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 Les Noces de Braises

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Dracnor

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Localisation : Maison Tully du Conflans

MessageSujet: Les Noces de Braises   Dim 4 Fév - 0:43

Les Noces de Braises



Un certain ser Eustace Breakstone combattait un certain ser Hugo Hersy. Leur combat n’avait rien de particulièrement intéressant, et la plupart du public s’en désintéressait. Les hommes du Conflans n’en avaient même, pour être honnête, que faire. Ils étaient trop aux aguets. Grisacier, bien que participant au tournoi, ne s’éloignait jamais de ses chevaliers et de Vif-Azur. La présence de la bête impressionnait, intimidait, faisait jaser, mais surtout rassurait Brynden.
Ni lui ni ses hommes ne se sentaient en sécurité. Tous en armure, ils guettaient le moment où un homme Redtsark, ou un ambassadeur Vanbois se montrerait. Le moment était trop parfait pour un assassinat. Espace ouvert, peu gardé… En outre, s’il on s’en fiait à la poésie funèbre laissée sur les murs des Eyriés par le dernier Vambois à y être passé, les Frey étaient également visés. Alors un mariage Frey auquel assistait Arryn… C’était à se demander pourquoi le Suzerain du Val n’avait pas mis plus de gardes. Tout était horriblement dégagé. Même la loge officielle qui accueillait Dannis Arryn et Joffrey Velaryon n’était que maigrement défendue.
A la droite de Brynden, dans les camps de ceux qui attendaient leur tour pour le tournoi, se trouvait sa sœur Lianne. Elle aussi était tendue, et ses doigts passaient par moment fébrilement sur le poignard que son frère lui avait donné pour qu’elle le cache sur elle. Non pas qu’elle sache s’en servir au besoin.
Ser Eustace chargeait Hugo, espérant sans doute se faire un nom et de l’or en prenant son armure… il n’en eut jamais l’occasion. Ser Robert Belmore déboula sur le terrain en criant :
« Aux armes ! A moi Belmore! »
Et le chaos éclata. Dans les lices, tout autour d’Arryn, une quarantaine de chevaliers se levèrent et fondirent sur le pauvre Lord et sa garde réduite. Un début d’incendie se manifesta ailleurs. On entendit des cris venir du Sud, là où les mariés se trouvaient. Sur la loge, des hommes tombaient déjà, qu’ils soient faucons ou hippocampe.
Brynden Tully courut au sommet des estrades, accompagnés par les chevaliers qui le suivirent, et sortit sa longue-vue. Un millier de cavaliers chargeaient le tournoi. Son sang ne fit qu’un tour. Envisageant rapidement toutes ses possibilités, il hurla :
« Vous deux, amenez Lianne en sécurité aux Portes ! Ser Edmund, prenez la tête de vous autres, extradez Velaryon puis sauvez Arryn !
-A vos ordres ! »
Et Grisacier couru vers son dragon. Hors de question qu’il attende d’être pris en otage. Il est Lord Brynden Tully, Suzerain des Conflans, Grisacier, neveu du Roi, descendant de Harwyn… et cavalier dragon du Roi. Il enfourcha Vif-Azur, vérifia rapidement que son épée valyrienne était bien attachée, et décolla. Ce n’était pas l’heure de la famille, de l’honneur, ou du devoir. C’était le temps du Feu et du Sang.


A l’autre extrémité des Lices, Lord Whent, dit Le Raide, réagit immédiatement. Eux aussi étaient aux aguets. Derrière lui Ser Belmore chargeait, et promettait de partir se suicider sur la cavalerie adverse si on ne l’arrêtait pas. A deux cent mètres de lui, les Frey se faisaient assaillir par des ennemis surgit de nulle part. Il gueula :
« Cavaliers, avec moi. Les autres, massacrez les bâtards qui sautent sur les Frey! »
Et il fonça en direction de Belmore. Ce dernier ne ralentit pas. Le Raide le flanqua, souleva son heaume, et cria :
« Belmore ! Votre sœur ! »
Il chargea sur le camp Frey, sans attendre de réponse.


