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 Tour 17 : Un rêve d'hiver

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Maitre Chêne
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MessageSujet: Tour 17 : Un rêve d'hiver   Mar 9 Mai - 16:36

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Anarchnid

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MessageSujet: Re: Tour 17 : Un rêve d'hiver   Dim 14 Mai - 14:58

Dorne, tour 17 : le prix de l'innocence (part. 1/3)

Meenah Martell - La Princesse au milieu de l'Orage


Le soleil se couchait par-delà les montagnes quand l’ost de Meenah Martell rejoint Accalmie en compagnie des hommes de Korventin Baratheon. Les deux seigneurs avaient passés les deux dernières semaines à séjourner chez les principaux vassaux de l’Orage, donnant de fastes réceptions et dialoguant pour une meilleure entente Orageois-Dorniens. Du propre aveu de la Princesse d’ Ebène, le résultat était très mitigé, mais l’heure n’était plus à perdre son temps.

Ils revenaient de La Meule, au nord de l’Orage, et séjournerais le lendemain à Accalmie, comme aux premiers jours de leurs visites, puis prendraient la route immédiatement. Pendant qu’ils se la coulaient douce ici, les choses se précipitaient dans le Bief : les grands seigneurs avaient levé leur ban, la moitié des plaines prenant parti pour le félon Tyrell, et Dorne se devait de venir soutenir Rowan au plus vite.

Meenah avait à ses côté une grande partie de sa cour, composée de dizaines de courtisanes, de musiciens et de plaisants jeunes hommes ; ainsi qu’une partie de sa garde personnelle, faite de chevaliers, d’hommes d’armes et d’archers. A ses côtés, ses dix gardes étaient menés par Golgoth Sand et Victarion Karmath, ses gardes du corps. La cour étant trop petite pour acceuillir leur tentes, ce fut devant les murailles que ses hommes s’installèrent, tandis que Meenah et ses proches s’établissaient dans les quartiers réservés aux invités.

Un dîner fut servi, où ils mangèrent en compagnie du Lord Baratheon. Ce jeune homme avait accompagné Meenah tout du long de son séjour, ils avaient chevauchés ensembles, bu ensembles, chantés ensembles. Pourtant, elle ne réussissait pas vraiment à le cerner : il était toujours enthousiaste, de bonne volonté, et il veillait à désamorçait les tensions dès qu’elles pointaient le bout de leur nez ; malgré cela, ils n’avaient mené à bien aucune des discutions qu’elle estimait importante : l’alliance entre Dorne et l’Orage ne tenait que sur des mots et des biens vouloirs, on ne lui avait permis de conclure aucun mariage entre jeunes gens de bonnes familles, et la traque coordonnée des bandits semblaient n’intéresser qu’elle dès lors qu’ils ne ravageaient plus les champs de son hôte.

Ce dîner, simple en comparaison de ceux qu’ils avaient pu déguster chez les vassaux de Korventin, où la discussion était vide et purement formelle, acheva de la convaincre que son séjour dans l’Orage avait été une pure perte de temps.

Au dessert, on aborda un tout autre registre : la guerre. Meenah ne cacha pas qu’elle devait mener ses armées au Bief, et donc emprunter la passe du prince, débouchant sur Séréna. Elle voulait qu’on lui ouvre les portes. Baratheon se montra tout d’abord réticent, mais lorsqu’elle lui proposa de payer le passage de ses hommes, il fut beaucoup plus coopératif, comme espéré. Ces négociations les occupèrent une demi-heure seulement car ils se mirent rapidement d’accord sur un prix. Devant témoins, les deux Lords signèrent et scellèrent des lettres destinées à prévenir leurs vassaux de l’accord. Dès qu’ils eurent fini, la Princeesse d’Ebène se retira dans ses quartiers.

Assise dans un large fauteuil face à la mer, la Dame de Lancehélion sirotait un verre de vin, qu’elle avait auparavant fait goûter à Kaled, un jeune homme qu’elle avait pris sous son aile et qui lui servait de goûteur après les évènements de Séréna. Autour d’elle étaient ses proches. Golgoth et Victarion gardaient la porte, leurs grandes hallebardes dans les bras. Sur un siège en face d’elle, Mako Forrest, son confident, débouchait une autre bouteille de vin de Dornien. Il avait les traits tirés de celui qui a eu à forcer sa sociabilité. Lord Forrest n’était pas quelqu’un de bavard, pas quelqu’un d’ouvert aux autres, il aimait uniquement deux choses : ceux qu’il considérait comme sa famille, et ses montagnes. Le trainer ici, dans l’Orage, pour des festivités puériles et une diplomatie inutile n’avait pas été pour lui plaire, mais elle avait besoin de lui en territoire incertain.

— Désolé de t’avoir retenu ici, s’excusa-t-elle, un peu grise. Je sais que tout ceci n’est pas ta tasse de thé.

