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 Tour 6 - Coup de râteau

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Maitre Chêne
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MessageSujet: Tour 6 - Coup de râteau   Dim 13 Nov - 21:58

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Anarchnid

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MessageSujet: Re: Tour 6 - Coup de râteau   Lun 28 Nov - 23:57

Lettre de Meenah Martell adressée au Roi et à son Conseil, portant le cachet de cire de la Princesse de Dorne et Dame de lancehélion.


Chers Lords, Cher Roi,

Le titre de Maitresse des Chuchoteurs dont notre aimé souverain m'a honoré il y a de cela sept mois me pousse aujourd'hui à vous livrer le résultat de mon enquête, pour le salut du Royaume et l'intégrité de tous.

Moi, Princesse Meenah Nymeros Martell, Dame de Lancehélion et suzeraine de Dorne, assise à la droite de Lord Harwyn Tully, Main du Roi, lors des faits ayant entrainés son empoisonnement traite, dénonce le grand mestre Jainor comme exécuteur dudit empoisonnement.

Mes espions, alors que je fuyais pour préserver ma vie, sont parvenus à remonter jusqu'aux commanditaires de l'acte.

Fidèles du Roi, l'heure est grave ! Alors qu'Aenar Targaryen, le seul vrai Roi de Westeros, a perdu son oncle, que sa Garde Blanche est dépeuplée, que le Conseil est divisé, et qu'à présent on empoisonne jusqu'à sa propre Main, rien ne nous menace plus qu'un complot contre la Couronne ! Et c'est ce qui, j'en ai la confirmation, motive Lord Tyrell et ses proches vassaux, ayant commandé l'assassinat de Lord Tully !

J'en appelle aux fidèles, j'en appelle aux soutiens du Roi ! Notre paix, la paix qu'Aenar a conquise dans le sang, est aujourd'hui menacée par ceux qui convoitent plus de pouvoir qu'ils n'en ont déjà !

J'en appelle à la coalition contre l'ennemi Tyrell, traitre à la Couronne !


Dernière édition par Anarchnid le Mar 29 Nov - 0:09, édité 1 fois
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Anarchnid

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MessageSujet: Re: Tour 6 - Coup de râteau   Mar 29 Nov - 0:02

Dorne, tour 5.5 : la prise de Villevieille

Samwell Dayne – L’Epée du Matin


Samwell Dayne avait pris la tête du convoi amenant sa fille et la maitresse de Meenah à Villevieille, voilà plusieurs semaines. Le voyage avait été paisible, et c’est à peine si les gars qu’il avait enrôlé pour cette tâche (des hommes de confiance, ses propres compagnons d’armes avec qui il parcourait Westeros) avaient eu à effrayer quelques paysans un peu voyeurs. Il n’était pas question que quiconque pose les mains ou les yeux sur sa fille, pas plus que sur le Chat, c’était pourquoi Dayne n’avait pas pris la route qu’on leur avait conseillé et avait traversé le Bief presque incognito.

La semaine que les Dorniens passèrent à Villevieille (qui pouvait rivaliser avec Port-Réal en nombre d’habitants comme en agitation nocturne) fut plaisante. Le bordel Quorgyle les hébergea comme un compatriote se doit de le faire, et Samwell laissa ses hommes se divertir à loisir. Lui-même ne fréquentait pas les filles de joie, bien qu’il trouvât à celles du Dornien un certain charme. Il n’aimait qu’une seule et vrai femme. Une femme qui savait le cogner aussi bien que l’aimer.

Si Meenah espérait booster le commerce de Quorgyle, l’opération était réussi ! Que ce soient les nobles, les riches bourgeois, ou les étudiants, tous avaient entendu parlé du Chat et de la Rose des Sables comme des joyaux inaccessibles, et leur présence au bordel ramena de nombreux clients. Pas que les filles (il pouvait désigner Ashä ainsi, quand à Feela de Lys… il était ouvert au débat) soient offertes à la consommation, non, elles étaient là pour assurer une fréquentation et une réputation à l’établissement, mais il était hors de question de les laisser monter avec un client. Samwell n’aurait pas permis au premier venu de posséder sa fille.


De ses journées, il restait soit dans ses appartements, à languir ou à aiguiser son épée, soit il partait explorer la ville, au hasard, avec quelques hommes. Meenah lui avait ordonné de ne pas chercher la bagarre, aussi essayait-il de ne provoquer personne, mais il restait quelqu’un de colérique, et ne résistait pas au besoin de crier sur un échoppier un brin gaillard ou sur une ménagère lui coupant la route sur les pavés.

La Rose des Sables et le Chat durent cependant repartir et, comme elles louaient un bateau pour rentrer au plus vite, Samwell Dayne décida de rester quelques semaines à Villevieille, en vacance. Peut-être son épouse le rejoindrait-elle, qui sait ?

Ce fut trois jours plus tard que les Dorniens reçurent leurs ordres.

Ils réunirent, un soir, dans une cave secrète sous le bordel. La main du Roi avait été empoisonnée, et on craignait un coup d’état imminent de la part de Tyrell et Hightower. L’Epée du Matin fut surprise par la nature des membres de ce conseil de guerre. Il y avait des personnages importants, pour sûr ! Oh, la plupart étaient venus masqués, couverts par un foulard ou un masque de carnaval, mais personne n’était dupe : ils se connaissaient, certains venaient de Dorne, d’autres de fiefs alliés à Meenah et au Roi, certains avaient même fait un sacré bout de chemin… Seuls deux personnes dérogeaient à cette pudeur : Dayne, et un chef mercenaire qu’il connaissait de réputation. Coupez la tête de l’hydre, une autre vous mord, se dit-il, et priez les Septs pour quelle ne repousse pas en prime !

— L’assaut sera donné sous peu, entama leur hôte voilé d’un turban, les différentes armées sont déjà en route. A combien s’élève vos troupes ? demanda-t-il en se retournant vers l’émissaire que l’on savait être Florent bien que personne ne le souligne.

— Plus ou moins trois milles hommes, énonça celui-ci, peut-être plus si nous réussissons à mobiliser davantage avant de partir à l’attaque.

— Très bien, enchaîna leur hôte, avec l’armée de Meenah en route, nous avons largement assez d’homme pour prendre la ville. Reste encore à franchir la muraille et la chaine qui bloquera le port… C’est pour ça que vous êtes là, vous autre. Votre présence en ville est soit officielle soit officieuse, mais vous êtes un atout non négligeable dont nous allons nous servir.

— Nous allons ouvrir les portes et faire lever la chaine, compris le plus nordique d’entre-eux, un élégant jeune homme.

— Ce ne sera pas difficile, ricana le mercenaire, sûr de lui.

— Peut-être, recadra l’enturbanné, mais il faudra faire vite, que l’alarme soit donnée le plus tard possible.

— Avons-nous une idée de quand la flotte Martell sera devant la ville ?

— Le Connétable Sang-Vert compte débarquer de nuit, et doit nous envoyer un corbeau douze heure avec leur arrivée ; ce sera suffisant pour tous vous contacter et lancer nos préparatifs. Nous passerons à l’action deux heures et demi avant le débarquement et l’arrivée des troupes, mais nous devons dès à présent construire un plan précis pour être efficace.

— La priorité, fit le jeune élégant, c’est la route Aegon, avec le large pont enjambant le fleuve, et ses portes : la Porte Principale au nord-est, et la Porte de l’Ouest. Quant à la chaine, elle est levée à partir de deux tours fortifiées au Sud. Nous avons quatre cibles.

— Une seule des tours suffira, précisa leur hôte, une chaine demande deux bouts pour être levée. Mes hommes et moi-même nous chargeront de cette tour, et la tiendrons aussi longtemps que possible pour faire entrer la flotte Martell.

— Bon petit vassal, commenta, taquin, le mercenaire. J’ai assez d’hommes pour prendre une porte fortifiée à moi tout seul, et je réserve la porte Ouest : la cavalerie qui débarquera depuis la mer ou arrivera depuis les terres arrivera par-là, et je veux être là pour regarder le spectacle.

Dayne en saliva. Imaginer tous ces petits soldats du guet et de la garde d’Hightower, massés à la Porte, alors que celle-ci relève ses grilles sans qu’ils ne comprennent pourquoi et finissent fauchés comme du blé par une cavalerie lancée en pleine charge… Il en banderait !

Lui aussi voulait prendre sa Porte, c’était décidé !

— Laissez-moi la porte Nord-Est dans ce cas, exigea-t-il, impétueux.

— Tu n’as qu’une vingtaine d’hommes avec toi, estima, prudent, le mercenaire. Veux-tu que nous te prêtons des mercenaires ou des soldats pour t’aider ?

— Avec vingt hommes, je pourrais prendre n’importe quelle place-forte du Bief, se vanta-t-il. Laissez-moi la porte, et elle sera ouverte avant que quiconque ne s’en doute.

— Sois sûr de t’occuper avant de la tour de guet adjacente, prévint le jeune.

— Je ne suis pas nait de la dernière pluie, petit, s’énerva l’Epée du Matin, je sais encore mener une bataille !

Il frappa sa cuisse du poing, faisant tinter l’acier d’Aube, l’épée ancestrale des Dayne, pendue à sa ceinture. Il surprit un regard d’envie de la part du mercenaire. Hé, que t’aimerait avoir une lame avec nom, pas vrai mon petit ? Te voilà pas plus âgée que l’autre freluquet, et déjà ambitieux ? C’est bien, mais tu apprendras vite que ce qui fait la valeur d’un homme ce n’est pas ses titres, mais la conviction qu’il met dans le combat.

— Alors soit, conclu leur hôte. Il nous faut ensuite semer le chaos en ville, afin que les défenseurs ne puissent pas s’organiser. On va continuer à s’organiser autour du pont d’Aegon : mes hommes et les mercenaires allons mettre le feu aux ponts de la ville et enflammer des fagots un peu partout, nous harcèlerons également le guet à l’arc lorsque celui-ci essaiera de forcer le passage ; il faut que seul les quais et le pont en pierre restent praticables, et sous notre contrôle. Une objection ?

On fit non de la tête.

— Dans ce cas, si tout ce que nous avons planifié se déroule comme prévus, Villevieille n’a pas la moindre chance d’échapper à la justice du Roi.

— Rappelez-moi de ne jamais vous autoriser à résider aux Météors, vous tous, plaisanta l’Epée du Matin.

Le mercenaire leva les yeux au ciel. Lui et Samwell n’allaient pas s’aimer : ils étaient trop semblables et trop différents à la fois.

— Pour le Roi ! jurèrent-ils tous ensemble.


On dissous l’assemblé, et chacun reparti à ses activités sans plus se reparler jusqu’au jour de l’action. Dayne resta au bordel, entrainant ses hommes dans l’arrière-cour. Le commerce ne désemplissait pas, un signe supplémentaire que Quorgyle avait le sens des affaires, en plus de celui de l’intrigue. Il vivota donc, et alla par deux fois en repérage à la tour Nord-Est. Il se remit également à chanter. Il aimait chanter. Il chanter toujours au combat, ou avant de partir à la bataille. Certains, l’ayant connu dans les circonstances martiales, l’appelaient le Fou Chantant, et savaient garder leurs distances lorsqu’ils l’entendaient commencer à siffloter un air.

Quatre jours plus tard, le soir, Quorgyle lui fit passer un papier lors du repas, qu’il déplia et lu dans sa chambre avant de saisir Aube et de réveiller ses hommes. Ça y était ! Ils partaient au combat ! Il n’était plus question de petites batailles entre petits vassaux pour des querelles infantiles, non ! C’était d’une vraie ville dont ils partaient à l’assaut ! Samwell en avait rêvé toute son enfance durant !

Ils sortirent du bordel par des portes dérobées. Dayne était pratiquement sûr que Hightower avait infiltré de ses espions le bordel, mais il était également certain que Quorgyle avait sût garder certains de ses secrets inaccessibles. Ils sortirent donc, et la lune les accueillit de sa pleine face.

Alors qu’ils montaient la colline vers le Nord, Samwell se retourna un instant, et saisit dans sa mémoire l’image de Villevieille paisible : son large port, son Septuaire perché à l’Est, l’étendu et vert Jardin des Septs, la Citadelle, immense, dans la baie, et le Phrase des Hightower, s’élevant jusqu’au ciel sur son île au milieu du port et des tentaculaires allées de la vieille cité. Paisible Villevieille, tu ne le restas pas longtemps. Ce soir, des hommes ouvriront tes portes et se déverseront en toi tel un soldat sur le ventre d’une paysanne. L’Epée du Matin aurait presque envie de lui composer une chanson !