Du haut de la bataille, le cavalier dragon voyait tout. Les assaillants portaient les couleurs Vanbois et Corbray. Les deux Lords étaient présents en personne, Corbray à l’arrière et Vanbois avec une seconde vague de Chevaliers. Trois groupes de cavaliers chargeait. L’un d’entre eux fonçait droit sur l’infanterie Veneur, et sur Arryn derrière elle. Il avait peut-être encore une chance de sauver ce fichu Dannis Arryn, tous les invités présents. Il serra les rennes de Vif-Azur, et fondit sur la cavalerie.
Vif-Azur cria. La terre trembla. Les chevaux paniquèrent. Les valeureux chevaliers du Val paniquèrent. Et le dragon, avec son immense élan, finit sa course destructrice au début des cavaliers en déroute.
C’est alors que le véritable carnage commença. Le monstre engouffra le meneur des Vanbois, le découpa lui et son armure en deux, puis le recracha ailleurs. Ses crocs semaient la mort. Ses griffes massacraient les hommes entraînés et éprouvés. Ses pattes écrasaient tout ce qui se trouvait à portée. Ser Brynden Tully, peut-être le meilleur chevalier de ce royaume, ne descendit même pas. A quoi bon ? Tout au plus s’exposerait-il. La cavalerie se débandait. Ils fuyaient, terrifiés face à une mort certaine. Le sol était entièrement rouge autour de Vif-Azur. C’est alors que Brynden remarqua un petit groupe de fous, qui s’assemblaient autour d’un chevalier aux couleurs Corbray et préparaient une charge.
Il regarda au loin. A une centaine de mètres, les arbalétriers de l’infanterie Corbray étaient prêts à décocher une salve… mais ne tiraient pas. Il crut même voir Lord Corbray leur faire signe d’attendre, regardant dans sa direction avec des yeux où se mêlaient le calcul, la détermination et la crainte.


Sur l’estrade officielle, le chaos était plus grand encore. Dès les premiers instants de la bataille, un chevalier mystérieux avait projeté de la poix et une torche sur Lord Arryn. Il avait un bras en feu, et hurlait de douleur. Ses hommes tombaient comme des mouches, et il tentait maintenant une retraite désespérée. A une dizaine de mètres de lui, Joffrey Velaryon lui adressa un regard plein de regrets… et battit en retraite vers les Portes de la Lune avec ses hommes qui aidaient jusqu’alors à protéger le suzerain.
La rage monta en Dannis. Vanbois avait massacré son frère. Vanbois avait égorgé sa fille. Son fils était toujours disparu, et il l’imaginait sans problème dans un paturage perdu, les tripes offertes aux corbeaux. Et maintenant ça ? Le peu de lucidité qu’il lui restait disparu, et il entra dans une folie furieuse. Il dégaina son épée, éclata le crâne des premiers ennemis qui l’approchèrent, ouvrit un autre, égorgea un sixième, se frayant un chemin dans une tentative désespérée de percer à travers ses assaillants.
Le feu se propageait sur son bras. Ses habits se mirent à prendre feu. Le métal qu’il avait en main devint si chaud qu’il le lacha par réflexe. Un coup d’épée lui ouvrit le dos. Il chuta. Ses derniers hommes se réunirent autour de lui.
Les assaillants se firent moins pressants. Relevant la tête en crachant son sang, il comprit pourquoi : une marée d’hommes en rouge Tully les encerclait. Le soulagement l’envahit, et il essaya de se relever.
Sa jambe gauche ne lui répondait plus. En fait, il ne sentait plus sa jambe gauche.
C’est alors qu’il se souvint qu’il brulait vif.


Ser Edmund, nommé sur le tas commandant par son suzerain, acheva un autre des assaillants de Arryn. Les bougres étaient bons. Ce n’étaient pas de simples mercenaires. Cela dit, en face… Edmund et ses hommes étaient la crème du Conflans.
C’est alors que la crème du Conflans put apercevoir, à travers les derniers assaillants, Lord Dannis Arryn Suzerain du Val et Protecteur de l’Est, hurlant alors qu’il cuisait littéralement dans son armure.
« Bordel ! Massacrez les derniers, puis rejoignez Whent ! Les faucons, allez rassembler vos hommes et rejoignez nous! »
Dans un dernier sursaut de vitalité, Arryn se jeta debout, traversa les combattants qui reculèrent sous la chaleur, puis s’élança à travers les lices vers un seau d’eau.
C’est ainsi que Dannis finit, en courant à travers les lices désormais vides, devenu une torche humaine.