Il haussa les épaules, en silence. Mako Forrest ne parlait que quand il avait quelque chose à dire, c’est-à-dire presque jamais. Avec le seigneur de La-Tombé-du-Roi était venu six de ses chevaliers-mercenaires, dont le grand et massif Doggo le Dothraki gobait des raisins un peu plus loin.

Sur sa couche, le Chat, sa maitresse, batifolait avec une jeune blonde à la peau dorée qui pouvait passer pour une courtisane ordinaire mais était en réalité une batarde du père de Meenah, Astrid Sand, formée aux arts de l’assassinat dès son plus jeune âge. Continuellement en mission aux quatre coins de Westeros, c’était la première fois depuis des années que la Dame de Lancehélion pouvait passer du temps avec sa demi-sœur, et lui découvrait un caractère qui lui plaisait, discrète mais aussi dure que les meilleures filles de Dorne.

La batarde et le Chat arrêtèrent leur jeux bien vite, à la déception visible de Doggo qui se rinçait l’œil. L’assassine se saisit d’un verre de vin et se percha en équilibre sur la balustrade, humant l’air marin.

— Quand partons-nous ? demanda-t-elle.

— Tu es pressée ?

— Pas tellement, je n’ai pas le mal du pays comme Mako.

Il releva la tête, réfléchit à quelque chose à répondre, mais finit par hausser les épaules et se laissa aller dans son siège.

— Nous nous rendons à La-Tombé-du-Roy, révéla Meenah, c’est là-bas que j’ai donné l’ordre à Dayne et Ferboys d’assembler notre armée. Si nous partons demain aux premières lueurs de l’aube, nous pourrons y passer quelques jours avant de prendre le départ.

Le visage de Lord Forrest s’illumina. Il allait enfin revoir sa nièce !

— Comment grandit ta petite ? lui demanda le Chat en s’étirant.

— Elle a presque neuf ans maintenant, articula Mako à la surprise de Meenah. Tout le château l’adore, elle a déjà son propre arakh, elle joue avec les corbeaux du mestre et mène à la baguette les guerriers Dothrahis.

Doggo confirma d’un grognement amusé. Mako semblait extrêmement fier de sa petite, et la Princesse le comprenait : elle était certes imprévisible la plupart du temps, mais faisait preuve d’une force de caractère fascinante et d’un charisme certain. C’était déjà l’une des plus belles petites filles du royaume, et elle ne doutait pas un seul instant qu’elle deviendrait dans quelques années la plus courtisée des jeunes femmes de Dorne. Le Lord de la Tombé-du-Roy parlait-il car il appréciait la conversation du Chat, ou simplement par fierté pour l’héritière de sa famille ? Difficile de le savoir, mais ce qui était sûre était que chaque homme et femme dans cette pièce entretenait de bons rapports avec les autres.

En y réfléchissant, Meenah se dit qu’elle n’avait pas connu cela depuis son enfance aux jardins aquatiques : être entourés d’amis sur lesquels elle savait pouvoir compter. Leur séjour dans l’Orage lui aura au moins servit à se rendre compte de cela. Plus elle vieillissait, plus la Princesse d’Ebène réfléchissait à prendre une forme de retraite, à emménager à La-Tombé-du-Roy, avec Mako, les Dothrakis, le Chat, la petite Azur, Golgoth et Victarion, peut-être même Astrid Sand si elle le souhaitait ; et ils recevraient la visite de sa sœur et de l’épée du Matin, celle de la Dorure et, bien sûre, celle de Logan Rowan. Il n’y aurait pas de cours, pas de complots, pas d’apparence à maintenir, seulement de amis et du bonheur.

Quand la guerre sera finit, se dit-elle sans y croire vraiment. Elle était Maitresse des Chuchoteurs, au service d’Aenar après tout, et elle était la dirigeante de Dorne. Peut-être pouvait-elle abandonner ces fonctions à quelqu’un d’autre : sa nièce était Reine, mais peut-être pouvait prendre sa place à la tête de Dorne, ou bien son jeune neveu ; et le Roi trouverait bien quelqu’un pour la remplacer aux espions après tout…

