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 Tour 6 - Coup de râteau

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Maitre Chêne
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MessageSujet: Tour 6 - Coup de râteau   Dim 13 Nov - 21:58

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Anarchnid

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MessageSujet: Re: Tour 6 - Coup de râteau   Lun 28 Nov - 23:57

Lettre de Meenah Martell adressée au Roi et à son Conseil, portant le cachet de cire de la Princesse de Dorne et Dame de lancehélion.


Chers Lords, Cher Roi,

Le titre de Maitresse des Chuchoteurs dont notre aimé souverain m'a honoré il y a de cela sept mois me pousse aujourd'hui à vous livrer le résultat de mon enquête, pour le salut du Royaume et l'intégrité de tous.

Moi, Princesse Meenah Nymeros Martell, Dame de Lancehélion et suzeraine de Dorne, assise à la droite de Lord Harwyn Tully, Main du Roi, lors des faits ayant entrainés son empoisonnement traite, dénonce le grand mestre Jainor comme exécuteur dudit empoisonnement.

Mes espions, alors que je fuyais pour préserver ma vie, sont parvenus à remonter jusqu'aux commanditaires de l'acte.

Fidèles du Roi, l'heure est grave ! Alors qu'Aenar Targaryen, le seul vrai Roi de Westeros, a perdu son oncle, que sa Garde Blanche est dépeuplée, que le Conseil est divisé, et qu'à présent on empoisonne jusqu'à sa propre Main, rien ne nous menace plus qu'un complot contre la Couronne ! Et c'est ce qui, j'en ai la confirmation, motive Lord Tyrell et ses proches vassaux, ayant commandé l'assassinat de Lord Tully !

J'en appelle aux fidèles, j'en appelle aux soutiens du Roi ! Notre paix, la paix qu'Aenar a conquise dans le sang, est aujourd'hui menacée par ceux qui convoitent plus de pouvoir qu'ils n'en ont déjà !

J'en appelle à la coalition contre l'ennemi Tyrell, traitre à la Couronne !


Dernière édition par Anarchnid le Mar 29 Nov - 0:09, édité 1 fois
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Anarchnid

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MessageSujet: Re: Tour 6 - Coup de râteau   Mar 29 Nov - 0:02

Dorne, tour 5.5 : la prise de Villevieille

Samwell Dayne – L’Epée du Matin


Samwell Dayne avait pris la tête du convoi amenant sa fille et la maitresse de Meenah à Villevieille, voilà plusieurs semaines. Le voyage avait été paisible, et c’est à peine si les gars qu’il avait enrôlé pour cette tâche (des hommes de confiance, ses propres compagnons d’armes avec qui il parcourait Westeros) avaient eu à effrayer quelques paysans un peu voyeurs. Il n’était pas question que quiconque pose les mains ou les yeux sur sa fille, pas plus que sur le Chat, c’était pourquoi Dayne n’avait pas pris la route qu’on leur avait conseillé et avait traversé le Bief presque incognito.

La semaine que les Dorniens passèrent à Villevieille (qui pouvait rivaliser avec Port-Réal en nombre d’habitants comme en agitation nocturne) fut plaisante. Le bordel Quorgyle les hébergea comme un compatriote se doit de le faire, et Samwell laissa ses hommes se divertir à loisir. Lui-même ne fréquentait pas les filles de joie, bien qu’il trouvât à celles du Dornien un certain charme. Il n’aimait qu’une seule et vrai femme. Une femme qui savait le cogner aussi bien que l’aimer.

Si Meenah espérait booster le commerce de Quorgyle, l’opération était réussi ! Que ce soient les nobles, les riches bourgeois, ou les étudiants, tous avaient entendu parlé du Chat et de la Rose des Sables comme des joyaux inaccessibles, et leur présence au bordel ramena de nombreux clients. Pas que les filles (il pouvait désigner Ashä ainsi, quand à Feela de Lys… il était ouvert au débat) soient offertes à la consommation, non, elles étaient là pour assurer une fréquentation et une réputation à l’établissement, mais il était hors de question de les laisser monter avec un client. Samwell n’aurait pas permis au premier venu de posséder sa fille.


De ses journées, il restait soit dans ses appartements, à languir ou à aiguiser son épée, soit il partait explorer la ville, au hasard, avec quelques hommes. Meenah lui avait ordonné de ne pas chercher la bagarre, aussi essayait-il de ne provoquer personne, mais il restait quelqu’un de colérique, et ne résistait pas au besoin de crier sur un échoppier un brin gaillard ou sur une ménagère lui coupant la route sur les pavés.

La Rose des Sables et le Chat durent cependant repartir et, comme elles louaient un bateau pour rentrer au plus vite, Samwell Dayne décida de rester quelques semaines à Villevieille, en vacance. Peut-être son épouse le rejoindrait-elle, qui sait ?

Ce fut trois jours plus tard que les Dorniens reçurent leurs ordres.

Ils réunirent, un soir, dans une cave secrète sous le bordel. La main du Roi avait été empoisonnée, et on craignait un coup d’état imminent de la part de Tyrell et Hightower. L’Epée du Matin fut surprise par la nature des membres de ce conseil de guerre. Il y avait des personnages importants, pour sûr ! Oh, la plupart étaient venus masqués, couverts par un foulard ou un masque de carnaval, mais personne n’était dupe : ils se connaissaient, certains venaient de Dorne, d’autres de fiefs alliés à Meenah et au Roi, certains avaient même fait un sacré bout de chemin… Seuls deux personnes dérogeaient à cette pudeur : Dayne, et un chef mercenaire qu’il connaissait de réputation. Coupez la tête de l’hydre, une autre vous mord, se dit-il, et priez les Septs pour quelle ne repousse pas en prime !

— L’assaut sera donné sous peu, entama leur hôte voilé d’un turban, les différentes armées sont déjà en route. A combien s’élève vos troupes ? demanda-t-il en se retournant vers l’émissaire que l’on savait être Florent bien que personne ne le souligne.