Le temps que les fantassins de Whent arrivent, les Frey avaient d’ors et déjà été massacrés. Ils purent certes écraser les derniers fuyards, mais rien de plus. Ils trouvèrent Marie Belmore cachée sous une table, sa robe blanche devenue rouge du sang des Frey mort pour défendre les mariés. Rygger Frey et un groupe de ses soldats acculés finissait d’anéantir des traitres. Tout juste arrivèrent-ils à temps pour voir deux soldats porter sur leur dos Jared et Aenys Frey.
« Conflans à moi !, cria Whent pour rallier les derniers Frey vivants. »
Il regarde le champ de bataille. L’aile Nord et une partie de l’aile centrale avaient été anéanties par Lord Brynden à lui seul. Ses rescapés fuyaient. L’infanterie ne bougeait pas. L’aile centrale se repliait, comme l’aile Sud. Les responsables du rapt des Frey se melaient déjà à l’aile Sud.
« Lord Whent ! »
Une petite cinquantaine de chevaliers aux couleurs de son suzerain déboulèrent. Lord Belmore le rejoint, après avoir vérifié que sa sœur n’était pas grièvement blessée.
« Qu’est-ce qu’on fait ? On charge les traitres ?, vociféra-t-il »
Le Raide évalua rapidement l’aile gauche ennemie. Au mieux les Conflans et les Belmore se retrouvaient à un contre trois. Il brandit son épée, et lança la charge sur l’aile en fuite :
« Pour les Frey ! Pour Arryn ! »
Ils chargèrent.


Brynden regarda les fous qui le chargeaient. Le plus surprenant étant peut-être que certains hommes désespérés se ralliaient à eux.
Autour de Vif-Azur, c’était un chaos sans nom, et de rouge baigné. Les Veneur que Brynden avait sauvés en se posant avaient choisi de courir sur les cavaliers en déroute, et se trouvaient maintenant sur le champ de bataille. Vif-Azur continuait de semer la mort uniformément.
Et ces fous chargeaient. Si le Guerrier était avec eux, ils pouvaient peut-être même réussir à blesser Vif-Azur. Ces fichus arbalétriers, au fond, retenaient toujours leur coups. Alors Grisacier fit ce qu’il avait à faire.
Feu et Sang.
Vif-Azur souffla.
Le champ de bataille, jusqu’alors chaotique, se transforma en véritable enfer. Des déluges de flammes furent libérés tout autour du dragon. Les cris de mort et d’agonie se métamorphosèrent en l’expression d’une souffrance et d’une terreur oubliées depuis les Champs de Feu. Lors de la Guerre de l’Aube, les dragons se battaient avec les hommes. Lors de la Danse des Dragons, ils s’entretuaient. Là, c’était à nouveau la fureur de ces créatures contre de misérables chevaliers.
Le feu dévora les combattants sans distinction ni pitié. Il s’engouffra dans les armures, dans les gorges, dans les yeux, et réduisit tout à l’obscurité de la suie. Le vent attisait les flammes, et la boucherie s’étendait encore et encore. Les misérables qui avaient tenté de charger Vif-Azur furent réduit en cendre par une langue de feu.
Il ne restait au nord du champ de bataille que Vif-Azur, Grisacier, des morts et des mourants. Le cavalier dragon regarde à nouveau en direction des fantassins Corbray. Ils n’avaient plus seulement peur de mourir. Ils avaient peur, dans sa plus simple et plus terrible expression.
Lord Corbray regarda longtemps Lord Tully, semblant hésiter. Si il tirait, il pouvait peut-être immobiliser Vif-Azur, mais alors… un dragon immobilisé ne mourrait pas si simplement et les carreaux n’allaient sûrement pas l’achever à distance. Des centaines et des centaines allaient mourir avant qu’il n’abattent le bête. Et alors… Ils auraient Brynden Tully et sa fureur contre eux. Et la fureur des Conflans, que le Val n’avait déjà que trop éprouvé. Lord Tully, lui, regardait Corbray, attendant.
Il eut un hochement de tête soulagé en voyant que Corbray ordonnait la retraite.


Ser Edmund n’était pas partis rejoindre Lord Whent avec les autres. Avec trois braves gaillards de leur compagnie, ils avaient foncé vers les Portes de la Lune, en notant que certains des assassins d’Arryn tentaient de se mêler aux fuyards pour survivre.
L’arrivée de cette poignée de chevaliers Tully, les armes pleines de sang, courant vers les portes augmentèrent la panique. Ils n’en avaient cure. Edmund abattit lui-même un des traîtres qui voulait égorger un des gardes. Il écrasa ensuite le garde contre le mur pour foncer vers les remparts.