On enchaina les verres, et Meenah se laissa aller à une douce ivresse qui l’accompagna tout le reste de la soirée. Avec Astrid, elles discutèrent du second bâtard de leur père : Artos Sand, l’actuel dirigeant de la Compagnie Dorée. On le connaissait comme un grand homme au teint mat, très fort et fin stratège. Aucune d’elle n’avait eu la chance de le rencontrer pour l’instant –tout juste avait-il correspondus par lettre avec Meenah– mais la Dorure s’était battu à ses côtés en Essos et en dressait un portrait des plus élogieux. Retrouver un membre de sa famille faisait étrange à Meenah, elle qui ne s’était jamais considéré proche que de Trud Martell, née de la même mère qu’elle. Les deux enfants du premier mariage de Mors IV Martell, dit l’Immobile, méprisaient Meenah et sa sœur, et n’avaient jamais été au courant de l’existance des bâtard de leur père. Harlan et Miryah Martell, l’Arogant et la Douce, avaient trouvé la mort il y a près de de neuf an de cela, mais avaient précédemment mené la vie dure aux deux filles de Jalah Qo, la seconde épouse. La Princesse avait toujours considéré leur mort comme une bonne chose, et voyait depuis son enfance la famille comme un dangereux nid de serpent prêt à tout pour lui nuire, à elle et à Trud. Cette période était semble-t-il révolue ; de qui devait-elle encore se méfier à Dorne ?

La conversation dévia vers la guerre en Essos, qui venait de s’achever. Golgoth, Victarion et Doggo jouaient des muscles et ventaient chacun le talent d’un stratège différent à grand renfort d’exagérations et de réinterprétation des faits. Au fond, tout le monde savait qu’Harwyn Tully était celui qui avait mené la guerre de sa seule main, mais personne ne souhaiter l’avouer autre part qu’en son for intérieur.

Avec la fin de la guerre, Trud et son mari revenait, ainsi que la Dorure. Quel dommage qu’ils ne débarquent que pour repartir en guerre !

Quand elle pensait au Bief, elle était en colère. Rien ne se passait comme prévu, les combats ne s’arrêteraient-ils donc jamais ? Si elle avait aidé Rowan à prendre le Bief en premier lieu, c’était par amour, et par désir de sortir Dorne de son isolement. Au final, ça n’avait pas beaucoup marché : la culture Dornienne avait fait un pas à Villevieille, mais les rancœurs ancestrales étaient restées trop fortes et les Tarly, pour ne citer qu’eux, leur étaient farouchement hostiles.

On échangea un certain nombre de blagues et on se resservit des verres. On n’abusa pas de la boisson, mais on ne s’abstient pas non plus. Le soleil était couché depuis longtemps lorsque l’on finit les bouteilles. Meenah, sur sa couche, recevait les caresses du Chat, et surveillait du coin de l’œil si Astrid Sand n’avait pas envie de les rejoindre mais celle-ci semblait tenter de séduire Mako Forrest –en pure perte, bien entendu, le géant peu locasse ne semblait posséder aucun désir des femmes.

Ce fut alors que du balcon surgit un invité inattendue. Ôtant sa capuche, Vagaris le Batelier, son principal espion, leur dévoila son visage affolé.

— On massacre nos hommes devant les murailles ! cria-t-il.

Meenah se redressa immédiatement malgré l’alcool qui lui parcourait le corps. Toute chaleur la quitta, elle sentit les froides griffes de la peur lui saisir le dos.

— Que dis-tu ? s’étrangla-t-elle.

— Baratheon nous a trahis ! Ses hommes ont surgis pour égorger les nôtres devant les murailles ! Vous devez fuir avant qu’ils n’arrivent ici !

L’annonce les sortis tous de la torpeur. Meenah sorti son épée de son lit, et se pressa de s’habiller. Elle donna ses ordres tout aussi vite :

— Mako, va chercher tes hommes dans tes quartiers et descendez par l’escalier nord ; Golgoth et Victarion vont me faire sortir par l’escalier sud. On se retrouve dans la cour, évitez les salles de gardes et volez des chevaux. Astrid, Vagaris : disparaissez. Des questions ?

Il n’y en eut aucune. Chacun prit ses armes, et obéit.

Meenah bouillait de rage. Baratheon, immonde reste de foutre ! Ils avaient partagé le pain et le sel, étaient restés côtés à côtés deux semaines entières, ils avaient même négocié un prix de passage à Séréna et c’était à présent qu’il souhaitait la supprimer ? Le sale chien galeux !

La Princesse d’Ebène n’avait eu le temps que de revêtir un modeste plastron d’acier : revêtir son armure complète et sa côte de maille lui aurait demandé trop de temps, et c’était précisément ce dont elle manquait. Abandonné ici le présent de Lord Ferboys ne lui faisait pas plaisir, mais à présent elle jouait sa vie à chaque minute perdue.

Ils se glissèrent à travers un couloir, elle, ses gardes du corps, et le Chat, et passèrent près des cuisines. Un garçon sortait, un sac de farine entre les bras, et de rage elle lui trancha la gorge.

C’était un avant-goût du sang du cerf…


à suivre dans : le prix de l'innocence (part. 2/3) - La Légende de Brothraki


Dernière édition par Anarchnid le Dim 14 Mai - 15:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tour 17 : Un rêve d'hiver   Dim 14 Mai - 14:59

Dorne, tour 17 : le prix de l'innocence (part. 2/3)

Mako Forrest - La Légende de Brothraki


Mako Forrest rejoint ses appartement, sorti ses armes, et se retourne vers ses hommes. Il avait avec lui Brothraki et deux de ses chevaliers-mercenaires. Juste assez pour qu’il se sente capable de faire face à ce qui allait suivre.