— Plus ou moins trois milles hommes, énonça celui-ci, peut-être plus si nous réussissons à mobiliser davantage avant de partir à l’attaque.

— Très bien, enchaîna leur hôte, avec l’armée de Meenah en route, nous avons largement assez d’homme pour prendre la ville. Reste encore à franchir la muraille et la chaine qui bloquera le port… C’est pour ça que vous êtes là, vous autre. Votre présence en ville est soit officielle soit officieuse, mais vous êtes un atout non négligeable dont nous allons nous servir.

— Nous allons ouvrir les portes et faire lever la chaine, compris le plus nordique d’entre-eux, un élégant jeune homme.

— Ce ne sera pas difficile, ricana le mercenaire, sûr de lui.

— Peut-être, recadra l’enturbanné, mais il faudra faire vite, que l’alarme soit donnée le plus tard possible.

— Avons-nous une idée de quand la flotte Martell sera devant la ville ?

— Le Connétable Sang-Vert compte débarquer de nuit, et doit nous envoyer un corbeau douze heure avec leur arrivée ; ce sera suffisant pour tous vous contacter et lancer nos préparatifs. Nous passerons à l’action deux heures et demi avant le débarquement et l’arrivée des troupes, mais nous devons dès à présent construire un plan précis pour être efficace.

— La priorité, fit le jeune élégant, c’est la route Aegon, avec le large pont enjambant le fleuve, et ses portes : la Porte Principale au nord-est, et la Porte de l’Ouest. Quant à la chaine, elle est levée à partir de deux tours fortifiées au Sud. Nous avons quatre cibles.

— Une seule des tours suffira, précisa leur hôte, une chaine demande deux bouts pour être levée. Mes hommes et moi-même nous chargeront de cette tour, et la tiendrons aussi longtemps que possible pour faire entrer la flotte Martell.

— Bon petit vassal, commenta, taquin, le mercenaire. J’ai assez d’hommes pour prendre une porte fortifiée à moi tout seul, et je réserve la porte Ouest : la cavalerie qui débarquera depuis la mer ou arrivera depuis les terres arrivera par-là, et je veux être là pour regarder le spectacle.

Dayne en saliva. Imaginer tous ces petits soldats du guet et de la garde d’Hightower, massés à la Porte, alors que celle-ci relève ses grilles sans qu’ils ne comprennent pourquoi et finissent fauchés comme du blé par une cavalerie lancée en pleine charge… Il en banderait !

Lui aussi voulait prendre sa Porte, c’était décidé !

— Laissez-moi la porte Nord-Est dans ce cas, exigea-t-il, impétueux.

— Tu n’as qu’une vingtaine d’hommes avec toi, estima, prudent, le mercenaire. Veux-tu que nous te prêtons des mercenaires ou des soldats pour t’aider ?

— Avec vingt hommes, je pourrais prendre n’importe quelle place-forte du Bief, se vanta-t-il. Laissez-moi la porte, et elle sera ouverte avant que quiconque ne s’en doute.

— Sois sûr de t’occuper avant de la tour de guet adjacente, prévint le jeune.

— Je ne suis pas nait de la dernière pluie, petit, s’énerva l’Epée du Matin, je sais encore mener une bataille !

Il frappa sa cuisse du poing, faisant tinter l’acier d’Aube, l’épée ancestrale des Dayne, pendue à sa ceinture. Il surprit un regard d’envie de la part du mercenaire. Hé, que t’aimerait avoir une lame avec nom, pas vrai mon petit ? Te voilà pas plus âgée que l’autre freluquet, et déjà ambitieux ? C’est bien, mais tu apprendras vite que ce qui fait la valeur d’un homme ce n’est pas ses titres, mais la conviction qu’il met dans le combat.

— Alors soit, conclu leur hôte. Il nous faut ensuite semer le chaos en ville, afin que les défenseurs ne puissent pas s’organiser. On va continuer à s’organiser autour du pont d’Aegon : mes hommes et les mercenaires allons mettre le feu aux ponts de la ville et enflammer des fagots un peu partout, nous harcèlerons également le guet à l’arc lorsque celui-ci essaiera de forcer le passage ; il faut que seul les quais et le pont en pierre restent praticables, et sous notre contrôle. Une objection ?

On fit non de la tête.

— Dans ce cas, si tout ce que nous avons planifié se déroule comme prévus, Villevieille n’a pas la moindre chance d’échapper à la justice du Roi.

— Rappelez-moi de ne jamais vous autoriser à résider aux Météors, vous tous, plaisanta l’Epée du Matin.

Le mercenaire leva les yeux au ciel. Lui et Samwell n’allaient pas s’aimer : ils étaient trop semblables et trop différents à la fois.

— Pour le Roi ! jurèrent-ils tous ensemble.


On dissous l’assemblé, et chacun reparti à ses activités sans plus se reparler jusqu’au jour de l’action. Dayne resta au bordel, entrainant ses hommes dans l’arrière-cour. Le commerce ne désemplissait pas, un signe supplémentaire que Quorgyle avait le sens des affaires, en plus de celui de l’intrigue. Il vivota donc, et alla par deux fois en repérage à la tour Nord-Est. Il se remit également à chanter. Il aimait chanter. Il chanter toujours au combat, ou avant de partir à la bataille. Certains, l’ayant connu dans les circonstances martiales, l’appelaient le Fou Chantant, et savaient garder leurs distances lorsqu’ils l’entendaient commencer à siffloter un air.

Quatre jours plus tard, le soir, Quorgyle lui fit passer un papier lors du repas, qu’il déplia et lu dans sa chambre avant de saisir Aube et de réveiller ses hommes. Ça y était ! Ils partaient au combat ! Il n’était plus question de petites batailles entre petits vassaux pour des querelles infantiles, non ! C’était d’une vraie ville dont ils partaient à l’assaut ! Samwell en avait rêvé toute son enfance durant !