Là-haut, Joffrey Velaryon et Lianne Tully assistaient, impuissants, au carnage qui se déroulaient en bas. Ils voyaient la charge héroïque des Whent et des Belmore, la désolation du dragon, la carbonisation de Arryn, et la fuite des traitres qui avaient atteint leur but. La mort omniprésente exerçait sur eux une fascination morbide. Ils ne virent par contre peu le petit groupe de fantassins qui les avaient rejoins sur les remparts.
« Lady Lianne !, hurla quelqu’un dans les escaliers. »
D’un réflexe conditionné par ses années d’entraînements, Joffrey attrapa Lianne et la tira en arrière. Il ne savait même pas pourquoi. Mais il sentit, sur son gant, la brûlure d’un poignard qui le manquait de peu.
Immédiatement, il dégaina son épée, força son assaillant à reculer d’un coup de pied, et se mit entre Lianne et lui. Cette dernière était toujours sous le choc, et recula machinalement. Joffrey se battait avec hargne, les protégeant contre ces assassins. Il en poussa un par-delà les remparts, et un autre l’engagea immédiatement.

Lorsque, quelques instants après avoir crié, ser Edmund déboula sur les remparts, Joffrey Velaryon se défendait tant bien que mal contre quatre adversaires, qui heureusement ne pouvaient l’attaquer que les uns après les autres. Trois, puisque le jeune en projeta un par-dessus les moellons. Brave gars, songea-t-il. Joffrey battait cependant de plus en plus en retraite.
Edmund engagea le quatrième des assassins, tout en ordonnait à ses hommes :
« Sécurisez le reste du rempart ! Protégez Lady Lianne à tout prix ! »
Il surprit son adversaire d’un cruel coup de garde dans le bras, qui le déstabilisa. Sa lame ouvrit l’autre de l’épaule à la ceinture. Lady Tully était en danger, il était de son devoir de chevalier de la défendre. Alors que l’autre assassin lui fonçait dessus, il jeta un coup d’oeil à Velaryon : il s’en sortait de plus en plus mal, sans doute paniqué par la surprise et incapable de reculer car la jeune fille derrière lui était immobile comme une statue. Et ses propres chevaliers qu’il venait d’envoyer ne feraient sûrement pas le tour de l’escalier pour sauver Lianne par l’autre extrémité à temps.
Alors Edmund tenta le tout pour le tout. Il lâcha son épée, se jeta au corps à corps, déviant la lame de son adversaire avec son bouclier, pris son poignard et sauta pour le glisser au-dessus du bouclier de l’autre et l’éborgner. Une manœuvre stupide qui ne pouvait marcher que dans un endroit aussi exigu où son adversaire ne pouvait ni se déplacer ni reculer.
L’autre hurla. Alors Edmund le balança hors des remparts. Il acheva le dernier traitre d’un coup de bouclier sur la tête.
Lorsque celui-ci s’effondra, Edmund vit Lady Lianne, saine et sauve, comprenant enfin ce qui venait de se passer, et Joffrey soulagé d’être encore vivant. Lianne cligna des yeux plusieurs fois, puis se détourna de ces morts pour regarder à nouveau vers le champ de bataille, comme pour essayer de noyer sa confusion dans l’analyse rigoureuse du déroulement du carnage.