Le Lord de La-Tombé-du-Roy ne parlait pas beaucoup, mais parlait bien, et surtout la plus belle de toutes les langues. Il s’adressa à ses gars en Dothraki, comme il le faisait en sa maison. Les trois géants hochèrent la tête et dégainèrent leurs épées et leurs arash. Mako avait passé des années en Essos dans les grandes plaines de ce peuple : il les comprenait mieux que personne en Westeros, s’était battu avec eux, et s’était constitué un solide compagnie mercenaire qu’il avait ramené dans les montagnes lorsqu’il avait hérité de son château. Loin de s’empâter de la vie de noble, les mercenaires Dothrakis à présents faits chevaliers avaient redoublé d’effort à l’entrainement, la compétition avec les chevaliers Dorniens les stimulant. Mako et ses chevalier-mercenaires étaient connu des Daynes et des Ferboys pour leur style de combat brutal, à deux armées : l’épée westerosi, longue, massive, et l’arash des plaines, tranchant et vif. L’Epée du Matin s’amusait à les défier, et avait à présent établi tout un tas de stratégie pour prendre l’avantage sur la troupe de Mako, mais ce n’était le cas d’aucun chevalier Orageois : ici, ils avaient l’avantage de la surprise.

Cette surprise, justement, ils allaient en jouer. Mako leur donna des instructions brèves, et ils montèrent leur piège. Les quartiers que le cerf leur avait donné se situait dans une aile d’accalmie assez ancienne, pleine d’escaliers et de niveaux différents. L’un de ces escaliers montait à leurs quartiers, un escalier de cinquante-trois marches exactement –Forrest avait bonne mémoire. Les chevaliers et hommes d’armes qui ne manqueraient pas de venir les tirer leur sommeil présumé passeraient forcément par là. On n’avait qu’à les attendre avec des arcs et… un petit cadeau.

Ils furent là plus vite qu’il ne le pensait, et ses deux chevaliers-mercenaires commencèrent à décocher leurs flèches. Ils n’en avaient que peu et s’épuiseraient vite, leurs arcs étant conçu pour servir à cheval et non pas à pied. On lui cria en Dothraki qu’ils avaient des boucliers, et Mako redoubla d’effort pour se dépêcher. Avec Doggo, ils avaient cherchés quelque chose de lourd. De très lourd. Et quoi de plus lourd dans une chambre de noble qu’une armoire en chêne massif ?

Avant que ses gars n’aient tiré toutes leurs flèches, il leur dit d’arrêter de tirer et de prendre leurs épées. Ils marquèrent leur surprise, jusqu’à ce qu’ils virent la gigantesque armoire que leur Seigneur et Brothraki tiraient vers la porte.

Constatant que les projectiles ne frappaient plus son bouclier, le chevalier de tête monta les marches sans pour autant manquer de prudence. Mais que pouvait la prudence face au chêne ? Par la fente de son casque, Mako vu ses yeux grossir comme des oranges en arrivant sur les dernières marches. Il devait s’attendre à un combat d’épée, à quelque chose que son armure pouvait endurer. Malheureusement pour lui, la bande à Doggo était tout sauf des combattants conventionnels.

D’un coup de pied, Brothraki balança l’armoire dans les escaliers. Elle roula sur le chevalier, rebondit contre la pierre et dévala les marches sans être le moins du monde gênée par les hommes qu’elle écrabouillait. Mako et ses hommes s’élancèrent sans attendre en poussant un cris de guerre : le chevalier devait avoir quelques os de cassé, probablement un genoux en miette, et était sonné, mais rien n’était plus sûr que de lui passer l’épée en travers de la gorge quand il était sur le dos, tel une tortue incapable de se redresser et complètement vulnérable. Ils procédèrent de même avec les hommes renversés sur leur passage : un coup d’épée ou d’arash s’assurait qu’ils ne viendraient plus leur créer d’ennuis.

Brothaki eu un rire profond une fois les envoyés de Baratheons tué. Mako lui lança un regard interrogatif, et il lui dit en Dothraki :

— Je me demandais depuis longtemps pourquoi les westerosi encombraient leurs chambres de ces grandes caches de bois rigides qu’on ne peut pas prendre sur son cheval… Aujourd’hui je comprends !

Forrest eut un sourire, puis ordonna que l’on se mît en route. Ils avaient un château à quitter au plus vite !

Un vrai Dothraki n’abandonnant pas son cheval, il fut décidé de rejoindre les écuries. Une fois qu’ils auraient leurs chevaux, ils pourraient fuir plus rapidement et ne pas être rattrapés. Restait à se repérer dans Accalmie et, pour cela, quoi de mieux qu’un otage ?