Ils sortirent du bordel par des portes dérobées. Dayne était pratiquement sûr que Hightower avait infiltré de ses espions le bordel, mais il était également certain que Quorgyle avait sût garder certains de ses secrets inaccessibles. Ils sortirent donc, et la lune les accueillit de sa pleine face.

Alors qu’ils montaient la colline vers le Nord, Samwell se retourna un instant, et saisit dans sa mémoire l’image de Villevieille paisible : son large port, son Septuaire perché à l’Est, l’étendu et vert Jardin des Septs, la Citadelle, immense, dans la baie, et le Phrase des Hightower, s’élevant jusqu’au ciel sur son île au milieu du port et des tentaculaires allées de la vieille cité. Paisible Villevieille, tu ne le restas pas longtemps. Ce soir, des hommes ouvriront tes portes et se déverseront en toi tel un soldat sur le ventre d’une paysanne. L’Epée du Matin aurait presque envie de lui composer une chanson !

Il commença à siffloter. Ses hommes se positionnèrent près de la tour, cinq d’entre-deux bandèrent leurs arcs. Dayne sifflotait. A l’instant même où il retint son souffle, les flèches partirent. Trois silhouettes basculèrent dans le vide et s’éclatèrent contre les pavés alors qu’une autre gueula comme si on l’avait transpercé (ce qui était le cas). Samwell se releva, et enfonça la porte de la tour du guet d’un violent coup d’épaule, ses hommes à sa suite.
Ils débarquèrent dans la salle de garde, au milieu des soldats ébahis. Dayne se mit à chanter.

Ô mon Roi, Ô mon Prince,
Prends nous en pitié, nous qui ne sommes rien
Nous tomberons sous les coups de ta justice,
Si d’aventure tu nous jugeais criminels

Ô mon Roi, Ô mon Prince,
Toi qui est si fort et si beau
Pourquoi donc te montres-tu si violent ?
Alors que nous sommes si faibles

Parce que, répondit le Prince,
Je suis mandaté par les Septs Divins
Le monde doit être cruel pour vous faire envier la miséricorde
Pour vous enseigner la foi, mon épée est le meilleur outil !


Il tailla dans le gras, hilare et lyrique. Traversant la salle, égorgeant les gardes, leur faisant sauter leurs lames des mains avant de leur trancher la tête, Samwell couvrit Aube, l’épée à la lame de lait forgée dans un minerai de météorite, de l’éclat du sang. Rouge sur Blanc, voilà un contraste qui l’émoustillait toujours !

— Nettoyez cet endroit ! cria-t-il à ses hommes lorsqu’il eut nettoyé l’espace autour de lui et qu’il ne restait plus que des membres épars à ses pieds. Les autres, avec moi ! À la Porte !

La panique avait gagné la rue. Les quelques passants qui trainaient à cette heures s’en retournaient fissa dès qu’ils percevaient le bruit du carnage. Dayne bouscula charrettes et étalages de commerces, il traça jusqu’au bas de la porte, où il ouvrit la voie. Une fois de plus il chantait.

Ô, gente demoiselle
Puis-je percer vos défenses ?
Répondez sans offense
Vous n’en serez que plus belle

Je crains, monseigneur
Que vos avances ne m’atteignent point
J’ai une rivale qui me déplait en tout point
Allez donc lui transpercer le cœur

Si je fais cela, gente Dame,
Serais-je récompensé par votre amour ?

Je vous promets mon âme,
Que je sois pendue haut et court !

Ils étaient une dizaine seulement dans la tour. Dayne croisa le fer avec deux d’entre-eux alors que ses hommes arrivaient pour les prendre à revers. Abattant Aube de toute ses forces, il brisa l’épée d’un garde en deux et traversa jusqu’à son épaule, faisant tomber son bras, inutile, au sol. On y voyait que trop clair, ici. Samwell saisit la lanterne suspendu à un crochet, et la balança sur son second adversaire. Ce dernier la brisa de sa lame, et reçu l’huile bouillante en plein sur le visage. Le Fou Chantant acheva bien vite ses souffrances, et chargea un nouvel homme, qu’il déséquilibra et, dans une inspiration, lui saisit le crâne pour le fracasser contre le mur à trois reprise jusqu’à ce qu’il y laisse ses dents et sa cervelle.

Ses hommes finirent le boulot, alors qu’il inspectait ses frusques et s’apercevait qu’il avait été légèrement touché au bras, là où son armure ne le couvrait pas. Bah, si dit-il, ça fera un souvenir.

— Parfais les gars, maintenant on se retranche ici, ordonna-t-il. Appelez les autres dehors et dites-leurs de venir nous rejoindre.

Ils se barricadèrent, et l’Epée du Matin chanta une contine pour enfant. Glissant l’œil dans la meurtrière donnant sur la ville, il contempla le spectacle. Il y avait plus d’une lueur dans la baie, et de sombres fumées s’élevaient déjà. Ils avaient fait vite, les bougres ! Avec tout le boulot qu’allaient avoir les troupes Hightower, il était même possible que personne ne vienne les déranger ici !

Se déplaçant à la meurtrière donnant sur les faubourgs et la campagne, il resta en observation de longue minutes jusqu’à apercevoir ce qui l’intéressait. Par la route de la Rose venait une armée, brandissant étendards et torches.

— Les gars, voici notre invité d’honneur qui se ramène !

On fit ouvrir les portes, et on tira à l’arc sur les quelques gardes qui se lancèrent désespérément à l’assaut de leurs position. Une Porte fortifiée est construite pour être difficilement prenable de l’extérieur des murailles, mais également de l’intérieur.


Les hordes de Florent se déversèrent par la porte Nord. Samwell Dayne descendit les accueillir, et le commandement Florent se porta vers lui. A leur tête, Luthor Florent, dans son habit de guerre. Voyant les torches et les soldats galvanisés, l’Epée du Matin le prévint :

— Meenah Martell ne veut aucun pillage, aucun incendie.

