourquoi, était fils de marchands venus de Braavos, et avait grandi aux jardins aquatiques alors que son père travaillait fidèlement pour la famille Martell. La Dorure était sans aucun doute l’être le plus pâle de Dorne, et Ashä se demandait parfois si c’était leur couleur de peau différente qui l’avait rapproché de sa tante. Samwell Sang-Vert était un ami d’enfant et un allié fidèle de la Princesse Meenah, la tante d’Ashä, mais elle se demandait toujours pourquoi c’était lui qu’elle avait décidé de nommer Connétable : il n’était pas très bon aux armes –elle le savait pour l’avoir déjà vu s’entrainer avec Meenah- et sans grand charisme. Ses seules qualités se résumaient en son sens de la gestion remarquable et en son calme à toute épreuve –ce qui le rendait sans doute unique parmi les Dorniens. Un Connétable devait gérer les armées de la principauté : la Dorure en maitrisait parfaitement les aspects financiers et d’organisations, mais c’était sans aucun doute à Meenah Martell en personne que reviendrait la charge de mener les Dorniens au combat en cas de bataille. Samwell Sang-Vert était un bon comptable et organisateur, et c’était alors tout ce qu’on lui demandait. Comme Meenah tenait à laisser une certaine indépendance à ses vassaux, l’autorité de la Dorure ne résidait pas en le martial mais en l’administratif, ce que les seigneurs acceptaient de bon grès, rechignant souvent à s’occuper eux-mêmes de la paperasse.

Samwell était mal à l’aise face au Chat, bien entendu : pour un homme de chiffre, il devait aimer catégoriser les gens, et ne pouvait pas concevoir que l’on puisse à la fois être un 1 et un 2, mais c’était pourtant bien ce qu’était le Chat. Nul ne connaissait son sexe, et il jouait malicieusement sur son ambiguïté, cultivant ses formes androgynes. Cela lui donnait un surplus de charme mais, pour être honnête, son regard félin et son charisme naturel rendrait fou tout jeune gens, qu’ils aient un pénis ou une vulve. D’une certaine manière –et Ashä soupçonnait que c’était pour ça que sa tante y était tant attaché- cela renforçait l’autorité de la Princesse de Dorne : étant la seule à partager l’intimité du Chat, elle se rendait encore plus désirable.

On ne voyait pas la sensualité de la Princesse d’un mauvais œil, à Dorne, au contraire, ça contentait tout le monde, qu’on en profite directement ou pas. Ashä n’avait jamais connue l’intimité de sa tante, mais elle reconnaissait en elle une femme très attirante et redoutable, parfois elle la jalousait même, mais la plupart du temps elles se considéraient avec une bienveillance fraternelle.

— Des nouvelles de la Princesse ? demanda-t-elle à la Dorure.

— Aux dernières nouvelles, elle n’était plus très loin de Port-Réal, nous devrions recevoir un nouveau corbeau sous peu. Elle semblait satisfaite de ses entretiens avec Lord Tyrell, et son ost restait discipliné, ce qui est une bonne surprise.

— Je n’aime pas qu’on soit forcé de faire ami-ami avec les Tyrells, commenta-t-elle.

— Mon point de vue d’étranger est peut-être un peu naïf, mais rien ne semble empêcher d’être allié au Bief si ce n’est la tradition Dornienne. Et tu sais que ta tante privilégie toujours l’intérêt commun aux traditions. Et l’intérêt du royaume passe par de bons rapports aux Tyrell.

— Ma tante est très respectée ici, le peuple la suivra. Mais nous n’aimons pas les gens du Bief, elle ferait bien de s’en souvenir.

— On croirait entendre ta mère, ironisa la Dorure.

— Âcre-lame manque souvent de subtilité, mais au moins dit-elle toujours ce qu’elle pense.

— Ne l’appelle pas comme ça, c’est un dur nom pour une dame !

— Elle s’en fiche qu’on l’appelle Âcre-lame, je pense même que ça lui plait… Mais dis-moi plutôt, qu’en est-il de nos finances ? C’est bien pour m’apprendre tout cela que ma tante t’a commandé ces leçons, non ?