Ils trouvèrent une servante qui se baladait là, la farine à pain dans les bras. Tant pis pour son office, Baratheon n’aura pas ses croissant demain matin ! Un chevalier-mercenaire la saisit par les hanches, la balança sur son épaule, et commença à lui aboyer des questions. La petite ne parlait pas le moindre mot de la langue de ce barbare, bien entendu –à vrai dire, les gars de Doggo avaient appris des rudiments de langue westerosi mais faisaient simplement preuve de mauvaise volonté- et Mako lui traduisit leur requête en des termes plus courtois : elle devait les conduire aux écuries.

Ils rencontrèrent à cet endroit deux chevaliers Orageois qui devaient s’être perdu. Ils transportaient sur eux des coffrets à bijoux, et Forrest su alors qu’ils revenaient de la chambre de la Princesse de Dorne qu’elle avait fui : un petit pillage qui passerait inaperçu, devaient-ils penser. Cette conclusion plongea Mako dans une rage froide. Il se tourna vers Doggo et lui donna un ordre :

— Tue-les.

Celui que l’on surnommait le Brothraki sourit largement, et fit tournoyer ses deux armes. Ses adversaires comprirent immédiatement de quoi il était question, et se saisir de leurs épées. Ce ne fut pas suffisant.

Brothraki fonça sur eux, balança son épée droite pour écarter celle du plus petit chevalier, puis lui balança son arash au travers de la gorge. La giclée de sang effraya son compagnon qui fut repoussé par un coup de coude du puissant Dothraki. Alors que son ami s’écroulait au sol, prit de convulsion, le dernier noble à leur barrer la route serra les doigts autour de la poignée de son épée et tenta de conserver six pieds de distance avec le géant.

Chaque fois que Mako voyait son ami se battre sans retenu, la même pensée lui venait en tête : il aurait pu être Khal, et aurait sans doute été l’un des plus forts des plaines.

Contrairement au chevalier par terre, celui qui se tenait encore debout portait un casque, un solide gorgerin, ainsi qu’une longue côte de maille. L’Arash de Brothraki aurait bien du mal à trouver son chemin vers la chair d’un tel adversaire, et le combat ne devait pas s’éterniser sous peine de voir débarquer du renfort. C’est là que Brothraki déploya tout son art.

D’un coup, il déstabilisa la garde du chevalier. De l’autre, il lança son arash à l’assaut d’une région non protégée : les bottes en cuir. L’acier trancha le mollet juste au-dessus du talon, et le combattant poussa un terrible cri avant de tomber sur un genou. Brothraki lui cassa son bras d’épée et se servit de ses deux pommeaux pour lui asséner un coup en chaque côté de la tête. Son casque se déforma, s’enfonça des deux côtés, et une bouillit informe gicla par la fente du haume.

Le dernier chevalier bascula en arrière, et son sang s’écoula lentement sur le sol de pierre, mais les quatre guerriers des montagnes n’étaient déjà plus là pour le voir.

Ils sortirent à la lueur de la lune, par une petite porte près des écuries. Ils se saisirent de leurs chevaux, et Mako chercha Meenah du regard. Il se rappelait ses ordres : ils devaient se retrouver dans la cour… Ils se tinrent dans l’ombre, et attendirent de voir du mouvement. Un sombre pressentiment commença à tirailler Lord Forrest…

Au loin, on entendait les cris d’agonies des Dorniens massacrés devant les murailles. C’était dur, de rester là quand on tuait les siens tout prêt, là où son épée aurait pu les défendre… mais il n’était pas idiot : même avec Brothraki, la lutte était perdue d’avance, ils devaient fuir à la faveur de la nuit, pour mieux revenir et démanteler ce château pierre par pierre.

Malheureusement, les choses n’étaient jamais aussi simples, et les souhaits candides de Lord Forrest rarement exaucés. Par la porte Sud sortit, non pas la Princesse, mais des soldats et chevaliers Baratheon. Ils trainaient une petite masse, quelqu’un d’assommé ou de mort peut-être. Le sang de Mako se glaça lorsqu’il reconnut la robe de Meenah Martell.

Un homme surgit dans la cour, entouré d’une garde conséquente, et on lui amena la Princesse. Korventin Baratheon –Mako le reconnaissait à présent- lui prit le visage dans la main et la contempla quelques seconde en silence. Puis il la lâcha, et donna ses ordres :

— Coupez-lui un pied et une main, puis jetez-là dans une cellule froide. Et achevez-moi ces miséreux, là-dehors, on ne s’entend plus parler…

En cet instant, l’esprit de Mako Forrest fut projeté dans le passé. Il avait déjà vécu cela, cette impuissance, ce souffle d’horreur et cette paralysie par la terreur. En Essos, devant une forteresse semblable, on avait emmené et mutilé sa sœur…

Les larmes lui vinrent, et il put plus rester immobile. Plus jamais on ne lui enlèverait un être cher ! Plus jamais il ne laisserait faire cela !