— Et où est-elle ? La Princesse de Dorne ? répondit de manière arrogante le Lord. Ici je ne vois que mes soldats, et ils brulent de haine envers Tyrell et Hightower. Laisserez-vous justice du Roi être incomplète ? Ne vous dressez pas contre notre vengeance, Chevalier !

— Vous n’êtes pas le Roi ! s’énerva le Dornien. Vous n’êtes qu’un petit seigneur vassal, et vous feriez bien de ne pas l’oublier !

Il dégaina Aube, dont les reflets laiteux étincelèrent à la lumière des feux.

— Je suis Samwell Dayne, Epée du Matin, fils de Kassandre Dayne et Héritier des Météores ! Je suis l’Epée Lige de Meenah Martell, et si vous allez contre ses ordres, je vous jure que je viendrais prendre votre tête sur le champ !

Tous se figèrent. Sortant de sa Porte, avec sa vingtaine d’homme, face au haut commandement d’une maison, entouré de près de trois mille hommes en armes, cet homme menaçait ? Il avait peut-être une autorité légitime et une épée de légende, mais comment pouvait-il sérieusement espérer s’imposer dans cette mauvaise posture ? Est-il donc fou ?

Il suffit d’un regard à Luthor Florent pour en avoir le cœur net. Oui, cet homme était fou. Samwell Dayne n’avait pas besoin d’être en position de force pour exiger et faire des menaces. Luthor Florent sur, en un instant, que s’il avait à se faire arracher les bras, à affronter une armée entière, pour venir lui tailler la gorge avec les dents, il le ferait sans une seule hésitation. Lord Florent frémit, éprouvant une peur semblable à celle qu’avait éprouvé Cendregué ou d’autres malheureux qui, soudain, se rendent compte qu’ils ne peuvent pas lutter.

En homme avisé, Luthor Florent déposa les armes, et ordonna à ses troupes de ne pas piller Villevieille.

— Allons ouvrir les portes Hightower, dit-il simplement.

Et il s’éloigna, alors que son armée se déversait dans la cité et que les combats éclataient un peu partout. Dayne était content. Il rengaina.

Aujourd’hui le lâche
A vu sa gueule muselée
Demain la hache
Ne le laissera plus parler


L’Epée du Matin ordonna alors à ses hommes de se répartir dans la cité, d’aller aider les autres infiltrés sans leurs actions isolées. On lui demande ce qu’il comptait, lui, faire à présent qu’ils avaient ouvert la porte. Il regarda alors vers l’embouchure du fleuve.

Là-bas, la chaine avait était baissée, et on se battait autour du port pour permettre aux navires qui, nombreux, se pressaient d’accoster et de déverser leurs troupes.

— C’est bien simple, répondit-il, je vais accueillir comme il se doit nos chers amis !

Il descendit donc l’avenue, alors qu’on se battait sur la place de la Citadelle. En chemin, il défit bien deux ou trois hommes d’armes, mais ne s’attarda pas. Plusieurs feux s’élevaient à présent des docks, il espérait être à l’heure. Sautant sur le pont d’Aegon, où les combats n’avaient laissés que quelques corps défigurés ou calciné par les fagots enflammés que l’on utilisait toujours pour contre une sortie éventuelle de la cavalerie Hightower. Il croisa un groupe de mercenaire qui, sur un îlot central, tirait des flèches sur les gardes tentant de reprendre le contrôle des fortifications ou d’arrêter les incendies sur les ponts en bois. Ils aperçurent une petite embarcation où se pressaient des hommes d’armes du Bief, sans savoir s’ils cherchaient à fuir ou à contourner les forces de l’invasion… Les mercenaires n’hésitèrent pas, et le dardèrent jusqu’à ce plus aucun d’eux ne bouge. Pour faire bonne mesure, ils enflammèrent une de leur flèche et y mirent le feu. Dayne eut envie de composer une chanson sur cette barque solitaire et son équipage malheureux, se consumant et sombrant lentement dans les eaux de la baie alors que la cité tout autour d’elle éclatait de la clameur des armes.

Il arriva au port en une demi-heure à peu-près, ayant du éviter des barricades et des postes de guet autour desquels on se battait encore. Les navires de la flotte Martell débarquaient déjà, et on pouvait entendre les généraux hurler :

— Au Phare Hightower, tous ! Au Phare !

Cependant, Dayne ne se mêla pas eux. Il avait repéré, de loin, le navire Amiral de la Flotte, qui s’approchait doucement des quais. L’Epée du matin rengaina, et attendit qu’il fut positionné, qu’on l’amarrât, et qu’on dressât la passerelle.

Du navire Amiral descendit, enroulé dans une cape de soie dorée et verte, Samwell Sang-Vert, le Connétable de Meenah.

— Dayne ! salua-t-il, légèrement surpris. Content de vous voir ici ! Tout s’est bien passé ?

Les deux Samwell se connaissaient depuis l’enfance. Ils s’étaient fréquentés aux Jardins Aquatiques alors que Meenah Martell se liait d’amitié avec les deux garçons. On ne pouvait cependant pas faire plus différent que les deux hommes : là où l’Epée du Matin était athlétique, la peau colorée par le soleil de Dorne, celui que l’on appelait la Dorure en souvenir d’une blague obscure était plus pâle qu’un Stark et avait encore moins de carrure qu’un mestre. Ses compétences en commandement et en gestion étaient par contre irréprochables, contrairement à celles de l’héritier des Météors. Celui qui venait de prendre la Porte Nord reconnu ainsi un ami, et lui sourit.

— Salut à toi, la Dorure. Tout s’est passé comme sur des roulettes… par contre tu devrais vite aller surveiller les Florents : ils risquent de foutre le bordel.

L’autre pesta.

— Rah, Meenah m’avait prévenu… J’enverrais des troupes près de la Citadelle, afin qu’elle se rende avant que Florent n’ait l’idée d’aller incendier leur collection de livres !