Les hommes de Whent déboulèrent sur l’aile Sud. Sa retraite était ordonnée, aussi n’espéraient-ils pas tous les massacrer. Ils voulaient simplement se frayer un chemin jusqu’aux Frey, et faire mordre la poussière à autant de ces pourritures que possibles.
Vanbois père était un traitre doublé d’un assassin. Il semblait que son fils ne valait guère mieux. C’est avec ce constat en tête que Belmore et ses chevaliers fracassèrent les premiers adversaires. Leur charge était rapide, enragée, et aidée par la descente de la colline. Autour d’eux, les lâches commençaient à prendre peur. Les hommes du Conflans perçaient encore plus vite et loin qu’eux. Ils étaient comme menés par un monstre inhumain, un dragon fait chevalier, Manfreid Whent.
Enfin, le commandant ennemi régit. Les Vanbois se réunirent pour une contre-attaque terrible, et foncèrent sur les Whent. Le choc fut atroce. Dans la puissante collision, le meneur Vanbois essaya d’abattre le Raide, qui l’envoya au sol d’un coup de bouclier. A cet instant, la charge fut reglée. Les hommes des Conflans, bien meilleurs que leurs adversaires, roulèrent sur ceux qui s’opposaient à eux. Ser Robert Belmore comprit qu’ils n’avaient pas besoin d’eux pour anéantir ceux qui tenteraient de les arrêter, et lui et ses hommes se lancèrent à la poursuite des fuyards qui emportaient avec eux les Frey.
Hélas, il ne parvinrent pas à les rattraper, et l’aile centrale de cavalerie des assaillants, se réunissant, menacer de les charger. Un chevalier aux couleurs Tully lui hurla de battre en retraite avec eux, et ils remontèrent la colline.
Dans leur charge à un contre trois, ils avaient fait mourir cent ou deux cents cavaliers lourds ennemis. La fierté envahit Belmore, fierté vite douchée par la vision funeste d’un Manfreid Whent couvert de sang, souriant comme s’il venait de s’amuser.
Lord Brynden Tully se posa à côté d’eux. Les chevaliers du Val durent contrôler leur monture effrayées pour ne pas finir au sol.
« Lord Manfreid, que se passe-t-il ?
-Nous venons de massacrer leur aile Sud. Ils semblent battre en retraite. Ils ont capturé Jared et Aenys Frey. »
Rygger Frey ajouta :
« Poursuivons-les ! »
Grisacier ne répondit pas. Il contempla la retraite adversaire, réfléchissant longuement. A plusieurs reprises il sortit sa longue-vue pour mieux distinguer les troupes ennemies.
« Seigneur, allons-y ! Nous pouvons encore sauver Jared et Aenys !, insista Rygger. »
Grisacier releva lentement son heaume, en murmurant, fébrile :
« Je n’arrive pas à avoir leurs arbalétriers… Ils sont en retraite rangée... »
Puis il posa son heaume à côté de lui, sur Vif-Azur :
« Non. Nous en avons assez fait pour aujourd’hui. Ils pourraient bien tuer les Frey si nous les massacrons.
-Mais…, commença Frey.
-J’ai dit non. C’est un ordre, Frey. Rassemblez vos hommes et soignez vos blessés. Demandez l’aide de mon docteur si besoin.
-Bien mon Lord. »
La déception se sentait dans la voix de Rygger.
« Rygger. Faire tuer vos frères et nos hommes dans une charge épique pour les récupérer n’est pas une solution, tout brave que ce soit. »
Le suzerain des Conflans ajouta, en se tournant vers Belmore :
« Ser Robert. Je n’ai pas d’autorité sur vous, mais je vous déconseille fortement de vous lancer dans une entreprise qui se solderait par votre mort. Votre sœur est en vie, la guerre pourrait bien s’étendre dans tout le Val, il n’est pas l’heure de mourir pour la gloire. Aidez-nous plutôt à panser nos hommes et capturer les survivants adverses. »
Et Grisacier se retourna, marchant vers les lices en inspectant les corps, sans attendre la réponse de Belmore. Les hommes du Conflans se mirent en mouvement avec un calme et un ordre exemplaire suite au passage de leur suzerain.
Sauf Manfreid Whent, qui rayonnait et alla accompagner Lord Tully.