Il commença à siffloter. Ses hommes se positionnèrent près de la tour, cinq d’entre-deux bandèrent leurs arcs. Dayne sifflotait. A l’instant même où il retint son souffle, les flèches partirent. Trois silhouettes basculèrent dans le vide et s’éclatèrent contre les pavés alors qu’une autre gueula comme si on l’avait transpercé (ce qui était le cas). Samwell se releva, et enfonça la porte de la tour du guet d’un violent coup d’épaule, ses hommes à sa suite.
Ils débarquèrent dans la salle de garde, au milieu des soldats ébahis. Dayne se mit à chanter.

Ô mon Roi, Ô mon Prince,
Prends nous en pitié, nous qui ne sommes rien
Nous tomberons sous les coups de ta justice,
Si d’aventure tu nous jugeais criminels

Ô mon Roi, Ô mon Prince,
Toi qui est si fort et si beau
Pourquoi donc te montres-tu si violent ?
Alors que nous sommes si faibles

Parce que, répondit le Prince,
Je suis mandaté par les Septs Divins
Le monde doit être cruel pour vous faire envier la miséricorde
Pour vous enseigner la foi, mon épée est le meilleur outil !


Il tailla dans le gras, hilare et lyrique. Traversant la salle, égorgeant les gardes, leur faisant sauter leurs lames des mains avant de leur trancher la tête, Samwell couvrit Aube, l’épée à la lame de lait forgée dans un minerai de météorite, de l’éclat du sang. Rouge sur Blanc, voilà un contraste qui l’émoustillait toujours !

— Nettoyez cet endroit ! cria-t-il à ses hommes lorsqu’il eut nettoyé l’espace autour de lui et qu’il ne restait plus que des membres épars à ses pieds. Les autres, avec moi ! À la Porte !

La panique avait gagné la rue. Les quelques passants qui trainaient à cette heures s’en retournaient fissa dès qu’ils percevaient le bruit du carnage. Dayne bouscula charrettes et étalages de commerces, il traça jusqu’au bas de la porte, où il ouvrit la voie. Une fois de plus il chantait.

Ô, gente demoiselle
Puis-je percer vos défenses ?
Répondez sans offense
Vous n’en serez que plus belle

Je crains, monseigneur
Que vos avances ne m’atteignent point
J’ai une rivale qui me déplait en tout point
Allez donc lui transpercer le cœur

Si je fais cela, gente Dame,
Serais-je récompensé par votre amour ?

Je vous promets mon âme,
Que je sois pendue haut et court !

Ils étaient une dizaine seulement dans la tour. Dayne croisa le fer avec deux d’entre-eux alors que ses hommes arrivaient pour les prendre à revers. Abattant Aube de toute ses forces, il brisa l’épée d’un garde en deux et traversa jusqu’à son épaule, faisant tomber son bras, inutile, au sol. On y voyait que trop clair, ici. Samwell saisit la lanterne suspendu à un crochet, et la balança sur son second adversaire. Ce dernier la brisa de sa lame, et reçu l’huile bouillante en plein sur le visage. Le Fou Chantant acheva bien vite ses souffrances, et chargea un nouvel homme, qu’il déséquilibra et, dans une inspiration, lui saisit le crâne pour le fracasser contre le mur à trois reprise jusqu’à ce qu’il y laisse ses dents et sa cervelle.

Ses hommes finirent le boulot, alors qu’il inspectait ses frusques et s’apercevait qu’il avait été légèrement touché au bras, là où son armure ne le couvrait pas. Bah, si dit-il, ça fera un souvenir.

— Parfais les gars, maintenant on se retranche ici, ordonna-t-il. Appelez les autres dehors et dites-leurs de venir nous rejoindre.

Ils se barricadèrent, et l’Epée du Matin chanta une contine pour enfant. Glissant l’œil dans la meurtrière donnant sur la ville, il contempla le spectacle. Il y avait plus d’une lueur dans la baie, et de sombres fumées s’élevaient déjà. Ils avaient fait vite, les bougres ! Avec tout le boulot qu’allaient avoir les troupes Hightower, il était même possible que personne ne vienne les déranger ici !

Se déplaçant à la meurtrière donnant sur les faubourgs et la campagne, il resta en observation de longue minutes jusqu’à apercevoir ce qui l’intéressait. Par la route de la Rose venait une armée, brandissant étendards et torches.

— Les gars, voici notre invité d’honneur qui se ramène !

On fit ouvrir les portes, et on tira à l’arc sur les quelques gardes qui se lancèrent désespérément à l’assaut de leurs position. Une Porte fortifiée est construite pour être difficilement prenable de l’extérieur des murailles, mais également de l’intérieur.


Les hordes de Florent se déversèrent par la porte Nord. Samwell Dayne descendit les accueillir, et le commandement Florent se porta vers lui. A leur tête, Luthor Florent, dans son habit de guerre. Voyant les torches et les soldats galvanisés, l’Epée du Matin le prévint :

— Meenah Martell ne veut aucun pillage, aucun incendie.

— Et où est-elle ? La Princesse de Dorne ? répondit de manière arrogante le Lord. Ici je ne vois que mes soldats, et ils brulent de haine envers Tyrell et Hightower. Laisserez-vous justice du Roi être incomplète ? Ne vous dressez pas contre notre vengeance, Chevalier !

— Vous n’êtes pas le Roi ! s’énerva le Dornien. Vous n’êtes qu’un petit seigneur vassal, et vous feriez bien de ne pas l’oublier !

Il dégaina Aube, dont les reflets laiteux étincelèrent à la lumière des feux.

— Je suis Samwell Dayne, Epée du Matin, fils de Kassandre Dayne et Héritier des Météores ! Je suis l’Epée Lige de Meenah Martell, et si vous allez contre ses ordres, je vous jure que je viendrais prendre votre tête sur le champ !

Tous se figèrent. Sortant de sa Porte, avec sa vingtaine d’homme, face au haut commandement d’une maison, entouré de près de trois mille hommes en armes, cet homme menaçait ? Il avait peut-être une autorité légitime et une épée de légende, mais comment pouvait-il sérieusement espérer s’imposer dans cette mauvaise posture ? Est-il donc fou ?

Il suffit d’un regard à Luthor Florent pour en avoir le cœur net. Oui, cet homme était fou. Samwell Dayne n’avait pas besoin d’être en position de force pour exiger et faire des menaces. Luthor Florent sur, en un instant, que s’il avait à se faire arracher les bras, à affronter une armée entière, pour venir lui tailler la gorge avec les dents, il le ferait sans une seule hésitation. Lord Florent frémit, éprouvant une peur semblable à celle qu’avait éprouvé Cendregué ou d’autres malheureux qui, soudain, se rendent compte qu’ils ne peuvent pas lutter.

En homme avisé, Luthor Florent déposa les armes, et ordonna à ses troupes de ne pas piller Villevieille.

— Allons ouvrir les portes Hightower, dit-il simplement.

Et il s’éloigna, alors que son armée se déversait dans la cité et que les combats éclataient un peu partout. Dayne était content. Il rengaina.

Aujourd’hui le lâche
A vu sa gueule muselée
Demain la hache
Ne le laissera plus parler


L’Epée du Matin ordonna alors à ses hommes de se répartir dans la cité, d’aller aider les autres infiltrés sans leurs actions isolées. On lui demande ce qu’il comptait, lui, faire à présent qu’ils avaient ouvert la porte. Il regarda alors vers l’embouchure du fleuve.

Là-bas, la chaine avait était baissée, et on se battait autour du port pour permettre aux navires qui, nombreux, se pressaient d’accoster et de déverser leurs troupes.

— C’est bien simple, répondit-il, je vais accueillir comme il se doit nos chers amis !

Il descendit donc l’avenue, alors qu’on se battait sur la place de la Citadelle. En chemin, il défit bien deux ou trois hommes d’armes, mais ne s’attarda pas. Plusieurs feux s’élevaient à présent des docks, il espérait être à l’heure. Sautant sur le pont d’Aegon, où les combats n’avaient laissés que quelques corps défigurés ou calciné par les fagots enflammés que l’on utilisait toujours pour contre une sortie éventuelle de la cavalerie Hightower. Il croisa un groupe de mercenaire qui, sur un îlot central, tirait des flèches sur les gardes tentant de reprendre le contrôle des fortifications ou d’arrêter les incendies sur les ponts en bois. Ils aperçurent une petite embarcation où se pressaient des hommes d’armes du Bief, sans savoir s’ils cherchaient à fuir ou à contourner les forces de l’invasion… Les mercenaires n’hésitèrent pas, et le dardèrent jusqu’à ce plus aucun d’eux ne bouge. Pour faire bonne mesure, ils enflammèrent une de leur flèche et y mirent le feu. Dayne eut envie de composer une chanson sur cette barque solitaire et son équipage malheureux, se consumant et sombrant lentement dans les eaux de la baie alors que la cité tout autour d’elle éclatait de la clameur des armes.

Il arriva au port en une demi-heure à peu-près, ayant du éviter des barricades et des postes de guet autour desquels on se battait encore. Les navires de la flotte Martell débarquaient déjà, et on pouvait entendre les généraux hurler :

— Au Phare Hightower, tous ! Au Phare !

Cependant, Dayne ne se mêla pas eux. Il avait repéré, de loin, le navire Amiral de la Flotte, qui s’approchait doucement des quais. L’Epée du matin rengaina, et attendit qu’il fut positionné, qu’on l’amarrât, et qu’on dressât la passerelle.

Du navire Amiral descendit, enroulé dans une cape de soie dorée et verte, Samwell Sang-Vert, le Connétable de Meenah.

— Dayne ! salua-t-il, légèrement surpris. Content de vous voir ici ! Tout s’est bien passé ?

Les deux Samwell se connaissaient depuis l’enfance. Ils s’étaient fréquentés aux Jardins Aquatiques alors que Meenah Martell se liait d’amitié avec les deux garçons. On ne pouvait cependant pas faire plus différent que les deux hommes : là où l’Epée du Matin était athlétique, la peau colorée par le soleil de Dorne, celui que l’on appelait la Dorure en souvenir d’une blague obscure était plus pâle qu’un Stark et avait encore moins de carrure qu’un mestre. Ses compétences en commandement et en gestion étaient par contre irréprochables, contrairement à celles de l’héritier des Météors. Celui qui venait de prendre la Porte Nord reconnu ainsi un ami, et lui sourit.

— Salut à toi, la Dorure. Tout s’est passé comme sur des roulettes… par contre tu devrais vite aller surveiller les Florents : ils risquent de foutre le bordel.

L’autre pesta.

— Rah, Meenah m’avait prévenu… J’enverrais des troupes près de la Citadelle, afin qu’elle se rende avant que Florent n’ait l’idée d’aller incendier leur collection de livres !

— Tu n’as pas plus urgent ? se renseignat-il. La famille de Hightower est toujours dans son Phare…

— Et ils n’en sortiront pas, affirma l’autre, à moins qu’ils ne leur poussent des envies suicidaires. Ne t’en fais pas, nous avons déjà pris le contrôle du port militaire et des fortifications autour du Phare. La bataille est déjà gagnée, ils ne le savent juste pas encore.
L’Epée du Matin sourit.

— C’est une première grande victoire pour toi ! Peut-être les autres te prendront-ils au sérieux maintenant, au pays !

— C’est une grande victoire pour la justice du Roi, corrigea-t-il. Je n’en tire aucune gloire… Mais, oui, je suppose qu’on va arrêter de se plaindre de mon inexpérience, maintenant.

— Si tu veux t’entrainer à l’épée, je suis ton homme, le provoqua un brin Dayne.

L’autre sourit.

— Désolé, mais je dois décliner, j’ai une bataille à terminer. Mais, dis-moi, vas-tu encore la faire attendre longtemps ?

— De quoi tu…

Samwell Dayne tourna la tête, et vit, sur le navire, une silhouette massive, intégralement vêtue d’acier, une cape de fourrure sur les épaules et une lourde claymore dans les mains.

Les yeux de l’Epée du matin s’ouvrirent de ravissement et son cœur bondit dans sa poitrine.

C’était Âcre-Lame. C’était Trud Martell. C’était son épouse.


Abandonnant la Dorure à ses tâches militaires, il se précipita auprès d’elle. Ils bondirent dans les bras l’un de l’autre, comme des enfants retrouvant leur amour d’été. Ils s’étreignirent, fort, à s’en faire mal, et s’embrassèrent à pleine bouche.

— Enfin tu es là ! s’exclama-t-il, à bout de souffle.

— On dirait que j’ai raté la fête ! lança-t-elle.

Ils rirent, fort et franchement.