— Tu n’as pas plus urgent ? se renseignat-il. La famille de Hightower est toujours dans son Phare…

— Et ils n’en sortiront pas, affirma l’autre, à moins qu’ils ne leur poussent des envies suicidaires. Ne t’en fais pas, nous avons déjà pris le contrôle du port militaire et des fortifications autour du Phare. La bataille est déjà gagnée, ils ne le savent juste pas encore.
L’Epée du Matin sourit.

— C’est une première grande victoire pour toi ! Peut-être les autres te prendront-ils au sérieux maintenant, au pays !

— C’est une grande victoire pour la justice du Roi, corrigea-t-il. Je n’en tire aucune gloire… Mais, oui, je suppose qu’on va arrêter de se plaindre de mon inexpérience, maintenant.

— Si tu veux t’entrainer à l’épée, je suis ton homme, le provoqua un brin Dayne.

L’autre sourit.

— Désolé, mais je dois décliner, j’ai une bataille à terminer. Mais, dis-moi, vas-tu encore la faire attendre longtemps ?

— De quoi tu…

Samwell Dayne tourna la tête, et vit, sur le navire, une silhouette massive, intégralement vêtue d’acier, une cape de fourrure sur les épaules et une lourde claymore dans les mains.

Les yeux de l’Epée du matin s’ouvrirent de ravissement et son cœur bondit dans sa poitrine.

C’était Âcre-Lame. C’était Trud Martell. C’était son épouse.


Abandonnant la Dorure à ses tâches militaires, il se précipita auprès d’elle. Ils bondirent dans les bras l’un de l’autre, comme des enfants retrouvant leur amour d’été. Ils s’étreignirent, fort, à s’en faire mal, et s’embrassèrent à pleine bouche.

— Enfin tu es là ! s’exclama-t-il, à bout de souffle.

— On dirait que j’ai raté la fête ! lança-t-elle.

Ils rirent, fort et franchement.

Finalement réunis, les deux enfants terribles de Dorne se tournèrent, et contemplèrent la baie de Villevieille, ravagée, dont les feux terminaient de se consumer alors que les combats prenaient fin, inégaux et sans aucune chance pour les défenseurs. Les amants se consultèrent du regard, et l’Epée du Matin admit :

— On devrait bien trouver un ou deux gardes à massacrer avant que tout ne soit finit…

Trud fut heureuse. Dayne, lui chanta une dernière fois alors qu’ils s’en allaient par les ruelles, chercher le défi.

Il est une ville où un homme ne peut être malheureux
Il est une ville bénie des dieux
Où l’on peut trouver or, femme et gloire
Où la puissance côtoie le savoir
Il est une ville où les hommes ne deviennent pas vils
Et cette ville, c’est Vieilleville !




Dernière édition par Anarchnid le Mar 29 Nov - 0:09, édité 1 fois
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Anarchnid

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MessageSujet: Re: Tour 6 - Coup de râteau   Mar 29 Nov - 0:05

RP Martell, tour 6 : la fin de la Campagne du Bief (opération Coup de Râteau)
Meenah Nymeros Martell - La Princesse d’Ébène



Dans le jardin de plaisance du château de la Tombé-du-Roy, lady Martell mordait à pleine dent un abricot mûr à souhait. Face à elle, assis à la table du thé, Lord Mako Forrest, silencieux, profitait du calme de sa place-forte. Azur Forrest, la sale gosse, courait entre les plantations et les bassins, nue comme un ver, alors qu'un mestre la poursuivait, ses vêtements propres à la main. Doggo le Dothraki, dans un coin, riait du spectacle.

Meenah essuya ses lèvres, tâchées de jus, et profita de l'instant. Au dehors, son armée attendait patiemment ses ordres. Villevieille était tombée voilà quatre jours, et le siège de Hautjardin s'éternisait alors que les divers bannerets de Tyrell se retranchaient chez eux, pas assez fou pour se soulever contre les quinze milles hommes de Rowan. Dorne avait déjà gagné ses batailles, restait à gagner la guerre. C'est pour cela qu'elle était ici, dans les Montagnes Rouges, à attendre : si le jeune Lord Baratheon, à qui Tyrell avait promit un mariage, se décidait à rentrer en guerre, elle serait celle qui irait l'intercepter avant qu'il n'atteigne les vertes plaines du Bief. Elle ne connaissait pas Korventin, qui avait succédé à l'ambigüe Steffon, mais il était jeune, et la Dame de Lancehélion pensait pouvoir le convaincre de ne pas gâcher son avenir dans une guerre qui ne le concernait pas.

Du reste, elle patientait, attendant les rapports de ses espions et éclaireurs, qui, positionnés aux frontières et dans les terres, guettaient les mouvements de troupes. Sereine, la Princesse d’Ébène pouvait alors se détendre, et quoi de mieux que la compagnie de Lord Forrest, alors que nous étions en son château ?

— Je vois qu'être de retour à la Tombé-du-Roy fait du bien à votre famille, fit-elle remarquer.

— Je n'aimais pas la capitale. Ici, nous sommes bien.

— Ne vous en faites pas, je serais partie bientôt...

— Votre présence ne nous dérange pas, rassura le colosse, pas plus que celle de l'ost. La gosse est habituée à voir des soldats, elle aime bien les armes. Restez tant que vous voudrez.

— Je vous en remercie. J'aime bien votre compagnie, Lord Mako.

Il opina du chef. Arracher autant de mots au rocher que l'on surnommait le Tatoué était un exploit dont peu pouvaient se vanter. Meenah, elle, avait connue le Lord aux jardins aquatiques : c'était déjà un costaud garçon dans son enfance, mais il était sérieux dans les études, et souvent à l’écart des autres. Il avait eu une sœur, plus jeune que lui, qui le suivait partout.