« Alors ? demanda Joffrey Velaryon. »
C’était le soir. La bataille en elle-même n’avait sûrement pas duré une heure, même pas une demi-heure. La plupart des survivants avaient été identifiés. La plupart des morts n’étaient pas identifiables.
« Lord Arryn est mort, répondit Lord Brynden. Je l’ai vu de mes propres yeux. Son corps n’était plus identifiable qu’à son armure. Les Corbray et les Vanbois sont toujours en train de battre en retraite.
- Je me doutais que les Vanbois manquaient d’honneur, mais après ce jour, ils ne valent plus un sou à mes yeux. Je ne m’attendais cependant pas à une action aussi basse de la part de Lord Corbray. Cela aura des conséquences, menaça Robert Belmore.
-Je n’ai rien à dire dans tout cela. Ils auront payé leur assassinat au prix cher. Plusieurs centaines de la crème de leurs hommes sont morts.
-Les Veneurs et les Arryn ont également subi des pertes, mais seulement à moitié aussi lourdes, ajouta Manfreid. La bataille aurait pu bien plus mal tourner pour ces enflures, s’ils n’avaient pas fuit.
-Ca, on ne le saura jamais. Lord Corbray ne voulait de toute façon que tuer Arryn semble-t-il. Il ne s’est presque pas engagé, c’est la cavalerie Vanbois qui réellement souffert. Et nous devons toujours récupérer les Frey. »
Tous hochèrent la tête. Même Belmore, qui n’était pourtant pas du Conflans, semblé fédéré – ou intimidé – par celui qui avait déchainé la rage d’un dragon.
« Belmore, nous allons rentrer chez nous. J’ai déjà fait envoyer un corbeau à votre père et à son frère pour les informer de cela. Joffrey, j’apprécierais que vous veniez avec moi, nous devons contacter votre oncle au plus vite puis lui rendre visite. Nous devons également parler en tête à tête avec Lady Arryn. Lord Frey, Lord Whent, voyez avec la garnison si nous laissons des hommes ici ou non, et venez m’en faire un rapport. Allez également chercher les rapports des éclaireurs sur l’état de la fuite ennemies. »
Le jeune suzerain du Conflans replia la carta qu’il tenait étalée sur la table, et quitta la pièce.


Quelque part dans les Portes de la Lune, des bardes écrivait d’ors et déjà une ballade sur cette journée. Sur la destinée funeste des enfants de Elston Arryn, sur la trahison des Vanbois, et sur les Noces de Braises.


Dernière édition par Dracnor le Dim 4 Fév - 18:38, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Les Noces de Braises   Dim 4 Fév - 0:46

Contexte : lors du tour 9, au mariage entre Jaryd Frey et Marie Belmore, un tournoi était organisé. Une armée a attaqué le tournoi, dans le but supposé de tuer Arryn et les mariés.

Tullyvision des events, i.e. carte qui correspond aux positions au début de ce RP :



Si un participant à quelque chose à redire à mon interprétation de ses actions... bah qu'il le dise. Je précise avoir sciemment romancé la fin de Dannis Arryn en le laissant essayer un peu de se battre au lieu de juste faire "brlbrlbrlbrl" au sol tout le long. Le reste est fidèle à ma version des événements.




PS :
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MessageSujet: Re: Les Noces de Braises   Dim 4 Fév - 19:38

Compte Rendu Corbray des évènements des Portes de la Lunes

Suite aux agressions de Dannis Arryn envers les maisons Vanbois et Corbray, celles cis ont jointes leurs forces pour mettre un terme a ses actes infamants de la façon la plus directe et efficace possible malgré le déshonneur provoqué de par l'urgence de l'action.

Ainsi, après avoir été clairement repérés et identifiés, la chevalerie a chargée les lignes défensives d'infanterie de la maison Arryn et en conséquent les éléments Veneurs qui les ont rejoints. Pendant ce temps il s'avère qu'une troupe non valoise a engagé le combat sur l'estrade avec la garde du défunt Lord Arryn renforcé par celle d'un Velaryon ainsi qu'une autre troupe identique s'est retrouvé accroché avec des gardes Frey.

Peu après, Lord Tully intervint et chargea avec son dragon dans la chevalerie Vanbois provoquant un mouvement de panique parmit celle ci et de nombreux mort. Vers le même moment, Jeffrey Velaryon se réfugiait sain et sauf dans les Portes de la Lune tandis que Dannis Arryn mourrait, en feu.
Ce faisant, la cible étant malencontreusement morte Denys Corbray ordonna un repli général des forces engagés pour limités les pertes de chaque camps. Cependant Lord Tully continuait son massacre mais Lord Corbray ordonna à ses arbalétriers de ne pas abattre le cavalier dragon, et ce même suite à la mort de son frère Wallace Corbray lorsque celui-ci désobéit aux ordres et chargea en quête de gloire le dragon.
Ce fut ensuite une charge conjointe des Whent et des Belmore qui attaqua les Vanbois en repli provoquant de nombreux morts.
Un des groupes non-valois captura deux Frey et s'enfuirent avec sous couvert de la déroute Vanbois.

De nombreux morts sont à dénombrés, la vaste majorité causés par les charges des forces du Conflans bien que les défenseurs Arryn on payé un certain prix.
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