Ils s’installèrent sous une tonnelle, et déplièrent les comptes. Ashä aimait beaucoup jouer avec les nombres, et ce depuis toute petite. On la décrivait comme une enfant à grand potentiel, et en grandissant elle confirmait ses talents. A 16 ans, elle était déjà plus forte en mathématique que leur vieux mestre inutile.

Au bout d’une heure, après avoir calculé les coûts de déplacements de l’ost de la Princesse et les revenus qu’ils pouvaient allouer aux divers nobles de Lancehélion, on vint leur servir une collation, qu’Ashä refusa, sentant que le vin consommé avec le Chat suffisait à la rendre joyeuse.

Elle fit peu de temps après ses adieux à la Dorure, et commença à déambuler dans le palais, à la mesure de ses envies, toujours suivit par deux gardes à qui elle avait réussi à faire adopter une distance d’intimité de vingt mètres.

Peu de jeunes gens de son âge pouvaient se vanter d’être autant doués en esprit qu’Ashä Martell : elle lisait très bien, calculait à merveille, aimait se cultiver et avait le goût d’apprendre. Elle réfléchit à aller fouiller dans la collection de la bibliothèque, mais l’idée de s’enfermer dans une pièce sombre ne l’enchanta pas et elle décida d’attendre le soir pour profiter encore un moment de la journée. Elle se dirigea vers les terrains d’entrainement, où il y avait toujours de l’animation.


La Rose des Sables avait reçu une formation militaire plus que convenable, ce qui n’était pas étonnant en vue de son ascendance. Ce fut par un heureux hasard qu’elle croisa sur les terrains, cette après-midi-là, Trud Martell, sa mère. Se battant avec un grand bouclier noir et une lourde épée, sa mère n’avait pas usurpé son surnom d’Âcre-lame : large d’épaule, sombre de peau, haute de près de six pieds, ce qui frappait chez elle –outre son épée- était son visage acariâtre. Trud Martell n’avait pas hérité du physique sensuel et éternellement jeune de sa sœur, au contraire : sa peau était moins noire mais des rides lui pliaient déjà la bouche –pas qu’elle sourît souvent, cela dit-, son front était marqué de cicatrices diverses et les vergetures ravageaient son ventre ; en contrepartie, Âcre-lame était musculeuse, grande, lourde. Le jeune écuyer contre qui elle s’exerçait avait beau frapper désespérément contre son bouclier, Âcre-lame ne bougeait pas d’un pouce. En contrepartie, lorsqu’elle frappait, le petit reculait fort loin avant de repartir à l’attaque.

Un coup de bouclier et un de coude plus tard, il était par terre, et le combat était finit. Un grand rire éclata à l’autre bout du terrain. Ashä tourna la tête : c’était son père.

Il courut rejoindre sa femme, et l’embrassa avant même qu’elle n’essuie la sueur de son visage. Le pauvre écuyer, lui, ramassa les débris de son petit écu, et se mit à l’écart.

Ashä soupira. Elle aimait beaucoup ses parents, et elle les admirait également par quelques aspects. Mais ils ne s’étaient jamais vraiment occupés d’elle. La majeure partie de son enfance, ses parents l’avaient passé sur les routes de Dorne et de Westeros, à voyager, guerroyer, festoyer. De temps en temps, ils revenaient à Lancehélion pour pondre un gosse, sans que Meenah ou son grand-père ne semble s’en offusquer.

Elle dut s’engager sur le terrain pour que ses parents la remarquent.

La Rose des Sables fut accueillie avec chaleur, comme toujours, mais à vrai dire elle ne partageait pas grand-chose en commun avec ses parents. Elle savait manier l’épée mais n’avait pas leur amour des armes, sans doute la plus importante des choses qu’ils aient en commun. On disait à Dorne que Trud Martell et Samwell Dayne, lorsqu’ils grandissaient aux jardins aquatiques, dominaient déjà de deux bonnes têtes les enfants des autres familles et ne rataient pas une occasion de se taper dessus. Les choses avaient bien changés, pensa leur fille : à présent ils tapaient à deux sur les autres.