Finalement réunis, les deux enfants terribles de Dorne se tournèrent, et contemplèrent la baie de Villevieille, ravagée, dont les feux terminaient de se consumer alors que les combats prenaient fin, inégaux et sans aucune chance pour les défenseurs. Les amants se consultèrent du regard, et l’Epée du Matin admit :

— On devrait bien trouver un ou deux gardes à massacrer avant que tout ne soit finit…

Trud fut heureuse. Dayne, lui chanta une dernière fois alors qu’ils s’en allaient par les ruelles, chercher le défi.

Il est une ville où un homme ne peut être malheureux
Il est une ville bénie des dieux
Où l’on peut trouver or, femme et gloire
Où la puissance côtoie le savoir
Il est une ville où les hommes ne deviennent pas vils
Et cette ville, c’est Vieilleville !




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MessageSujet: Re: Tour 6 - Coup de râteau   Mar 29 Nov - 0:05

RP Martell, tour 6 : la fin de la Campagne du Bief (opération Coup de Râteau)
Meenah Nymeros Martell - La Princesse d’Ébène



Dans le jardin de plaisance du château de la Tombé-du-Roy, lady Martell mordait à pleine dent un abricot mûr à souhait. Face à elle, assis à la table du thé, Lord Mako Forrest, silencieux, profitait du calme de sa place-forte. Azur Forrest, la sale gosse, courait entre les plantations et les bassins, nue comme un ver, alors qu'un mestre la poursuivait, ses vêtements propres à la main. Doggo le Dothraki, dans un coin, riait du spectacle.

Meenah essuya ses lèvres, tâchées de jus, et profita de l'instant. Au dehors, son armée attendait patiemment ses ordres. Villevieille était tombée voilà quatre jours, et le siège de Hautjardin s'éternisait alors que les divers bannerets de Tyrell se retranchaient chez eux, pas assez fou pour se soulever contre les quinze milles hommes de Rowan. Dorne avait déjà gagné ses batailles, restait à gagner la guerre. C'est pour cela qu'elle était ici, dans les Montagnes Rouges, à attendre : si le jeune Lord Baratheon, à qui Tyrell avait promit un mariage, se décidait à rentrer en guerre, elle serait celle qui irait l'intercepter avant qu'il n'atteigne les vertes plaines du Bief. Elle ne connaissait pas Korventin, qui avait succédé à l'ambigüe Steffon, mais il était jeune, et la Dame de Lancehélion pensait pouvoir le convaincre de ne pas gâcher son avenir dans une guerre qui ne le concernait pas.

Du reste, elle patientait, attendant les rapports de ses espions et éclaireurs, qui, positionnés aux frontières et dans les terres, guettaient les mouvements de troupes. Sereine, la Princesse d’Ébène pouvait alors se détendre, et quoi de mieux que la compagnie de Lord Forrest, alors que nous étions en son château ?

— Je vois qu'être de retour à la Tombé-du-Roy fait du bien à votre famille, fit-elle remarquer.

— Je n'aimais pas la capitale. Ici, nous sommes bien.

— Ne vous en faites pas, je serais partie bientôt...

— Votre présence ne nous dérange pas, rassura le colosse, pas plus que celle de l'ost. La gosse est habituée à voir des soldats, elle aime bien les armes. Restez tant que vous voudrez.

— Je vous en remercie. J'aime bien votre compagnie, Lord Mako.

Il opina du chef. Arracher autant de mots au rocher que l'on surnommait le Tatoué était un exploit dont peu pouvaient se vanter. Meenah, elle, avait connue le Lord aux jardins aquatiques : c'était déjà un costaud garçon dans son enfance, mais il était sérieux dans les études, et souvent à l’écart des autres. Il avait eu une sœur, plus jeune que lui, qui le suivait partout.


Le jour où ils étaient devenus amis, la Princesse de Dorne -qui avait dix ans à cette époque- s'en souvenait parfaitement : sa mère, Jalah Qo, la seconde épouse du Prince Mors IV Martell, était venue les visiter aux jardins aquatiques. Ce jour-là, Harlan Martell, le Prince Héritier, fêtait ses quatorze ans, et n'avait pas apprécié que Jalah offre des cadeaux à ses filles et pas à lui, le fils de Mors. Le soir, alors que sa mère était partie et que Meenah avait passé une des plus belles journées de sa vie en sa compagnie, Harlan l'avait coincée, seule, dans un coin isolée, et l'avait passé à tabac. Il était plus fort, plus grand, et Meenah n'osait pas frapper l'Héritier de Dorne... Elle avait finit en sang, à chialer dans un recoin des jardins.

C'est là que Mako et sa sœur la trouvèrent. Il était pareil à aujourd'hui : silencieux, concis ; mais il l'avait aidé à se relevé et l'avait emmené dans une petite chambre où il lui avait fait boire un plein pichet d'eau avant de penser ses blessures dans le silence. Dans la chambre du jeune Mako et de sa jeune sœur, dont elle était de deux et quatre ans l'ainée, en une nuit et sans le moindre mot, elle trouva le réconfort dont elle eut besoin.

Elle continua de fréquenter les Forrests toute son enfance durant. Elle les voyaient le soir, quand les copains ne regardaient pas, car ils n'étaient pas les amis de grand monde aux jardins. Ils restaient dans leurs coins, et n'étaient pas causant ; cependant, quand Meenah venait les rejoindre, ils souriaient, et mettaient plus d'entrain à leurs tâches.

Quand ils furent grands, Mako et sa sœur partirent en périple en Essos sans prévenir personne. La vie de Meenah continua son cours, partagée entre sa vie difficile de fille de second mariage, l’agressivité de l’Héritier à son égard, puis le décès de Jalah, accouchant d'un enfant mort-né. Elle ne revit Forrest que lorsqu'il revint à Westeros, onze ans plus tard, tatoué, et portant dans ses bras un bébé. Il ne dit rien, mais tout le monde comprit qu'il revenait pour élever l'enfant de sa sœur disparue.

Harlan Martell l’Arrogant venait de mourir, et Miryah Martell La Douce le suivit peu après ; son père mourru deux mois plus tard, et Meenah fut Princesse de Dorne. Mako, lui, apprit le décès de son père l'année précédente, et emménagea à la Tombé-du-Roy, le fief familial. Il avait ramené du continent oriental un contingent de mercenaires Dothraki, chez qui il avait passé de nombreuses années, et le fort dans les montagnes devint bien vite une enclave très particulière dans la culture Dornienne. Elle reconnaissait bien là Mako : tout petit déjà il parlait toutes les langues que l'on pouvait apprendre en Westeros, et elle suspectait qu'il soit parti découvrir le monde uniquement parce que son père refusait de l'envoyer étudier à Villevieille. Que la gosse grandisse en parlant le Dothraki ne l'étonna pas, cela l'amusa même.

Mako parlait beaucoup de langues, mais ne parlait pas souvent. La gosse ne voulait parler que Dothraki, bien que Meenah la suspecte de parfaitement comprendre la langue commune. Celle-ci, d'ailleurs, grimpa sur un gros rocher, et siffla. Aussitôt un gros corbeau noir vint se poser sur sa main tendue, et elle se mit à lui parler à voix basse alors que le pauvre mestre, en bas du rocher, gesticulait, les vêtements de la petite à la main.


La Princesse de Dorne ne souhaitait pas briser cette paix qui faisait ainsi le bonheur des enfants. Elle ne voulait pas les entrainer tous dans l'horreur de la guerre, et pourtant elle avait le sentiment d'y être obligée. Les autres ambitieux, eux, n'hésiteraient pas à envoyer leurs hommes mourir... Pourrait-elle ordonner à Mako de prendre les armes, d'aller livrer une bataille, si elle pensait l'y voir surement mourir ? Meenah avait le cœur endurci, mais elle avait tout de même un cœur, et la petite fille de dix au fond d'elle tenait plus à Mako que la politicienne de trente-cinq ans ne voudrait jamais l'admettre. Dans des circonstances différentes, peut-être que...

— Vous faites confiance à Logan Rowan ? demanda Mako, qui surveillait sa nièce de loin.

Meenah se servit un thé, et lui répondit avec franchise :

— C'est un homme que j'apprécie, et que je crois honnête. Vous savez que je l'ai rencontré à Port-Réal, n'est-ce pas ? Et bien je dois dire qu'il m'a plu, et qu'il me plait encore. Qu'il serve la couronne me réjouit.

— Vous lui faites confiance ?

— Plus qu'à Tyrell, Hightower et Florent réunis, ça c'est sûr.

Mako hocha la tête, satisfait de la réponse. C'était un homme qui se contentait de peu. Sa suzeraine pensait même qu'il pourrait vivre sans habit et sans toît sans que cela le gêne. C'était une force inébranlable et tranquille.

Un autre mestre accouru dans le jardin. On le regarda un peu surpris, le temps de comprendre que le corbeau que la gosse cajolais depuis quelques minutes était en fait porteur d'un message, un parchemin noué autour de sa patte. Devant le regard accusateur du mestre, Mako haussa les épaules et répondit très sommairement :

— La gosse a toujours été douée avec les animaux.

Quoi qu'il en soit, on finit par séparer l'enfant de l'oiseau, et Meenah put enfin lire le message. Ce qu'elle y trouva apaisa ses craintes.

— Lord Tyrell ordonne à ses bannerets de rendre les armes, énonça-t-elle. Son procès aura lieu sous peu, et Rowan contrôle à présent Hautjardin.

Elle se leva de sa chaise, boostée par la nouvelle.

— Lord Forrest, m'aiderez vous à enfiler mon armure ?

Il souleva un sourcil, interrogateur.

— Vous allez quelque part ? J'ai cru comprendre que la guerre venait de finir...

Elle lui offrit un grand sourire, excitée comme une gamine :

— Tout n'est pas encore finit, Mako ! Il me reste tant de choses à faire ! Si vous saviez !

Elle appela ses généraux, et leur ordonna de préparer l'armée au départ. Elle passa la soirée avec les Forrest, et leur fit longuement ses adieux. Elle ne trouva pas les mots pour les remercier de tout ce qu'ils avaient fait pour elle, mais Mako n'avait pas besoin de mot. La gosse, avant qu'elle ne les quitte, lui dit quelque chose qu'il traduit par « reviens quand tu veux », ce qui en surprit plus d'un, à commencer par la Princesse d'Ebène.

Tout ce bon temps passé avec Mako et sa famille prenait fin, mais avait fait reprendre du poil de la bête à Meenah qui se sentait, ces derniers mois, tomber dans une paranoïa pesante. Sans doute devrait-elle retourner à Port-Réal et reprendre part aux complots et aux intrigues de la cour... mais elle n'y pensa pas. Dans l'immédiat, une seule chose comptait pour elle : dans quelques jours, ils seraient à Hautjardin, et elle retrouverait enfin Logan Rowan !




Dernière édition par Anarchnid le Mar 29 Nov - 0:09, édité 1 fois
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Anarchnid

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MessageSujet: Re: Tour 6 - Coup de râteau   Mar 29 Nov - 0:08

Lettre à tous

Lord Logan de la maison Rowan et Lady Meenah de la maison Martell vous annoncent leur mariage prochain et vous invitent à Hautjardin pour célébrer l'union de nos gens et la réconciliation de nos peuples, trop longtemps rivaux.
Sont les bienvenues tous les amis de Dorne, du Bief, et du Roi.
Parmi les festivités nous vous confions à des banquets ainsi qu'au premier Grand Tournoi de Chevalerie de Hautjardin !
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Trainn

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MessageSujet: Re: Tour 6 - Coup de râteau   Sam 7 Jan - 14:25

RP Tour 6 : Aenar Targaryen, Roi de Westeros.

Une fois de plus, la salle du trône était comble. Courtisans, nobles se mélangeaient et n'avaient de yeux que pour une seule et unique personne, sous la surveillance de la Garde Dragon.
Du haut de son trône, assis droit et la tête haute, Aenar observait l'assemblée silencieuse qui s'étendait sous lui. Bientôt des murmures s'élevèrent parmi les hommes présents. Le roi venait d'annoncer la destitution au conseil restreint de Lord Arryn, et avait nommé Jonos Tully pour le remplacer. Aenar avait été très insatisfait du travail du premier, il avait besoin d'efficacité et savait qu'il ne serait pas déçu par le second. Il profita aussi de ce moment pour introduire Lord Rykkers au poste de Grand Amiral. Une fois les premières réactions passées, Aenar poursuivi avec la nomination de deux Chevaliers de la Garde Blanche : Maxwell Uller et Rupert Crakehall.
Suite à ça, il abrégea l'assemblée qui n'avait désormais plus d'intérêt pour lui, et quitta la pièce d'un pas rapide sous le regard poli et craintif des hommes qui s'écartèrent sur son passage.