Plein de rage, Mako Forrest se saisit de l’arc d’un de ses compagnons, et tira une flèches vers Baratheon. Celle-ci passa à quelques centimètres de son visage, et instantanément il fut tiré en arrière et l’alarme fut donnée. Le confident de la Princesse ne put rien faire alors qu’on emmenait Meenah à l’intérieur des murs d’accalmie et que l’on rameutait les gardes.

La troupe de Doggo n’entendit pas de se faire attraper. Voyant leur chef en état de choc, Brothraki le bris dans ses bras et le hissa sur son cheval. Ce ne fut que lorsqu’il eut les rênes entre les mains qu’il retrouva sa lucidité.

Les quatre cavaliers bondirent à travers la cour. Les grilles de la forteresse étaient encore grande ouverte, et ils bousculèrent –à coup de pieds, à coups d’épées et à coup d’arash- les hommes d’armes qui s’y pressaient. Un Dothraki à terre est déjà redoutable, mais un Dothraki à cheval est capable de tout.

Ils traversèrent ce qui fut le campement des hommes de Meenah devant les murailles. Le feu consumait les restes des tentes et la terre s’était changée en boue sous l’effet du sang. Ça et là gisaient les cadavres d’un Dornien ou d’un Orageois, entre les chaises brisées, les restes d’une partie de carte, ou les voiles souillés d’une danseuse de charme. L’Orage n’avait réservé que la mort et le déshonneur à la cour de la Princesse d’Ebène.

Quelques soldats essayèrent de les retenir, mais les quatre hommes traversèrent leur formation en faisant voler les têtes et les suivants se dispersèrent, effrayés. Sur les remparts, Korventin Baratheon criait que l’on les rattrape, furieux de les voir ainsi s’échapper.

Mais la fureur de Mako Forrest était bien plus grande encore. Alors qu’ils disparaissaient dans les forêts et les montagnes des terres de l’Orage, laissant derrière lui sa plus chère amie, il brûlait d’une haine que nulle paix ne pourrait éteindre.

Ainsi commençait la guerre.
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MessageSujet: Re: Tour 17 : Un rêve d'hiver   Dim 14 Mai - 15:00

Dorne, tour 17 : le prix de l'innocence (part. 3/3)

Morgan Martell - Le Jeune Prince

Morgan Martell déjeunait avec sa grande sœur. Le Roi, occupé avec l'Archimestre, avait annoncé qu'il déjeunerait plus tard. Les deux enfants de Trud Martell et Samwell Dayne savouraient donc une mâtiné paisible, à l'ombre d'une tonnelle en fleur. L'Eté ne semblait jamais vouloir finir, et personne à Westeros ne s'en plaindrait.

Depuis son arrivée à la cour, le jeune Dornien de seize ans avait gagné en notoriété rapidement. D'un naturel moins extraverti que sa tante, il présentait pourtant un charisme certain et un raffinement qui avait rapidement fait de lui l'attention de la gente féminine (du moins parmi la noblesse de Port-Réal). Sa peau couleur café au lait et ses grands yeux en amande produisaient leurs effets, mais il pouvait également compter sur sa langue, sur les mots qui lui venaient avec aisance et justesse.

De son côté, il avait vite compris les mécanismes de la cour, et commençait à jouer avec, laissant trainer son regard par-ci par-là, à l'affut de tout ce qu'il pouvait apprendre.

Sa sœur, Ashä Martell, la Reine, arrivait bientôt aux termes de sa seconde grossesse. Autour d'elle, des dizaines de servantes se bousculaient pour répondre au moindre de ses besoin, chose qui avait tendance à l’agacer, elle qui, depuis toute petite, aimait se débrouiller toute seule. Sa première fille, la petite Naerys Targaryen, avait un an à présent, et à chaque fois que Morgan la prenait dans ses bras, il ne pouvait que constater que la petite réunissait la beauté légendaire des Targaryen et l'exotisme des Martell descendant de Jalah Qo.

Alors qu'ils dinaient, cependant, arriva un messager. Lorsqu'Ashä déplia et lu la missive, son souffle s'arrêta. D'un claquement de doigt, elle ordonna à toutes les servantes de quitter la piège, et fit signe à Maelys Perryn, son garde Blanc, de tenir à l’écart les curieux et d'envoyer un garçon quérir le Roi.

— Que se passe-t-il, ma sœur ? demanda Morgan, très inquiet.