Le jour où ils étaient devenus amis, la Princesse de Dorne -qui avait dix ans à cette époque- s'en souvenait parfaitement : sa mère, Jalah Qo, la seconde épouse du Prince Mors IV Martell, était venue les visiter aux jardins aquatiques. Ce jour-là, Harlan Martell, le Prince Héritier, fêtait ses quatorze ans, et n'avait pas apprécié que Jalah offre des cadeaux à ses filles et pas à lui, le fils de Mors. Le soir, alors que sa mère était partie et que Meenah avait passé une des plus belles journées de sa vie en sa compagnie, Harlan l'avait coincée, seule, dans un coin isolée, et l'avait passé à tabac. Il était plus fort, plus grand, et Meenah n'osait pas frapper l'Héritier de Dorne... Elle avait finit en sang, à chialer dans un recoin des jardins.

C'est là que Mako et sa sœur la trouvèrent. Il était pareil à aujourd'hui : silencieux, concis ; mais il l'avait aidé à se relevé et l'avait emmené dans une petite chambre où il lui avait fait boire un plein pichet d'eau avant de penser ses blessures dans le silence. Dans la chambre du jeune Mako et de sa jeune sœur, dont elle était de deux et quatre ans l'ainée, en une nuit et sans le moindre mot, elle trouva le réconfort dont elle eut besoin.

Elle continua de fréquenter les Forrests toute son enfance durant. Elle les voyaient le soir, quand les copains ne regardaient pas, car ils n'étaient pas les amis de grand monde aux jardins. Ils restaient dans leurs coins, et n'étaient pas causant ; cependant, quand Meenah venait les rejoindre, ils souriaient, et mettaient plus d'entrain à leurs tâches.

Quand ils furent grands, Mako et sa sœur partirent en périple en Essos sans prévenir personne. La vie de Meenah continua son cours, partagée entre sa vie difficile de fille de second mariage, l’agressivité de l’Héritier à son égard, puis le décès de Jalah, accouchant d'un enfant mort-né. Elle ne revit Forrest que lorsqu'il revint à Westeros, onze ans plus tard, tatoué, et portant dans ses bras un bébé. Il ne dit rien, mais tout le monde comprit qu'il revenait pour élever l'enfant de sa sœur disparue.

Harlan Martell l’Arrogant venait de mourir, et Miryah Martell La Douce le suivit peu après ; son père mourru deux mois plus tard, et Meenah fut Princesse de Dorne. Mako, lui, apprit le décès de son père l'année précédente, et emménagea à la Tombé-du-Roy, le fief familial. Il avait ramené du continent oriental un contingent de mercenaires Dothraki, chez qui il avait passé de nombreuses années, et le fort dans les montagnes devint bien vite une enclave très particulière dans la culture Dornienne. Elle reconnaissait bien là Mako : tout petit déjà il parlait toutes les langues que l'on pouvait apprendre en Westeros, et elle suspectait qu'il soit parti découvrir le monde uniquement parce que son père refusait de l'envoyer étudier à Villevieille. Que la gosse grandisse en parlant le Dothraki ne l'étonna pas, cela l'amusa même.

Mako parlait beaucoup de langues, mais ne parlait pas souvent. La gosse ne voulait parler que Dothraki, bien que Meenah la suspecte de parfaitement comprendre la langue commune. Celle-ci, d'ailleurs, grimpa sur un gros rocher, et siffla. Aussitôt un gros corbeau noir vint se poser sur sa main tendue, et elle se mit à lui parler à voix basse alors que le pauvre mestre, en bas du rocher, gesticulait, les vêtements de la petite à la main.


La Princesse de Dorne ne souhaitait pas briser cette paix qui faisait ainsi le bonheur des enfants. Elle ne voulait pas les entrainer tous dans l'horreur de la guerre, et pourtant elle avait le sentiment d'y être obligée. Les autres ambitieux, eux, n'hésiteraient pas à envoyer leurs hommes mourir... Pourrait-elle ordonner à Mako de prendre les armes, d'aller livrer une bataille, si elle pensait l'y voir surement mourir ? Meenah avait le cœur endurci, mais elle avait tout de même un cœur, et la petite fille de dix au fond d'elle tenait plus à Mako que la politicienne de trente-cinq ans ne voudrait jamais l'admettre. Dans des circonstances différentes, peut-être que...

— Vous faites confiance à Logan Rowan ? demanda Mako, qui surveillait sa nièce de loin.

Meenah se servit un thé, et lui répondit avec franchise :

— C'est un homme que j'apprécie, et que je crois honnête. Vous savez que je l'ai rencontré à Port-Réal, n'est-ce pas ? Et bien je dois dire qu'il m'a plu, et qu'il me plait encore. Qu'il serve la couronne me réjouit.

— Vous lui faites confiance ?

— Plus qu'à Tyrell, Hightower et Florent réunis, ça c'est sûr.

Mako hocha la tête, satisfait de la réponse. C'était un homme qui se contentait de peu. Sa suzeraine pensait même qu'il pourrait vivre sans habit et sans toît sans que cela le gêne. C'était une force inébranlable et tranquille.

Un autre mestre accouru dans le jardin. On le regarda un peu surpris, le temps de comprendre que le corbeau que la gosse cajolais depuis quelques minutes était en fait porteur d'un message, un parchemin noué autour de sa patte. Devant le regard accusateur du mestre, Mako haussa les épaules et répondit très sommairement :

— La gosse a toujours été douée avec les animaux.

Quoi qu'il en soit, on finit par séparer l'enfant de l'oiseau, et Meenah put enfin lire le message. Ce qu'elle y trouva apaisa ses craintes.

— Lord Tyrell ordonne à ses bannerets de rendre les armes, énonça-t-elle. Son procès aura lieu sous peu, et Rowan contrôle à présent Hautjardin.

Elle se leva de sa chaise, boostée par la nouvelle.

— Lord Forrest, m'aiderez vous à enfiler mon armure ?

Il souleva un sourcil, interrogateur.