Elle comprenait pourquoi Meenah ne les mêlait que très peu aux affaires du royaume –bien qu’elle soit très proche de sa sœur et ait une grande confiance en Samwell Dayne : Âcre-lame, sa mère, était violente et souvent menaçante, tandis que l’Epée du matin était colérique et à moitié fou lorsqu’il ne chantait pas à la première occasion. Heureusement pour la famille Martell, tous deux possédaient une fidélité inflexible envers Meenah, ce qui enrageait leurs cousins éloignés mais rassurait le personnel du château.

Son père commença à improviser une ballade, sans plus vraiment porter attention à sa fille. A sa ceinture, Aube, l’épée blanche forgée à partir d’une comète, battait sa cuisse comme un vulgaire couteau à viande. Ashä aurait pu blâmer l’insouciance et l’inconstance de son père –comme le faisait Samwell Sang-Vert qui le connaissait bien, ayant grandi aux jardins aquatiques avec les autres fils des grandes maisons- mais quelque part elle pensait que c’était ce qui faisait la force de son couple parental, outre leur amour inaltérable. Ses parents pouvaient bien battre les champs de bataille et les tavernes s’ils le voulaient, ils répondaient présent lorsque Meenah les sollicitait : c’était leur façon de concilier devoir et bonheur de vie. Même si, ainsi occupés, il ne leur restait pas beaucoup de temps à consacrer à leur famille…

C’était véritablement Meenah Martell et sa cour qui avait élevé Ashä, son frère et sa sœur. Elle ne s’en plaignait pas, c’était sans doute pour le mieux.

Elle quitta discrètement le terrain d’entrainement après avoir embrassé sa mère et, alors que le soir tombait, rejoignit les appartements de la famille princière.

Les deux autres enfants de Dayne et Âcre-lame dinaient avec les domestiques. La Rose des Sables se fit servir à manger dans sa chambre et réfléchit aux chevaliers que le Chat pourrait convier pour sa prochaine leçon. La jeune fille était animée d’un grand désir pour les choses du corps, elle ne s’en cachait pas. Le Chat avait raison sur un point cependant : elle avait encore beaucoup de choses à apprendre et, de son propre aveux, cet enseignement était de loin le plus plaisant.
Prenant sa chandelle à bout de bras, Ashä Martell réveilla les gardes devant leurs appartements et monta à la bibliothèque. A défaut de passer la nuit avec une conquête, elle la passerait avec des livres.

Sa chandelle brula ainsi jusqu’à tard dans la nuit, alors que les gardes s’assoupissaient et que le palais bruissait de ses activités nocturnes.

Jusqu’à ce qu’un nouveau jour se lève sur Lancehélion.
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Trainn

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MessageSujet: Re: Tour 1 - Intrigue à Port Réal   Sam 7 Jan - 14:21

Aenar Targaryen, RP tour 1

Aenar regarda les trois sergents quitter d'un pas rapide la salle du trône. La promesse d'une langue coupée s'il venait à prononcer un seul mot sur ce qu'ils ne devaient pas dire ne les avait pas rassurés.
Bien que non cruel, Aenar était craint par ses hommes. Peut-être que la répression de deux rébellions Feuynor avait joué un rôle sur ce point.

Rapidement, les trois sergents furent remplacés par le Lord Commandant de la Garde qu'Aenar avait convoqué un peu plus tôt dans la journée. Ensemble, ils discutèrent de l'organisation des prochains jours avec l'arrivée des Lords. Plusieurs d'entre eux avaient déjà annoncé leur venue. Il fallait renforcer la garde et organiser des patrouilles, et ser Enghien Mormont était un homme en qui il avait parfaitement confiance pour ça.

Le travail ne manquait pas, et sans encore de réel soutien, et le décès de la précédente Main du Roi, Aenar s'occupait de tout par lui-même.
Il dû aussi faire préparer des salles ainsi que des suites pour recevoir les Lords et leur famille au château. Il confia l'organisation du banquet et du tournoi à son oncle qui semblait trouver que son Roi et neveu ne lui confiait pas assez de responsabilités. Ce qui était en parti vrai, puisque, malgré son soutien au début de son règne, Aenar sentait bien la rancoeur de son oncle depuis qu'il l'avait écarté du pouvoir lors de la première rébellion des Feuynor, et n'avait pas de réel confiance en lui.