La journée touchait à sa fin, et il retourna à ses appartements. Il congédia les serviteurs qui s'approchèrent de lui pour répondre à ses besoins ; Aenar désirait être seul. Il ne restait plus que les gardes postés à l'entrée de ses appartements, et c'est à partir de ce moment-là qu'Aenar pouvait se détendre un peu.
S'asseyant sur le premier siège venu, il sentit une partie du poids des responsabilités qu'il portait s'alléger. Ces intrigues politiques, ces complots, et tout ce travail qui l'attendait chaque jour le fatiguait. Mais il n'en montrait rien, et ne pouvait pas en dire un mot. De toute manière, avec la mort de son oncle après que celui-ci est tenté de le renverser, il ne lui restait plus de famille ou d'amis.
Cependant, il avait un peuple à guider, et personne d'autre que lui ne pouvait le faire. Il était né pour être roi, et mourrait en tant que roi, quand bien même d'autre pouvait en penser le contraire.

C'est un moment qu'Aenar resta pensif, les yeux rivés sur le feu qui brûlait dans un coin, et une idée lui vint.
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Uraguio

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MessageSujet: Re: Tour 6 - Coup de râteau   Sam 7 Jan - 16:24

RP Tour 6 - Korventin Baratheon - nº2







Les troubadours jouaient et chantaient, les enfants couraient, les adultes discutaient. Tous riaient. C’était une belle journée.

Avait lieu ce jour-là le mariage de ma sœur Maévaëlle et de Lord Corbois. Si ma sœur avait 6 ans de moins que ce dernier, je trouvais cependant qu’ils allaient très bien ensemble. J’aurai aimé qu’elle puisse le connaître un peu mieux avant la cérémonie, mais les évènements récents avaient pas mal bouleversé mes plans, et je préférais régler cela rapidement.

Nous étions à Ville-en-pleurs. Il s’agit d’une des seules grandes villes des Terres de l’Orage, mais elle en valait mille. Et surtout, c’était l’endroit parfait pour célebrer un mariage. Effectivement, la Place-d’en-bas, malgré le fait qu’un immense bassin circulaire avec à son centre un immense cerf couronné de bronze doré en occupe une partie, nous avions largement assez d’espace pour montrer estrades et tables, tout en laissant de la place pour danser. De plus, le cadre était magnifique. Les maisons étaient fleuries, et sur la colline voisine s’élevaient la Tour-en-pleurs qui avait donné son nom à la ville. Un bien triste nom selon moi pour une si belle cité.





J’avais tenu à faire ce mariage en ville, au contact du peuple. Ça dynamise l’économie, ça rend la population heureuse, et elle a l’impression qu’on s’occupe de elle. Non pas qu’en réalité je ne m’occupe d’elle, mais elle ne s’en rend pas toujours compte. C’est une des raisons qui m’a fait faire participer une paysanne au Conseil de la Foudre.

En parlant du Conseil de la Foudre (l’équivalent du Conseil Restreint dans les Terres de l’Orage), une grande partie de ses membres étaient là. Lazuli Whitestorm, ma Main et ami, parlait avec un vendeur de vin. Le Mestre Guilleret prenait tout en note. Analia, qui était également venu pour la cérémonie, dansait avec mon fils Goderik, tandis que Tante valsait avec le Chancelier. Le Septon, qui avait scellé le mariage, ronflait lui dans un coin.

Je trouvais un peu dommage de n’avoir pu faire la cérémonie dans un bois sacrée. Les Terres de l’Orage respectent autant les 7 que les anciens dieux, et je ne suis pas peu fier de déclarer que nous avons au fil du temps su préserver les barrals, chose ma foi peu courante dans le sud. Cependant, le bois sacré près d’Accalmie est beaucoup trop petit.

La journée passait vite. Pour ma part, j’en profita pour visiter le chantier naval dont j’avais décidé la construction. Très bientôt, je pourrais commencer à fabriquer des bateaux. Je prévois un nouvel âge d’or pour les Terres de l’Orage ainsi. Nous vendrons des navires, nous en utiliserons pour explorer les confins du monde, et nous ramènerons des produits les plus exotiques les uns des autres.

Je montrerai ce chantier le lendemain à Corbois, je suis curieux de connaître son avis. Mais pour l’instant, la nuit tombait, et je ne voulais pas rater la cérémonie du coucher.

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Lebelum

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MessageSujet: Re: Tour 6 - Coup de râteau   Dim 14 Mai - 15:00

RP Tour 6 (il me semble): Mariage Arryn-Stark


C'était un beau matin, une belle matinée fraîche et estivale comme le Nord en a le secret, une belle matinée fraîche, estivale et joyeuse car ce jour-là est celui du tant-attendu mariage entre Adelays Stark, fille unique d'Elsa Bolton et Rodrik Stark; une jeune femme dans la toute suprême splendeur de la jeunesse, on dit que son charisme aux limites inexplorés ne provient pas uniquement de ses talents psychiques, on dit qu'elle ne sait pas comment utiliser une épée, on la dit fier, on la dit faible, on la dit indigne d'hériter du Nord, on la dit capable, on dit beaucoup de choses à propos d'elle notamment parce qu'on ignore ce qu'elle vaut mais s'il y a bien une chose qui est sûr c'est qu'elle va se marier pour le bien du Nord et des Stark; et Ambel Arryn, fils de Thales Arryn et Varance Corbray (ancienne et première femme de ce précédent); un jeune hommes déjà réputé pour sa facilité effarante à organiser les choses militaires et sa grande popularité général, néanmoins son âge laisse une zone d'ombre sur ce qu'il serait capable d'effectuer à l'avenir bien que ce dernier lui semble prometteur. Ces deux là sont la (ou une des) chose à laquelle leurs parents respectif tiennent le plus et ce n'est pas pour rien, qu'elle soit clair ou non leur réputation n'est pas volé et seuls les Septs savent ce qu'ils pourraient faire ensemble, ne serait-ce de par le fait qu'ils sont héritiers de leur père.

Les gris murs de Winterfell étaient illuminés d'une faible mais claire lumière à l'arrivé du cortège en provenance de Blancport, Rodrik Stark et Thales Arryn à sa tête tandis que l'on pouvait apercevoir derrière eux Osric Omble et Ambel Arryn, le dit-cortège entier semblait animer d'une humeur mêlant mélancolie, joie et soulagement; en effet suite aux évènements qui eurent lieu à Port-Réal qui retardèrent leur départ les hommes étaient pour la plupart heureux d'être encore vivant.
Au franchissement des portes ces grands eurent droit à une acclamation populaire des plus soutenus sur tout leur trajet urbain, l'on entendait des "Vive Lord Stark","Vive Lord Arryn,"Vive le Mariage", rien de bien particulier mais cette bienveillance coutumière des locaux réchauffa comme toujours le coeur des lords en visite contrastant avec les temps.

Image

Les principaux intéressé firent connaissances, les Lords Arryn et Stark accueillèrent leurs vassaux ayant fait le déplacement, Lady Bolton s'affairait à organiser la cérémonie et le banquet, Lord Omble retrouvait sa femme et son fils ayant fait le déplacement pour l'occasion, les serviteurs finissaient d'installer tapisserie, tables, couvert, ... .
Alors commença la fête, le mariage se produisit tranquillement, le jeune couple monta faire plus ample connaissance et les autres entamèrent un banquet digne des plus grands occasions, en même temps c'était une grande occasion, contenant des mets raffinés, d'autres l'étant bien moins mais satisfaisant contrairement plus la plupart des lords, beaucoup de bière, étrangement peu de vin et une ambiance festive des plus inébranlable.
Mais alors la fête n'est plus diurne, les convives fatiguent et bientôt la salle du banquet n'est plus occupés que par des corps semblant inanimé par un surplus de livres de viande et de bière ingurgités, seuls un gigantesque brouhaha de ronflements rappel qu'ils ne font que dormir, chose alors impossible ailleurs dans Winterfell. Demain ils se réveilleront, probablement, et entameront leur départ, les serviteurs ayant survécu au zenith de la fête nettoieront ce qui peut être sauvé et la vie reprendra comme avant, à plus ou moins peu de choses près.

C'était un beau matin, une belle matinée fraîche et estivale comme le Nord en a le secret, une belle matinée fraîche, estivale et joyeuse car hier avait lieu la mariage entre Adelays Stark et Ambel Arryn et seul les Septs savent ce qui nous attends à présent..
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MessageSujet: Re: Tour 6 - Coup de râteau   Mer 15 Nov - 22:38

par CadmosConquest » il y a un an
"Moi Logan Rowan, Lord de BoisDoré, je dénonce ouvertement Lord Eddard Hightower et Lord Arold Tyrell, comme coupables de la tentative d'empoisonnement envers la Main du Roi. Bien qu'étant mon maître, Lord Tyrell n'en reste pas moins un traître à la couronne, et je ne peux faire payer mon peuple des fautes qu'il a commises, aussi, je me dresserai contre lui. Il en va de même pour mon ancien allié, Lord Hightower, complice de cette infamie. Que ces traîtres prennent peur !!"
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MessageSujet: Re: Tour 6 - Coup de râteau   Mer 15 Nov - 22:38

par Lartem » il y a un an
Hier soir, alors que je venais de finir mes préparatifs, je décidai d’aller voir Théo Flower, devenu Tyrell.
« Théo ? Dis-je
- Lord Hightower ? Que me vaut l’honneur de cette visite ?
- Tu peux m’appeler Lord Eddard. Ton père t’a sûrement dit qu’il voulait que tu gouvernes une partie du territoire Cendregué qui lui appartient désormais.
- En effet, me répondit-il. Mais pourquoi ?
- Ecoute, je n’ai jamais été un bon combattant. Et à présent que tu es considéré comme le second fils de Lord Tyrell, je me dois de t’offrir ceci. »
Dès que cettte phrase fut achevée, je sortis Vigilance, sous les yeux ébahis de Theo Tyrell.
« Lord Eddard, je ne peux accepter. Cette épée est l’héritage de votre maison.
-Je sais, lui répondis-je. Mais je n’en aurais pas l’utilité. »
Puis je repartis. J’étais perplexe néanmoins. Lord Main a été empoisonné et est entre la vie et la mort. Qui aurait bien pu faire cela ? N’y pensant plus je m’endormis.

« LORD HIGHTOWER ! REVEILLEZ-VOUS ! »
Cette voix… Pas de doute, c’était Ser Doncar
« LORD HIGHTOWER ! JE VOUS DEMANDE DE VOUS REVEILLER ET DE VOUS LEVER SUR LE CHAMP »
Celle-ci m’était moins familière. J’ouvris les yeux et je vis Lord Mormont, le Lord Commandant de la garde royale, ainsi qu’une poignée de soldats armés.
« Lord Commandant ? Que me va…
- Nous n’avons pas le temps, me coupa-t-il. »
Il sortit un papier qu’il commença à lire.
« Lord Eddard Hightower de Villevieille, vous êtes accusé d’avoir empoisonné Lord Harwyn Tully, main du Roi, avec Lord Arold Tyrell. »
Que faire ? Je décidai de ne pas répondre et de me lever et suivre le Lord Commandant, c’était ce qu’il y avait de plus sûr à faire.
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MessageSujet: Re: Tour 6 - Coup de râteau   Mer 15 Nov - 22:38

par DorianGray » il y a un an
Dessous des cartes 2 (format écrit)


Image

La guerre dans le Bief n'aura duré que trois semaines. L'assaut éclair lancé par les forces conjuguées des Martell et des Rowan aura mit fin à l'hégémonie de la famille Tyrell dans la région, dont le Lord, Arold Tyrell, attend désormais son procès à Port Réal. Celui là, homme avisé et prudent, a accepté l'offre de paix de la Main du Roi, et en échange d'une promesse de bienveillance de la part de ce dernier, qui s'est donné le rôle de médiateur du conflit, a sommé à ses vassaux de rendre les armes. La tension qui montait entre les seigneurs de l'Orage et du Bief face aux Dorniens n'en aura été que d'autant plus soulagé par le peu de sang qui aura coulé. Les batailles de Villevieille et de Hautjardin n'auront couté qu'un millier de vie tout au plus, et sans les pillages qui auraient pu aller de pair.

La situation est désormais plus ou moins calmée. A Villevieille, l'assaut éclair fut une réussite totale. Les forces Florent et Martell pénétrèrent dans la ville grâce à une bataillon de soldats infiltrés qui ouvrirent les portes peu avant l'assaut, tandis que la flotte pénétraient dans le port et assiégeait le Phare, tout en débarquant sur les points clés, empêchant les défenseurs de faire jonction, et jouissant ainsi parfaitement de leur avantage numérique.