Elle lui tendis le papier, et il en parcouru les quelques lignes : Korventin Baratheon avait trahis Meenah, fait tuer ses chevaliers et ses courtisanes, et l'avait capturé. Livrée à un bourreau, il avait ordonné qu'on la mutile.

Morgan fut paralysé par l’horreur quelques instant, peinant à pleinement réaliser le sens de ces mots. Puis ce fut la fureur. D'un bond, il s'empara de son épée, et hurla de rage :

— Je vais te tuer, Korventin !

— Rassis-toi ! lui ordonna froidement sa soeur.

Il y avait dans le ton de sa voix un impératif qui ne souffrait d'aucun refus. C'était un ordre, l'ordre de la Reine des 7 couronnes, des Andals et des Premiers hommes. Son frère fit comme elle demandait, et senti immédiatement sa rage refluer à mesure qu'Ashä le fixait de son regard glacial et terrible.

— Tu sais ce que la trahison de Baratheon implique ?

— Dorne entre en guerre contre l'Orage en plus de Tyrell. Je devrais être auprès de père et mère pour...

— Certainement pas ! s'indigna-t-elle.

Morgan ne comprit pas immédiatement.

— Arrêtez de réfléchir avec tes tripes, l'exhorta-t-elle, tu n'es pas un Dayne mais un Martell ! Penses avec ta tête et ne sors ton épée que lorsque cela est nécessaire.

— Qu'est-ce que tu veux que je fasse alors ? s'impatienta-t-il, ne comprenant pas ce qu'elle essayait de lui dire.

— Meenah va mourir, lui annonça-t-elle.

Cette prédiction lui glaça le sang, et il fut alors effrayé par sa grande sœur. Elle qui avait joué avec lui dans son enfance, elle qui l'avait consolé lorsqu'il avait fait des cauchemars, voilà qu'elle lui annonçait droit dans les yeux la mort de celle qu'ils considéraient tous comme leur mère de cœur sans afficher la moindre émotion.

— Notre tante est en train d'être mutilée, elle sera infirme, ses blessures risques de s'infecter. Quand bien même elle survivrait, elle est prisonnière à Accalmie. Si on capture Baratheon, il ne la libérera jamais car elle est son gage de survie. Si on tue Baratheon, ils la tueront en représailles. Si nous dressons le siège d'Accalmie, ils la tueront et nous enverrons son cadavre en petit morceaux pour faire tomber notre moral. Notre tante ne survivra jamais à cette guerre, il faut se faire à cette idée, et penser au plus important.

— ... qu'est-ce donc, le plus important ? demanda-t-il du bout des lèvres, terrifié.

— La succession de Dorne.

— Je croyais que c'était toi, l'héritière de Dorne !

Elle secoua la tête, et désigna son ventre.

— Je suis devenue Reine, bougre d'idiot !

— Il y a encore mère, elle est la sœur de notre tante et...

— Sois sérieux deux minutes, le toisa-t-elle, personne ne souhaite que Trud Martell devienne la nouvelle Dame de Lancehélion, et surtout pas elle-même. Tout ce qu'elle aime c'est notre père et se battre, laissons-là faire la guerre. Non, l'héritier de Dorne, c'est toi.

Une boule se forma dans son ventre. Quelque part, il le savait déjà mais, dans toute la fougue de ses seize ans, il avait en quelque sorte chassé cette idée de son esprit. A présent qu'elle revenait avec violence, le voilà tétanisé. Fils cadet de la sœur de la Princesse de Dorne, il avait grandit dans la certitude que Meenah aurait des enfants ou, du moins, que sa grande sœur hériterait des responsabilités en cas d'échec. Tout ses espoirs s'étaient envolés, le voilà, à seize ans, propulsé de force à la tête de la diplomatie Dornienne.

Il se saisit d'une coupe, et vida son vin d'une traite. Cela acheva de stabiliser son estomac. Il respira longuement, puis fixa sa sœur, sans trembler enfin.

— Que devrais-je faire ?

— Va voir le Surintendant. Meenah n'a jamais sûr le blairer mais à présent que les choses dégénèrent dans le Sud, Lancehélion a plus besoin de lui que jamais. Un Prince de Dorne se doit de compter plus d'amis que d'ennemis, retient bien cette première leçon.

Il hocha la tête gravement. Il se redressa, ajusta sa mise, et fit la bise à sa sœur.

— Prends soin de toi, grande sœur.

— Prends soin de notre pays, mon frère.