— Vous allez quelque part ? J'ai cru comprendre que la guerre venait de finir...

Elle lui offrit un grand sourire, excitée comme une gamine :

— Tout n'est pas encore finit, Mako ! Il me reste tant de choses à faire ! Si vous saviez !

Elle appela ses généraux, et leur ordonna de préparer l'armée au départ. Elle passa la soirée avec les Forrest, et leur fit longuement ses adieux. Elle ne trouva pas les mots pour les remercier de tout ce qu'ils avaient fait pour elle, mais Mako n'avait pas besoin de mot. La gosse, avant qu'elle ne les quitte, lui dit quelque chose qu'il traduit par « reviens quand tu veux », ce qui en surprit plus d'un, à commencer par la Princesse d'Ebène.

Tout ce bon temps passé avec Mako et sa famille prenait fin, mais avait fait reprendre du poil de la bête à Meenah qui se sentait, ces derniers mois, tomber dans une paranoïa pesante. Sans doute devrait-elle retourner à Port-Réal et reprendre part aux complots et aux intrigues de la cour... mais elle n'y pensa pas. Dans l'immédiat, une seule chose comptait pour elle : dans quelques jours, ils seraient à Hautjardin, et elle retrouverait enfin Logan Rowan !




Dernière édition par Anarchnid le Mar 29 Nov - 0:09, édité 1 fois
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Anarchnid

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MessageSujet: Re: Tour 6 - Coup de râteau   Mar 29 Nov - 0:08

Lettre à tous

Lord Logan de la maison Rowan et Lady Meenah de la maison Martell vous annoncent leur mariage prochain et vous invitent à Hautjardin pour célébrer l'union de nos gens et la réconciliation de nos peuples, trop longtemps rivaux.
Sont les bienvenues tous les amis de Dorne, du Bief, et du Roi.
Parmi les festivités nous vous confions à des banquets ainsi qu'au premier Grand Tournoi de Chevalerie de Hautjardin !
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Trainn

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MessageSujet: Re: Tour 6 - Coup de râteau   Sam 7 Jan - 14:25

RP Tour 6 : Aenar Targaryen, Roi de Westeros.

Une fois de plus, la salle du trône était comble. Courtisans, nobles se mélangeaient et n'avaient de yeux que pour une seule et unique personne, sous la surveillance de la Garde Dragon.
Du haut de son trône, assis droit et la tête haute, Aenar observait l'assemblée silencieuse qui s'étendait sous lui. Bientôt des murmures s'élevèrent parmi les hommes présents. Le roi venait d'annoncer la destitution au conseil restreint de Lord Arryn, et avait nommé Jonos Tully pour le remplacer. Aenar avait été très insatisfait du travail du premier, il avait besoin d'efficacité et savait qu'il ne serait pas déçu par le second. Il profita aussi de ce moment pour introduire Lord Rykkers au poste de Grand Amiral. Une fois les premières réactions passées, Aenar poursuivi avec la nomination de deux Chevaliers de la Garde Blanche : Maxwell Uller et Rupert Crakehall.
Suite à ça, il abrégea l'assemblée qui n'avait désormais plus d'intérêt pour lui, et quitta la pièce d'un pas rapide sous le regard poli et craintif des hommes qui s'écartèrent sur son passage.

La journée touchait à sa fin, et il retourna à ses appartements. Il congédia les serviteurs qui s'approchèrent de lui pour répondre à ses besoins ; Aenar désirait être seul. Il ne restait plus que les gardes postés à l'entrée de ses appartements, et c'est à partir de ce moment-là qu'Aenar pouvait se détendre un peu.
S'asseyant sur le premier siège venu, il sentit une partie du poids des responsabilités qu'il portait s'alléger. Ces intrigues politiques, ces complots, et tout ce travail qui l'attendait chaque jour le fatiguait. Mais il n'en montrait rien, et ne pouvait pas en dire un mot. De toute manière, avec la mort de son oncle après que celui-ci est tenté de le renverser, il ne lui restait plus de famille ou d'amis.
Cependant, il avait un peuple à guider, et personne d'autre que lui ne pouvait le faire. Il était né pour être roi, et mourrait en tant que roi, quand bien même d'autre pouvait en penser le contraire.

C'est un moment qu'Aenar resta pensif, les yeux rivés sur le feu qui brûlait dans un coin, et une idée lui vint.
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Uraguio

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MessageSujet: Re: Tour 6 - Coup de râteau   Sam 7 Jan - 16:24

RP Tour 6 - Korventin Baratheon - nº2







Les troubadours jouaient et chantaient, les enfants couraient, les adultes discutaient. Tous riaient. C’était une belle journée.

Avait lieu ce jour-là le mariage de ma sœur Maévaëlle et de Lord Corbois. Si ma sœur avait 6 ans de moins que ce dernier, je trouvais cependant qu’ils allaient très bien ensemble. J’aurai aimé qu’elle puisse le connaître un peu mieux avant la cérémonie, mais les évènements récents avaient pas mal bouleversé mes plans, et je préférais régler cela rapidement.

Nous étions à Ville-en-pleurs. Il s’agit d’une des seules grandes villes des Terres de l’Orage, mais elle en valait mille. Et surtout, c’était l’endroit parfait pour célebrer un mariage. Effectivement, la Place-d’en-bas, malgré le fait qu’un immense bassin circulaire avec à son centre un immense cerf couronné de bronze doré en occupe une partie, nous avions largement assez d’espace pour montrer estrades et tables, tout en laissant de la place pour danser. De plus, le cadre était magnifique. Les maisons étaient fleuries, et sur la colline voisine s’élevaient la Tour-en-pleurs qui avait donné son nom à la ville. Un bien triste nom selon moi pour une si belle cité.