Si Lord Rowan a d'ores et déjà pris position à Hautjardin, et reçut la reddition officielle de tous les vassaux Tyrell, ce suivant les ordres donnés par Arold depuis sa captivité de Port Réal, et qu'il semble parti pour devenir Lord Suzerain de la région, il ne jouit pas d'une excellente réputation pour l'heure. Bien qu'il figure désormais au titre de génie militaire, sa connivence avec les Dorniens dans l'assaut, et le doute qui demeure sur sa position ambiguë entre traitre en puissance et sauveur, en fait un personnage à la réputation mitigée.

Malgré sa position nouvelle de seigneur du Bief (si elle n'est pas contestée par le Roi), Logan devra d'abord solidifier son alliance, et parfaire sa position, pour pouvoir prétendre dignement à la position qu'il occupe.

Du côté de Tyrell, l'issue du procès est déjà plus ou moins envisagée, le Lord ayant négocié avec la Main du roi les conditions de sa reddition. Il semble avoir fréquemment échangé avec les membres du Conseil Restreint, et a publiquement avoué son crime. De fait, on peut envisager une sanction moyenne, et ce avant tout pour préserver l'équilibre des pouvoirs avec les Baratheon et les Rowan.

Du côté des terres de l'Orage, si aucun mouvement militaire n'a été exécuté, on note de grands chantiers lancés par le jeune seigneur, qui semble motivé et ambitieux vis à vis de sa région. Son alliance avec Tyrell, bientôt scellée par le mariage, n'a fait qu'encourager les grands travaux maritimes projetés.

Dans les terres de l'Ouest, la rénovation est encore plus frappante, car c'est aidé de la capacité logistique et administrative Tully que les Lannister lancèrent de vaste projet de construction à Port Lannis, couplés de réformes agraires et de recherches technologiques.

Si l'armée du Conflans ne s'est pas distinguée militairement durant cette guerre, elle eu l'occasion de briller par sa simple constitution ; les observateurs attentifs des mouvements militaires auront pu remarquer la remarquable organisation des forces Tully, Frey et Whent, et les techniques nouvelles développées par la faction.
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MessageSujet: Re: Tour 6 - Coup de râteau   Mer 15 Nov - 22:39

par CadmosConquest » il y a un an
Debout sur la muraille de BoisDoré, le maître de la maison goûtait aux chauds rayons du soleil. Ah, le Sud… Ma douce patrie, je te servirai jusqu’à ma mort… Telles étaient les pensées de, Loyd Rowan, homme juste et intelligent, que beaucoup voyaient comme un meneur né. L’intéressé s’acquittait à merveille de cette réputation, et à présent, il exploitait son don à gérer une nouvelle fois BoisDoré. Logan Rowan, lui, avait pris les rennes d’HautJardin, une fois la forteresse conquise. En effet, son père, le lendemain de son duel avec sa fille, avait pris son fils à part, et lui avait tout raconté en une fois : la trahison de Tyrell, la dénonciation, et le futur blitz destiné à reprendre la capitale du bief des mains de l’inculpé avant que celui-ci ne tente quoi que ce soit. Cependant, il avait été fort surpris de la décision de son père. Lui qui ne cherchait pas le profit, qui n’avait jamais songé à augmenter le pouvoir de sa maison, et qui se comportait de manière égoïste malgré ses quarante printemps, pourquoi avait-il choisi de se dresser contre Tyrell ? Car le suzerain était sans doute l’un des rares hommes pour qui Logan Rowan avait de l’affection : il laissait une grande liberté à ses vassaux, liberté dont Logan ne se privait pas. Loyd savait que son père avait une fâcheuse tendance à considérer les personnes comme des jouets, des jouets plus ou moins dangereux, avec lesquels il aimait à s’amuser, comme un enfant… Mais que fait un enfant quand un jouet ne l’intéresse plus ? Il le casse... Loyd se souvenait qu’un jour, son père, lui avait montré comment réaliser un château de cartes, et, une fois qu’il eut fini, il lui avait dit :

« Tu vois, Loyd, ce qui est le plus intéressant dans la construction d’un château de cartes, ce n’est pas le mal que tu te donne pour y parvenir, ni la réussite finale qui te remplit d’orgueil. Non… Le mieux, c’est, quand après y avoir passé autant de temps, à avoir insufflé une partie de ta vie dans ce château de cartes, tu le détruis ; tu fais rejaillir un instant tout ce labeur ; tu le consommes avant qu’il ne parte en fumée… »

Et, alliant, le geste à la parle, il avait d’un doigt fait s’écrouler toute la structure. Loyd se souviendra toujours de l’expression de joie qu’arborait son père ce jour là, et qui n’avait duré qu’une fraction de seconde. Il garderait également ces paroles en mémoire :

« Chacun à son château de cartes, Loyd, et chacun, qu’il le veuille ou non, finit par le détruire. Ce n’est pas une mauvaise, ni une bonne chose, c’est comme ça : le mieux dans ce cas est d’assumer pleinement cette inéluctable destruction, et d’en profiter tant que tu le peux. »

Mais pour autant, il restait dubitatif quant à au choix de son père, qui avait personnellement conduit l’assaut de HautJardin, son fils à ses côtés. Pour la première fois de sa vie, Loyd avait participé à une bataille, et pour une première fois, ce fut une réussite. Son père, lui aussi meneur de troupes, mais d’un tempérament plus guerrier ne maniait malheureusement pas les ficelles de la stratégie, au contraire de Loyd, qui avait exercé son art théorique de la guerre depuis son plus jeune âge. Et maintenant, il était enfin passé à la pratique. Comme Logan l’avait planifié, les armées les plus entraînée étaient arrivées aux docks en un rien de temps, et, guidés par les ordres de Loyd, les hommes avaient réussi à pénétrer la première muraille, dont les portes avaient déjà été ouvertes par des troupes infiltrées. Ensuite, Loyd avait pris part au combat, derrière la silhouette de son part, qui tranchait de part en part ses adversaires. Une fois l’ennemi retranché dans la forteresse, ils n’avaient eu qu’à attendre le reste de l’armée. En homme de raison, Arold Tyrell eut la justesse d’esprit d’ordonner de déposer les armes à ses sujets et à ceux qui avaient levé le ban pour venir le secourir. Même s’il ne le montrait pas, Loyd était fier de lui : les pertes avaient été minimes, et aucun abus n’avait été proféré par les soldats alliés, et les Tyrell, qui allaient maintenant déménager à Cendregué, que son père leur donnait, étaient en sécurité. Désormais, c’était son père était le Gouverneur du Sud, et vu qu’il s’était enfin décidé à prendre des responsabilités, Loyd était plus que jamais prêt à l’aider.

Le château était tombé, il fallait maintenant tout reprendre en main.

Etrangement, Loyd n’avait pas peur de ce que pourrait accomplir son père. Il avait compris, depuis peu, ce qui avait motivé son père : la perspective d’un nouveau « jouet ». Bien que cela n’envisage rien de bon, Loyd était rassuré. Avant de quitter Hautjardin, il avait fait ses salutations à son père, qui guettait l’horizon depuis une fenêtre. Lorsqu’il se tourna vers son fils, Rowan avait une lueur étrange dans les yeux. Il attendait quelque chose de bien plus important qu’un simple divertissement, quelque chose de plus grand… Ce regard, Loyd se souvient de l’avoir déjà vu dans les yeux de son père, il y’a fort longtemps… Maintenant, siégeant à BoisDoré, le jeune homme souriait, amusé de l’étrange concept qui avait touche son farfelu de père : le changement.

Qui sait, peut-être qu’un jour, on le verrait embrasser ses enfants…
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MessageSujet: Re: Tour 6 - Coup de râteau   Mer 15 Nov - 22:40

par Dracnor » il y a un an
RP officiel qui récapitule le déclenchement des événements. Si vous avez des illustrations à proposer, proposez Smile






La fureur du Chevalier Faucon


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Un mariage : n’y a-t-il jamais rien eu d’aussi beau sur cette terre ? Celia Arryn, Dame du Val, en doutait. Ambel Arryn et Adelays Stark se juraient mutuellement protection et amour. Les termes n’étaient pas les mêmes que ceux qui avaient illuminé la vie de la jeune femme, mais que la cérémonie se déroule sous l’égide des anciens dieux ou des Sept les sentiments restaient les mêmes. L’Amour. La Loyauté. L’Union. Ces deux êtres, jusqu’alors solitaires et soumis aux aléas du destin, ne formaient désormais qu’une seule entité, un couple qui affronterait la vie ensemble en fondant une famille. Elle voyait déjà de petites têtes courir dans les Eyrié, et Adelays les attraper en riant sous le regard paternel d’Ambel. Celia essuya une larme. Comment pouvait-on croire la vie cruelle quand elle pouvait offrir tant de félicité à tout un chacun ?
D’autres larmes se mêlèrent à sa joie. Ce bonheur, cette sublimation de la fille en femme puis en mère, elle ne l’achèverait jamais. Elle osa un regard vers son mari. Fort heureusement, il était à sa droite : de son visage, elle ne voyait que son profil gauche. Le profil humain. L’autre… Comme à chaque fois que de telles pensées lui venaient, elle serra les poings. Elle avait sauvé son mari. Elle en était sûre : c’est son amour qui l’avait arraché aux bras de l’Étranger égoïste. Alors, peu importe qu’il soit laid. Elle était sa femme, et il était son mari. Ils ne pourraient plus jamais avoir d’enfant, mais Clowe considérait d’ors et déjà Celia comme une seconde mère. La Dame rougit sous ses larmes en pensant à ce qu’elle avait également perdu suite à l’accident. Essuyant une larme de plus – diantre, de quelle volonté les membres de l’assistance devaient être pourvus pour contrôler leur émotion face à la beauté de ce mariage ? - elle prit la main de son mari. Il sourit. Sa main était ferme et noueuse. Une main de guerrier, habituée à danser avec la Mort. « Le Chevalier Faucon », c’était ainsi qu’on surnommait Thalès Arryn. On apprenait aux jeunes filles à trouver la beauté de leur mari là où elle se cachait. Lady Arryn l’avait trouvée : en voyant l’homme qui comblait sa vie armé de pied en cap, un grand bouclier aux couleurs Arryn au bras et une épée longue dans l’autre. Au milieu de la mêlée, ou sur un cheval, ou dans quelconque activité lui permettant d’exprimer librement ses dons de combattant, il était sublime. Même Améthyse dansant ne pouvait l’égaler en grâce.
Améthyse, tiens. Cette garce se tenait à sa gauche, en tant que fille aînée de Lord Arryn. Lady Corbray avait dû être une bien mauvaise mère pour élever un tel monstre. On disait Améthyse plus belle créature des Sept Couronnes, et Celia devait bien le reconnaître : ce n’était rien de plus qu’une créature. Une créature avec un joli minois, petit être, mais également un être cruel et empli de mépris. Les deux femmes se détestaient depuis toujours. Non : elles s’abhorraient. La présence de l’une ne pouvait s’accompagner de la présence de l’autre qu’à la condition sine qua non de la présence de Thalès Arryn. Améthyse avait un jour dit à son père qu’il était le seul diviseur commun à Celia et elle. En plus d’un an, Celia n’avait toujours pas compris ce que la vile avait voulu dire par là.


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Celia Arryn, Dame du Val
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Le banquet qui suivit fut des plus fastes, et la nuit qui suivit des plus… énergétiques pour les mariés. Dès le lendemain, nombre de clins d’œils et sous-entendus leur furent adressés. Leur réponse se borna dans la plupart des cas à un chemin de couleur de leurs joues. Quand elle en était témoin, Celia rougissait aussi. Et tentait de maîtriser le petit sourire empathique qui voulait se dessiner sur ses lèvres.
Et bien sûr, il fallait qu’un imprévu vienne tout gâcher.
Cet imprévu pris la forme de quatre lettres, apparemment brèves, scellées du sceau des Eyrié, qui parvinrent à Winterfell une poignée de jour avant le départ des Arryn.
Thalès Arryn les lues dans le plus grand secret, et ressortit de cette lecture départi de l’euphorie qui l’habitait depuis les noces. Une des caméristes de Lady Arryn confia à cette dernière que le Protecteur de l’Est semblait se préparer à une bataille. Sa maîtresse opina. Le Chevalier Faucon paraissait prêt à occire quiconque venait le déranger, et demanda qu’ils rentrent sur le champ au Val. Chose encore plus étrange, ni Ambel ni Améthyse ne comprenaient pourquoi la lettre le mettaient dans un tel état. Ils réussirent toutefois à convaincre leur père de ne pas alimenter les rumeurs en partant précipitamment.
Puisqu’Améthyse l’a dit, c’est forcément une bien mauvaise idée, songea Celia.