Lorsque Maelys Perryn lui ouvrit la porte, Morgan Martell sut qu'il venait de quitter l'enfance.
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Lebelum

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MessageSujet: Re: Tour 17 : Un rêve d'hiver   Dim 14 Mai - 15:34

Le (bref) retour du Borgne

Le ciel était grisâtre ce matin là à Ville en Pleurs, Cedrik Corbois venait de revenir d'Essos avec ce qui restait des forces orageoises et nordiennes; ces deux contingents avaient subis de lourde pertes en comparaisons aux Rowan et autre Tully, Cedrik savait que c'était un coup bas d'Harwyn Tully mais il ignorait dans quel but, bien qu'il favorisait l'idée voulant que l'objectif ait été d'empêcher tout risque de conflit envers le Conflans ce qui n'aurait pas été pour le déplaire outre mesure. Cependant ces spéculations allaient prendre un terme avec l'arrivé d'un chevalier orageois, présent pour réceptionner les vétérans de cette même terre, qui se porta à la rencontre de Corbois:

-Milord, j'ai une information... délicate à vous transmettre

-Parlez, ser

-Le rapport est très récent et un malentendu n'est pas à exclure

-j'ai dis: PARLEZ, SER, interrompit Cedrik

-euh et bien disons qu'il se pourrait que le Conflans et le Val envahissent le Nord

-QUOÂÂÂ !?

Le chevalier recula de quelques pas devant l'inquiétant rougissement de la face du Borgne

-CES [nombreux noms d'oiseaux, très nombreux] ENVAHISSENT MON NORD !?

-Pardon mais le Nord n'est pas la terre des Starks ?

-FERMES LA IDIOT

Le chevalier considéra qu'on le congédiait et fit demi tour

-Un instant, quel est votre nom ?

-Ser Stannis Gouer

Cedrik fit un signe de tête et resta rageur sur le quai tandis que Ser Gouer s'en alla d'où il vint.

Godwin Wolfwood, qui entendit bien sur les hurlements corboisiens, arriva précipitamment auprès de Cedrik, ce dernier n'eut pas besoin de l'informer et ils commencèrent à organiser le retour dans le Nord.


Le lendemain, aux aurores soit juste avant leur départ précipité, Stannis Gouer revint au port apporter un message à Corbois:

-Bonjour milord, une lettre de Lord Barathéon pour vous,

il tendit la lettre à Corbois qui entama sa lecture, Wolfwood était à ses côtés

-Ahh Gouer, j'espère que vous ne m'apportez pas encore une mauvaise nouvelle

-Je l'ignore, la lettre n'a pas encore été lu

Un silence d'attente accompagna la lecture, puis vinrent les réactions

-Stannis ?

-Oui ?

-Votre Lord Suzerain est une bouse monumentale

-Je.. je vous demandes pardon ?

-Et bien voyez vous il s'agit de mon beau frère et pourtant il me réclame de le payer pour pouvoir rentrer dans le Nord

-Je ne ferais aucun commentaire

-Faites lui savoir que j'accepte son prix, je n'ai pas vraiment le choix

Stannis fut congédier amicalement et repartit faire passer la réponse à Barathéon, Wolfwood se leva et commença à regarder les vaisseaux tandis que Cedrik demeura assis à s'affairer sur la comptabilité, Godwin commença:

-Ce Korventin à une sacrée foi en nous

-Développes

-Et bien, si nous perdons il ne sera probablement pas payée

-Tout comme si nous gagnons

Wolfwood se retourna et lança un regard interrogatif à Corbois qui le lui rendit et renchérit

-Quoi ? Tu penses sérieusement que je paierai un salaud de la sorte ? Ce "beau frère" me fais payer une fortune des rafiots

-Des dromons, pas des rafiots

-Ces dromons sont de piètres facture, surtout à l'arrière. Demandes aux dorniens, ils te le confirmeront.

un "fou rire" survint et la conversation se termina et les deux hommes se remirent à leurs tâches respectives, quelques heures plus tard ils partirent direction la Morsure, ils détermineraient leur destination précise en cours de route.

Lorsque Gouer vint apporter la réponse de Korventin Barathéon autorisant le départ des nordiens il n'en trouva pas un seul.

*********

la proue du dromon percute et pourfend les flots puis s'écrase a la surface de l'eau avant de recommencer le cycle continuellement, plus haut, sur la proue, se tient Cedrik Corbois, il a revêtu son armure et tient fermement le pommeau de sa noire épée qui est rangé dans son fourreau, un chevalier approche depuis le pont tandis qu'une ville apparait à l'horizon hors de la légère brume:

-Savez vous quel est ce lieu, ser ? entama Cedrik
-Non milord.

-Dans ce cas je vais vous le dire, cette cité est connue sous le nom de "Blancport" et c'est notre destination

-Quels sont vos ordres ?

-Tout les hommes en armes prêt à débarquer, faites signe au navire de Wolfwood de trouver une crique où nous faire débarquer

-A vos ordres.

Le chevalier se retira et fit passer les ordres avec une gestuelles des plus appuyés, Cedrik continua à fixer la ville au loin tandis qu'une galère dépassait vivement son dromon en direction de la côte.
Il était de retour dans le Nord mais ignorait pour combien de temps, le destin et quelques cavaliers en décideraient.
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