Mais les préparations semblèrent se passer correctement, et Aenar était prêt à recevoir les Seigneurs des Sept Couronnes. Il savait que ces prochains jours allaient être décisifs pour l'avenir du royaume, mais aussi pour l'avenir de son règne. Peut-être trouvera-t-il des hommes ou femme -n'oublions pas Meenah Martell qui fait elle aussi partie de ceux ayant répondu à son appel- avec qui créer des alliances et qui pourront l'épauler dans les années à venir.

Mais n'oublions pas la raison principale de cet évènement : le jugement des Feuynors, et donc la démonstration de son autorité et de son pouvoir dont certains ne semblaient pas encore avoir pris conscience.
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Melcy

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MessageSujet: Re: Tour 1 - Intrigue à Port Réal   Dim 15 Jan - 11:56

RP Tour 1 : Lord Tywald Lannister

L’aube pointait tout juste lorsque Tywald, accompagnée d’une escorte assez importante quitta Castral-Roc. Il n’avait pas perdu de temps, dès lors qu’il avait reçu la missive du roi, il avait fait réunir nombreux de loyaux soldats ou encore de jeunes chevaliers motivés d’aller à Port-Réal, formant en tout une escorte de plus de deux cents hommes et deux jours plus tard le voilà en route. Il emportait aussi vivres et cadeaux tels que de l’or et des bijoux pour les offrir au roi afin de lui montrer sa loyauté et ce malgré ces dernières années où il avait douté des capacités de son roi. Ce dernier avait fait ses preuves et Tywald était plus que prêt à servi avec honneur son roi.

Il avait confié à son fils la gestion de Castral-Roc en son absence ainsi que de la mission de renflouer la garde qui avait été réduite, et bien qu’il lui faisait tout à fait confiance, Tytos était encore jeune. Il laissa donc aussi sa femme pour qu’elle le conseille et calme ses ardeurs de jeunesse si cela était nécessaire. Cependant sa fille Joanna chevauchait à ses côtés. Elle atteignait l’âge ou elle pouvait se marier, et il espérait pouvoir créer une alliance ainsi. Même si l’idée n’enchantait pas sa fille, il savait qu’elle acceptait la décision de son père car comme celui-ci lui avait enseigné, les intérêts de la famille passaient avant tout.

Sur le chemin, certains hommes d’armes se joignirent à l’ost et c’est rapidement qu’ils atteignirent Port-Réal. Tywald n’avait désiré faire aucun détour, et désormais se préparait à une rencontre avec le roi et sa cour.
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Lebelum

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MessageSujet: Re: Tour 1 - Intrigue à Port Réal   Dim 14 Mai - 14:51

RP Tour 1: Cedrik Corbois (les 3 Ours)

Les bannières Stark flottaient fièrement au vent du haut des murailles de Winterfell tandis que s'affairait les Lords Stark et Omble pour le voyage à Port Réal, cependant pour le départ il manquait Lord Corbois dont la ponctualité n'était pas toujours le fort. Suite au petit déjeuner, Rodrik et Osric étaient partis sur les murailles discuter (via mimique surtout) du voyage à venir et de leurs futurs actions à Port Réal. Le soleil commençait à être haut dans le ciel et toujours pas de Corbois à l'horizon, prenant ainsi leur mal en patience les deux compères partirent se promener en ville. Alors qu'ils marchaient le bruit des sabots les firent se retourner, c'était Cedrik Corbois chevauchant son cheval gris recouvert de boue -cheval noir du coup,merci le réseau routier nordien- arrivant enfin de Corbois, il était comme à l'accoutumé accompagné de ses "loyaux", comme il les appel, ces derniers désormais menés par le capitaine Gerrard Smith, et portait une expression d'impatience profonde, de ce fait les trois amis allèrent au donjon où ils se restaurèrent et se préparèrent au voyage. Ils allèrent ensuite passer en revue la troupe d'une centaine d'hommes qui les accompagnerai avant de finalement quitter Winterfell en direction du sud en fin de matinée, ainsi les 3 Ours prennent la route allant vers Port Réal, le voyage sera long et probablement mouvementé mais, fidèles à eux même, ils pensent surtout au repas du midi.
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