Ces missives trottaient dans les méninges du Sire du Val depuis bien trop longtemps. « Messire, je crains que mon logis n’ait été forcé. Aucune trace d’effraction, mais certaines choses ne sont pas là où elles le devraient. Rien ne manque. Le capitaine de la Garde m’a assuré qu’il allait enquêter. Mestre Ronnel. ». « Sire, votre mestre m’a fait part de ce qu’il croit être une tentative d’effraction. Si je peux me fier à ce que j’en ai vu, rien ne laisse présager un tel forfait, mais mestre Ronnel affirme avoir retrouvé une partie de ses archives rangée dans le mauvaise ordre. Par mesure de sécurité, j’ai assigné des gardes à la protection de la pièce, et interrogé les rares voyageurs. Rien pour l’instant. Votre Connétable, Logan Royce. » Les deux autres allaient dans le sens de Royce : rien ne semblait pouvoir témoigner d’un vol. Pourtant, mestre Ronnel n’était pas stupide, ainsi que sa chaîne pouvait en attester. Si Thalès pouvait s’en fier à son instinct, tout cela n’augurait rien de bon. Il avait répondu à ces missives en leur assurant qu’il rentrait bientôt au Val, le mariage étant achevé, et demandait une intensification des patrouilles d’ici là. Il ne se leurrait pas : ces mesures auraient pour seul effet tangible de rassurer le mestre. S’il y avait eu larcin, les coupables ne se seraient pas assez stupides pour se faire prendre la main dans le sac : ils avaient probablement déjà eu ce qu’ils voulaient. Reste à savoir ce que cela était.
Il le sut en arrivant à Blancport. Un messager de Lord Manderly approcha leur convoi. Quelques dizaines de minutes après, Thalès saluait Uther Manderly, Lord de Blancport, Défenseur de la Blanchedague. Qui, une fois le cérémonial politique honoré, lui tendit une lettre. Elle était adressée à Lord Arryn, et portait elle aussi le sceau des Eyrié.
Le Chevalier Faucon l’ouvrit.
Dedans, une autre lettre. Plus sale, écrite à la va-vite, scellée dans la même précipitation. C’était le sceau des Veneur, des nobles mineurs du Val, surtout connus pour leur vin. Et, dans l’esprit du Protecteur du Val, pour le fait que l’un des membres de leur famille était encore à la cour.
Sa main ne trembla pas quand il l’ouvrit.
Sa mâchoire trembla durant la lecture.
Sa main d’épée le démangea.
Il hurla.
Il hurla si fort que la garde rapprochée de Lord Manderly déboula arme en main dans la pièce. Et s’arrêta.
Dans les yeux du Chevalier Faucon, dans les yeux de ce combattant légendaire, flambait la fureur à l’état pur.



Thalès laissa ses enfants en sécurité à Winterfell, avec la majeure partie de sa garde, et envoya sa femme aux Eyrié sous escorte. Lui et une poignée d’hommes de confiance prirent un autre navire, pour la capitale. Il avait informé sa famille du contenu des missives. Pas un seul rire ne fut entendu, sur un navire comme sur l’autre.
Le voyage fut heureusement bref. Quelques jours de plus, et le Chevalier transperçait un matelot pour motiver les autres. Oh, quelque part en lui, il savait bien que cela était tout simplement irrationnel, mais il n’en avait cure. Quelqu’un allait payer. Non, pas quelqu’un. Harwyn Tully. C’était lui le responsable. Il le savait. Qui d’autre pouvait donc faire preuve d’une telle infamie ? Corrompre des agents aux Eyrié, subtiliser des informations dans la chambre du mestre, puis ça ? Comme si les allégations dont Veneur lui avait fait part ne suffisaient pas, son message affirmait également que mestre Ronnel et plusieurs caméristes avaient été « invités » à la cour. En tant que Maître des Lois, Thalès était plutôt bien placé pour savoir ce qui se tramait. Une enquête. Harwyn allait le payer de sa vie.
A l’instant précis où il posa le pied sur le quai en pierre de la capitale répugnante, il dégaina son épée. Sa garde fit de même.


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Thalès Arryn, le Chevalier Faucon
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-Messire ! Messire Gaunt!
-Arrêtez de m’appeler Messire, commença Konrad Gaunt, Capitaine du Guet. Je suis Capi…
-Thalès Arryn a débarqué, cria le messager, à bout de souffle.
-Et ?
-Il… Lui et ses hommes remontent la ville, en arme. On… On rapporte que des hommes du Guet auraient tenté de l’arrêté, et qu’il a simplement éclaté de rire en les fracassant avec son bouclier.
-Quoi ?!
-Il dit vouloir buter la Main !
Il fallut moins d’un instant au Capitaine pour réagir. Le Roi et la Main étaient actuellement en audience publique, avec la cour. Un chevalier de légende était en ville, assoiffé de sang.
-Qu’on verrouille le Palais ! Prévenez toutes les unités ! Que personne n’essaie d’arrêter Thalès Arryn, mais encerclez-le au pied des remparts du Palais ! Et prévenez la Garde Royale ! Et arrêtez immédiatement le navire qui l’a amené !
En son for intérieur, il savait que tout cela était inutile. Les ordres ne passeraient jamais à temps. Il ferma les yeux et pria.



Une patrouille avait tenté de l’arrêter au niveau de la porte. Quel orgueil. Oh, il n’en avait tué aucun. Il n’avait pas eu le temps. Le Chevalier et ses hommes s’étaient contenté de les écarter de leur chemin. Bien qu’il eût cru entendre un ‘crac’ lord de l’un de ses coups. Ou de deux. Qu’importe.
Harwyn Tully devait mourir.
La foule s’écartait devant eux. Leur armures lourdes, leurs armes au clair, ou peut-être leur galop effréné les dissuader de rester sur le chemin. Bien. C’était ainsi qu’il devait en être. Il était l’Ire du Guerrier. Qu’ils ne restent pas dans son chemin.
Une patrouille du guet, plus audacieuse que la précédente, tenta de tuer leurs montures. Ils s’arrêtèrent à temps, mirent pied à terre et engagèrent le combat. Si cela était digne d’être appelé combat.
Le premier garde doré fut transpercé en deux, de haut en bas. Le second essaya de frapper le Chevalier dans le même temps, mais sa lame s’écrasa sur le bouclier au faucon. Un des hommes de Thalès le décapita. Un autre homme du guet se retrouva par malchance face à Thalès. Ce dernier éclata d’un rire dément, et fracassa sa lame sur celle de l’autre. Qui lui sauta des mains. Le reste fut sale. Aussi sale qu’une mort par démembrement peut l’être. En moins de cinq secondes, ne restait que le chef de la patrouille qui avait eu la bonne idée de rester en arrière. Seulement trois des Arryn avait eu l’occasion de combattre. Le Protecteur du Val attrapa la lance du capitaine alors que celui-ci tentait une attaque, la brisa en deux, puis empoigna l’infortuné à la gorge et serra.
Plus aucune patrouille ne tenta de les arrêter. Ils avaient dû recevoir des ordres. Mauvaise nouvelle. Ils accélérèrent.
Très vite, mais pas assez au goût de la passion vengeresse qui animait Lord Arryn, ils parvinrent au pied des remparts rouge du palais. Le pont-levis était baissé, et les grilles ouvertes. Un homme à la cape jaune semblait hurler des injectives sur les gardes du pont. Trop tard. Les cavaliers pénétrèrent dans l’enceinte du palais.



Tout explosa en un instant. Mormont était au pied des marches du Trône de Fer, avec la Garde Blanche. L’audience avait commencé depuis presque une heure lorsque des cris parvinrent de l’extérieur. La grande porte s’ouvrit. Un petit groupe d’hommes en armes, épée au clair et pour certains tachée de sang, pénétra dans la salle. Les nobles hurlèrent. Les gardes tentèrent de s’opposer aux intrus. Les intrus portaient les couleurs Arryn.
Le Lord Commandant de la Garde Blanche assista au massacre des gardes, impuissant. Ils étaient vingt contre douze. Rien n’y fit. Le premier des hommes en bleus criait le nom de la Main en massacrant les soldats. Chacun de ses coups était une promesse de mort, immédiatement tenue. Sa lame déviait les assauts, ouvrait les gardes, brisait les os, fracassait les crânes. Et son escorte n’était pas en reste. Aucun des hommes en bleu ne tomba, ni même ne fut blessé.
A lui seul, Thalès Arryn massacra huit gardes, les uns après les autres, avec une efficacité terrifiante. Un seul coup suffisait. Le sang giclait. Il exterminait ses adversaires avant même que ces derniers n’aient pu donner un second coup. En voyant cela, Mormont eu la certitude que s’il devait arrêter le Chevalier Faucon, il périrait aussi pitoyablement que ces soldats.
La Garde Blanche n’avait cependant pas fait qu’admirer le massacre. Avec une rapidité témoignant de leurs heures d'entraînement, trois d’entre eux avaient commencé à exfiltrer le Roi – avec un retard non-négligeable dû au refus de ce dernier de fuir - , et les autres , dont Mormont, se tenaient au pied du Trône, prêt à mourir pour l’honneur des Targaryens. Ils n’étaient pas là lorsque Daemon II avait tenté de tuer le Roi. Ils n’étaient pas encore chevaliers Blancs, ou bien étaient absents. Cependant, ils sentaient que la moindre défaillance de leur part aujourd’hui mènerait à un massacre similaire. A ceci près que cette fois-ci ce n’étaient pas les Trois Ours qui commettaient un massacre irréel, mais les hommes du Val. Et la Garde Royale se résignait à se retrouver dans la délicate position des Feunoyr.
Là haut, au niveau du Trône, Lord Harwyn avait dégainé sa propre épée et aidait à exfiltrer le Roi. Tytos Tully, lui, s’était joint aux hommes à la cape blanche qui s’apprêtaient à périr pour arrêter le Chevalier Faucon. Son épée ne brillait pas, mais semblait terne, comme si elle contenait une fumée grisâtre refusant de s’échapper. De l’acier valyrien.
En voyant ce renfort, Mormont sentit un poids quitter ses épaules. Voilà un homme capable de faire face à Arryn, soupira-t-il intérieurement.
Les chevaliers en bleu s’avancèrent, leurs belles armures tachées du sang de ceux qui avaient tenté de se mettre en travers de leur chemin. Leur meneur hurla en soulevant sa visière.
-Harwyn Tully ! Reviens ici, lâche !
La salle se tut. Le Roi fit signe aux Gardes Blancs qui l’escortaient de descendre en bas. Aenar ne fuirait pas. Sa Main se retourna, épée en main, et s’avança sur les marches, tandis que Sa Majesté s’asseyait sur le Trône. Le Sire de Vivesaigues lança :
-Qu’est-ce qu’il y a, Arryn ?
-Tu le sais très bien connard !
-Lord Arryn, vous allez nous faire le plaisir de nous expliquer quelle raison vous pousse à débarquer ainsi au milieu d’une audience publique, en massacrant le Guet sur votre chemin.
-Ne joue pas au plus imbécile avec moi !
Harwyn Tully ne répondit pas, et le regarde fixement. La tension était palpable. Un mot de travers, et le mêlée entre la Garde Royale, les Tully, et les Arryn débuterait. Là-haut, le Roi semblait concentré, mais en aucun cas inquiet.
Serrant les dents, avec un cri de rage qui n’échappa à personne, Arryn fit tourner son poignet, comme pour s’échauffer, et déclama sur un ton glacial qui ne contenait pas vraiment sa soif de sang :
-Lord Harwyn Tully, moi, Lord Thalès Arryn, fils de Lord Firmin Arryn, Sire des Eyrié, Protecteur du Val, Protecteur de l’Est, Maitre des Lois, vous accuse par la présente d’avoir monté de toute pièce et nourri la méprisable rumeur qui…
Sa maîtrise de lui-même se décupla alors qu’il achevait sa phrase sur un ton encore plus glacial que le baiser de sa lame
-… qui voudrait que mes enfants ne soient que des bâtards de ma femme.
Le silence qui régnait dans la cour fut une preuve suffisante de l’ampleur de la rumeur. Aucun n’était surpris. La rage de Thalès redoubla.
-Et as-tu des preuves quelconques de ces allégations ? Rétorqua la Main. Car jusqu’à preuve du contraire, c’est toi qui vient de commettre un massacre dans une audience publique.
-L’Étranger emporte tes preuves !
Le Chevalier Faucon souleva son heaume pour qu’Harwyn puisse contempler son sourire meurtrier.
-Ce sont les Sept qui puniront ton infamie. C’est l’arme au clair que tu me répondras de ton abjection. Nous réglerons ceci par un duel judiciaire, à mort.
Le Roi se leva
-Il n’en est pas…
-Bien, le coupa Harwyn Tully, plus froid encore qu’Arryn. Demain.
Sa Majesté semblait consternée, mais avait bien conscience d’avoir perdu tout contrôle sur la situation. Sa Main rengaina sa lame, descendit les marches, traversa la Garde Royale, lança un regard à son frère qui répondit par un hochement de tête, et se planta devant son adversaire.
-Mon champion sera Lord Tytos Tully, mon frère.



