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 Maison Baratheon - Jeune et dynamique

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Maxouprovence

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Messages : 60
Date d'inscription : 04/02/2017

MessageSujet: Maison Baratheon - Jeune et dynamique   Lun 27 Aoû - 22:17

Enfin.

Je levai les yeux à nouveau. Le soleil ne m'éblouissait plus, caché derrière les nuages. Une tempête approchait du navire alors qu'Accalmie grossissait en face de nous. La houle, toujours plus violente, presque obsédée à l'idée que notre esquif parvienne à lui échapper, ne me faisait plus peur. Je m'y étais adapté. Je m'étais toujours adapté. Je m'adapterais toujours.

"Corwen, fils, nous voilà en vue de la maison. Prêt à revoir ton épouse ?"
Edgarth me tira de ma contemplation. Il avait vieilli, mais il semblait prêt à se battre à tout instant. Les longues nuits passées à veiller sur le navire, les longues heures d'affrontement à Ibben, les trahisons incessantes, les éclats de sang... Tout cela semblait avoir endurci mon oncle. Et pourtant, il continuait à m'appeler "fils". Je souriais. Un petit sourire, narquois. Il avait tué presque autant que moi. Ma première victime fut peu glorieuse : un simple péon qui s'était rué vers moi au milieu d'un affrontement que Morrigen n'avait pas eu le temps d'intercepter. J'avais évité son coup de poignard de justesse, puis, en levant ma rapière, je l'avais éviscéré. Machinalement, il m'arrive encore d'en refaire le geste. Mon premier mort. Et certainement pas mon dernier. Morrigen pense que j'ai tué au bas mot sept ou huit personnes à Ibben, toutes en plein combat. "Pas mal", me disait-il, se remmémorant encore de sa petite célébration après avoir mis à mort sa cinquantième victime. "Mais encore insuffisant. Le style des Jast te sied bien, Corwen. Très bien même."
Je me retournai vers Edgarth. "Mon épouse, oui... Ma très chère Ariane, dont son père brilla par son absence, alors qu'il devait gérer l'Orage en attendant mon retour. Mais bien d'autres aussi... Dondarrion, Swann, Connington, Tyrell, Marpheux...". Je ne finis pas ma phrase. Edgarth m'avait compris.
Mon oncle me tendit un petit parchemin. "Comme demandé, je t'ai fais la liste de tout ce que le voyage nous a rapporté. Beaucoup de ressources, un peu d'or. On devrait pouvoir vendre tout ça à un bon prix. Et ne juge pas trop vite tes alliés et vassaux, tu es encore jeune, tu as largement le temps avant de les détester," me dit-il avec un clin d'oeil.
"Je ne les déteste pas. Je réfléchis à comment m'en servir."
"Et comment comptes-tu faire ?"
"Il n'y aurait aucun intérêt à ce que je te l'explique. Tu verras bien assez tôt."
Je détestais parler de mes plans à mes suivants. Ils n'en saisissaient souvent que bien peu de choses. Ils apprendront à suivre le rythme ; pour l'instant, je voulais juste m'occuper un peu avant d'arriver.
Je tournai la tête. Accalmie s'approchait.
"Morrigen." Un simple mot, et mon chien favori s'approcha, sa truffe masquée par sa barbe foisonnante. "Encore un duel."
A ces mots, mon Épée-lige dégaina sa lame. "Vous êtes sûr ? Vous devriez rester présentable pour votre bien aimée." Je pouvais sentir l'ironie de mon serviteur. Mais j'y étais habitué. "Allons, Lyonel, tu sais bien qu'elle adore me voir revenir en vainqueur."

Le bruit des épées retentit pendant trois minutes. Morrigen termina en reculant de deux pas, puis en avançant de trois avant de glisser un poignard sous mes côtes ; au moindre mouvement, il m'étripait. Mais j'avais réussi à glisser in extremis une lame sous sa gorge.
Edgarth secoua la tête, l'air résigné. "Encore une égalité ! Mais quand arriverez-vous donc à vous départager ?"
"Nous nous sommes départagés il y a longtemps, messire, fit alors Lyonslayer. C'est pour cette raison que je suis Épée-Lige et qu'il est Lord suzerain. Mais je commence à avoir l'impression qu'il souhaite me faire perdre ce poste."
Je grimaçai, encore un peu essoufflé de l'effort. Il fallait encore que je travaille mon endurance. Puis, une idée me vint à l'esprit.
"Cher oncle, vous ne seriez pas tenté par un duel ?"
Edgarth sembla presque choqué. "M-moi ? Mais... je ne sais presque pas manier les armes !"
"Il faudra bien que vous appreniez, très cher oncle. Vous et Lawsen. Nous ne pouvons plus nous permettre d'attendre, nous ne pouvons plus simplement nous reposer sur des gens comme Morrigen ou les Jast. Si nous voulons survivre, nous devons apprendre à nous battre et à tuer par nous-mêmes. nos chevaliers ne seront pas toujours là pour prendre les coups à notre place."
Edgarth m'écouterait, je le savais. Je n'avais même pas haussé la voix. Je vis presque une lueur de défi, puis, un hochement de tête.
"Dois-je apprendre avec Morrigen ?"
"Non. J'ai essayé, ça s'est mal passé." Nouveau sourire narquois pour moi. "Essaye avec les Jast, autant Morrigen est muet comme une tombe, autantils ne peuvent s'empêcher de crier comment faire pour combattre efficacement dès qu'ils affrontent quelqu'un de moins bon."
Morrigen et Edgarth partirent dans un grand rire. J'aurai aimé les suivre, mais il me fallait maintenant penser à comment préparer mon retour. Il faut faire quelque chose de grandiose. Et quoi de mieux qu'un adoubement associé à un double-mariage pour entamer mon nouveau règne en tant que Lord suzerain des Terres de l'Orage ?
Encore un sourire. "Edgarth. La première chose que je veux que l'on fasse à mon retour, c'est de recompter notre stock de vin de la Treille. Nous allons en avoir besoin."
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