J’avais tenu à faire ce mariage en ville, au contact du peuple. Ça dynamise l’économie, ça rend la population heureuse, et elle a l’impression qu’on s’occupe de elle. Non pas qu’en réalité je ne m’occupe d’elle, mais elle ne s’en rend pas toujours compte. C’est une des raisons qui m’a fait faire participer une paysanne au Conseil de la Foudre.

En parlant du Conseil de la Foudre (l’équivalent du Conseil Restreint dans les Terres de l’Orage), une grande partie de ses membres étaient là. Lazuli Whitestorm, ma Main et ami, parlait avec un vendeur de vin. Le Mestre Guilleret prenait tout en note. Analia, qui était également venu pour la cérémonie, dansait avec mon fils Goderik, tandis que Tante valsait avec le Chancelier. Le Septon, qui avait scellé le mariage, ronflait lui dans un coin.

Je trouvais un peu dommage de n’avoir pu faire la cérémonie dans un bois sacrée. Les Terres de l’Orage respectent autant les 7 que les anciens dieux, et je ne suis pas peu fier de déclarer que nous avons au fil du temps su préserver les barrals, chose ma foi peu courante dans le sud. Cependant, le bois sacré près d’Accalmie est beaucoup trop petit.

La journée passait vite. Pour ma part, j’en profita pour visiter le chantier naval dont j’avais décidé la construction. Très bientôt, je pourrais commencer à fabriquer des bateaux. Je prévois un nouvel âge d’or pour les Terres de l’Orage ainsi. Nous vendrons des navires, nous en utiliserons pour explorer les confins du monde, et nous ramènerons des produits les plus exotiques les uns des autres.

Je montrerai ce chantier le lendemain à Corbois, je suis curieux de connaître son avis. Mais pour l’instant, la nuit tombait, et je ne voulais pas rater la cérémonie du coucher.

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Lebelum

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Localisation : Glorieuse Bourgogne/ Corbois-Winterfell

MessageSujet: Re: Tour 6 - Coup de râteau   Dim 14 Mai - 15:00

RP Tour 6 (il me semble): Mariage Arryn-Stark


C'était un beau matin, une belle matinée fraîche et estivale comme le Nord en a le secret, une belle matinée fraîche, estivale et joyeuse car ce jour-là est celui du tant-attendu mariage entre Adelays Stark, fille unique d'Elsa Bolton et Rodrik Stark; une jeune femme dans la toute suprême splendeur de la jeunesse, on dit que son charisme aux limites inexplorés ne provient pas uniquement de ses talents psychiques, on dit qu'elle ne sait pas comment utiliser une épée, on la dit fier, on la dit faible, on la dit indigne d'hériter du Nord, on la dit capable, on dit beaucoup de choses à propos d'elle notamment parce qu'on ignore ce qu'elle vaut mais s'il y a bien une chose qui est sûr c'est qu'elle va se marier pour le bien du Nord et des Stark; et Ambel Arryn, fils de Thales Arryn et Varance Corbray (ancienne et première femme de ce précédent); un jeune hommes déjà réputé pour sa facilité effarante à organiser les choses militaires et sa grande popularité général, néanmoins son âge laisse une zone d'ombre sur ce qu'il serait capable d'effectuer à l'avenir bien que ce dernier lui semble prometteur. Ces deux là sont la (ou une des) chose à laquelle leurs parents respectif tiennent le plus et ce n'est pas pour rien, qu'elle soit clair ou non leur réputation n'est pas volé et seuls les Septs savent ce qu'ils pourraient faire ensemble, ne serait-ce de par le fait qu'ils sont héritiers de leur père.

Les gris murs de Winterfell étaient illuminés d'une faible mais claire lumière à l'arrivé du cortège en provenance de Blancport, Rodrik Stark et Thales Arryn à sa tête tandis que l'on pouvait apercevoir derrière eux Osric Omble et Ambel Arryn, le dit-cortège entier semblait animer d'une humeur mêlant mélancolie, joie et soulagement; en effet suite aux évènements qui eurent lieu à Port-Réal qui retardèrent leur départ les hommes étaient pour la plupart heureux d'être encore vivant.
Au franchissement des portes ces grands eurent droit à une acclamation populaire des plus soutenus sur tout leur trajet urbain, l'on entendait des "Vive Lord Stark","Vive Lord Arryn,"Vive le Mariage", rien de bien particulier mais cette bienveillance coutumière des locaux réchauffa comme toujours le coeur des lords en visite contrastant avec les temps.

Image

Les principaux intéressé firent connaissances, les Lords Arryn et Stark accueillèrent leurs vassaux ayant fait le déplacement, Lady Bolton s'affairait à organiser la cérémonie et le banquet, Lord Omble retrouvait sa femme et son fils ayant fait le déplacement pour l'occasion, les serviteurs finissaient d'installer tapisserie, tables, couvert, ... .
Alors commença la fête, le mariage se produisit tranquillement, le jeune couple monta faire plus ample connaissance et les autres entamèrent un banquet digne des plus grands occasions, en même temps c'était une grande occasion, contenant des mets raffinés, d'autres l'étant bien moins mais satisfaisant contrairement plus la plupart des lords, beaucoup de bière, étrangement peu de vin et une ambiance festive des plus inébranlable.
Mais alors la fête n'est plus diurne, les convives fatiguent et bientôt la salle du banquet n'est plus occupés que par des corps semblant inanimé par un surplus de livres de viande et de bière ingurgités, seuls un gigantesque brouhaha de ronflements rappel qu'ils ne font que dormir, chose alors impossible ailleurs dans Winterfell. Demain ils se réveilleront, probablement, et entameront leur départ, les serviteurs ayant survécu au zenith de la fête nettoieront ce qui peut être sauvé et la vie reprendra comme avant, à plus ou moins peu de choses près.

C'était un beau matin, une belle matinée fraîche et estivale comme le Nord en a le secret, une belle matinée fraîche, estivale et joyeuse car hier avait lieu la mariage entre Adelays Stark et Ambel Arryn et seul les Septs savent ce qui nous attends à présent..
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