Le duel eut lieu le lendemain. Une foule incroyable s’était massée au portes du Donjon Rouge, et le Guet eut toutes les difficultés du monde à les empêcher de rentrer. Le duel ne devait pas avoir lieu en place publique, tels étaient les ordres qu’ils avaient reçu. A eux donc d’empêcher le palais royal de se transformer en place publique.
Les gradins étaient néanmoins bondés. Toute la noblesse et même certains bourgeois en remplissait les bancs. Le Chevalier Faucon contre le Fataliste. Aujourd’hui, deux légendes allaient s’affronter sur ce sable. Le Roi avait prévenu Arryn et Tully : quand bien même le duel était à mort, si l’un des deux tenaient l’autre à sa merci et le tuait alors qu’il n’avait d’autre choix que de se rendre, la fureur du Dragon serait terrible.
Sa Majesté Aenar Ier trônait au sommet de l’estrade des officiels. Il était désespéré de voir deux de ses sujets les plus indispensables en arriver à une telle extrémité, et encore plus dépité d’avoir conscience qu’aucune de ses actions n’auraient pu empêcher cette fin. Dès l’instant où Thalès Arry, avait déboulé dans la salle du Trône, tout avait été inéluctable. Sa Main n’était pas à ses côtés : en tant qu’accusé, Harwyn était au pied des gradins, à côté de l’écuyer de son frère. Deux chevaliers Blancs le protégeaient, dans l’éventualité où Thalès Arryn tenterait de le tuer, ou pour l’empêcher d’aller se joindre à son frère.
Deux chevaliers Blancs se tenaient aux côtés de l’écuyer Arryn, plus pour ne pas donner une posture favorisée aux Tully que pour empêcher les hommes Arryn d’agir. Ces derniers avaient toute confiance en leur suzerain.
A côté d’Aenar siégeaient donc le reste des membres du Conseil : Lord Enghien Mormont, Commandant de la Garde Royale, Lady Ashä Martell qui représentait sa tante Maîtresse des Chuchoteurs, Lord Cedrik Corbois, Grand Argentier et Lord Rykkers, Grand Amiral. Le Grand Septon était également présent, représentant des Sept sur cette terre.
Un héraut aux couleurs du Roi s’avança :
-Par la présente, Lord Thalès Arryn, Maître des Lois, accuse Lord Harwyn Tully, Main du Roi, de calomnie et de diffamation, et exige de lui qu’il reconnaisse sa culpabilité, s’excuse publiquement et nie ses allégations. Lord Harwyn Tully, qu’avez-vous à répondre ?
-Que les Sept témoigneront de mon innocence, et de mon regret d’en arriver à de telles extrémités.
-Ainsi soit-il, conclut le héraut. Puisse les Sept nous aider à discerner le vrai du faux.
Aussitôt que le héraut eut fini sa phrase, le Chevalier Faucon s’élança. Le Fataliste se porta à sa rencontre.
Le duel qui resteraient dans les chansons durant des siècles s’ouvrit.
Thalès Arryn était vêtu de son armure lourde, la même que celle qu’il portait la veille. On avait cependant lavé la tunique bleu marquée du faucon Arryn qu’il portait la veille. Son bouclier et son épée étaient également immaculés. Tytos Tully portait une armure légère, elle aussi recouverte d’une tunique aux couleurs de sa maison. Son bouclier était différent, sa surface incurvée différemment, mais le plus captivant était son épée. On avait rarement l’occasion de voir de l’acier valyrien en action. La lame fumeuse semblait aérienne dans les mains du Fataliste.
Le combat était d’une violence rare. Assoiffé de vengeance, le Chevalier Faucon n’en était pas moins le troisième meilleur chevalier des Sept Couronnes, et un duelliste de légende. Tytos pouvait se targuer d’être le second, et de porter de l’acier valyrien. Mais il n’était pas animé par la même flamme.
Les coups d’Arryn faisaient systématiquement reculer Tytos, qui s’abritait derrière son bouclier le temps d'esquiver, puis se recentrait immédiatement. Il savait ce qui l’attendait s’il finissait acculé. De temps en temps, lorsque la rage d’Arryn s’apaisait l’espace d’un instant, il ripostait. L’acier valyrien rencontrait l’acier, et les marques sur l’épée de Thalès commencèrent à s’accumuler. Mais plus que les marques, c’est la fatigue qui se mit à peser sur le Chevalier Faucon. Il ne s’effondra pas ni ne se laissa épuiser – il était bien meilleur que cela -, mais son corps contraint sa rage à retomber.
Les plus observateurs dirent que ce n’est que là que le duel s’ouvrit vraiment.
Ils se mouvaient constamment en pas chassés, ne s’autorisant des reculs que très rarement. Les épées dansaient dans l’air, et les boucliers ne servaient presque plus. Chaque coup, aussi violent soit-il, était dévié par l’épée de l’autre. Aucun coup de bouclier ne fut tenté : cela aurait juste signifié ouvrir en grand ses flancs à l’autre. De temps à autre, lorsque les deux lames s’embrassaient avec trop vigueur, des étincelles jaillissaient.
Sur le visage d’Arryn se peignait la détermination. Sur le visage de Tully ne régnait que la concentration. Jusqu’à ce que le Chevalier Faucon tente un coup vertical audacieux, censé profiter de la position latérale de lame du Fataliste, en prise avec le bouclier Arryn. Un sourire carnassier se dessina sur le visage de Thalès, à laquelle répondit une expression attristée sur la face de Tytos. L’épée d’Arryn rencontra le bouclier Tully, avec tant de violence que le sommet du bouclier se logea dans l’une des encoches de l’acier du Val.
La terreur remplaça l’exultation chez Thalès.
L’acier valyrien contourna son bouclier tandis qu’il perdait deux ou trois précieux instants à déloger sa propre épée.
Une chaleur étrange s’étendit au niveau de son aine.
Il fit trois pas en arrière, et baissa les yeux.
La lame de l’autre s’était glissée entre les plaques, au sommet de sa cuisse droite.
Le sang ne semblait pas s’arrêter.
Il ferma les yeux, et revit sa famille.
La rage lui revint.
Il se jeta corps et âme sur un adversaire qui semblait déjà faire son deuil.
Il ne tint pas longtemps. Tytos le poussait méticuleusement à se déplacer vers sa droite. Très vite, une seconde blessure, cette fois au coude gauche, s’ajouta. Puis une troisième. A la quatrième, il vacilla, se rappelant la voix terrible d’Aenar. Thalès pouvait plier le genoux, se rendre, et s’en sortir vivant. Tytos paraissait patient, et surtout… meilleur que lui. Le Chevalier Faucon avait trouvé en le Fataliste un maître en technique. Ainsi blessé, il n’avait plus aucune chance. L’acier valyrien de l’autre danserait avec une grâce dont sa propre épée n’était plus capable, et le prochain coup serait probablement pour la gorge. Il lui suffisait de plier le genoux, d’abandonner, et Tytos n’aurait d’autre choix que de lui laisser la vie sauve. Il pourrait revoir les siens. Ambel. Améthyse. Clowe. Celia. Tous mes enfants seront des bâtards. Il ne plia pas le genoux.
Le prochain coup entailla sa gorge. Il s’effondra.



Les Arryn pleuraient. La missive venait de leur parvenir : Lord Thalès Arryn, le Chevalier Faucon, avait défié en duel judiciaire Lord Harwyn Tully, qui s’était fait représenté par son frère. Et Thalès était mort. Le message de Veneur affirmait également que, dans ses derniers râles, Thalès Arryn aurait exprimé explicitement son vœu de voir son fils héritier, Ambel Arryn, lui succéder. Lord Harwyn Tully aurait exprimé ses plus profonds regrets, toutefois il n’était pas naïf au point de croire que ses regrets allaient changer quoi que ce soit. Lord Jonos Tully avait été Maitre des Lois.
Voilà. Thalès Arryn avait été remplacé, juste comme ça.
Dans le Val grondait une agitation qui n’allait pas tarder à exploser. Mestre Ronnel et les caméristes auraient confirmé que les enfants Arryn étaient des bâtards de Varance Corbray, et donc n’auraient pas la moindre goutte de sang Arryn en eux. Voilà qui faisaient de Celia Frey la souveraine légitime du Val.
Améthyse Arryn n’était pas prête à autoriser cela. Jamais cette gourde ne pourrait gouverner le Val. Jamais. Qu’importe les accusations, qu’importe le duel, qu’importe Lord Royce qui se prétendait désormais plus légitimes grâce au mariage d’une de ses grandes tantes avec les Arryn, tout ce qui importait aujourd’hui était son deuil.
Et demain, tout ce qui importerait serait qu’Ambel et elle reprennent le contrôle du Val. Elle le savait : les Lords Frey et Lord Stark se préparaient à jouer de leur influence pour peser dans la balance. Les Lord du Val prenaient également parti en coulisse.
A eux de jouer, donc.


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Améthyse "Arryn"



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Winterfell, cœur du Nord et abri temporaire des enfants "Arryn"
Dernière édition par Dracnor le il y a un an, édité 2 fois.
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MessageSujet: Re: Tour 6 - Coup de râteau   Mer 15 Nov - 22:40

par DorianGray » il y a un an
Récap rapide de la situation politique du Val :

- Les enfants Arryn sont actuellement à Winterfell. Ils ont le soutien de la famille Corbray dans le Val. Ils représentent le parti le plus puissant à l'heure actuelle.
- La famille Royce revendique sa légitimité, l'oncle de Thales étant le grand père de l'actuel Lord. Les maisons les plus traditionalistes ont immédiatement déclarés leur soutien à Edgar Royce, dont la réputation de grand guerrier renforce encore la position.
- Celia Frey est revendiquée par certains comme la régente légitime du Val. Ses admirateurs sont nombreux dans la région et même ailleurs, et ils semblent en mesure de verrouiller les Eyrie. Elle représente un parti puissant du fait du soutien des maisons Frey et Mallister.
- Nombre de maisons adoptent une position versatile, prêt à changer de position selon la suite des événements.
- Les Belmore envoient régulièrement des lettres d'insultes aux Tully et se sont rangés aux côtés de la famille Corbray, avec les Sunderland. De leur côté, les Vanbois et les Veneur soutiennent Royce, tandis que les Lynderly ont déclaré leur neutralité.
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MessageSujet: Re: Tour 6 - Coup de râteau   Mer 15 Nov - 22:41

par Lartem » il y a un an
ANNONCE DE MARIAGE

En ce jour, et pour renforcer la nouvelle alliance entre le Bief et Dorne, moi, Lord Eddard de la Maison Hightower, Lord de Villevieille et vassal de la maison Rowan, vous annonce le mariage entre Lord Tarek Qorgyle et ma fille, Lady Nymeria Hightower.
L'union aura lieu à Villevieille, après le mariage de Lord Rowan et Lady Martell.

(En gros au tour Cool

"WE LIGHT THE WAY"
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MessageSujet: Re: Tour 6 - Coup de râteau   Mer 15 Nov - 22:41

par yarduoc » il y a un an
RP Maison Qorgyle : Tour 5-6-7


L’excitation était à son comble sur les quais. Tarek voyait cette foule d’hommes s’agiter en tous sens aux abords des bateaux comme l’aurait fait une colonie de fourmis, grouillante et toujours à la recherche de quelque chose. Ses hommes n’étaient pas non plus en reste et il les voyait s’activer sur le pont du bateau qu’il avait fait affrété pour l’occasion. On y embarquait de tout pour le voyage : nourriture, eau, or, vin et divers autres fournitures de luxe pour le commerce. Quelques badauds passant par là cette nuit auraient aussi pu voir les divers parchemins et les tonneaux que les hommes du Grès montaient sur le navire. Non pas que cette information dusse rester secrète, mais plus pour éviter tout danger. Le contenu de ces tonneaux était le fer de lance de la nouvelle économie du Grès et Lord Qorgyle ne pouvait en rien se permettre de perdre un tel atout. En ce moment ils étaient solidement attachés en fond de cale et une fois en mer, hors de portée de tout curieux, le lord du désert serait rassuré.
-Messire ?
La voix féminine qui l’interpellait depuis l’autre bout du quai était celle de sa protégée. Tarek avança d’un pas sûr pour la rejoindre. L’extrémité du quai était moins bondée et elle n’était entourée que de quelques pêcheurs, deux jeunes garçons qui jouaient à cache-cache et d’un vieillard qui demandait l’aumône. Ignorant les lamentations de ce dernier il arriva auprès de la jeune femme.
-Qu’est ce qu’il y a Ashara ?
-Messire, je ne voudrais pas remettre en cause votre décision mais encore une fois, vous êtes sur que c’est une bonne décision de m’envoyer avec cette expédition ? Ne serait-je pas plus utile ailleurs ?
-J’ai besoin de personnes de confiance dans cette expédition, et tu es la mieux placée pour t’en occuper. Et puis je suis sûr qu’il y aura plein de choses intéressantes à faire une fois arrivés en essos.
Soudain un cri retentit derrière la jeune femme.
-Au voleur ,s’écrira alors un des pêcheurs du bout du quai, je vous aurai bande de chenapans !
Les quelques secondes d’inattention du pêcheur avait permis aux deux garçons de disparaître avec leur butin.
-Hum.. Ces enfants sont impressionnants, murmura le lord
- Effectivement répondit-elle. Et si je comprend ce sera notre travail de faire que vos précieux ne se subissent pas le même sort que la bourse de ce pêcheur.
La jeune femme s’éloigna vers l’endroit où s’était enfuis, dans l’espoir sans doute de retrouver ces deux petits voleurs.


Le soir même le navire quitta le port pour son voyage à travers les mers orientales de westeros.Le navire avait hissé les voiles et commençait à rétrécir au loin, ne devenant qu’un point blanc sur l’horizon. Lord Tarek, observant la scène dans la lueur rougeoyante du crépuscule, espérait que cette mission vers l’autre continent porterait ses fruits et qu’ils pourraient développer au plus vite des industries de toutes sortes. En attendant ce futur brillant dont il rêvait depuis qu’il avait découvert ce liquide noirâtre dans son désert, il devait se préparer pour le mariage de sa suzeraine. Il faut dire que l’annonce de ce dernier l’avait pris au dépourvu, comme d’autres à travers Dorne. Il connaissait bien sûr l’amitié qui liait les deux seigneurs Rowan et Martell, mais la princesse s’était tellement laissée désirée et avait tellement imprégné d’elle une image de séductrice indomptable que beaucoup la voyaient finir sa vie dans le célibat où elle l’avait commencée.
Il fit préparer des somptueux cadeaux pour sa suzeraine auquels y ajouta quelques jarres de ce produit qu’on avait extrait de l’huile de roche et que ses hommes lui avaient décrit comme plus sûr et plus éclairant que l’huile de baleine. Un peu de pyrotechnie ne ferait pas de mal à un mariage et si il pouvait exposer ses futurs produits devant tous les grands lords il n’en tirerait qu’un plus grand avantage. Il espérait spécialement voir les envoyés starks pour leur rire au nez. N’était-ce pas eux qui, il y a quelques mois à peine, lui avaient proposé de lui vendre du bois en contre la revente à très bas coût de verre ? Ces bouffons du Nord ont dû avoir le cerveau gelé par la neige pour croire les vassaux de dorne si faibles et manipulables. Les voir lécher ses bottes pour un accord viable serait un des plus grands souhaits du lord du Grès mais il ne pouvait pas se permettre un incident diplomatique.Il ne fallait pas oublier que lui aussi allait se marier bientôt. Bien sûr la cérémonie ne serait sûrement pas aussi grandiose que celle préparée à hautjardin pour la princesse de dorne mais il faisait confiance en Lord Hightower pour faire de ce moment une grande fête à vieilleville. Tarek commençait à être habitué à cette ville portuaire qu’il avait beaucoup fréquenté ces derniers temps, pour le meilleur et pour le pire…


Qui aurait pu deviner, il y a 9 mois de cela qu’en installant son établissement dans cette ville il viendrait à épouser la fille du lord Hightower. Si la relation commerciale et diplomatique avait très bien commencé entre les deux partis, l’empoisonnement de lord Tully par le grand mestre de la citadelle avait quelque peu chamboulé la situation. En un instant lord Tarek qui était dans son établissement pour affaires se retrouvait au centre de la ville ennemie du royaume. Il ne tenait pas rigueur à son futur beau père de cet acte car il comprenait qu’un vassal étant obligé à son seigneur même dans ses plus noirs desseins il n’avait pu lutter contre Tyrell. Il avait donc compté parmi les forces de circonstances lors de la prise de vieille ville, empêchant par la même occasion le bain de sang et les dégâts qu’auraient pu engendrer un siège. Il était heureux que cela n’ait pas entaché ses relations avec Lord Hightower. Ce dernier s’étant vu libéré de ses macabres obligations envers le félon Tyrell par son ami et nouveau seigneur Lord Rowan, ils pouvaient de nouveau entretenir des relations cordiales. Ainsi par ce nouveau mariage des seigneurs et vassaux le Bief et Dorne formaient désormais une alliance du sud qui renforçait cette région. Et un peu de stabilité était de mise dans un monde aussi instable. Le Nord du continent était déjà en proie à de nouveaux conflits avec la mort de Sir Arryn et la force du sud devait résider en son union. Ce monde semblait trouver son équilibre dans une crise politique constante et cela n’était pas pour déplaire au seigneur du désert, tant que ça ne le concernait pas personnellement… Et puis beaucoup de gens ont besoin de services en temps troubles et il était aussi facile de se faire des amis que des ennemis. Lord Tarek le savait et il comptait tirer un maximum profit de la situation. “On est davantage l’enfant de sa génération que de ses parents” avait il lu dans un traité de politique, et il était l’image même de l’enfant de cette génération houleuse : prêt à tout pour avoir la meilleure place possible dans le grand jeu qui se jouait en westeros
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MessageSujet: Re: Tour 6 - Coup de râteau   Mer 15 Nov - 22:41

par DorianGray » il y a un an
L'effet Maxence Provence

Hello, voilà un petit guide des MVs offert par la maison pour vos soins.
On est en milieu de partie, partie qui a commencé il y a un bail, donc forcément la tension redescend, on est moins motivé, on a moins envie de jouer... C'est quelque chose de normal, avec le temps on épuise notre imagination et notre envie de jouer, on est plus aussi électrisé à chaque coup d'éclat, on a plus les même sentiments épiques...
Fatalement, l'activité ralentit, et le nombre de RPs me confirmera tout ça.

Cependant, rien n'est perdu ! Se remotiver demande juste un peu d'investissement (et encore)...

1/ N'hésitez pas à chercher l'epicness qui est en vous : regardez les moments forts de la série, les musiques épiques, des fanarts ou autre support (audio)visuel qui peuvent faire renaître en vous l'imagination nécessaire au jeu. Vous pouvez aussi rechercher ces ressources en inspiration dans le lore, en le fouillant et en retrouvant toutes les perles, les théories, les trucs inenvisageables...

2/ Définissez vous des objectifs : plutôt que continuer à avancer à taton, exprimer clairement ce que vous souhaitez faire (pour vous même) et partez à la conquête de ce but. C'est un moyen efficace de s'auto-dynamiser.

3/ Organisez vous : c'est plus difficile de se remettre dans le bain quand on a des tas de fiches mal organisées à examiner. Prenez sur votre temps libre pendant l'école si vous en avez, écrivez sur des feuilles pour mieux vous y retrouver ou sur support virtuel si ça vous convient mieux. C'est aussi un moyen efficace de découvrir des potentiels insoupçonnés de votre faction, et vous créer un nouvel éventail de possibilités.

4/ Ne quittez pas le jeu : si vous vous éloignez trop de la communauté, vous allez vous ennuyer encore plus (-> cercle vicieux) et ne vous servez pas d'arguments lâches pour justifier votre départ comme l'auront fait certains.

5/ Rappelez vous des moments forts de la partie : on a vécu des instants très drôle, et cette mythologie du jeu favorisera votre ré-intégration dans celui ci !
Dernière édition par DorianGray le il y a un an, édité 1 fois.
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MessageSujet: Re: Tour 6 - Coup de râteau   Mer 15 Nov - 22:51

par DorianGray » il y a 10 mois
La même

Harwyn Tully, Main du Roi, Tour 6

Derrière ses allures de forteresse imprenable avec ses nombreuses enceintes, ses imposantes murailles et sa citadelle trônant sur un sommet escarpé, le Donjon Rouge contemplant une ville animée et très peuplée. Au cœur de la ville, plusieurs petites places arborées relient les différents quartiers. De nombreuses échoppes parcouraient la ville, et les tavernes n'étaient jamais désertes ; tandis que d’imposantes statues rappellent le prestigieux passé des Targaryens.
Les rares privilégiés ayant l’autorisation d’entrer dans la citadelle, ont droit, du haut de celle-ci, à une vue imprenable sur la cité et les larges plaines du domaine royal.

Cela faisait plusieurs semaines qu’Harwyn restait enfermé dans ses appartements. De ses fenêtres, les lueurs des flammes trahissaient sa présence souvent jusqu’à tard dans la nuit. Il rappelait souvent ses conseiller à des heures improbables et bien que ces derniers soient tenu au secret, il était évident que le premier serviteur du trône était en plein préparatif d’un ambitieux projet.
Nos soupçons furent bien vite confirmés lors qu’enfin, l’ordonnance décrétée par le seigneur de Vivesaigue fut placardé sur les murs de la ville. En substance, l’ordonnance prévoyait l’érection d’une imposante enceinte au sud de la ville, qui devrait alors abriter un port et des arsenaux. A date, ce serait deux nouveaux quartiers qui feraient leur apparition au sud de la ville, pour acceuillir une population d'ouvriers et de soldats, de marins et de commerçants. Il faudrait une vingtaine d'années pour finir le projet, mais l'enceinte et le port devraient être fini d'ici un an, et les arsenaux commenceront à produire des vaisseaux d'ici huit mois.

Ainsi, Harwyn comptait bien poursuivre l’œuvre de son père à Port Réal et marquer à son tour la ville de son emprunte. Ce projet rencontrait deux objectifs, à la fois combler la demande de place d’une population devenant bientôt à l’étroit derrière l’enceinte actuelle, qui était gangrenée par la pauvreté et les taudis compliquant la tâche au Guet. Ensuite, attirer en ville une population d’artisans qualifiés susceptible de faire profiter la région de leur habilité. En effet, Harwyn prévoyait de faire de cet annexe sud, un quartier largement dédié à la production et au commerce une fois que la partie militaire serait assurée.

Rapidement, le projet pris place dans le paysage où les travaux débutaient. Les premières pierres furent acheminées. Ouvriers et artisans de toutes sortes s’affairaient sous l’œil avisé de la Main du Roi. Ce vaste projet prendrait certes des mois voire des années à être concrétisé mais les fondations des murailles évoquaient déjà la future enceinte qui allait considérablement augmenter le rayonnement de la ville. L'audacieux projet nécessitait la participation de soldats de l'armée régulière du Conflans, d'habitants et de sans le sou engagés, et d'ouvriers professionnels. Nombre des crève la dalle allaient mourir de fatigue et de froid, mais cela arrangerait bien la Couronne ; seuls les survivants seront payés. Il faudra déplacer de grandes quantités de terre dans l'eau pour créer une enceinte extérieure au port, et abriter un maximum de vaisseaux. De plus, créer un pont était exclu, le quartier devait donc pouvoir vivre par lui même en cas de siège ; là était le problème de la population apportée à cet édifice, elle risquait de mourir de faim si un siège se prolongeait, et de compromettre la sécurité de la flotte entretenue dans le port.

Heureusement, le rayonnement agricole du Conflans créait chaque saison des surplus toujours plus importants, qui allaient être stockés à l'intérieur et à l'extérieur de la ville. Ainsi, un siège malvenu de la ville serait moins dévastateur, les réserves permettant de nourrir largement les populations les plus importantes de la ville. Cependant, il fallait pour cela vider nombre de sous bassement et de comble encore secrète de la ville, parfois peuplés de rats, autrement de miséreux. Le peuple digérait parfois mal ce genre de grands travaux, mais seuls les pauvres et les oubliés étaient réquisitionnés de force sur le chantier, et personne ne se souciait réellement d'eux.
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MessageSujet: Re: Tour 6 - Coup de râteau   Mer 15 Nov - 23:31

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